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Récupération et diffusion de contre-vérités… alors que la Justice va rétablir la vérité sur l’affaire Pouvanaa



Pouvanaa rencontra de Gaulle en 1956, à l'occasion du tour du monde du Général dans l'outre-mer français. Crédit photo : DR
Pouvanaa rencontra de Gaulle en 1956, à l'occasion du tour du monde du Général dans l'outre-mer français. Crédit photo : DR
Si, comme on peut raisonnablement l’espérer, le 25 octobre prochain la Cour de Cassation innocentait Pouvanaa, la joie devrait être totale. Pour la famille d’abord, qui a souvent subi les critiques de ceux qui accusaient sans preuve et/ou de ceux qui avaient été trop contenvants de se débarrasser d’un personnage encombrant.
N’oublions pas que le Metua incarnait un combat contre le colonialisme qui persistait à cette époque, quoi qu’on dise. La meilleure preuve est la plaidoirie de l’avocate générale le 5 juillet dernier, avec sa critique du système judiciaire de l’époque. Manifestement, elle avait été impressionnée par l’analyse du procès que Madame Catherine Vannier (1) avait établie. Le Metua incarnait aussi un combat contre les injustices sociales.
Qu’il dérangeait la bonne société de l’époque, ce serait peu dire. Un tract circulait à Papeete dont voici des extraits : "i[Les partisans du Metua sont des gens crédules ou des vipères […] Les seconds, aucun comité, aucune association du Territoire ne pourra en venir à bout, même pas la police trop complaisante à leur égard [...], il faut les chasser ou les abattre […] Comme dans la Fable, la peste est partout et il faut s'en prémunir avant qu'il ne soit trop tard.]i"

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Vendredi 7 Septembre 2018 - écrit par Jean-Marc Regnault


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Vendredi 21 Septembre 2018 - 09:23 À qui se fier ?


Jean-Marc Regnault

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Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier