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Récupération et diffusion de contre-vérités… alors que la Justice va rétablir la vérité sur l’affaire Pouvanaa



Pouvanaa rencontra de Gaulle en 1956, à l'occasion du tour du monde du Général dans l'outre-mer français. Crédit photo : DR
Pouvanaa rencontra de Gaulle en 1956, à l'occasion du tour du monde du Général dans l'outre-mer français. Crédit photo : DR
Si, comme on peut raisonnablement l’espérer, le 25 octobre prochain la Cour de Cassation innocentait Pouvanaa, la joie devrait être totale. Pour la famille d’abord, qui a souvent subi les critiques de ceux qui accusaient sans preuve et/ou de ceux qui avaient été trop contenvants de se débarrasser d’un personnage encombrant.
N’oublions pas que le Metua incarnait un combat contre le colonialisme qui persistait à cette époque, quoi qu’on dise. La meilleure preuve est la plaidoirie de l’avocate générale le 5 juillet dernier, avec sa critique du système judiciaire de l’époque. Manifestement, elle avait été impressionnée par l’analyse du procès que Madame Catherine Vannier (1) avait établie. Le Metua incarnait aussi un combat contre les injustices sociales.
Qu’il dérangeait la bonne société de l’époque, ce serait peu dire. Un tract circulait à Papeete dont voici des extraits : "i[Les partisans du Metua sont des gens crédules ou des vipères […] Les seconds, aucun comité, aucune association du Territoire ne pourra en venir à bout, même pas la police trop complaisante à leur égard [...], il faut les chasser ou les abattre […] Comme dans la Fable, la peste est partout et il faut s'en prémunir avant qu'il ne soit trop tard.]i"

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Vendredi 7 Septembre 2018 - écrit par Jean-Marc Regnault


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Vendredi 16 Novembre 2018 - 08:44 Le mot “indépendance” est-il périmé ?


Jean-Marc Regnault

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La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier