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Récupération et diffusion de contre-vérités… alors que la Justice va rétablir la vérité sur l’affaire Pouvanaa



Pouvanaa rencontra de Gaulle en 1956, à l'occasion du tour du monde du Général dans l'outre-mer français. Crédit photo : DR
Pouvanaa rencontra de Gaulle en 1956, à l'occasion du tour du monde du Général dans l'outre-mer français. Crédit photo : DR
Si, comme on peut raisonnablement l’espérer, le 25 octobre prochain la Cour de Cassation innocentait Pouvanaa, la joie devrait être totale. Pour la famille d’abord, qui a souvent subi les critiques de ceux qui accusaient sans preuve et/ou de ceux qui avaient été trop contenvants de se débarrasser d’un personnage encombrant.
N’oublions pas que le Metua incarnait un combat contre le colonialisme qui persistait à cette époque, quoi qu’on dise. La meilleure preuve est la plaidoirie de l’avocate générale le 5 juillet dernier, avec sa critique du système judiciaire de l’époque. Manifestement, elle avait été impressionnée par l’analyse du procès que Madame Catherine Vannier (1) avait établie. Le Metua incarnait aussi un combat contre les injustices sociales.
Qu’il dérangeait la bonne société de l’époque, ce serait peu dire. Un tract circulait à Papeete dont voici des extraits : "i[Les partisans du Metua sont des gens crédules ou des vipères […] Les seconds, aucun comité, aucune association du Territoire ne pourra en venir à bout, même pas la police trop complaisante à leur égard [...], il faut les chasser ou les abattre […] Comme dans la Fable, la peste est partout et il faut s'en prémunir avant qu'il ne soit trop tard.]i"

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Vendredi 7 Septembre 2018 - écrit par Jean-Marc Regnault


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Jean-Marc Regnault

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"Tahiti paradis"

Des premiers explorateurs à aujourd’hui, le mythe du "Tahiti paradis" n’a pas beaucoup vieilli, il a plutôt changé de sens. De la beauté des îles, des lagons, des populations qui ont fait la réputation mondiale de la destination depuis plus de deux siècles – et qui en sont encore le principal moteur économique interne –, on est passé à un Eldorado d’une toute autre nature : celui des margoulins de tout poil et de tout horizon. Petit "pays", qui fait figure de riche dans un bassin géographique qui n’a pas encore livré toutes ses richesses, la Polynésie française a souvent été la cible d’hommes et de projets plus que douteux. À croire qu’elle n’a déjà pas assez affaire avec ceux qui y vivent…

Les vendeurs de couvertures chauffantes ont fait place à d’autres vendeurs, bien plus avisés et plus ambitieux. Je me souviens de ce projet d’une course internationale de voiliers – qui n’attirerait que des grands noms (!) – qui a fait flop, à la fin des années 1980. Mais ceci n’est rien en comparaison de ceux qui sont à deux doigts de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. À l’instar des promoteurs des "Îles flottantes", qui ont bien failli réussir leur coup (coût ?). Le gouvernement avait mordu à l’hameçon, avant de le recracher sous la pression populaire. À notre connaissance, et depuis ce désistement, les "Îles flottantes" n’ont toujours pas trouvé un lieu d’amarrage… Surprenant, pour un projet si novateur, non… ? Il faut croire qu’ailleurs dans le monde, on est un peu plus regardant.

Entre ce projet de milliardaires américains, et celui du financement du "Village tahitien" (version Flosse) par un milliardaire arabe, repoussé par le vote de la population, il faut déduire que c’est elle qui détient le bon sens. C’est peut-être pour cette raison qu’elle se montre sceptique quant aux projets plus ou moins avancés que sont le projet aquacole de Hao, dont les rendez-vous avec les investisseurs chinois ne cessent d’être repoussés, ou celui du "Village tahitien" version Fritch, dont la date des 200 jours pour la signature du protocole vient d’être dépassée. Les investisseurs néo-zélandais et samoans ne seraient-ils plus les hommes de la situation ? On n’ose croire que le maintien de Samoa sur la liste noire de l’Union européenne des paradis fiscaux y soit pour quelque chose... Il semble que les garanties financières ne soient pas au rendez-vous. On aurait certainement dû et pu se montrer plus regardant sur cet aspect lors de la candidature.

Mais à Tahiti, au paradis, on a tendance à faire un peu trop confiance et, parfois même, à n’importe qui. Vous ne me croyez pas ? Je vous invite à lire le sujet édifiant (voir page 6) sur une société condamnée en 2017 et pour laquelle le Pays offre son soutien !

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier

Luc Ollivier