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Référendum en Nouvelle-Calédonie : organisation complexe pour scrutin sensible


Vendredi 4 Septembre 2020 - écrit par Julien Sartre


Le référendum sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie devrait bien se tenir le 4 octobre sur le Caillou : repoussé une fois à cause de la crise sanitaire, ce scrutin historique demande sur place et de la part des institutions parisiennes une organisation encore plus complexe et sensible qu'en 2018.



Crédit photo : AFP
Crédit photo : AFP
Processus de décolonisation contre crise sanitaire. Le 4 octobre prochain, la Nouvelle-Calédonie devrait une nouvelle fois s’exprimer sur son avenir : les citoyens inscrits sur la liste électorale spéciale sont invités à participer à nouveau à un référendum sur l’indépendance de leur archipel. Initialement prévu le 4 septembre mais repoussé d’un mois en raison de la Covid-19, ce scrutin est le deuxième du genre, après une première consultation, organisée le 4 novembre 2018.
Ce jour-là, le non à l’indépendance avait atteint 56,4% des voix, tandis que le oui remportait – et il s’agissait d’un niveau qu’aucun observateur n’attendait aussi haut – 43,6%. De quoi poser des rapports politiques d’une autre ampleur que si la droite loyaliste l’avait emporté à plus de 70%, par exemple. De quoi augurer de rapports un peu plus tendus que si un camp l’avait très nettement emporté sur l’autre, également.
Ces données du premier scrutin...

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“Champions du monde” de Covid : on dit merci qui ?

Après notre titre de "champions d’Outre-mer" lorsque le fenua a réussi l’exploit, le mois dernier, d’être la seule collectivité ultramarine à se voir imposer un couvre-feu, voilà que nous prenons du galon en montant sur la première marche du podium des pays qui enregistrent le taux d’incidence le plus élevé de la planète. Si, si, avec 1 603 cas pour 100 000 habitants (du 29 octobre au 11 novembre 2020), nous sommes devenus "champions du monde" de coronavirus devant Andorre (1 378) et la République tchèque (1 330), selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ! Le summum de l’aberration a été atteint la semaine dernière quand on a appris que les touristes hexagonaux étaient interdits de… Polynésie. Depuis le reconfinement de la Métropole, le motif dérogatoire touristique qui figure dans l’arrêté du haut-commissaire (en vigueur jusqu’au 16 décembre) n’est en effet plus considéré comme une raison valable. On pourrait croire à une mauvaise blague, mais non, c’est bien la triste réalité.
Nous qui étions “Covid-Free” et misions tout sur le tourisme extérieur pour sauver l’économie locale, on peut dire que c’est ballot ! À vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, changer de stratégie et ne pas mettre des contrôles sanitaires stricts lors de la réouverture de nos frontières, les autorités ont perdu sur tous les tableaux et font sombrer notre économie… Les petits commerces mettent la clé sous la porte les uns après les autres, de même que certaines pensions. Par ailleurs, la décision de fermer les salles de sport a suscité l’incompréhension de nombre d’entre nous qui crient à l’incohérence, alors que les lycéens s’entassent dans les classes. Pourquoi ne pas avoir pris des mesures adaptées, comme c’est le cas dans d’autres secteurs ? Surtout que le profil des personnes hospitalisées est une majorité de patients obèses, diabétiques et hypertendus. Le Covid tue les personnes en mauvaise santé, et on empêche les gens de faire du sport et de renforcer leur immunité… C’est d’autant plus aberrant chez nous, avec une partie de la population dite “à risques”. C’est le serpent qui se mord la queue !
Pendant ce temps, le Bureau de veille sanitaire (BVS), en sous-effectif, est quasiment injoignable, tellement il est débordé. Il n’y a aucun contrôle des cas positifs et encore moins de suivi des cas contacts. En changeant de protocole sans réaliser de vraie communication, les autorités ont réussi à embrouiller l’esprit des citoyens, qui ne savent même plus s’ils doivent aller travailler ou rester chez eux lorsqu’ils sont cas contacts. Et on se demande encore comment on a du mal à limiter la propagation du virus ? Nos dirigeants, ici et en Métropole, répètent assumer entièrement leurs responsabilités, mais tous ces morts doivent commencer à devenir pesants !
Si on ne peut plus voir ses amis, ni assister à un événement culturel, ou même faire du sport, il nous reste une seule solution pour éviter la sinistrose : en profiter pour retrouver les plaisirs des sens, les plaisirs de la Vie… Alors, on dit merci qui ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT