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Réforme de la PSG : les cotisants, ces éternelles vaches à lait...


Vendredi 1 Décembre 2017 - écrit par Luc Ollivier


Le gouvernement a enfin "accouché" de sa copie sur la réforme de la Protection sociale généralisée (PSG). Elle a fait bondir les partenaires sociaux, auteurs de contre-propositions chiffrées, dont la considération peut faire craindre le pire. Une fois de plus, les cotisants de la CPS (Caisse de prévoyance sociale) peuvent s’attendre à mettre la main à la poche et à voir leurs futures pensions rognées. Les erreurs du passé des politiques, mais aussi des administrateurs de la CPS, doivent être "épongées" d’ici fin 2018 avant l’application des premières mesures. Pourtant, d’autres pistes existent !



crédit photo : DR
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Un poids de 72 %, c’est déjà celui des cotisations salariales et patronales dans le financement de la PSG, avant les réformes voulues et imposées par le gouvernement qui ne feront qu’augmenter ce pourcentage. Une situation intenable qui n’arrive pas de surcroît à trouver un équilibre. La faute à qui ? Un mauvais système calqué sur le modèle français dont on connaît depuis longtemps les déficiences, des décisions politiques non budgétées (création de la Tranche B, de la PSG...) et des administrateurs de la CPS apathiques ou ayant ignoré les mises en garde d’observateurs spécialisés. Ces mêmes administrateurs qui, aujourd’hui, pleurent sur la réforme ou tentent de la justifier, suivant le camp qu’ils ont rejoint.
Dans leur courrier de contre-propositions, les partenaires sociaux ne...

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Le Tavini, roi de la com’ ?

L’annonce, le lundi 8 octobre devant la 4e commission de l’Organisation des Nations unies à New York par le leader indépendantiste Oscar Temaru, a fait l’effet d’une bombe. Dans sa tribune, il a dénoncé le colonialisme nucléaire et a annoncé avoir déposé une plainte (réceptionnée le 2 octobre) auprès du Tribunal pénal international de La Haye contre la France et ses présidents pour crime contre l’humanité.
La presse nationale, mais aussi mondiale, en a fait ses choux gras, tant cette action a surpris par son énormité. Si, au final, cette plainte n’a que très peu de chances d’aboutir, en raison de procédures juridiques, il n’en demeure pas moins que le Tavini a fixé sur lui les projecteurs, alors même que sa démarche de décolonisation onusienne s’enlise depuis 2013. De quoi forcer la France à s’asseoir à la table des négociations ? Rien n’est moins sûr, cette dernière considérant toujours que la Polynésie française n’est pas un pays non autonome. Après l’entrée l’année dernière du numéro 2 du parti à l’Assemblée nationale dans une tenue traditionnelle qui lui avait valu l’attention des médias nationaux, autres que celui de France Ô, le Tavini prouve une fois encore qu’il sait jouer avec la presse pour se faire entendre.
Les réactions locales et nationales n’ont pas tardé à se faire entendre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, déplorant la méthode, et le président Édouard Fritch de rappeler, sur une télévision locale : "On utilise des actions de ce type-là pour rappeler que l’on existe. Ce sont des coups médiatiques, car je crois que le président du Tavini lui-même sait très bien que la plainte qu’il a annoncée contre les chefs d’État n’aboutira jamais. J’ai vu que l’Église protestante maohi aussi redépose une autre plainte… Mais pour aboutir à quoi ? Surtout que les effets annoncés ne verront pas leur aboutissement."
Pour aboutir à quoi ? Tout simplement, rappeler aux yeux du monde qu’une minorité de Polynésiens ne souhaite plus faire partie du giron républicain. Le Tavini se débat avec ses moyens et pivilégie le poids des Unes à celui des urnes.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier