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Réforme de la PSG : les cotisants, ces éternelles vaches à lait...


Vendredi 1 Décembre 2017 - écrit par Luc Ollivier


Le gouvernement a enfin "accouché" de sa copie sur la réforme de la Protection sociale généralisée (PSG). Elle a fait bondir les partenaires sociaux, auteurs de contre-propositions chiffrées, dont la considération peut faire craindre le pire. Une fois de plus, les cotisants de la CPS (Caisse de prévoyance sociale) peuvent s’attendre à mettre la main à la poche et à voir leurs futures pensions rognées. Les erreurs du passé des politiques, mais aussi des administrateurs de la CPS, doivent être "épongées" d’ici fin 2018 avant l’application des premières mesures. Pourtant, d’autres pistes existent !



crédit photo : DR
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Un poids de 72 %, c’est déjà celui des cotisations salariales et patronales dans le financement de la PSG, avant les réformes voulues et imposées par le gouvernement qui ne feront qu’augmenter ce pourcentage. Une situation intenable qui n’arrive pas de surcroît à trouver un équilibre. La faute à qui ? Un mauvais système calqué sur le modèle français dont on connaît depuis longtemps les déficiences, des décisions politiques non budgétées (création de la Tranche B, de la PSG...) et des administrateurs de la CPS apathiques ou ayant ignoré les mises en garde d’observateurs spécialisés. Ces mêmes administrateurs qui, aujourd’hui, pleurent sur la réforme ou tentent de la justifier, suivant le camp qu’ils ont rejoint.
Dans leur courrier de contre-propositions, les partenaires sociaux ne...

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Des chaises vides aux Assises

Depuis quelques semaines, la population polynésienne est invitée à s’exprimer lors des Assises des Outre-mer. Le gouvernement central a délégué un référent qui tente de recueillir les attentes des populations, qu’elles soient à Tahiti, à Moorea ou aux Australes, en attendant d’autres archipels. Après la loi sur l'Égalité réelle des Outre-mer, l’État fait un pas de plus vers ses petits bouts de France qui participent, sous diverses formes, à sa grandeur. La première phase de cette consultation, entamée début octobre, s’est terminée la semaine dernière et force est de constater qu’elle n’a pas recueilli un franc succès. Un manque de communication ? Un désintérêt de la population sur des questions pourtant centrales ? Une méfiance envers l’État et des interlocuteurs inconnus ? Un fiu de tout ce qui touche au politique ? Certainement un mixte de ces suggestions.
Pour ceux qui ont pris la peine de se déplacer ou de faire part de leurs desiderata via un site Internet dédié (www.assisesdesoutremer.fr. ), soit environ 1 000 personnes, les thèmes abordés ont tourné autour de la santé, de la sécurité et de l’éducation, nous apprend un communiqué du haut-commissariat. Et si Jacques Wadrawane, le référent des Assises des Outre-mer pour les collectivités françaises du Pacifique, s’est dit satisfait du déroulé de cette première phase en affirmant que "les participants ont fait part de problèmes concrets, de comment améliorer les conditions de vie au quotidien", il n’a pas manqué de noter que la population avait du mal à faire le distinguo entre les compétences de l’État et celles du Pays. Et l’on reparle de manque de culture politique des Polynésiens, que nos politologues ne manquent pas de rappeler avant chaque élection, entretenu par beaucoup, et qui empêche ce peuple de penser par lui-même, de s’élever.
Si ce manque de culture politique, surtout envers celle menée depuis Paris, peut être reproché aux Polynésiens, il est juste de rappeler que les élus de l’Hexagone se montrent tout aussi incultes envers les Outre-mer. C’est pourquoi la ministre de tutelle, Annick Girardin, essaye d’insuffler un "réflexe d’outre-mer" dans les décisions de ses collègues du gouvernement.
Quant au résultat de ces Assises, "les priorités vont maintenant être déterminées, sur la base de cette première consultation. Des projets seront ensuite soumis à l’avis de la population, de mi-janvier à fin février. Puis, les propositions feront l’objet d’un Livre Bleu. Jacques Wadrawane assure que ces idées déboucheront sur des réalisations concrètes, contrairement à ce qu’on a vu dans le passé, avec les États généraux de l’Outre-mer en 2009, notamment", peut-on lire en fin de communiqué. Il manque de préciser que, pour le moment, il n’y a pas de budget réservé aux décisions qui sortiront des Assises qui, elles-mêmes, n’ont bénéficié que d’un budget très limité (72 millions de Fcfp) pour l’ensemble des territoires et collectivités.
Un recueil de doléances, mais par d’argent pour les appliquer, du moins dans un proche avenir. On verra bien si ce sont les chaises vides qui avaient raison.
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier