Menu

Réforme de la PSG : les cotisants, ces éternelles vaches à lait...


Vendredi 1 Décembre 2017 - écrit par Luc Ollivier


Le gouvernement a enfin "accouché" de sa copie sur la réforme de la Protection sociale généralisée (PSG). Elle a fait bondir les partenaires sociaux, auteurs de contre-propositions chiffrées, dont la considération peut faire craindre le pire. Une fois de plus, les cotisants de la CPS (Caisse de prévoyance sociale) peuvent s’attendre à mettre la main à la poche et à voir leurs futures pensions rognées. Les erreurs du passé des politiques, mais aussi des administrateurs de la CPS, doivent être "épongées" d’ici fin 2018 avant l’application des premières mesures. Pourtant, d’autres pistes existent !



crédit photo : DR
crédit photo : DR
Un poids de 72 %, c’est déjà celui des cotisations salariales et patronales dans le financement de la PSG, avant les réformes voulues et imposées par le gouvernement qui ne feront qu’augmenter ce pourcentage. Une situation intenable qui n’arrive pas de surcroît à trouver un équilibre. La faute à qui ? Un mauvais système calqué sur le modèle français dont on connaît depuis longtemps les déficiences, des décisions politiques non budgétées (création de la Tranche B, de la PSG...) et des administrateurs de la CPS apathiques ou ayant ignoré les mises en garde d’observateurs spécialisés. Ces mêmes administrateurs qui, aujourd’hui, pleurent sur la réforme ou tentent de la justifier, suivant le camp qu’ils ont rejoint.
Dans leur courrier de contre-propositions, les partenaires sociaux ne...

Pour lire l'intégralité de cet Article, commandez Tahiti Pacifique n° 369 en cliquant ICI


Dans la même rubrique
< >

Vendredi 6 Avril 2018 - 12:33 Énergie : EDT dans le viseur du Pays

Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Tous ensemble

"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots”, a déclaré Martin Luther King dans un discours il y a 50 ans. Si en Polynésie, comme d’ailleurs sur l’ensemble de la planète, les humains ont du mal à faire leur cette citation, il n’en demeure pas moins qu’en de rares occasions, les hommes ont la capacité de surmonter leurs différences. Quand il s’agit de politique, par exemple, on n’hésite pas à parler d’unité nationale dès lors que la patrie est en danger ou dans une moindre mesure quand la cause touche tout un peuple.
Vendredi dernier, toute la classe politique locale a salué comme un seul homme la décision de la chambre criminelle de la Cour de cassation qui s’est prononcée via l’avocate générale pour l’annulation de la condamnation de Pouvana’a a Oopa en 1958. Le Metua, dont se revendiquent aujourd’hui tous les grands dirigeants politiques du fenua, devrait être réhabilité lors de la décision qui sera prise le 25 octobre prochain. À Tahiti, chacun s’est félicité de cette avancée qui rapproche un peu plus la collectivité de la Métropole, même si pour cela il aura fallu 60 ans.
L’unité affichée n’aura valu que le temps d’une décision, car voilà que se profilent des dossiers qui ne manqueront pas de raviver les dissensions. La réforme de la PSG mais aussi du Code de travail ne manqueront pas de faire des mécontents. Si la rue l’avait emporté à la veille des élections territoriales, la majorité compte bien sur sa base électorale pour passer ses réformes, en force si besoin. Persuadée sans doute que chacun de ses électeurs s’est prononcé en faveur de chacune des propositions annoncées durant la campagne.
Les réseaux sociaux et la presse hexagonale se sont mobilisés comme rarement derrière une jeune étudiante polynésienne, Ranitea Gobrait, qui malgré un résultat exceptionnel de 20,32/20 au bac s’émouvait de n’avoir pu trouver le moindre débouché universitaire. Les Polynésiens et les médias ont donc soutenu à leur manière l’étudiante au point d’en faire une affaire nationale qui après certaines vérifications ont permis de constater que la bachelière avait refusé cinq propositions…
De l’unité, de la vraie, il faudra quand même en avoir, de façon un peu plus légère, ce dimanche pour soutenir l’équipe de France de football qui jouera sa troisième finale de Coupe du monde. Le temps d’un match, la Polynésie sera derrière les Bleus… ou pas. Elle le sera plus, sûrement, derrière ses rameurs pour les Championnats du monde de va’a qui débutent jeudi prochain.

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier