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SDF : le coup de gueule de Père Christophe !


Vendredi 8 Février 2019 - écrit par Dominique Schmitt


Alors que l’avenir de l’Accueil Te Vai-ete, qui accompagne depuis plus de vingt-quatre ans les personnes en grande précarité et à la rue, est incertain, nous avons rencontré le principal bienfaiteur de ces laissés-pour-compte. Prêtre résident et vicaire coopérateur de la cathédrale de Papeete, Père Christophe pose un regard à la fois bienveillant et critique sur la société polynésienne contemporaine, qu’il considère “individualiste” et “en souffrance”. Portrait d’un homme d’action, qui se bat pour la dignité de tous.



Sandales aux pieds et chapeau en pae’ore sur la tête, Père Christophe a un charisme certain et un air mystérieux qu’il cultive… Crédit photos : Dominique Schmitt
Sandales aux pieds et chapeau en pae’ore sur la tête, Père Christophe a un charisme certain et un air mystérieux qu’il cultive… Crédit photos : Dominique Schmitt
Tout le monde le connaît et l’apprécie, ou du moins le respecte. Avec sa silhouette élancée, ses cheveux longs bouclés et sa barbe poivre-sel, il a le parfait profil de l’emploi et incarne la sagesse du patriarche. Sandales aux pieds et chapeau en pae’ore sur la tête, Père Christophe bénéficie d’une popularité immense lorsqu’il arpente les rues de la ville ; tous les gens qu’il croise le saluent et l’interpellent. Il faut dire que l’homme a un charisme certain et un air mystérieux qu’il cultive. Surtout, il vit tous les jours au contact de la population, en immersion totale. C’est d’ailleurs ce lien avec les autres qu’il est venu retrouver en s’installant en Polynésie et qui a suscité sa vocation.
C’est du haut de ses 15 ans et demi que Christophe Barlier s’engage dans la Marine nationale et intègre l’école des mousses, pendant six ans. L’Alsacien pure souche, qui a grandi à Colmar, prend le large en 1979 et quitte le port de Lorient pour de nouveaux horizons. Il arrive donc à Tahiti par la mer, en 1981, et séjourne durant deux longues périodes au fenua : en 1981-1982 et en 1983-1985. À bord de la Lorientaise, puis de la Paimpolaise, il sillonne ainsi nombre d’archipels : les Marquises, les Australes et la Société n’ont bientôt presque plus aucun secret pour lui... Le timonier devient également projectionniste, pour le plus grand plaisir des habitants des îles qui n’ont, bien souvent, ni télé ni électricité...

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Béni solennellement le 28 juin 2016, le “Truck de la Miséricorde” assure des "maraudes" les mardis ou jeudis pour offrir un plat chaud et quelques victuailles aux plus démunis. Chaque soir, 96 repas sont ainsi distribués de Faa’a à Pirae, en passant par Papeete, qui abrite le plus grand nombre de SDF.
Béni solennellement le 28 juin 2016, le “Truck de la Miséricorde” assure des "maraudes" les mardis ou jeudis pour offrir un plat chaud et quelques victuailles aux plus démunis. Chaque soir, 96 repas sont ainsi distribués de Faa’a à Pirae, en passant par Papeete, qui abrite le plus grand nombre de SDF.


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Du lard ou du cochon ?

Du lard ou du cochon ? Que nous réserve l’année 2019 dont le Nouvel An vient d’être fêté par la communauté chinoise ? Le Cochon de Terre ne promet pas de grands bouleversements, les rendez-vous politiques devant les urnes n’étant pas au calendrier. Pour autant, de politique – ou plutôt de relation avec l’État – il en sera quand même question : dès la semaine prochaine, avec l’étude par le Sénat du projet de loi organique modifiant le statut du Pays et de la prise en compte des amendements et articles proposés par l’assemblée de la Polynésie française, on verra si le baromètre qu’on nous annonce au beau fixe le restera… La confiance est de mise pour le président Fritch, parti défendre ses amendements auprès des différents groupes parlementaires.
D'ailleurs, la commission des lois vient de donner son feu vert à l'actualisation de notre statut.
La même confiance qui animait les porteurs du dossier d’inscription du ‘ori tahiti au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, qui n’a pourtant pas été retenu par le président Macron, au profit de la yole martiniquaise. Sa visite en fin d’année sera l’occasion de lui montrer que cette candidature doit être à nouveau soutenue.

Les rendez-vous seront donc essentiellement économiques et le premier – très attendu – avec le Conseil d’État sur la réforme des retraites, s’est déroulé en début de semaine. Il a validé sa quasi-intégralité. C’est une victoire pour le gouvernement Fritch, mais aussi pour les Polynésiens, dont le système des retraites est sauvé pour encore quelques années. Le tour de force sera maintenant de modifier le code du travail est d’apporter la souplesse réclamée, comme en métropole, par les chefs d’entreprise. Malgré les réunions de travail avec les syndicats, le dossier s’annonce difficile. Souhaitons qu’il ne connaisse pas les mêmes dérives extrémistes de mars 2018, quand il fallait réformer les retraites.

Mais 2019 doit être aussi l’année du début des deux grands chantiers. Avant la mi-mars, le protocole signé avec le groupement Kaitiaki Tagaloa, pour la réalisation du Village tahitien, sera obsolète. Les doutes quant à la mise en œuvre en l’état de ce projet ne font que s’amplifier. Ce serait un coup dur pour ce gouvernement et l’économie locale si tout devait tomber à l’eau. Le Tahoera’a, qui n’est pas avide de critiques, en ferait ses choux gras… Et que dire du projet d’aquaculture à Hao où, pour le moment et depuis de longs mois déjà, les investisseurs sont plus dans le déclaratif que dans l’action ?
Le grand virage économique de 2019 sera-t-il donc du lard ou du cochon ?

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier