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Salarié - non salarié : mes droits au travail après la retraite


Vendredi 14 Décembre 2018 - écrit par Luc Ollivier


Si les retraités peuvent continuer ou reprendre une activité rémunératrice quand bon leur semble que ce soit en tant que salarié ou non (patenté), ce doit être fait en accord avec les dispositions de la réglementation de protection sociale appliquée par la Caisse de prévoyance sociale (CPS) et la législation, dont le contrôle est confié à l’Inspection du travail, sous peine de voir suspendre des pensions liquidées, voire même de devoir rembourser des pensions indûment perçues. Même en restant dans la légalité, la question du partage du travail se pose. Dans un marché de l’emploi toujours restreint, cumuler retraite et activité salariée interpelle.



Crédit photo : DR
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La réforme des retraites votée par l’Assemblée de Polynésie le 21 septembre devrait produire ses premiers effets au 1er juillet 2019, sous réserve de sa promulgation en fonction des recours engagés devant le Conseil d’Etat. Si les premières grandes mesures devraient entrer en vigueur au 1er janvier 2020 avec une première modification de l’âge de départ et de durée de cotisation, il n’en demeure pas moins qu’une autre sera effective à la fin du premier semestre prochain, le passage de l’âge minimum de départ de 55 à 57 ans. Cette réforme, comme celle menée au début des années 2010, devrait conduire de nombreux salariés à franchir le pas d’une retraite anticipée. Il suffit de fréquenter les bureaux dédiés au service retraite à la CPS pour comprendre l’intérêt que portent les salariés au calcul de leur pension et à leur intérêt, ou pas, de partir avant le 1er janvier 2020.
La pension de retraite est conçue comme un revenu de substitution et non comme un revenu complémentaire. Le modèle économique et social repose sur un système d’équilibre de l’offre et des propositions d’emploi et les demandes A ce titre, la problématique du cumul emploi-retraite devient essentielle. Comment favoriser et développer l’emploi pour les jeunes demandeurs si dans le même temps les employeurs gardent des salariés de plus en plus longtemps au sein des entreprises. Ce n’est pas dans l’intérêt de ces jeunes ni dans celui des entreprises qui payent plus cher leurs employés les plus anciens...

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"Tahiti paradis"

Des premiers explorateurs à aujourd’hui, le mythe du "Tahiti paradis" n’a pas beaucoup vieilli, il a plutôt changé de sens. De la beauté des îles, des lagons, des populations qui ont fait la réputation mondiale de la destination depuis plus de deux siècles – et qui en sont encore le principal moteur économique interne –, on est passé à un Eldorado d’une toute autre nature : celui des margoulins de tout poil et de tout horizon. Petit "pays", qui fait figure de riche dans un bassin géographique qui n’a pas encore livré toutes ses richesses, la Polynésie française a souvent été la cible d’hommes et de projets plus que douteux. À croire qu’elle n’a déjà pas assez affaire avec ceux qui y vivent…

Les vendeurs de couvertures chauffantes ont fait place à d’autres vendeurs, bien plus avisés et plus ambitieux. Je me souviens de ce projet d’une course internationale de voiliers – qui n’attirerait que des grands noms (!) – qui a fait flop, à la fin des années 1980. Mais ceci n’est rien en comparaison de ceux qui sont à deux doigts de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. À l’instar des promoteurs des "Îles flottantes", qui ont bien failli réussir leur coup (coût ?). Le gouvernement avait mordu à l’hameçon, avant de le recracher sous la pression populaire. À notre connaissance, et depuis ce désistement, les "Îles flottantes" n’ont toujours pas trouvé un lieu d’amarrage… Surprenant, pour un projet si novateur, non… ? Il faut croire qu’ailleurs dans le monde, on est un peu plus regardant.

Entre ce projet de milliardaires américains, et celui du financement du "Village tahitien" (version Flosse) par un milliardaire arabe, repoussé par le vote de la population, il faut déduire que c’est elle qui détient le bon sens. C’est peut-être pour cette raison qu’elle se montre sceptique quant aux projets plus ou moins avancés que sont le projet aquacole de Hao, dont les rendez-vous avec les investisseurs chinois ne cessent d’être repoussés, ou celui du "Village tahitien" version Fritch, dont la date des 200 jours pour la signature du protocole vient d’être dépassée. Les investisseurs néo-zélandais et samoans ne seraient-ils plus les hommes de la situation ? On n’ose croire que le maintien de Samoa sur la liste noire de l’Union européenne des paradis fiscaux y soit pour quelque chose... Il semble que les garanties financières ne soient pas au rendez-vous. On aurait certainement dû et pu se montrer plus regardant sur cet aspect lors de la candidature.

Mais à Tahiti, au paradis, on a tendance à faire un peu trop confiance et, parfois même, à n’importe qui. Vous ne me croyez pas ? Je vous invite à lire le sujet édifiant (voir page 6) sur une société condamnée en 2017 et pour laquelle le Pays offre son soutien !

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier

Luc Ollivier