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Santé : le Pacifique en lutte contre le diabète


Vendredi 6 Octobre 2017 - écrit par Source : Communauté du Pacifique




La Communauté du Pacifique (CPS) a accueilli à Nadi (Îles Fidji), du 20 au 21 septembre derniers, la première réunion des associations de lutte contre le diabète dans le Pacifique. La réunion avait pour objet d’améliorer la collaboration entre les associations de la région et de les doter de moyens renforcés face à l’épidémie de diabète qui sévit en Océanie.
Des représentants de douze États et Territoires insulaires océaniens ont assisté à cette réunion et débattu des solutions à mettre en œuvre pour combattre efficacement la maladie dans l’ensemble de la région. La réunion, organisée par la CPS en collaboration avec des organismes partenaires, a rassemblé des représentants des associations nationales de lutte contre le diabète, des représentants des pouvoirs publics, des partenaires du développement et d’autres parties prenantes.
Au cours de la réunion, les participants ont passé en revue les solutions susceptibles de favoriser la croissance et le développement des associations océaniennes de lutte contre le diabète. La réunion a également été l’occasion de promouvoir l’échange de connaissances et de pratiques probantes fondées sur des données factuelles et de nature à améliorer la prévention et la prise en charge du diabète.
Les participants ont élaboré des "plans d’action" pour leurs associations respectives. À une étape ultérieure, la CPS et les partenaires du développement aideront les associations nationales de lutte contre le diabète à mettre en œuvre ces plans d’action de manière à doter le Pacifique d’associations mieux armées et plus efficaces, capables de faire entendre les besoins et les droits des personnes diabétiques.
Le diabète est un défi majeur pour la santé et le développement dans le Pacifique. Les taux de diabète enregistrés en Océanie sont parmi les plus élevés au monde. Les résultats d’enquêtes sur la santé indiquent que les taux de diabète chez les 25-64 ans sont de 47 % aux Samoa américaines, de 35 % à Chuuk (États fédérés de Micronésie) et de 24 % aux Îles Cook. Ces chiffres sont beaucoup plus élevés que ceux de l’Australie voisine, où environ 5 % de la population est diabétique, et très supérieurs à la prévalence mondiale du diabète, estimée à 10 %.
Source : Communauté du Pacifique


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Des chaises vides aux Assises

Depuis quelques semaines, la population polynésienne est invitée à s’exprimer lors des Assises des Outre-mer. Le gouvernement central a délégué un référent qui tente de recueillir les attentes des populations, qu’elles soient à Tahiti, à Moorea ou aux Australes, en attendant d’autres archipels. Après la loi sur l'Égalité réelle des Outre-mer, l’État fait un pas de plus vers ses petits bouts de France qui participent, sous diverses formes, à sa grandeur. La première phase de cette consultation, entamée début octobre, s’est terminée la semaine dernière et force est de constater qu’elle n’a pas recueilli un franc succès. Un manque de communication ? Un désintérêt de la population sur des questions pourtant centrales ? Une méfiance envers l’État et des interlocuteurs inconnus ? Un fiu de tout ce qui touche au politique ? Certainement un mixte de ces suggestions.
Pour ceux qui ont pris la peine de se déplacer ou de faire part de leurs desiderata via un site Internet dédié (www.assisesdesoutremer.fr. ), soit environ 1 000 personnes, les thèmes abordés ont tourné autour de la santé, de la sécurité et de l’éducation, nous apprend un communiqué du haut-commissariat. Et si Jacques Wadrawane, le référent des Assises des Outre-mer pour les collectivités françaises du Pacifique, s’est dit satisfait du déroulé de cette première phase en affirmant que "les participants ont fait part de problèmes concrets, de comment améliorer les conditions de vie au quotidien", il n’a pas manqué de noter que la population avait du mal à faire le distinguo entre les compétences de l’État et celles du Pays. Et l’on reparle de manque de culture politique des Polynésiens, que nos politologues ne manquent pas de rappeler avant chaque élection, entretenu par beaucoup, et qui empêche ce peuple de penser par lui-même, de s’élever.
Si ce manque de culture politique, surtout envers celle menée depuis Paris, peut être reproché aux Polynésiens, il est juste de rappeler que les élus de l’Hexagone se montrent tout aussi incultes envers les Outre-mer. C’est pourquoi la ministre de tutelle, Annick Girardin, essaye d’insuffler un "réflexe d’outre-mer" dans les décisions de ses collègues du gouvernement.
Quant au résultat de ces Assises, "les priorités vont maintenant être déterminées, sur la base de cette première consultation. Des projets seront ensuite soumis à l’avis de la population, de mi-janvier à fin février. Puis, les propositions feront l’objet d’un Livre Bleu. Jacques Wadrawane assure que ces idées déboucheront sur des réalisations concrètes, contrairement à ce qu’on a vu dans le passé, avec les États généraux de l’Outre-mer en 2009, notamment", peut-on lire en fin de communiqué. Il manque de préciser que, pour le moment, il n’y a pas de budget réservé aux décisions qui sortiront des Assises qui, elles-mêmes, n’ont bénéficié que d’un budget très limité (72 millions de Fcfp) pour l’ensemble des territoires et collectivités.
Un recueil de doléances, mais par d’argent pour les appliquer, du moins dans un proche avenir. On verra bien si ce sont les chaises vides qui avaient raison.
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier