Menu

Second tour des élections municipales le 28 juin : qui sera jugé ?


Vendredi 12 Juin 2020 - écrit par Jean-Marc Regnault




Crédit photo : Greg. Boissy
Crédit photo : Greg. Boissy
"Quelle histoire !" Bien avant 20 heures, le 10 mai 1981, François Mitterrand venait d’apprendre que les sondages sortis des urnes étaient formels, il serait élu président de la République. Il aurait alors lâché cette expression : "Quelle histoire !" Que ne dirait-il pas en ces temps troublés par la pandémie de la Covid-19 ? Des conseils municipaux ont été élus le 15 mars dernier, alors que le mal se répandait déjà et que les Français de Métropole et d’Outre-mer allaient être confinés plusieurs semaines. Du jamais-vu ! Quelle histoire !
Un second tour sera donc organisé, là où c’est nécessaire, le
28 juin, alors que le virus rôde ici ou là, plus ou moins vigoureusement. Notre fenua semble épargné et, puisqu’on en est aux citations historiques, rappelons ce que la mère de Napoléon murmura lors du sacre de son empereur de fils : "Pourvu que ça dure !"
L’étrangeté de la situation n’aura échappé à personne. Chacun ira voter (ou n’ira pas voter) avec, à l’esprit, ces mois que nous venons de vivre et les mois qui viennent avec une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes. Du coup, que signifiera le vote des électeurs ?

Pour lire l'intégralité de ce Dossier, commandez Tahiti Pacifique n° 434 en cliquant ICI


Dossiers | L'Actu | Culture | Edito | Abonnement | Numéros | Archives | Pacifique | Grandes plumes | La chronique d'Alex Du Prel




Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT