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Sécurité : trafic de drogues, Édouard Fritch appelle à une coopération accrue


Vendredi 8 Septembre 2017 - écrit par Présidence de la Polynésie française




crédit photo : Présidence
crédit photo : Présidence
Au troisième jour de la réunion annuelle du 48e Forum des îles du Pacifique, le président de la Polynésie française, Édouard Fritch, a assisté, jeudi dernier, à Apia, aux Samoa, à une réunion portant sur les espaces maritimes et sur les problématiques liées à ce thème commun à toutes les îles du Pacifique. Si l’étendue océanique peut être perçue comme une chance, synonyme d’importantes ressources naturelles, elle est aussi pour beaucoup de nations insulaires un formidable défi à relever en termes de préservation de l’environnement, mais aussi de désenclavement et de protection des populations, en cas de catastrophe naturelle notamment (cyclone, tsunami ou autre).
Sur cette thématique, Édouard Fritch est intervenu en mettant en avant la nécessité d’une coopération accrue entre États et territoires pour faire face à ces enjeux importants. Il a indiqué que la Polynésie française jouait déjà pleinement un rôle très important dans l’Est du Pacifique, avec le soutien des moyens de l’État, pour la protection des ressources naturelles (aire marine gérée), pour la police des pêches, ou encore pour la lutte contre les trafics qui pourraient voir le jour dans la région Pacifique.
Édouard Fritch a ainsi cité le cas des deux voiliers et de leurs équipages, qui ont été interpellés il y a plusieurs mois de cela, alors qu’ils étaient de passage en Polynésie française, en convoyant une importante cargaison de drogue, en provenance d’Amérique du Sud, sans doute à destination de l’Australie. Une réunion en avril dernier, à Sydney, a permis de souligner la nécessité d’échanges d’informations afin de lutter au mieux contre ce type de trafic.
Source : Présidence de la Polynésie française

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier