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Sites de rencontres au fenua : et plus si @ffinités…


Vendredi 16 Novembre 2018 - écrit par Vaitiare Chanfour


"Les relations issues des rencontres sur Internet donnent des mariages beaucoup plus solides que celles issues des rencontres traditionnelles." C’est le constat très inattendu des dernières études sociologiques. Surprenant et en décalage avec le ressenti des internautes polynésiens interrogés sur la question. De manière générale, on a beaucoup de mal à avouer à son entourage sa seconde vie virtuelle, de peur d’être jugé. Les sites intensifient les opportunités de rencontres à une période où de nombreux restaurants, discothèques, et casinos ont mis la clé sous la porte au centre-ville de Papeete.
Sur l’un d’entre eux, on compte plusieurs dizaines de milliers de Polynésiens.



Les sites de rencontres, rebaptisés applications de rencontres, permettent selon les sociologues, une solidité des unions par la dimension très "individualisante" de la démarche. Ainsi, chacun peut prendre le temps de sélectionner son partenaire et de choisir d’entamer une relation sans la pression de la famille et des amis. La gestation du couple peut alors se faire sans tension, à une étape où l’on traverse souvent des hésitations. Ainsi, la relation a plus de chances de se solidifier. L’entourage n’intervient qu’à un stade où le couple a déjà une histoire avec des liens constitués, et quand les deux protagonistes se sont projetés dans un avenir commun. En Polynésie, les hommes préfèrent rester discrets vis-à-vis des autres, les femmes iront même jusqu’à nier leurs adhésions à des sites, en se réfugiant derrière des pseudos ou des photos dévoilant à peine leur visage. La peur est forte d’être jugée de pervers pour les uns, et de  femme aux mœurs légères pour les autres. Les Églises ne se sont pas encore positionnées sur la question tant le phénomène est nouveau. C’est donc le choix personnel et intime qui guide la rencontre...

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Du lard ou du cochon ?

Du lard ou du cochon ? Que nous réserve l’année 2019 dont le Nouvel An vient d’être fêté par la communauté chinoise ? Le Cochon de Terre ne promet pas de grands bouleversements, les rendez-vous politiques devant les urnes n’étant pas au calendrier. Pour autant, de politique – ou plutôt de relation avec l’État – il en sera quand même question : dès la semaine prochaine, avec l’étude par le Sénat du projet de loi organique modifiant le statut du Pays et de la prise en compte des amendements et articles proposés par l’assemblée de la Polynésie française, on verra si le baromètre qu’on nous annonce au beau fixe le restera… La confiance est de mise pour le président Fritch, parti défendre ses amendements auprès des différents groupes parlementaires.
D'ailleurs, la commission des lois vient de donner son feu vert à l'actualisation de notre statut.
La même confiance qui animait les porteurs du dossier d’inscription du ‘ori tahiti au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, qui n’a pourtant pas été retenu par le président Macron, au profit de la yole martiniquaise. Sa visite en fin d’année sera l’occasion de lui montrer que cette candidature doit être à nouveau soutenue.

Les rendez-vous seront donc essentiellement économiques et le premier – très attendu – avec le Conseil d’État sur la réforme des retraites, s’est déroulé en début de semaine. Il a validé sa quasi-intégralité. C’est une victoire pour le gouvernement Fritch, mais aussi pour les Polynésiens, dont le système des retraites est sauvé pour encore quelques années. Le tour de force sera maintenant de modifier le code du travail est d’apporter la souplesse réclamée, comme en métropole, par les chefs d’entreprise. Malgré les réunions de travail avec les syndicats, le dossier s’annonce difficile. Souhaitons qu’il ne connaisse pas les mêmes dérives extrémistes de mars 2018, quand il fallait réformer les retraites.

Mais 2019 doit être aussi l’année du début des deux grands chantiers. Avant la mi-mars, le protocole signé avec le groupement Kaitiaki Tagaloa, pour la réalisation du Village tahitien, sera obsolète. Les doutes quant à la mise en œuvre en l’état de ce projet ne font que s’amplifier. Ce serait un coup dur pour ce gouvernement et l’économie locale si tout devait tomber à l’eau. Le Tahoera’a, qui n’est pas avide de critiques, en ferait ses choux gras… Et que dire du projet d’aquaculture à Hao où, pour le moment et depuis de longs mois déjà, les investisseurs sont plus dans le déclaratif que dans l’action ?
Le grand virage économique de 2019 sera-t-il donc du lard ou du cochon ?

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier