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Tamaki, future étoile japonaise de 'ori tahiti ?


Vendredi 12 Janvier 2018 - écrit par Dominique Schmitt


Elle a participé au stage inter national dispensé par le Conservatoire

Ce n'est pas tous les jours que l'on croise une Japonaise qui s'exprime parfaitement dans la langue de Molière et qui, de surcroît, danse le 'ori tahiti… Une belle occasion de se glisser dans la peau de ces femmes venues de l'extérieur pour vivre leur passion au fenua. Portrait de Tamaki Nagahiro, 22 ans, qui a participé au dernier stage international de pratique des arts traditionnels organisé par le Conservatoire.



Du pays du Soleil-Levant  au pays du 'ori tahiti C'est la professeur de synthétiseur de Tamaki qui a donné envie à la jeune femme de suivre ses pas en participant à ce stage international. crédit photo : Dominique Schmitt
Du pays du Soleil-Levant au pays du 'ori tahiti C'est la professeur de synthétiseur de Tamaki qui a donné envie à la jeune femme de suivre ses pas en participant à ce stage international. crédit photo : Dominique Schmitt
Elle s'appelle Tamaki, un prénom qui sonne polynésien et signifie "Perle de vie" en japonais. Du haut de ses 22 ans, Tamaki Nagahiro habite Saitama et est étudiante en langue française et en sociologie à l'Université de Tokyo. La jeune femme a fait un long voyage jusqu'à Tahiti dans le seul but de découvrir la culture polynésienne. En effet, elle a participé pour la première fois au 17e stage international de pratique des arts traditionnels organisé par le Conservatoire de Tipaerui. "Une expérience unique" qu'elle a vécue intensément, à l'instar de la quarantaine d'autres apprentis représentant pas moins de huit nationalités et quatre continents !

Pendant une semaine, elles ont été en immersion totale dans l'univers du 'ori tahiti, mais également des percussions et du 'ukulele. Au final, elles ont présenté leurs chorégraphies respectives devant un jury présidé par le directeur du Conservatoire, Fabien Dinard. Pour cette occasion, les stagiaires, en pāreu, étaient aussi fleuries telles de vraies vahine.
À la clé : pas de diplôme, mais une attestation de participation à un stage donné par un établissement culturel réputé mondialement...


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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier