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Trump président américain : Ô divine surprise !



Ah, quelle nuit passionnante du 8 au 9 novembre à Tahiti de pouvoir suivre en direct à la télévision et sur Internet l’élection présidentielle américaine, en fait une sorte de répétition de notre Taui de mai 2004 à Tahiti : le rejet par la population d’une caste qui se croyait en possession divine du pouvoir, économique comme moral.

Vivre dans l’isolement de Tahiti ou la population est abreuvée par les médias politiquement corrects met encore plus le phénomène de l’endoctrinement rampant en évidence. Car l’élection de Trump a été une énorme surprise pour les populations françaises (donc de Tahiti). En effet, depuis 18 mois, celles-ci ont été matraquées matins et soirs dans les journaux télévisés, radios et articles de presse par des campagnes de haine et de sélection de l’information dépeignant Trump comme un monstre raciste, xénophobe, misogyne, et cela par une clique de blablateurs bobos socialo-coco- écolo-féministes (toujours les mêmes !) qui ont réussi à s’approprier l’espace médiatique français. Ne pas chanter leurs mélodies et dogme en chœur (donc avoir une opinion et analyse indépendante) vous classe automatiquement dans la catégorie du sale macho, du facho nazi ou réactionnaire et surtout du "populiste", mot qui attrape tout ce qui déplaît à "l’élite". En fait, nous somme retombés dans une répétition d’oppression morale qui existait jadis dans les pays communistes.
Si on regarde la carte des élections aux USA, on découvre que ce sont les zones rurales qui ont plébiscité Trump, celles où l’on vit encore en harmonie avec la nature, celles où l’on travaille dur et en famille pour nourrir la planète. Pour ces populations, Trump est un héros car il est un self-made man qui a réussi le "rêve américain" : fortune, célébrité et superbe famille. Alors, on comprend que lorsque les nénettes "intellos" des villes arrivent avec leurs lunettes pour imposer au fermier de l’Iowa la "théorie des genres" et lui expliquer que l’homme devra bientôt donner le sein au bébé, ça coince. Quand on va contre le bon sens, il y a rebellion.

Mais encore, c’est l’excès de diabolisation de Trump (comme en France avec les Le Pen depuis 35 ans) qui a eu un effet boomerang car trop visible, cela devient ridicule et confirme la théorie que les médias sont "à la botte" de réseaux obscurs qui manipulent les masses.
Et après la victoire de Trump, qu’a-t-on vu sur les chaînes des télés françaises ? Des heures de vociférations et d’injures contre Trump par des "intellectuelles" politiquement correctes et… invitées pour célébrer la victoire d’Hillary Clinton. Quelle honte ! À vomir ! Je ne veux rien avoir à faire avec ces médias…

Par contre, le fait que les électeurs de Californie aient légalisé par référendum la marijuana à usage récréatif pourrait ouvrir un nouveau marché pour Tahiti...

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.
 

 

 

Jeudi 10 Novembre 2016 - écrit par Alex W. du Prel


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Alex W. du Prel

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Des chaises vides aux Assises

Depuis quelques semaines, la population polynésienne est invitée à s’exprimer lors des Assises des Outre-mer. Le gouvernement central a délégué un référent qui tente de recueillir les attentes des populations, qu’elles soient à Tahiti, à Moorea ou aux Australes, en attendant d’autres archipels. Après la loi sur l'Égalité réelle des Outre-mer, l’État fait un pas de plus vers ses petits bouts de France qui participent, sous diverses formes, à sa grandeur. La première phase de cette consultation, entamée début octobre, s’est terminée la semaine dernière et force est de constater qu’elle n’a pas recueilli un franc succès. Un manque de communication ? Un désintérêt de la population sur des questions pourtant centrales ? Une méfiance envers l’État et des interlocuteurs inconnus ? Un fiu de tout ce qui touche au politique ? Certainement un mixte de ces suggestions.
Pour ceux qui ont pris la peine de se déplacer ou de faire part de leurs desiderata via un site Internet dédié (www.assisesdesoutremer.fr. ), soit environ 1 000 personnes, les thèmes abordés ont tourné autour de la santé, de la sécurité et de l’éducation, nous apprend un communiqué du haut-commissariat. Et si Jacques Wadrawane, le référent des Assises des Outre-mer pour les collectivités françaises du Pacifique, s’est dit satisfait du déroulé de cette première phase en affirmant que "les participants ont fait part de problèmes concrets, de comment améliorer les conditions de vie au quotidien", il n’a pas manqué de noter que la population avait du mal à faire le distinguo entre les compétences de l’État et celles du Pays. Et l’on reparle de manque de culture politique des Polynésiens, que nos politologues ne manquent pas de rappeler avant chaque élection, entretenu par beaucoup, et qui empêche ce peuple de penser par lui-même, de s’élever.
Si ce manque de culture politique, surtout envers celle menée depuis Paris, peut être reproché aux Polynésiens, il est juste de rappeler que les élus de l’Hexagone se montrent tout aussi incultes envers les Outre-mer. C’est pourquoi la ministre de tutelle, Annick Girardin, essaye d’insuffler un "réflexe d’outre-mer" dans les décisions de ses collègues du gouvernement.
Quant au résultat de ces Assises, "les priorités vont maintenant être déterminées, sur la base de cette première consultation. Des projets seront ensuite soumis à l’avis de la population, de mi-janvier à fin février. Puis, les propositions feront l’objet d’un Livre Bleu. Jacques Wadrawane assure que ces idées déboucheront sur des réalisations concrètes, contrairement à ce qu’on a vu dans le passé, avec les États généraux de l’Outre-mer en 2009, notamment", peut-on lire en fin de communiqué. Il manque de préciser que, pour le moment, il n’y a pas de budget réservé aux décisions qui sortiront des Assises qui, elles-mêmes, n’ont bénéficié que d’un budget très limité (72 millions de Fcfp) pour l’ensemble des territoires et collectivités.
Un recueil de doléances, mais par d’argent pour les appliquer, du moins dans un proche avenir. On verra bien si ce sont les chaises vides qui avaient raison.
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier