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Une Polynésie en mutation


Vendredi 22 Septembre 2017 - écrit par Stéphanie Pavageau


En quelques décennies, la Polynésie française a vécu plusieurs révolutions économiques. Aujourd’hui, le challenge des Hommes qui la bâtissent, qu’ils soient acteurs économiques, administratifs ou politiques, est de parvenir à tourner la page d'un passé révolu et à créer la société polynésienne de demain.



crédit photo : DR
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En Polynésie française, la période du CEP s’est accompagnée d’une arrivée massive d’argent. À l’époque, la monnaie coulait à flot et la moindre échoppe de coin de rue prospérait en ouvrant simplement ses portes, bénéficiant du pouvoir d’achat des Polynésiens sur-sponsorisé par l’État.
S’en est suivi une période qui devait être de reconversion et de construction, durant laquelle la Polynésie a continué de bénéficier d’une manne financière importante venant de métropole. Durant ces années, les investisseurs n’avaient que le souci de gérer au mieux leur développement pour profiter de l’aubaine financière dont bénéficiait encore la Polynésie française. Les politiques faisaient leurs petites, ou grandes, affaires. Les acteurs économiques tenaient leur rôle et les plus entreprenants ont construit ou fini de construire de belles, très belles réussites. Les plus installés ont...

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier