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Ùratea : les astres qui font vivre la culture


Vendredi 6 Septembre 2019 - écrit par Ariitaimai Amary


Moana'ura Tehei'ura et Hitihiti Hiro Tehei'ura partagent plus qu'un simple nom de famille. Bien connu dans le monde culturel du fenua, ce couple a trouvé son point d'union dans un socle plus fort encore : la culture. En effet, leur rencontre inspire la synchronicité de deux esprits connectés, partageant un amour réciproque pour ce qui a trait à l'art et à la danse.



C'est dans une charmante maison familiale, en plein centre-ville, que résident Moana'ura Tehei'ura et Hitihiti Hiro Tehei'ura. La nuit tombait et le brouhaha incessant de la ville se faisait plus doux, laissant s'intensifier le son du carillon. C'est dans cette ambiance zen, semblant nous plonger dans un territoire à mi-chemin entre le fenua et le Japon, que s'est déroulée la rencontre entre notre rédaction et le couple.

Hitihiti, comme une grande partie des jeunes filles de Polynésie, a commencé le 'ori tahiti dès son plus jeune âge. Rapidement passée des écoles de danse aux groupes plus conséquents, elle a vite goûté aux délices de l'univers du Heiva i Tahiti. Moana'ura a, lui aussi, commencé dans la danse, chez O Tahiti E, avant de gravir peu à peu les échelons. Après dix ans dans le groupe lauréat de l'édition 2019 du Heiva, il ne ressentait pas le besoin de créer sa propre troupe. Finalement, il décide de se mettre à son compte.

En 2011, leurs chemins se croisent et Hitihiti devient l'interprète principale des chorégraphies créées par Moana'ura. De cette première union est né Pīna'ina'i, dont le fer de lance est la défense des auteurs autochtones, combat mené par l'association Littéramāo'hi. Le chorégraphe précise cependant que son binôme n'est pas une simple interprète. Elle est la répétitrice qui enseigne les pas aux autres danseurs, mais aussi, et surtout, elle est son inspiration. Il explique : "Je crois que notre collaboration est un bel exemple de travail fusionnel. Elle interprète mes chorégraphies, elle ne les exécute pas. Nous ne sommes pas dans une relation binaire de l'apprenant et de l'apprentie, mais vraiment dans l'appropriation du sens de ce qu'on veut exprimer. Je donne effectivement l'impulsion du geste, mais elle se l'approprie totalement."

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Bas les masques !

Bas les masques !
Le spectre de la grève générale qu’a laissé planer l’intersyndicale en début de mois aura eu le mérite de démasquer les autorités. Lors des négociations avec les organisations syndicales et patronales, le Pays et l’État ont dû s’expliquer, sans pouvoir, cette fois, se défiler ; et leurs discours n’ont cessé de changer à propos de leur gestion de la crise Covid, allant jusqu’à se contredire. Après avoir exigé le confinement général de la population et mis l’activité économique à l’arrêt, puis rouvert d’un coup nos frontières pour sauver le tourisme extérieur, on nous dit aujourd’hui que le virus circule et qu’il n’y a plus besoin de multiplier les tests, puisque sa propagation est trop importante. Reste donc à “attendre l’immunité collective et, bien sûr, le vaccin”, voilà le nouveau discours officiel, qui, en parallèle, répète à l’envi que la Polynésie a déployé “l’un des dispositifs de sécurité sanitaire les plus complets au monde (sic)”. Le nombre de cas confirmés liés au coronavirus a franchi la barre des 1 000, les premiers morts ont été annoncés, les foyers de contagion se répandent désormais dans les quartiers populaires, l’économie locale est exsangue et la crise sociale, bien réelle… Notre fenua est passé de Covid-free à free Covid… Tout ça pour ça !
Désormais, au bord du précipice, nul autre choix que de nous endetter davantage pour rebâtir la Polynésie de demain, avec le plan de relance “Cap 2025” concocté dans son coin par M. Rohfritsch, Vice-président et ministre de l’Économie et des finances. Un programme quinquennal, avec une échéance courte de cinq ans, qui semble pourtant trop ambitieux, de l’avis des spécialistes. Mais ce problème ne sera pas celui de Teva, mais celui de son successeur... ayant démissionné le lendemain pour sa course aux sénatoriales 2020 ! Doudou est perdu, et Dodo s’en remet à Macron qui, lui, s’étouffe derrière son masque. Au pays de l’oncle Sam, Donald n’est pas en reste, puisqu’il aurait sciemment minimisé l’épidémie, selon les révélations du journaliste américain Bob Woodward, pour “ne pas faire paniquer la population” et “donner la priorité à l’économie”. Ainsi font, font, font, les petites marionnettes. Ainsi font, font, font, trois p’tits tours et puis s’en vont…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT