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Va’a : Championnats du monde de vitesse, le succès au rendez-vous


Vendredi 27 Juillet 2018 - écrit par Luc Ollivier


Les XVIIIes Championnats du monde de va’a de vitesse, organisés du 19 au 26 juillet à Pirae, ont été frappés du sceau de la réussite tant sur le plan d’eau qu’à terre. À Tahiti, on sait aussi, quand on y met les moyens, être un modèle.



Crédit photo : Tahiti Infos
Crédit photo : Tahiti Infos
Il n’y a qu’à passer devant le site de Aorai Tini Hau, à Pirae, pour mesurer le succès populaire et sportif de cette nouvelle édition de championnats mondiaux de va’a. Malgré l’imposant parking, les trottoirs alentours sont pris d’assaut par des dizaines de voitures en manque de stationnement. Sur le site, partiellement rénové et baptisé parc Aorai Tini Hau, les stands affichent souvent complet, pour le plus grand plaisir des organisateurs mais aussi des vendeurs et exposants de toute sorte. Jean Chicou, responsable du Comité organisateur local (COL) peut être satisfait du travail fourni par toute sa jeune équipe depuis maintenant deux ans. Elle a su proposer un site attractif et corriger quelques imperfections relevées lors des Championnats du monde de marathon organisés sur le même site l’année dernière...

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Sainte Défisc’, priez pour nous

La brève, mais intensive, visite du ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, du vendredi 27 au lundi 30 juillet, a une nouvelle fois mis en évidence la grande dépendance économique de la Polynésie française vis-à-vis de l’État français. Durant quatre jours, le gouvernement Fritch, comme d’autres avant lui, a tenu à montrer à chacune des visites programmées combien la défiscalisation nationale était plus que nécessaire pour que ce pays continue à se développer. "Vous avez compris que notre insistance vis-à-vis de la défiscalisation n’est pas un luxe", a d’ailleurs rappelé Édouard Fritch dans son discours de clôture. Entre celle généreusement accordée pour le câble Natitua – qui n’aurait pas dû en bénéficier –, celle évoquée à demi-mot pour la filière pêche – un secteur prometteur pour le développement –, et le système de défiscalisation nationale en général pour laquelle aucune réponse ne sera donnée avant la fin de l’année, le ministre a fait souffler le chaud et le froid. Il a rappelé qu’à Bercy, on n’aimait pas trop la défiscalisation. "On n’aime pas trop ça car il s’agit de défalquer un impôt d’un impôt." Ou encore : "Lorsque l’on met de l’argent soit par des subventions, soit de la défiscalisation, soit par des baisses d’impôt, c’est le contribuable métropolitain qui contribue à cet argent public. Il faut faire attention." De quoi tempérer l’enthousiasme des plus optimistes sur le bilan de cette visite. Ils pourront toujours se raccrocher à ce qui ressemble à un certain maintien du suspense. La visite du président Emmanuel Macron, prévue pour début 2019, pourrait être celle des bonnes nouvelles. Après le passage de son prédécesseur, François Hollande en 2016, qui avait permis d’avancer sur ce qui est devenu l’Accord de l’Élysée et la très attendue reconnaissance du fait nucléaire, le président Macron pourrait débarquer les bras chargés de cadeaux fiscaux et, si l’on se prend à rêver, l'un qui aurait la forme d'excuses et de dédommagement du fait nucléaire et de ses conséquences. L’avenir nous dira si la France peut être aussi juste et grande que généreuse.
Ce numéro de Tahiti Pacifique est le 100e depuis qu’Alex du Prel, son fondateur, a officiellement passé la main au groupe Fenuacom en août 2015 ; nous tenions à le rappeler et ainsi lui rendre hommage.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier