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Va’a : Championnats du monde de vitesse, le succès au rendez-vous


Vendredi 27 Juillet 2018 - écrit par Luc Ollivier


Les XVIIIes Championnats du monde de va’a de vitesse, organisés du 19 au 26 juillet à Pirae, ont été frappés du sceau de la réussite tant sur le plan d’eau qu’à terre. À Tahiti, on sait aussi, quand on y met les moyens, être un modèle.



Crédit photo : Tahiti Infos
Crédit photo : Tahiti Infos
Il n’y a qu’à passer devant le site de Aorai Tini Hau, à Pirae, pour mesurer le succès populaire et sportif de cette nouvelle édition de championnats mondiaux de va’a. Malgré l’imposant parking, les trottoirs alentours sont pris d’assaut par des dizaines de voitures en manque de stationnement. Sur le site, partiellement rénové et baptisé parc Aorai Tini Hau, les stands affichent souvent complet, pour le plus grand plaisir des organisateurs mais aussi des vendeurs et exposants de toute sorte. Jean Chicou, responsable du Comité organisateur local (COL) peut être satisfait du travail fourni par toute sa jeune équipe depuis maintenant deux ans. Elle a su proposer un site attractif et corriger quelques imperfections relevées lors des Championnats du monde de marathon organisés sur le même site l’année dernière...

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Le Tavini, roi de la com’ ?

L’annonce, le lundi 8 octobre devant la 4e commission de l’Organisation des Nations unies à New York par le leader indépendantiste Oscar Temaru, a fait l’effet d’une bombe. Dans sa tribune, il a dénoncé le colonialisme nucléaire et a annoncé avoir déposé une plainte (réceptionnée le 2 octobre) auprès du Tribunal pénal international de La Haye contre la France et ses présidents pour crime contre l’humanité.
La presse nationale, mais aussi mondiale, en a fait ses choux gras, tant cette action a surpris par son énormité. Si, au final, cette plainte n’a que très peu de chances d’aboutir, en raison de procédures juridiques, il n’en demeure pas moins que le Tavini a fixé sur lui les projecteurs, alors même que sa démarche de décolonisation onusienne s’enlise depuis 2013. De quoi forcer la France à s’asseoir à la table des négociations ? Rien n’est moins sûr, cette dernière considérant toujours que la Polynésie française n’est pas un pays non autonome. Après l’entrée l’année dernière du numéro 2 du parti à l’Assemblée nationale dans une tenue traditionnelle qui lui avait valu l’attention des médias nationaux, autres que celui de France Ô, le Tavini prouve une fois encore qu’il sait jouer avec la presse pour se faire entendre.
Les réactions locales et nationales n’ont pas tardé à se faire entendre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, déplorant la méthode, et le président Édouard Fritch de rappeler, sur une télévision locale : "On utilise des actions de ce type-là pour rappeler que l’on existe. Ce sont des coups médiatiques, car je crois que le président du Tavini lui-même sait très bien que la plainte qu’il a annoncée contre les chefs d’État n’aboutira jamais. J’ai vu que l’Église protestante maohi aussi redépose une autre plainte… Mais pour aboutir à quoi ? Surtout que les effets annoncés ne verront pas leur aboutissement."
Pour aboutir à quoi ? Tout simplement, rappeler aux yeux du monde qu’une minorité de Polynésiens ne souhaite plus faire partie du giron républicain. Le Tavini se débat avec ses moyens et pivilégie le poids des Unes à celui des urnes.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier