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Voiries, trottoirs, éclairages : Nouméa poursuit la rénovation de ses ouvrages


Vendredi 24 Janvier 2020 - écrit par Les Nouvelles Calédoniennes




Crédit photo : DR
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Chaque année, des enveloppes sont dédiées aux chantiers d’entretien courant et de réhabilitation des infrastructures municipales. Le point sur les travaux à venir.

400 millions pour les voiries

“Les interventions d’entretien courant sont réalisées en fonction des moyens disponibles, introduit Philippe Jusiak, secrétaire général adjoint au pôle aménagement à la mairie, et sont priorisées selon l’état et l’âge de la voie, ainsi que la tenue éventuelle de travaux sur les réseaux ou les trottoirs. On en profite, on essaye d’avoir cette logique d’intervention globale.” L’enveloppe allouée permet de refaire environ huit kilomètres de voies sur les 500 que compte la ville.
Est prévue la réfection des rues Sébastopol, Jaurès, Alma, des tronçons de l’avenue James-Cook, des rues Heiny à Rivière-Salée, Barrau à Normandie, Kervistin à l’Anse-Vata, Coursin au Quartier-Latin, Clemenceau, Vauban, Verdun (entre Sébastopol et Douarre) et Bénébig (entre Charleroi et Taragnat au niveau des carrefours).
Mais aussi, sur Iekawe au 7e km (au niveau de la connexion avec la rue Germain, ainsi qu’entre la rue Koenig et le rond-point), à Magenta (au niveau de Félix-Broche), au 6e km (les rues Iris, Camélias, Capucines et Flamboyants sont fléchées, mais le programme est susceptible d’être ajusté, tout le secteur ayant vocation à être repris), sur la partie haute de la Vallée-des-Colons (possiblement Rougy, allée d’Auvergne, Reverce et Bouquet de la Grye), et le secteur de la route des trois Baies à Kaméré. Enfin, la deuxième phase du chantier de requalification de la route du Port- Despointes doit commencer en milieu d’année.

200 millions pour les trottoirs

Le chantier de réfection des trottoirs, lancé en 2015, se poursuit cette année. “En tout, 1 500 mètres de linéaire de trottoirs doivent être refaits”, indique Philippe Jusiak. Dont le boulevard Vauban, en travaux jusqu’au mois d’avril. Suivront les trottoirs du square Douarre et de la rue Surcouf, et le haut d’Anatole-France en mai. Pendant les mois de juin, juillet et août, ce sera au tour du bas de la rue de Verdun d’être concernée, entre Austerlitz et Ferry, puis de Jaurès, entre Mangin et Gallieni en octobre et, à la fin de l’année, le premier tronçon de Gallieni, entre les rues de la Somme et de Verdun.

115 millions pour l’éclairage

Sur 11 000 points lumineux à Nouméa, 1 800 sont déjà passés en Led, et 2 200 doivent l’être cette année. “On atteint la vitesse de croisière”, remarque Philippe Jusiak. Des interventions sont programmées dans plusieurs quartiers : Rivière-Salée, 7e Km, Magenta, Faubourg-Blanchot, Trianon, Val-Plaisance, Anse-Vata et Baie-des-Citrons. Les éclairages sont avant tout changés en fonction de leur vétusté, et s’ils se trouvent sur des axes où sont réalisés des travaux. Des chantiers spécifiques s’ajoutent. La reprise de l’éclairage sur la rue Lèques, à Tina, de l’école Serge-Laigle à la rue Germain, de février à juin, pour 58 millions de francs. À l’entrée de la ville, du rond-point Berthelot jusqu’à Montagne Coupée, le changement d’une trentaine de points lumineux est en cours, pour 40 millions de francs. Sur le haut de la Vallée-du-Génie, la rue Cartier est prévue pour 8 millions de francs et, au CNC, la rue Garnier. Enfin, un projet est annoncé au Ouen Toro. “Il s’agit de sécuriser l’accès piéton en créant un cheminement qui commencerait à partir du premier parking, et en installant un éclairage.”


Source : Les Nouvelles Calédoniennes


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Comme un parfum de Macron…

Comme un parfum de Macron…
La décision du Conseil d’État, le 27 janvier dernier, de ne pas appliquer l’amendement à la loi Morin pour les demandes d’indemnisation des victimes des essais nucléaires déposées avant 2019 a surpris la Polynésie entière… mais agréablement pour une fois ! Cette institution publique, qui est chargée de conseiller le Gouvernement central et se veut la plus haute des juridictions de l’ordre administratif, met donc finalement à mal “l’amendement Tetuanui”, créé le 30 décembre 2018, qui réintégrait dans la loi, après la suppression de la notion de “risque négligeable”, un seuil minimal d’exposition aux rayonnements ionisants pour accéder aux indemnisations (une dose annuelle de 1 millisievert). Conséquence immédiate : deux victimes, dont les dossiers avaient pourtant été rejetés par le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (Civen), ont pu obtenir gain de cause. Ces décisions font ainsi jurisprudence pour 62 autres cas ayant reçu un avis défavorable parmi les 138 demandes d’indemnisation en attente.

Même le président du Pays n’a pas caché son grand étonnement. Sans chercher à “faire le travail du Civen”, Édouard Fritch a considéré, au micro de Radio 1, qu’il va manquer au comité “un critère qui permette de dire oui ou non”. Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, a déclaré pour sa part, lors de sa courte visite au fenua : “Chacun prend acte de cette décision”, en ajoutant que ce sera au Civen d’en “examiner les conséquences”, en l’absence d’une estimation précise de l’impact financier sur l’État. Sans surprise cette fois, Auguste Uebe-Carlson, fondateur et président de l’association 193, a, lui, réagi positivement à cette grande annonce dans les colonnes de Tahiti Infos : “C’est vraiment un encouragement (…) pour toutes les familles à se manifester pour que cet amendement [“Tetuanui”] soit supprimé ou suspendu en attendant des études sérieuses de la part de l’État à propos de la réalité des maladies qui touchent notre pays.” Selon lui, “le nombre de dossiers a considérablement baissé” depuis l’entrée en vigueur de cet amendement, qui “a découragé beaucoup de familles polynésiennes à entamer une demande d’indemnisation”. Le père Auguste n’a d’ailleurs pas manqué d’affirmer : “Nous rappellerons au président Macron ces décisions du Conseil d’État.

En effet, malgré deux reports en 2019, le président de la République française nous fera enfin l’honneur d’un séjour en Polynésie du 16 au 18 avril 2020, des dates dont nous vous avions donné la primeur dans l’édition du 13 décembre dernier (lire TPM n° 422). On peut tout de même s’interroger sur cette décision tonitruante du Conseil d’État en faveur des Polynésiens. D’autant qu’elle s’est suivie, quelques jours après, du passage tout sourire de Mme Girardin sur nos terres, offrant par la même occasion un joli coup de pouce pour les municipales au Tapura Huiraatira, parti local majoritaire rallié à la liste La République en marche (LREM) d’Emmanuel Macron… Juste avant la ministre des Outre-mer, c’était Stanislas Cazelles, le conseiller Outre-mer de l’Élysée, qui se déplaçait à Tahiti pour préparer le voyage du chef de l’État. Alors, hasard du calendrier ou pas, le terrain semble parfaitement déblayé pour l’arrivée du Président ! Si beaucoup redoutent qu’on leur vende encore des salades, ce qui est sûr, c’est que victimes ou non des essais, bien des hommes et des femmes l’attendent de pied ferme et qu’au menu, ils lui proposeront, eux, des échanges et des débats de vive voix autour du sujet explosif du nucléaire.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt