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Vu de Paris : qui paiera pour les bateaux échoués ?


Vendredi 20 Novembre 2020 - écrit par Julien Sartre


Le Conseil d’État, à Paris, examinait ces jours-ci des recours déposés par des compagnies maritimes qui tentent de se dédouaner de leurs responsabilités dans l’échouage de leurs navires sur les atolls de Arutua et de Nengo Nengo.



C’est sur les rivages des Tuamotu que les naufrages se sont produits, mais les conséquences financières et juridiques de ces drames se jouent et se dénouent à Paris. Au Palais-Royal, à côté du Louvre, le Conseil d’État examinait la semaine dernière des recours déposés par plusieurs sociétés et plusieurs responsables juridiques du milieu maritime.
Devant la plus haute juridiction administrative, dans la capitale française, les sociétés Shenzen Shengan Overseas (Chine) et Lung Soon Ocean Groupe (Taïwan) contestent les factures que le gouvernement de Polynésie française leur a adressées après le naufrage de leurs navires respectifs sur les atolls de Arutua et de Nengo Nengo. Une firme polynésienne, la société Tuanui, en lien avec des sociétés singapouriennes, est également concernée.
Puisque fort heureusement aucune victime n’est à déplorer dans ces différents naufrages sur des récifs, les discussions et les arguties juridiques sont uniquement de nature financière. Et les sommes en jeu sont assez considérables : de 500 000 Fcfp à plusieurs millions de Fcfp...

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“Champions du monde” de Covid : on dit merci qui ?

Après notre titre de "champions d’Outre-mer" lorsque le fenua a réussi l’exploit, le mois dernier, d’être la seule collectivité ultramarine à se voir imposer un couvre-feu, voilà que nous prenons du galon en montant sur la première marche du podium des pays qui enregistrent le taux d’incidence le plus élevé de la planète. Si, si, avec 1 603 cas pour 100 000 habitants (du 29 octobre au 11 novembre 2020), nous sommes devenus "champions du monde" de coronavirus devant Andorre (1 378) et la République tchèque (1 330), selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ! Le summum de l’aberration a été atteint la semaine dernière quand on a appris que les touristes hexagonaux étaient interdits de… Polynésie. Depuis le reconfinement de la Métropole, le motif dérogatoire touristique qui figure dans l’arrêté du haut-commissaire (en vigueur jusqu’au 16 décembre) n’est en effet plus considéré comme une raison valable. On pourrait croire à une mauvaise blague, mais non, c’est bien la triste réalité.
Nous qui étions “Covid-Free” et misions tout sur le tourisme extérieur pour sauver l’économie locale, on peut dire que c’est ballot ! À vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, changer de stratégie et ne pas mettre des contrôles sanitaires stricts lors de la réouverture de nos frontières, les autorités ont perdu sur tous les tableaux et font sombrer notre économie… Les petits commerces mettent la clé sous la porte les uns après les autres, de même que certaines pensions. Par ailleurs, la décision de fermer les salles de sport a suscité l’incompréhension de nombre d’entre nous qui crient à l’incohérence, alors que les lycéens s’entassent dans les classes. Pourquoi ne pas avoir pris des mesures adaptées, comme c’est le cas dans d’autres secteurs ? Surtout que le profil des personnes hospitalisées est une majorité de patients obèses, diabétiques et hypertendus. Le Covid tue les personnes en mauvaise santé, et on empêche les gens de faire du sport et de renforcer leur immunité… C’est d’autant plus aberrant chez nous, avec une partie de la population dite “à risques”. C’est le serpent qui se mord la queue !
Pendant ce temps, le Bureau de veille sanitaire (BVS), en sous-effectif, est quasiment injoignable, tellement il est débordé. Il n’y a aucun contrôle des cas positifs et encore moins de suivi des cas contacts. En changeant de protocole sans réaliser de vraie communication, les autorités ont réussi à embrouiller l’esprit des citoyens, qui ne savent même plus s’ils doivent aller travailler ou rester chez eux lorsqu’ils sont cas contacts. Et on se demande encore comment on a du mal à limiter la propagation du virus ? Nos dirigeants, ici et en Métropole, répètent assumer entièrement leurs responsabilités, mais tous ces morts doivent commencer à devenir pesants !
Si on ne peut plus voir ses amis, ni assister à un événement culturel, ou même faire du sport, il nous reste une seule solution pour éviter la sinistrose : en profiter pour retrouver les plaisirs des sens, les plaisirs de la Vie… Alors, on dit merci qui ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT