N° 139, novembre 2002

5

Editorial

6

Courrier des lecteurs

7

Analyse de l'actualité

9

Confidences

10

Voyage de Gaston Flosse en Chine

12

Humour

13

Baromètre

15

Dossier : Adoption à la tahitienne

23

Papeete se transforme

24

Nominations de justice : problème ?

26

A la Cour

29

Divers

30

La Nlle-Calédonie pour l'euro ?

32

Fiu de Beslu

35

Ermite à Tahiti en 1935

41

Courteline envahit Tahiti

42

Religions à Wallis & Futuna

48

Tahiti redécouverte par la B.D.

50

Publications

50

NOUVELLE : "Le Poisson d'Eau douce"

54

Gastronomie

55

Mots fléchés

56

Evénements du Pacifique en octobre 2002

57

Les événements de Tahiti en octobre 2002

58

Balises des îles

15 - Dossier sur l'adoption à la tahitienne

48 - La bande dessinée redécouvre Tahiti.

HUMOUR

Voyage en Chine :
"Président" découvre le tombeau impérial de Xi'an

Temps de parole à l'assemblée de P.F.

Un système médical viable ?

Durant le mois d'octobre Tahiti a vécu un conflit entre les médecins libéraux de Polynésie française et la CPS (Caisse de prévoyance sociale de Polynésie française). En effet, le 2 octobre, le conseil des ministres approuvait une délibération de la CPS, un nouvel avenant à la convention liant les médecins libéraux et la caisse dans lequel les administrateurs de la CPS avaient décidé de revenir aux tarifs de 2000, soit 3000 Fcfp (25¤) la consultation d'un généraliste et de 4200, 5000 ou 10 180 Fcfp (35, 42 ou 85¤) pour les différents types de spécialistes. La CPS justifiait ce « retour » par le dérapage de l'évolution des dépenses de santé. Fin 2000, l'augmentation des honoraires des consultations avait été acceptée en échange de l'engagement des médecins de diminuer leurs prescriptions en 2001 de 8,5%. Or, au contraire, celles-ci avaient augmenté de 8,5%.
S'en suivit une polémique par communiqués de presse interposés et même des pamphlets distribués dans certains cabinets médicaux, et les médecins libéraux déposèrent une demande de référé devant le tribunal administratif. Celui-ci rendit son verdict le 10 octobre, un jugement qui annulait la baisse des tarifs des consultations arrêtée par le conseil des ministres, donnant aux médecins et à la CPS jusqu'au 30 novembre 2002 pour s'entendre et, dans le cas contraire, autorisant la CPS à signer avec les médecins jusqu'au 31 décembre des conventions individuelles pour l'année 2003. Nous vivrons donc à Tahiti début décembre la suite de ce feuilleton.

Le point ici n'est nullement de prendre parti dans ce conflit ponctuel, mais plutôt de savoir si le système de santé actuel est viable. En effet, longtemps avant ce conflit, il nous apparaissait que le financement de la protection sociale à Tahiti relevait, comme tant d'autres choses dans nos îles, d'un syndrome du genre « Alice aux pays des merveilles ».

Nous nous expliquons :
Tout le monde sait qu'en France métropolitaine le régime de santé de la « Sécu » est déficitaire. Voilà déjà une première raison pour laquelle on ne voit pas comment celui de Tahiti, calqué sur la Sécu avec quelques variantes, pourrait l'être. Mais ensuite, un esprit observateur ne peut que voir que les bases financières sont bien différentes de celles de France, nommément dans les chapitres recettes et dépenses.
Voyons les recettes : en France, tout le monde est affilié à la « Sécu ». A Tahiti tout le monde n'est pas affilié à la CPS : beaucoup de hauts salaires, notamment les fonctionnaires d'Etat de l'éducation et autres, cotisent auprès de la Sécu en France ; les marins ont leur ENIM, etc. Ceci fait que l'essentiel des cotisants à la CPS sont les salaires des fonctionnaires territoriaux mais surtout les ouvriers et employés du secteur privé, parmi lesquels le grande masse des « smicards ». En plus, l'affiliation récente et massive de tous les petits revenus au régime des non salariés (RNS) de la CPS baisse d'autant plus la moyenne des montants des cotisations. Or, comme nous l'avions démontré dans notre éditorial de décembre 2001, le Smig à Tahiti est inférieur de 30% à celui de métropole.
Il serait donc tout à fait raisonnable d'estimer que, proportionnellement, le revenu de la caisse maladie de la CPS est inférieur de 30% à celui de la « Sécu ».

Hélas, tel n'est vraiment pas le cas pour les dépenses.
D'abord, il y a les tarifs des médecins : 20¤ en France, 27,5¤ à Tahiti pour une consultation auprès d'un généraliste, soit 27% en plus. Même différence pour les médecins spécialistes.
Ensuite, pour les médicaments, l'écart est encore plus criant : l'étiquette de la « Sécu » et une facture d'une pharmacie de Tahiti démontrent que le produit vendu 22,84¤ TTC (2740 Fcfp) dans une pharmacie de France coûte à Tahiti 3827 Fcfp (hors TVA de 6% que l'assuré paye). Ce qui fait que la CPS supporte une surcharge de 37% sur les médicaments par rapport à la « Sécu » ! (Mais qui donc encaisse cette énorme différence ?)

Ainsi avons-nous à Tahiti un système de protection sociale qui, toutes proportions gardées, engrange des recettes à 30% inférieures à celles usuelles en métropole, mais dont les dépenses sont d'environ 35% supérieures à celles de France !

On cherche désespérément le professeur d'économie qui puisse nous expliquer comment un tel système peut être viable.

Bonne lecture à tous et merci pour votre fidélité.

Alex W. du PREL
Directeur de la publication


Evénements à Tahiti et ses îles

Mardi 1 octobre
- Le ministre de la Fonction publique organise un colloque sur le thème « servir le citoyen ».
- Avitaillement en carburant à l'aéroport de Tahiti : convention avec la Somcat reconduite pour 18 ans.
- La famille Williams réclame à la Polynésie française le catamaran "Hakuna Matata" à bord duquel eut lieu le triple meurtre du basketteur américain, Brian Williams, alias Bison Dele.

Mercredi 2 octobre
- Le conseil des ministres décrète le retour aux tarif conventionnels de 2000 pour les médecins libéraux.
- Meeting international d'athlétisme à Tahiti
- Ouverture de la 8è Foire de Tahiti.

Jeudi 3 octobre
- Les travaux du chantier de l'hôpital de Taaone sont suspendus.
- La Caisse de Prévoyance Sociale affirme ne pas comprendre les accusations portées par le syndicat de médecins de P.F suite à la décision de diminuer leurs honoraires comme sanction au non respect de la baisse des dépenses médicales.

Vendredi 4 octobre
- Signature à Paris de la nouvelle convention pour le développement de la Polynésie française :18 milliards Fcfp (151 M¤) par an.
- Les médecins déclarent la grève.

Samedi 5 octobre
- L'Alis, navire océanographique de l'IRD (Institut de Recherche pour le Développement) est à la recherche du piper à Katiu au Tuamotu.
- De retour de Paris, Gaston FLOSSE explique qu'en aucun cas les travaux ne peuvent être suspendus au chantier du nouvel hôpital.
- Jérôme PRIGENT remporte la course « Aïtoman » à Moorea.

Lundi 7 octobre
- Rencontre de la délégation polynésienne avec le président de la République populaire de Chine à Pékin.
- Alors que le Territoire annonce la poursuite des travaux, les ouvriers de Bouygues Bâtiment désarment deux grues sur le chantier de l'hôpital.
- Festival de la photographie à Tahiti.

Mardi 8 octobre
- Tarif des consultations médicales : le tribunal administratif annule l'avenant les réduisant.
- Découverte d'un noyé dans le Port de Papeete.
- Décès d'Henriette WINKLER, chanteuse très connue en Polynésie, des suites d'une crise cardiaque.

Jeudi 10 octobre
- Le tribunal administratif décide de donner un mois aux médecins qui ont été entendus et à la CPS pour revenir à la raison, du moins à une discussion.
- Gaston FLOSSE annonce l'ouverture d'une délégation permanente à Pékin.

Vendredi 11 octobre
- Gaston FLOSSE et la délégation polynésienne poursuivent leur visite en Chine.
- Le remorqueur de la Marine national Le Revi réussi à libérer le thonier Vai Vai Nui de la barrière récifale de Moorea.
- Premier voyage du ferry Corsair Aremiti aux ISLV.
- Après Pékin, Gaston FLOSSE annonce vouloir ouvrir une délégation à Shanghai.

Samedi 12 octobre
- Mickaël FAKAILO est élu Mister Tahiti 2002.
- Arrivée à Tahiti d'Alain RODAIX, le nouveau rédacteur en chef de RFO Polynésie.

Dimanche 13 octobre
- L'équipe de « Ra'i » emmenée par Lewis LAUGHLIN remporte la course entre Molokai et Oahu à Hawaii
- Voyage en Chine de la délégation Polynésienne : polémique avec le Quai d'Orsay.

Lundi 14 octobre
- Le gouvernement annonce prendre en charge les ouvriers licenciés par Bouygues du chantier de l'hôpital.
- Les femmes de l'opposition se mobilisent contre la pornographie à la télévision
- Escale à Papeete du paquebot Dawn Princess .

Mardi 15 octobre
- Edouard FRITCH considère que l'intervention des femmes de l'opposition dénonçant la sexualité et la violence à la télévision est un « coup bas » contre le gouvernement.
- Cérémonie d'ouverture officielle de la 11è édition de la course Hawaiki Nui Va'a aux ISLV.

Mercredi 16 octobre
- Fare Ara remporte la première étape de Hawaiki Nui Va'a à Raiatea.
- Fin du voyage de Gaston FLOSSE en Chine.

Jeudi 17 octobre
- Michel MAROTTE, procureur, nommé procureur général de Basse terre en Guadeloupe.
- Maitai Shell remporte la seconde étape de Hawaiki Nui à Taha'a..
- Dialogue renoué dans le conflit entre médecins libéraux et CPS.
- Noyade d'une petite fillette de 2 ans à la garderie Paiea de Papeete.

Vendredi 18 octobre
- Escale dans le port de Papeete du super yacht de luxe Tatoosh.
- Maitai Shell remporte la course Hawaiki Nui à Bora Bora.

Samedi 19 octobre
- Nouvelle déception pour les perliculteurs lors de la vente aux enchères du GIE Poe Rava Nui et Tahiti Pearl Producers suite à la baisse persistante des cours.

Lundi 21 octobre
- Les ouvriers du chantier de Bouygues Bâtiment bloquent le chantier de l'hôpital.

Mardi 22 octobre
- Audience inaugurale du tribunal administratif.
- Hélène ROULAND et Alain LEVASSEUR nouveaux juges du tribunal administratif.
- Le parquet général de Paris estime que le sénateur Gaston FLOSSE, président du gouvernement de la P.F et poursuivi pour « faux et usage de faux » dans ses déclarations de patrimoine, devrait bénéficier de l'amnistie.
- Hôpital du Taaone : les ouvriers suspendent le travail.

Mercredi 23 octobre
- Ouverture du Carnaval de Tahiti.
- Les salariés du chantier de l'hôpital de Taaone marchent vers la présidence pour montrer leur mécontentement.
- Décès d'une jeune femme enceinte âgée de 25 ans après avoir mangé de la tortue à Rangiroa..

Jeudi 24 octobre
- Rencontre à Paris de Gaston FLOSSE et Martin BOUYGUES dans une tentative de conciliation.
- L'assemblée de Polynésie française adopte une série de mesures restreignant la vente et la publicité des boissons alcoolisés lors d'événements sportifs.

Vendredi 25 octobre
- Défilé du Carnaval de Tahiti sur le front de mer à Papeete.
- Les négociations entre BOUYGUES et le Territoire à Paris n'ont pas abouti à un accord.
- 80 % de risque cyclonique en Polynésie française pour la saison chaude de 2002-2003, selon Météo-France.

Dimanche 27 octobre
- Escale à Papeete du paquebot New World Discoverer.
- Cesaria Evora en concert unique à Tahiti.
- Second défilé du Carnaval.

Lundi 28 octobre
- Grève des salariés de la SOMCAT.
- Gaston FLOSSE dépose au Sénat cinq amendements au projet de loi de réforme constitutionnelle relatif à la décentralisation.
- Stationnement payant dans la rue Albert-Leboucher à Papeete.
- Référé de la CSTP-FO contre Bouygues Bâtiment.
- Ouverture du séminaire annuel du GIE Tahiti Tourisme.
- Gaston Flosse et le ministre délégué au Budget analysent les problèmes de défiscalisation des investissements en P.F.

Mardi 29 octobre
- Deuxième jour de grève au dépôt de la Somcat à l'aéroport de Tahiti-Faa'a.
- Les ouvriers de Bouygues bloquent l'accès au chantier de l'hôpital et empêchent une cinquantaine de non-grévistes et la direction de sortir des locaux.
- Suite à une étonnante décision du Conseil d'Etat, Jacques VII retrouve son poste de maire de la commune de Punaauia.
- Tauhiti NENA, en conflit avec le ministre des Sports Reynald TEMARII, présente sa démission de la présidence du comité Olympique de Polynésie.
- Gaston FLOSSE défend l'autonomie de la Polynésie devant le Sénat.

Mercredi 30 octobre
- La cour d'appel de Papeete examine les procédures disciplinaires dont font l'objet Mes CROSS, TUHEIAVA, LAU et CÉRAN-JÉRUSALEMY, poursuivis par le conseil de l'Ordre des avocats pour « outrage à leurs pairs ».
- Le Sénat adopte l'organisation décentralisée de la République.
- Les ouvriers séquestrent des cadres de Bouygues Bâtiment.

Jeudi 31 octobre
- Exposition d'artisanat des Australes à Papeete.
- Blocage du chantier de l'hôpital territorial : levée des barrages. La décision du référé en justice reportée..
- Grand incendie à Punaaua : 5000 hectares de brousse partent en fumée.

Henriette Maihi


Evénements dans le Pacifique Sud

56.000 squatters à Fidji
SUVA, 1er octobre - Les autorités fidjiennes s'inquiètent de l'augmentation constante du nombre de squatters, en particulier dans la capitale Suva, où les dernières statistiques disponibles font état d'un franchissement de la barre de 55.000 pour une population de plus de 800.0000 habitants de l'archipel. La cause principale de ce phénomène est l'exode rural, provoqué soit par l'arrivée à terme des baux fonciers, soit par la recherche d'emploi en milieu urbain.

Gouvernement dégraissé de moitié
HONIARA, 3 octobre - Le gouvernement des îles Salomon aurait été réduit de moitié jeudi, passant ainsi de vingt à dix ministres. C'est un plan de dégraissage devenu nécessaire après trois années d'un conflit ethnique entre les deux principales îles de cet archipel, Malaïta et Guadalcanal et qui ont saigné à blanc l'économie nationale. Le gouverneur de la banque centrale déclare depuis l'an dernier que l'État est « proche de la faillite ». Plusieurs catégories de fonctionnaires sont entrées en grève afin de protester contre le non-paiement de leur traitement.

Chasse au chef rebelle : sept morts
HONIARA, 15 octobre - Sept personnes ont trouvé la mort lundi au cours d'affrontements entre un groupe de policiers et les hommes du chef rebelle du Guadalcanal Liberation Front (GLF) Harold Keke. Un groupe des forces paramilitaires de la police, auquel s'étaient joints des anciens membres des milices de M. Keke, s'étaient lancés à la poursuite du chef dans le cadre d'une nouvelle tentative de le capturer.

La croissance démographique inquiète
SUVA, 15 octobre - La population des États insulaires du Pacifique a doublé ces vingt dernières années et pourrait atteindre prochainement la barre des 8 millions, a rappelé le Directeur Général du Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS). D'où, selon lui, une nécessaire prise de conscience de la part des élus de la région afin que, dans leurs pays respectifs, ils agissent en vue de préparer leurs infrastructures aux besoins d'une population grandissante, y compris dans les domaines de l'emploi, de l'éducation et de l'accès aux commodités de base.

Nauru et les îles Marshall retirés de la "liste rouge"
PARIS, 15 octobre - L'OCDE a annoncé mardi le retrait de sa "liste rouge" de deux pays insulaires du Pacifique, Niue et les îles Marshall, considérés jusqu'ici comme "non-coopératifs" grâce aux "progrès" enregistrés en vue de "réformes" dans leurs systèmes anti-blanchiment respectifs. Les pays insulaires du Pacifique concernés se sont ces derniers mois élevés contre les "contre-mesures" agitées par l'OCDE, estimant en substance qu'en la matière, il y avait "deux poids, deux mesures" et que rien n'était fait pour offrir des solutions de rechange en contrepartie de l'éventuelle disparition de leurs centres financiers. Parmi les pays demeurant épinglés dans cette liste mise à jour, on peut trouver les îles Cook et Nauru. Le Vice-Premier ministre des îles Cook, Sir Geoffrey Henry, s'en prenait une nouvelle fois à l'OCDE en l'accusant de pratiquer des méthodes "terroristes" à l'encontre des petits centres financiers de la planète, y compris ceux des États insulaires du Pacifique. « Le volume d'affaires en blanchiment réalisé en une heure à New York, à Londres et à Zürich est égal à celui réalisé par le Pacifique en vingt ans, a estimé le Vice-Premier ministre, qui rappelle que 92 pour cent des opérations de blanchiment d'argent sont réalisées dans six pays membres de l'OCDE. Et la majorité des affaires auparavant réalisées par nos centres financiers se fait maintenant en toute tranquillité dans l'État américain du Delaware, loin des yeux du GAFI. C'est ce genre d'hypocrisie qui me retourne le ventre, qui me donne la nausée » a-t-il lancé.

Interception de missile au-dessus du Pacifique
WASHINGTON, 17 oct. - Un missile balistique de type intercontinental lancé de la côte Ouest des États Unis a été intercepté par un nouveau dispositif américain dit de "défense sol-air à mi-course" tiré de l'atoll de Kwajalein (îles Marshall). Il s'agissait du septième essai pour le nouveau programme américain de défense (Ground-based Midcourse Defense, GMD) qui était testé pour la première fois au-dessus du Pacifique. Le missile (à blanc) de type intercontinental "Minuteman" avait été mis à feu depuis la base de Vandenberg (Californie) 22 minutes après, depuis la base lance-missiles sur l'atoll de Kwajalein (îles Marshall), un prototype d'intercepteur était lancé. Les deux projectiles se sont rencontrés environ six minutes plus tard, à quelque 250 kilomètres d'altitude

Le malheur des uns...
SUVA, 17 oct. - La tragédie qui a frappé Bali samedi dernier pourrait bien faire les affaires de Fidji, selon un chef d'entreprise de cet archipel. Raison invoquée : Bali et Fidji ont un climat tropical similaire, et par conséquent étaient en concurrence sur le marché australien des destinations.

Prière et jeûne anti-cyclone
APIA, 21 oct. - Comme chaque année depuis dix ans, les Samoans devront tout au long de cette semaine se confesser et avouer leurs péchés, afin de participer à l'effort national de lutte contre les cyclones et autres catastrophes naturelles. Cette semaine de prières et de jeûne national a été créée au lendemain du passage d'un cyclone particulièrement destructeur, en 1991. Depuis, aucune catastrophe naturelle n'est venue frapper Samoa.

Les députés "roturiers" quittent l'hémicycle
NUKUALOFA, 22 oct.- Les neuf représentants élus par le peuple au sein du Parlement des îles Tonga ont lundi quitté l'hémicycle en signe de protestation contre ce qu'ils considèrent comme étant un rejet systématique de leurs propositions de loi. Au sein du Parlement des îles Tonga (30 sièges), 9 députés sont élus par le peuple, les 12 ministres sont directement nommés par le roi, Tupou IV et 9 autres membres du Parlement sont choisis parmi les membres de la famille royale.

Arrêté anti-commérage
ADAMSTOWN, 22 oct. - Richard Fell, gouverneur de la petite île de Pitcairn, dont la population est essentiellement constituée de descendants des fameux révoltés du Bounty, a décidé de prendre un arrêté rendant tout acte de commérage nuisible passible d'une amende. Cette décision intervient alors que les services de police néo-zélandais et britanniques ont dépêché sur place il y a quelques semaines des agents chargés d'enquêter dans le cadre d'une affaire de mÏurs.

Aide pour les marinsdu Tuvalu
MANILLE, 22 oct. - La Banque Asiatique de Développement (ADB) a débloqué la semaine un prêt à taux préférentiel d'un montant de quelque 1,85 millions de dollars US, ainsi qu'une subvention de 291.000 dollars U, destinés à moderniser l'école nationale de la marine marchande, dont sont issus des milliers de marins. De nombreux marins originaires de Tuvalu sont embarqués sur les vaisseaux du monde entier. Ce secteur d'activité extra-territorial constitue également une source non négligeable de revenus pour ce pays : chaque année, ces marins expatriés renvoient chez eux l'équivalent de trois millions d'Euros, contribuant ainsi à équilibrer la balance des paiements (pour un Produit Intérieur Brut total de l'ordre de 9 millions d'Euros).

Éphémère heure d'été
NUKUALOFA, 23 octobre - Le gouvernement du royaume de Tonga a finalement annoncé la semaine dernière la fin de son système de l'heure d'été, introduit il y a trois ans dans le cadre d'une course au millénaire sur les fuseaux horaires, mais depuis largement critiqué. La mise en place de ce système avait permis à Tonga de se positionner jusqu'à 14 heures en avance sur l'heure universelle (GMT) et a ainsi "fait de Tonga le premier pays à voir le premier lever de soleil" du troisième millénaire.

Regain d'abattage dans les forêts du Pacifique
SUVA, 26 octobre - L'abattage forestier à Fidji, à Samoa et aux îles Salomon, a repris ces dernières semaines, provoquant dans certains cas une vive controverse. A Fidji, l'abattage du précieux bois d'acajou a commencé en début de semaine dans la province de Tailevu (centre de l'île principale de Viti Levu). Plusieurs groupes de propriétaires fonciers traditionnels ont vivement réagi, déclarant qu'ils n'ont pas été consultés sur ce contrat, intervenu entre l'office fidjien des terres indigènes (Native Land Trust Board, NLTB) et la société Fiji Hardwood, représentant des intérêts américains. A Samoa, un groupe local de protection de l'environnement s'est insurgé contre un projet gouvernemental d'abattre douze cents hectares de forêt tropicale sur un site destiné à devenir une petite ville. Les opposants à ce projet estiment que cet abattage portera un coup fatal à l'écosystème. Aux îles Salomon, c'est l'abattage du teck qui a débuté dans le petit groupe des îles Shortland sur une plantation gérée par le gouvernement. Le début de cette exploitation est perçu comme une source d'espoir de la part des habitants de cette zone, qui ont été confrontés à d'énormes difficultés liées à aux répercussions de guerre de Bougainville, mais les villageois de Famoa déclarent avoir vendu les droits à une société de Singapour.

Lutte contre les maladies du taro
SUVA, 28 octobre- Le taro, tubercule prisé dans toute la région Pacifique et source de revenus à l'exportation, fait l'objet de soins particuliers afin de le préserver d'une série de maladies dans le cadre d'un effort régional coordonné par la Communauté du Pacifique (CPS). Il y a huit ans, la production des îles Samoa a été détruite par une forme de cette maladie, également présente en Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux îles Salomon, à Hawaii, Guam et en Micronésie. Le programme Tarogen de la CPS vise notamment à développer des espèces de taro résistant à cette maladie, à partir de cultures-mères en provenance des Philippines et de Palau.

Téléphone mobile à Kiribati
NOUMEA, 30 oct. - Les sociétés Telecom Services Kiribati Limited et Alcatel ont signé lundi à Nouméa un contrat portant sur "plusieurs millions de dollars" pour la fourniture du premier réseau GSM/GPRS dans les deux principales îles du Kiribati (anciennes îles Gilbert), dont la population avoisine les 100.000 habitants. Ce système aura une capacité initiale de deux mille abonnés prévue d'ici la fin 2002. Kiribati a récemment signé un accord de pêche avec l'Union Européenne et la piste de son aéroport sur l'île Christmas a été utilisée par l'agence spatiale japonaise pour effectuer les premiers essais de vol de ce qui devrait devenir la première navette spatiale nippone.

Patrick Decloître à Suva /OFO/ Communauté du Pacifique



Mikaël Fakaïlo, âgé de 19 ans, a été élu Mister Tahiti 2002 et représentera Tahiti à l'élection de Mister France à Paris.
On s'étonne qu'ait été choisi « pour représenter la Polynésie française » un Futunien né à Bordeaux qui vient juste de découvrir Tahiti.
Pourtant les "beaux mecs" ne manquent pas à Tahiti !

 


Vendanges (!) du millésime 2002 dans le "domaine" de Dominique Auroy sur le motu Tepaororeva de l'atoll de Rangiroa.
Le 23 octobre 2002, les premières bouteilles de ce domaine tropical sont mises en vente à Tahiti par la société Ampélidacées.
Vin des millésimes 2000 et 2001, blanc, rosé et rouge, ce vin fruité unique est un produit rare, de luxe et, par conséquent, vendu cher.

 

Deux magnifiques yachts ont visité Tahiti en octobre :

le Tatoosh, yacht long de 92 mètres et propriété de Paul Allen, co-fondateur de Microsoft.
Il a acheté ce bateau qui transporte deux hélicoptères en 2001 pour 100 millions de dollars (12 milliards Fcfp).
Il se rend à Auckland pour l'America Cup

 

En bas : Bien moins chère mais beaucoup plus belle, la goélette néo-zélandaise R. Tucker Thompson
qui effectue un tour du Pacifique (N.-Z., Corée, Japon, États-Unis et îles Marquises) avec 16 membres d'équipage.

 

Décédés :
Henriette WINKLER, grande Dame et ambassadrice de la chanson polynésienne dans les années 60 et 70,
d'un arrêt cadiaque à l'âge de 71 ans.

 

et Bernard KIMITETE, l'un des Marquisiens les plus connus aux îles Hawaii, à l'âge de 62 ans d'une crise cardiaque.
À la fois un fabuleux sculpteur et un constructeur de pirogues, Bernard Kimitete, cousin du conseiller-maire de Nuku Hiva,
Lucien Kimitete, habitait depuis plus de 30 ans à Hawaii.