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15 - Un autre regard sur notre société
25 - Sauvé par la "loi d'Amnésie", ou comment l'Etat annule les décisions de justice.
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Tahiti et ses îles sont le rêve pour une multitude de personnes, généralement urbaines, dans le monde entier. Quelques rares font le voyage, même parfois le déménagement, bien que nos îles ne soient pas des terres d'immigration. Alors, une fois dans ce paradis, que faire car il faudra bien vivre, et si l'on a pas la chance d'être un fonctionnaire métropolitain retraité qui voit sa pension multipliée par 1,7, il faudra bien « bosser ». Hélas, à moins d'être neurochirurgien ou mécanicien aéronautique, le travail est rare, d'autant que les "locaux" ont une certaine priorité, ce qui n'est que normal. Car si on devait vivre les îles dans la misère, ce ne serait alors vraiment plus le paradis, d'autant plus si votre voisin vous éblouit avec sa rutilante nouvelle automobile.
L'art de vivre dans les îles, c'est donc apprendre ce que les Tahitiens des îles savent et tentent depuis bien longtemps : essayer de se créer un revenu, une rente juste suffisante pour vous permettre de vivre avec dignité, hors du besoin. Et ceci, bien sûr, avec le moins d'effort possible. Evidemment il y a la fonction publique qui offre de tels avantages. Hélas, bien que pléthorique, le nombre de telles sinécures des plus convoitées est quand même limité, la générosité de la France et les taxes tahitiennes n'étant pas aussi vastes que l'Océan Pacifique.
Il faut donc se tourner vers autre chose, tel se lancer dans la teinture des pareu qu'on vendra aux touristes. Mais comme trop de personnes se sont engagées dans ce filon et que le nombre des touristes diminue régulièrement, la filière s'est vite effondrée. En effet, c'est bien connu, dès que quelqu'un lance une idée nouvelle dans nos îles et que celle-ci semble marcher, une nuée de "copieurs" le lance dans le même filon et le "business" devient vite saturé. Alors, pourquoi pas devenir artiste peintre et vendre ses croûtes ? Si on est un bon peintre, oui ça pourrait marcher, à force de patience et à condition, bien sûr, qu'on veuille bien peindre ce qui plaît à l'amateur fortuné puisque Tahiti est un des rares endroits au monde où un (bon) artiste peut vivre de son art. Hélas, les bons peintres sont rares.
Alors pourquoi ne pas écrire son livre puis vendre ce bouquin ? Là, c'est presque la misère assurée, car le marché est très petit pour ne pas dire minuscule, et la lecture n'est vraiment pas une grande « tradition du Fenua », d'autant plus qu'aujourd'hui une quinzaine de chaînes de télévision disputent aux livres l'attention des cerveaux plus ou moins intellectuels. Ah ! Voilà, direz-vous, mais bien sûr, il suffisait d'y penser : télévision, Internet, il suffit d'utiliser les nouvelles technologies modernes et soudainement, grâce à Internet, vous êtes sauvé, votre marché devient la planète entière. Alors vendons livres, tableaux, pareu et autres parts de rêves aux gogos des grandes villes grises, de Paris à Chicago en passant par Vladivostok ! Certains essaient déjà, mais c'est dur, dur : car qui dit marché planétaire dit aussi concurrence planétaire. Et comme nous sommes vraiment les champions du plus cher, pas seulement pour la création de la marchandise mais aussi et surtout pour le transport, on est plombé par un sacré handicap : Il coûte deux, voire trois fois plus cher d'envoyer quelque chose de Tahiti que de l'envoyer à Tahiti !
Que faire alors ? Ne désespérez pas car il y a un nouvel espoir, et il passe par Internet : la cyber-mendicité ! Des Américains ont inventé le truc, et cela semble marcher. A tel point que le serveur Yahoo.com a dernièrement ouvert une section « e-panhandling » ("faire la cyber-manche"). Grâce à cette idée, une dame endettée de New York a réussi à rembourser sa dette après avoir reçu plus de 13.000 dollars (1,5 millions Fcfp) avec son site Internet sur lequel elle appelait pour des dons. Une autre a réussi à financer de la même manière ses leçons de chanteuse d'opéra et il y a d'autres histoires de tels succès. Certains le font avec humour (« envoyez-moi un dollar chacun pour voir ce que ça donne » ; ça a donné 4500 dollars), d'autres utilisent la compassion (« mon chien a le cancer, il a besoin d'une intervention chirurgicale ») ou le bizarre (« j'espère trouver suffisamment d'argent pour terminer mes études d'infirmière afin de pouvoir divorcer »), voire l'absurde telle cette « princesse Natalie » de Westwood (Etat de l'Ohio) qui demande de l'argent aux gens sous prétexte qu'elle ne peut pas vivre dans un monde où « une personne aussi talentueuse que moi devrait travailler » car « cela ruinerait ma manucure ». Selon son site, elle aurait déjà récolté 1530 dollars, une bague pour son gros orteil et quelques menaces de mort. Un autre explique en détail que lui refiler quelques dollars est bon pour le donateur, car celui-ci se débarrasse de son argent « base de tous les vices » et qu'ainsi « il ne tentera plus les voleurs et agresseurs » et surtout il « n'aura plus à prendre la difficile décision du comment le dépenser ». Il existe une multitude d'autres façons, trop nombreuses pour être énumérées ici, pour inciter les internautes à vous envoyer quelques billets.
Faire la manche sur Internet pourrait donc se révéler devenir à terme un nouveau pan de l'économie de Tahiti. Pour cela il suffirait de s'asseoir sur la plage afin de bien réfléchir quelle accroche irrésistible poster sur son site Internet (peut-être du genre « Au secours, aidez-moi à acheter de la crème solaire ! » ?), puis vérifier une fois par semaine le montant de la recette. Pas trop fatiguant, non ? Mais, me direz-vous, faire la manche, c'est pas bien beau, non ? Oh, on s'adapte, et puis , il faut le dire, c'est maintenant devenu une vraie « tradition du Fenua ». Président ne fait-il pas la manche à Paris depuis 20 ans ? Et cela ne marche-t-il pas admirablement bien, puisqu'il rapporte plus de 120 milliards Fcfp (1 milliard d'euros) par an, ce qu'il nous rappelle fièrement dans chacun de ses discours ? Et pour quelle raison pensez-vous qu'il a créé le « réseau Metu@ » ? Alors, Polynésiens, au boulot ! Etant français, à Tahiti on n'a pas de pétrole, mais des idées ! Inspirez-vous donc de Président et préparez vite vos sites de cyber-mendicité. L'avenir économique du Fenua en dépend !
Je vous souhaite à tous une bonne et prospère année 2003.
Alex W. du
PREL
Directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Dimanche 1 décembre
- Incendie dans la salle des machines du navire Windsong au large de
Taha'a.
- Jacques MICHAUT est nommé nouveau secrétaire
général de la Polynésie.
Lundi 2 décembre
- Paquebot Windsong : remorquage vers Tahiti en cours.
- Décès de Rosa KLIMA, à l'âge de 83 ans.
Mardi 3 décembre
- Chantier de l'hôpital : le litige Territoire-Bouygues
continue devant le Tribunal administratif.
- Premier jour de grève chez Renault Sodiva.
Mercredi 4 décembre
- Le Windsong remorqué arrive à Papeete.
- Le conseil des ministres approuve deux projets de classement de
sites et de monuments.
Jeudi 5 décembre
- Salon de la perle de Tahiti.
- Le ministre de l'Economie présente le budget 2003 : 163
milliards Fcfp (1,3 milliard d'euros).
- La cour de cassation confirme la condamnation d'Oscar TEMARU pour
diffamation envers Jean-Christophe BOUISSOU.
Vendredi 6 décembre
- Préavis de grève à l'ICA.
- Ouverture du synode des jeunes en l'Église Maria No Te Hau
de Papeete.
- L'ordre des avocats du barreau de Papeete élit son nouveau
bâtonnier, maître BARMONT qui remplace maître
QUINQUIS.
Samedi 7 décembre
- Téléthon 2002 : 12 millions Fcfp recueillis à
Tahiti.
- Bouygues : nouvelle menace de blocage.
Lundi 9 décembre
- Fête du « tiare Tahiti »
Mardi 10 décembre
- Prise de fonction de François DEBY, nouveau procureur
général de la Cour d'Appel.
- 17è exposition artisanale des Marquises.
- Air Tahiti rajoute un cinquième ATR 72 dans sa flotte qui en
compte désormais 9 ATR.
Mercredi 11 décembre
- Après avoir porté plainte contre X, David BITTON
dépose un recours devant le tribunal administratif afin
d'établir l'éventuelle responsabilité de
l'hôpital Vaiami dans le décès de sa fille
Maya.
- Suspension de la grève à l'ICA.
- Engagement par le Territoire de rémunérer les 140
ex-licenciés jusqu'à la fin du mois de janvier.
Jeudi 12 décembre
- L'assemblée de P.F. adopte la modification des missions de
l'ICA qui devient une archive.
- 22ème et dernière séance du comité de
gestion du FREPF : plus de 42 milliards Fcfp (352 millions d'euros)
au programme.
- Gaston FLOSSE annonce la création d'une direction du budget
et d'une commission des Economies budgétaires.
- Santé : le schéma de l'organisation sanitaire de la
Polynésie adopté par l'assemblée.
Vendredi 13 décembre
- Naufrage du thonier Moorea Rava'ai à Mahina.
- Un glissement de terrain détruit une partie des habitations
du quartier Tamanu à Punaauia, sans victime.
- Expulsion par les forces de l'ordre de 32 familles squattant le
domaine Bonnefin à Faa'a.
- Licenciement des ouvriers de Bouygues.
Samedi 14 décembre
- Suite à l'annonce du licenciement collectifs des ouvriers de
Bouygues, le président du gouvernement propose d'en reclasser
150.
- Après le verdict des experts, l'armateur du Windsong annonce
que le navire sera coulé.
Dimanche 15 décembre
- Concert de Georges Benson à la place To'ata.
Lundi 16 décembre
- Le Windsong est placé sous saisie conservatoire, pour un
montant de 3 millions $US : la Marine nationale demande une
caution.
- L'assemblée de P.F. examine le projet de budget 2003.
- L'accès au domaine Bonnefin bloqué par les
élus de Faa'a.
Mardi 17 décembre
- Tipaerui : l'usine Stabibloc autorisé à
s'implanter.
- Gaston FLOSSE annonce la suspension provisoire du chantier de
l'hôpital de Taaone.
Mercredi 18 décembre
- Arrivée du paquebot « Tahitian Princess », ex
Renaissance 4, à Tahiti
- Escale à Tahiti du paquebot Crown Odyssey.
- Pétition contre l'implantation de l'usine Stabibloc à
Tipaerui.
- Jean ARIBAUD est nommé préfet de la région
haute-Normandie, préfet de la Seine-maritime.
Jeudi 19 décembre
- Réunion du conseil d'administration d'Air Tahiti Nui pour
entériner l'achat des deux autres Airbus A 340-300 neufs. Air
Tahiti Nui obtient la défiscalisation de ces deux nouveaux
Airbus.
Vendredi 20 décembre
- Baptême en grande pompe du paquebot Tahitian Princess.
- Domaine Bonnefin : la justice saisie pour débloquer
l'accès.
Samedi 21 décembre
- Le juge des référés examine le recours
déposé par la SAGEP, contre la mairie de Faa'a pour
entrave à l'accès d'une propriété
privée, suite au barrage installé par la commune autour
de Bonnefin.
- Trois des cinq familles sinistrées par l'éboulement
dans le quartier de Tamanu à Punaauia attendent toujours
d'être relogées.
Dimanche 21 décembre
- Décès de Patrick BRAI, journaliste aux Nouvelles de
Tahiti à la fin des année 80 puis enseignant, suite
à une longue maladie.
Lundi 22 décembre
- Finale du championnat de Polynésie de boxe : Orirau Teahu
s'impose chez les super-lourds.
Lundi 23 décembre
- Jean Christophe BOUISSOU présente aux familles
expulsées de Bonnefin un nouveau plan de relogement.
Mardi 24 décembre
- Arrêt du chantier de l'hôpital de Taaone pour une
période indéterminée.
- Domaine Bonnefin : l'accès libéré par les
protestataires et la justice.
Jeudi 26 décembre
- Annonce de la réforme des évacuations sanitaires des
îles Sous-le-Vent : les spécialistes iront vers les
malades.
Vendredi 27 décembre
- Négociations salariales : hausse des salaires
conventionnés en 2003 : +2,5 % en moyenne.
Vendredi 27 décembre
- Annonce de l'augmentation des cotisations sociales pour
l'année 2003.
Dimanche 29 décembre
- Escale au quai du commerce de Papeete du paquebot de
croisière Legend Of The Seas.
Les nageurs du Mulhouse Olympique natation s'entraînent
à Tahiti.
Lundi 30 décembre
Décès d'Edwin CHAVES, journaliste sportif de RFO, dans
un accident de la route à Mahina.
Mardi 31 décembre
- Délinquance à Papeete : le gouvernement demande un
renforcement des forces de police.
Henriette MAIHI
Evénements dans le Pacifique Sud

Miss Pacifique Sud est samoane... américaine
RAROTONGA, 2 décembre - Une Samoane américaine de 22
ans, Lupe Ane- Aumavae, a remporté ce week-end le titre de
Miss Pacifique Sud. Le concours rassemblait les Miss de Samoa, des
Samoa américaines, des îles Cook, de Tonga, de Tuvalu,
de Fidji et d'Hawaii. Depuis 1993, on note l'absence de Miss Tahiti
à ce concours.
Fidji : le coup d'État remplaça la mise à feu
de la capitale
SUVA, 4 décembre - Plusieurs des personnages-clé du
coup d'État du 19 mai 2000 aux îles Fidji avaient
auparavant envisagé d'incendier la capitale. Au cours des
audiences de mardi en Haute cour de la capitale, un des
témoins à charge, Jone Vidi, a affirmé sous
serment que dix jours avant le putsch, Speight et plusieurs autres
conspirateurs nationalistes avaient ourdi le plan d'incendier la
capitale de cet archipel. Ayant par la suite abandonné cette
idée, ils se sont assurés un soutien d'officiers
supérieurs de l'armée qui leur avaient donné
l'assurance que des armes seraient mises à leur disposition le
19 mai 2000. Le procès en haute cour intervient en marge du
procès des deux derniers complices de George Speight à
ne pas avoir encore été jugés. Les audiences,
présidées par le juge britannique Anthony Gates,
s'attachent à faire la preuve que plusieurs personnes, proches
de Speight, en ayant connaissance de ces projets assimilables
à la haute trahison, se sont rendues coupables de ne pas en
avoir informé les autorités. Speight, a
été reconnu coupable en février dernier,
condamné à la peine capitale, qui a peu après
été commuée par le Président de la
République en prison à vie, sur la petite île de
Nukulau.
Quatre policiers reconnus coupables de mutinerie
PORT-VILA, 5 décembre - Quatre officiers supérieurs de
la police de l'archipel de Vanuatu ont été jeudi
reconnus coupable par la Cour Suprême de mutinerie,
d'incitation à la mutinerie, de kidnapping et de
détention abusive. Les faits remontent au 4 août
dernier, lorsqu'une quinzaine de hauts responsables de l'État
étaient arrêtés à leur domicile aux
aurores par un groupe d'hommes en armes.
Lutte contre la maladie du taro
SUVA, 5 décembre - Deux organisations régionales, le
Forum des îles du Pacifique (FIP) et le Secrétariat
Général de la Communauté du Pacifique (CPS), ont
chargé une équipe de chercheurs de la
société néo-zélandaise Landcare Research
NZ Ltd de trouver les moyens de neutraliser un parasite qui fait
actuellement des ravages dans les cultures de taro, importante source
de revenus pour plusieurs pays de la région, rapporte le FIP
dans un communiqué jeudi. Ce parasite, connu sous le nom de
"mite du taro", réduit considérablement les rendements
de production de ce tubercule et rend leur exportation impropre
à l'entrée sur les importants marchés de
Nouvelle-Zélande, pour raisons de quarantaine.
Pas d'impôts pour les entrepreneurs Fidjiens de souche
SUVA, 5 décembre - Le ministre fidjien des finances, Ratu
Jone Kubuabola, a confirmé mercredi devant le Parlement de cet
archipel que les entrepreneurs fidjiens de souche seront
exemptés de l'impôt sur les sociétés
à compter du 1er janvier 2003, et ceci pour une durée
de "treize ans". Rejetant toutefois toute pratique "raciste" ou
discriminatoire" lancée par l'opposition, il a rappelé
l'existence d'un plan de rééquilibrage ("affirmative
action") destiné à combler dans les vingt années
à venir la fracture économique existant dans les
affaires entre les Fidjiens indigènes et d'autres composantes
ethniques de la population de cet archipel (principalement d'origine
indienne, européenne et chinoise).
Cyclone : Guam dévasté
HAGÅTÑA, 7 décembre - Selon un premier bilan , le
"super typhon" Pongsona aurait causé directement la mort de
six personnes (dont deux déjà hospitalisées)
durant le passage du cyclone. Au plus fort du passage du cyclone, des
vents dépassant les 280 kilomètres/heure et les 330
kilomètres/heure en rafales ont été
enregistrés. L'île de Guam est dévastée.
Libre-échange du Fer de Lance menacé
PORT-VILA, 10 décembre - Un accord de libre-échange
entre pays membres du Groupe Mélanésien Fer de Lance
(GMFL) a subi un nouveau revers avec l'annonce par les Salomon (dont
l'économie est au bord de l'effondrement) de leur retrait de
ce dispositif. Vanuatu, quant à lui, annonçait
récemment son intention de rétablir des taxes à
l'importation de 40 pour cent portant notamment sur le corned beef,
les jus de fruit, les crèmes glacées, les
dérivés du bois, et le papier hygiénique pour
les trois prochaines années. Motif avancé : les
produits fidjiens et papous inondent le marché et portent
préjudice à l'industrie locale.
Tonga : deux journalistes gagnent leur procès
NUKUALOFA, 10 décembre - Deux journalistes et un
député d'opposition des îles Tonga ont
gagné un procès contre le gouvernement de ce royaume
pour "emprisonnement abusif". Les faits remontent à septembre
1996, lorsque Kalafi Moala et Filo 'Akau'ola et 'Akilisi Pohiva,
alors respectivement rédacteur en chef, journaliste et
directeur de la publication (par ailleurs député
pro-démocratie), du Taimi 'o Tonga avaient été
emprisonnés à la suite d'un vote intervenu au Parlement
du Royaume. Motif : « outrage au Parlement » pour avoir
publié le texte d'une motion devant être
présentée au Parlement en vue de démettre M.
Tevita Tupou, membre de la famille royale et alors ministre de la
justice. Les trois hommes avaient alors été maintenus
en détention pendant 25 jours avant d'être finalement
relâchés. La Cour Suprême de Tonga a estimé
que leur emprisonnement avait été "abusif" et a
condamné le gouvernement à leur verser 30 000 euros de
dommages-intérêts.
Premier hold-up contre le nouveau fast-food à Suva
SUVA, 16 décembre - La seule succursale de la chaîne
américaine de restauration rapide Kentucky Fried Chicken, en
plein centre-ville, a été attaquée par deux
individus armés dimanche soir aux alentours de vingt deux
heures locales, qui se sont enfuis avec la recette de la
journée.
Fidji : fin de la FINUL
SUVA, 16 décembre - Les 200 derniers soldats du contingent
fidjiens de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban
(FINUL) encore en poste au Sud-Liban sont rentrés à
Fidji la semaine dernière à bord d'un avion
affrété par l'ONU. Ce dernier voyage a mis fin à
24 ans de participation fidjienne à cette force onusienne.
Pendant cette période, plus de onze mille soldats fidjiens ont
servi sous les couleurs de la FINUL et une trentaine d'entre eux ont
trouvé la mort au Liban. Des soldats fidjiens ont aussi, par
le passé, participé aux opérations de maintien
de la l'ONU au Kosovo, au Sinaï ou encore en Bosnie et plus
récemment au Timor oriental. Depuis l'annonce du retrait du
contingent fidjien au Liban, le gouvernement a annoncé qu'il
prendrait toutes les mesures nécessaires afin de trouver des
emplois à ces soldats de retour.
Un avion s'écrase dans la province de Madang : 8 morts
PORT-MORESBY, 16 décembre - Un petit appareil Norman Islander
de la compagnie aérienne privée Islands Aviation s'est
écrasé samedi contre le flanc d'une montagne dans la
province de Madang (côte Nord-Est de l'île principale),
tuant ses huit occupants, le vice-gouverneur de cette province, un
ancien député, plusieurs fonctionnaires, un pasteur et
un employé de la radio nationale. Ils revenaient de cette
province où ils avaient participé à
l'inauguration d'une nouvelle piste d'aviation.
Guerre à la corruption des fonctionnaires
SUVA, 17 décembre - Le Premier ministre des îles Fidji,
Laisenia Qarase, a encouragé les fonctionnaires à
appliquer une politique de tolérance zéro
vis-à-vis de la corruption qui "porte une grave atteinte
à la réputation de ce service public". Des "directeurs
exécutifs" auront la responsabilité d'éradiquer
"la corruption, le népotisme et d'autres formes de
favoritisme". Selon le directeur du parquet fidjien les effets de la
corruption, surtout si elle est "systématique et
généralisée", se font surtout sentir dans la
mesure où ils aggravent la vulnérabilité de
l'économie nationale mais aussi dans les domaines de
"l'égalité sociale et des droits humains".
Un immeuble de 21 étages à Suva
SUVA, 18 décembre - Un projet d'immeuble de 21 étages,
qui s'élèvera sur les cendres d'un grand magasin,
rasé par un incendie en 1999, sera construit par une
société locale, le groupe Motibhai et une banque
(Colonial). Le projet, « Suva Central » incorpore un
centre commercial, d'affaires, résidentiel et de loisirs en
plein cÏur de la capitale fidjienne et coûtera une quinzaine de
millions d'Euros. La première phase devrait être
achevée en novembre 2003.
Accord Qantas-Air New Zealand
WELLINGTON, 19 décembre - Le gouvernement
néo-zélandais a annoncé son accord de principe
et "sous conditions" au sujet d'une "alliance stratégique"
entre les compagnies aériennes australienne Qantas et
néo-zélandaise Air New Zealand.Selon l'accord, Qantas
se propose de racheter 22,5% des parts d'Air New Zealand.
Deux Boeing et quatre Airbus pour Air Pacific
SUVA, 23 décembre - La compagnie aérienne fidjienne Air
Pacific a annoncé sa décision d'acheter, pour la
première fois de son histoire, quatre appareils Airbus de type
A333-300, principalement destinés au renforcement de sa
desserte régionale. Air Pacific a aussi annoncé
l'arrivée prochaine de deux appareils Boeing 747-400
dès juin 2003 et qui desserviront quotidiennement Sydney et
Los Angeles quatre fois par semaine. Les investissements d'Air
Pacific, qui augmenteront de quelque 60% la capacité d'Air
Pacific en passagers, répondent à des prévisions
d'augmentation du nombre de visiteurs à Fidji (actuellement
environ 400.000 par an) à près de huit cent mille d'ici
2005.
Patrick Decloître à Suva /OFO/ Communauté du Pacifique
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