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15 - Un inspecteur de l'Education nationale analyse nos îles. 26 - Lorsque le gouvernement achète ou vend des terrains, qui profite ? |

Le président Flosse aime se sentir protégé et, depuis peu, il réclame continuellement plus de policiers, plus de gendarmes et plus de pouvoirs pour les G.I.P. (Groupement d'Intervention de la Polynésie), sa milice de légionnaires à tout faire. Voyez vous-même : le 5 décembre 2001, à Paris, lors de la discussion sur le budget de l'Outre-mer au Sénat, notre sénateur-président a sévèrement jugé l'action de l'Etat et du secrétaire d'Etat Christian Paul, critiquant une politique de pingrerie qui aurait engendré « l'insécurité » à Tahiti. Ça, c'était avec les socialistes et on comprend le jeu politique. Mais "Président"continua par la suite à réclamer plus de forces et de pouvoirs avec ses copains du RPR : le 14 juin 2002, il se plaignait devant Sarkozy qu'il « n'y a pratiquement aucun policier dans la ville de Papeete. A la tombée de la nuit, il y en a quelques uns, mais de plus en plus rarement. Il faut donc renforcer l'effectif de la police. J'ai dit au ministre que nous sommes également tout à fait disposés à l'aider dans ce domaine » faisant, bien sûr, référence à l'interdiction faite par le Tribunal administratif de Papeete au G.I.P. de jouer au policier, une interdiction que le ministre de l'Intérieur aurait, selon M. Flosse, trouvé « ridicule ». Mais Nicolas Sarkozy avait alors aussi promis « qu'il viendrait en Polynésie avant la fin de l'année (2002) ». Promesses de ministreÉ
Le 29 novembre 2002, Flosse relançait Sarkozy pour lui signaler « l'urgence de la situation » et lui demander d'augmenter sensiblement les effectifs des forces de sécurité, « largement insuffisantes à ce jour pour faire face à la hausse de la violence. » Et le 19 décembre, un second escadron de la gendarmerie mobile arrivait sur le territoire. Quoi ? Mais attendez, on est à Tahiti, « havre de paix, d'harmonie et de beauté » selon les dépliants touristiques. A entendre "Président", Tahiti serait affligée par une grave « hausse de la violence », une « situation urgente » et celui qui ne connaît pas pourrait croire que c'est les Minguettes ou la Guadeloupe. Quelle publicité pour nos îles !
Hélas, il y a un (petit) peu de vrai dans les inquiétudes du président Flosse. Ce qui donne l'occasion de se demander « que se passe-t-il donc dans nos îles », celles-là même où, il y a dix ans encore, la majorité des maisons n'avait pratiquement pas de serrures sauf dans la zone urbaine du « Grand Papeete », ce chantre de « civilisation » occidentale de notre Territoire. Rares étaient les délits graves et ce n'est qu'en 1997 que la population de Tahiti fut toute étonnée par le premier « braquage » (avec un pistolet à eau et une Vespa !) d'une agence bancaire. Il y a eu un autre depuis, l'année dernière à Papara, toujours sans violence ni blessé.
Or il est indéniable que ces dernières années un déferlement continue de « bienfaits civilisateurs » arrose nos îles : 20 chaînes de télévision (presque toutes subventionnées par le Territoire) apprennent aux petits Tahitiens que la violence, la désobéissance civile et la pornographie sont des choses banales, voire normales. En bons et dociles colonisés, les Tahitiens absorbent cette « culture civilisatrice » et ressemblent ainsi de plus en plus aux petits banlieusards de France. En seulement quelques années, nos jeunes ont appris que dire « bonjour, Monsieur le gendarme n'est ni « moderne » ni « cool » car désormais il faut dire « mort aux keufs », comme l'atteste ce solitaire graffiti que j'ai lu sur un mur du lotissement social du Cours de l'Union sacrée. Et quelques jeunes crétins (presque toujours les mêmes) tabassent de temps en temps des touristes ou des Popa'a qui s'aventurent la nuit dans le quartier "tiède" de la rue des Ecoles, la si bien nommée. D'ailleurs, le seul meurtre commis sur la voie publique de Papeete l'a été à l'intérieur d'une fourgonnette de police, par un G.I.P. qui s'est acharné sur un innocent Polynésien arrêté et jeté dans le "panier à salade" par erreur ! Oui, en effet, l'insécurité règne ! Ah, quel succès de la mise en place du Monde moderne si cher à Président et qu'on nous impose à coup de milliards et de TNS-TNTV ! Et on ne saurait reprocher à nos jeunes de vouloir « faire comme à Paris », ils ne suivent que l'exemple donné "en haut" : voyez les lustres, ferronneries et dorures du Palais présidentiel !
Heureusement, Tahiti n'est pas encore la métropole : j'ai un copain professeur, adorable, libéral et un peu "soixante-huitard", qui se démène dans nos îles. Il fut même, l'an passé, l'un des organisateurs de la petite manifestation tenue à Papeete ("faire comme à Paris") contre le Front national au lendemain du premier tour des élections présidentielles. Après 20 années de sacerdoce et de souffrances indexées sous les cocotiers, mon ami réussit enfin à acquérir un petit appartement à Paris, un pied à terre qu'il meubla avec amour et bon goût et qui sert aussi à sa fille qui fait ses études à Paris. Or celle-ci, après une absence d'un mois pour vacances, découvrit à son retour que deux jeunes Africaines (sans enfant) étaient installées dans son nid douillet qui avait été pillé de tout son contenu. Elles déclarèrent payer un loyer « à un propriétaire », africain lui aussi. Stupéfaction, suivie par un voyage éclair à Paris de mon copain, lequel se précipite au commissariat avec son titre de propriété notarié et dit : « cet appartement est le mien, virez-moi ces gens que je ne connais pas ! » La police lui fit remplir une déclaration de vol pour le « déménagement », puis lui expliqua qu'elle ne pouvait pas expulser les dames, qu'il fallait pour cela qu'il dépose plainte devant le tribunal et que « ça prendra environ deux ans, si vous avez de la chance. Vous n'êtes pas le seul, c'est une vraie mafia qui s'est installée à Paris, nous avons des centaines de cas comme le vôtre, on ne peut rien faire ! » Discrètement, un "gentil" policier lui suggéra alors « d'embaucher des gros bras pour faire "un bon ménage", mais rien ne dit qu'ils ne reviendront pas un mois plus tard ». Qu'en France la propriété privée n'est plus garantie, mon ami n'avait aucune idée, 20 années de « cocooning » à Tahiti (avec un petit cambriolage) oblige.
Heureusement, on n'en est pas encore là à Tahiti. Mais, patience, puisque les forces « civilisatrices » continuent à nous apprendre avec télés et milliards comment « on fait en France », ça viendra bientôt. Et mon copain ? Ah oui , quand il est rentré de Paris, il aurait marmonné un « C'est incroyable ! J'vais voter le Pen ».
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.
Alex W. du
PREL
Directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Samedi 1 février
- Arrivée à Papeete du nouveau cargo mixte le Aranui
III.
- Jules CHANGUES est élu président de la CCISM.
Dimanche 2 février
-Le jour de l'an chinois fêté à Tahiti dans la
tradition par la communauté chinoise.
- Arrivée à Papeete du nouveau cargo mixte Aranui III
destiné à desservir les îles Marquises.
Lundi 3 février
- Arrivée à Tahiti Faa'a du 4ème Airbus A
340-300 de la compagnie Air Tahiti Nui, baptisé Moorea.
Mardi 4 février
- Bilan de la Société de financement du
développement de la Polynésie française
(Sofidep) : 106 projets d'entreprises ont été
agréés, ce qui aurait créé 575 emplois.
Mercredi 5 février
- Le ministre des Transports et de la Mer, Dominique BUSSEREAU
évoque avec Gaston FLOSSE la « territorisation » de
l'aéroport de la Tahiti-Faa'a.
Jeudi 6 février
- Décès de Marie-Thérèse DANIELSSON, dans
sa 80è année, des suites d'un accident
cérébral.
- L'assemblée de Polynésie adopte de nouvelles
conditions pour le départ à la retraite de
salariés, désormais possible à 60 ans avec 35
années pleines de cotisations.
Vendredi 7 février
- Suite à un entretien avec Nicolas SARKOZY, ministre de
l'Intérieur, Gaston FLOSSE annonce avoir obtenu le soutien du
ministre pour un amendement qui créerait une circonscription
du Pacifique pour l'élection d'un député
européen. Ce projet restera sans suite.
- Exposition vente de bijouterie d'art polynésien à la
mairie de Pirae.
Samedi 8 février
- Courte escale à Papeete du paquebot Deutschland.
Dimanche 9 février
- Augustine SHAN SEI FAN, Ah SHI YAN, Jules CHANGUES, François
TERIITEHAU, Shin SOY HEO et Paulin MOUX sont nommés chevaliers
dans l'Ordre de Tahiti Nui.
Lundi 10 février
- Présentation à l'Académie tahitienne d'un
dictionnaire anglais-tahitien, résultat de 30 années de
travail par Sven WAHLROOS, un Finlandais tombé amoureux de la
Polynésie.
- Irak : création d'un collectif pour la paix à
Tahiti.
- Dix miss japonaises dans nos îles pour la promotion de la
perle de Tahiti.
Mardi 11 février
- Chantier de l'hôpital territorial : le tribunal administratif
rejette la demande de nullité du marché.
- Recensement : la Polynésie française compte 245 405
habitants.
Mercredi 12 février
- Le nouvel hôpital psychiatrique de Taaone est
opérationnel.
- Le conseil des ministres tahitien vote (tardivement) une aide de 60
millions Fcfp en faveur de la population des îles Fidji et
Salomon.
- Escale à Papeete du paquebot Saga Rose.
Jeudi 13 février
- L'annonce de Tahiti Pearls Producers de quitter Perles de Tahiti
surprend les professionnels de la filière.
- Des scientifiques américains arrivent pour dresser un
inventaire de la flore dans les Marquises du sud.
Vendredi 14 février
- Le gouvernement de P.F. s'attaque à certains médias
pour une supposée « exploitation insidieuse » faite
au sujet du cambriolage de la maison du président du tribunal
administratif.
- Huitième vente internationale du GIE Tahiti Pearl Producers
: la perle de Tahiti encore en baisse.
Samedi 15 février
- Le Russe Nochevny remporte le 15e Marathon international de
Moorea.
- Marche pour la paix à Papeete.
- Le président du Chili, Ricardo LAGOS, fait une escale
technique de 6 heures à Papeete.
- Hommage à Bobby HOLCOMB à la Maison de la Culture.
Lundi 17 février
- Escale des paquebots Albatros et Maxime Gorky.
- Célébration pour le 10ème anniversaire du GIE
Perles de Tahiti.
Mercredi 19 février
- Manouche LEHARTEL succède à Enoch LAUGHLIN à
la présidence de Tahiti Nui 2000 qui devient Heiva Nui.
- La fédération A Tauturu Ia Na reconnue
d'intérêt général.
Jeudi 20 février
- Rodolphe NORDHOFF, pêcheur de Punaauia perdu en mer et qui a
passé une nuit en haute mer accroché à une
bouée, est miraculeusement retrouvé par un autre
pêcheur.
Vendredi 21 février
- Gaston FLOSSE, président du gouvernement de P.F, à
Fidji pour distribuer de l'aide aux sinistrés de cyclones et
pour préparer la visite de Jacques Chirac.
- Annonce d'élections municipales partielles à Arue et
Nuku Hiva pour remplacer MM. Boris Léontieff , Lucien Kimitete
et Mme Ferfine Besseyre, les 23 et 30 mars 2003
Dimanche 23 février
- Yoann HOTELLIER remporte l' « aquathlon » organisé
à Pirae par le Club Niuhiti.
- Patrick LAUX remporte la compétition de surf de longboard
à Papenoo.
Lundi 24 février
- 10e conférence sur les télécommunications
à Tahiti.
- Découverte à Nuku Hiva d'obus datant de 1870,
abandonnés par l'armée française.
- Le président Flosse profite de sa présence officielle
aux îles Fidji pour rendre une visite de courtoisie au
secrétaire général du Forum des îles du
pacifique (FIP).
- Grève du personnel de la grande surface Hyper U.
- Jean ELLUL est nommé président de chambre à la
cour d'appel de Papeete.
Mardi 25 février
- Escale à Papeete du paquebot Amsterdam de la Holland America
Line.
Mercredi 26 février
- Annonce par le président Flosse d'un chantier de 11
milliards pour construire un tunnel le long du front de mer de
Papeete.
- Troisième jour de grève pour le personnel de la
grande surface Hyper U.
- Indice des prix : hausse de 0,3 % en janvier.
- Cérémonie inaugurale pour le cargo-mixte Aranui III.
Jeudi 27 février
- Manifestation à Papeete de 1000 instituteurs qui
réclament leur intégration dans le corps des
professeurs d'écoles.
- Début des « Journées du patrimoine » en
Polynésie française.
- Inauguration de l'Aranui 3, le troisième paquebot mixte de
la Compagnie polynésienne de transport maritime.
Vendredi 28 février
- Premier « Festival du Reggae » de Tahiti à la
place To'ata.
- Annonce de la revalorisation de l'indemnité du dispositif
d'insertion des jeunes : l'indemnité de "50 000 Fcfp (419
euros) par mois sera augmentée de à 60 000 Fcfp (502
euros) dans le cas où le jeune suit une formation.
- Manifestation du syndicat A Tia I Mua pour un statut de la
fonction publique communale promis depuis 11 ans.
Henriette MAIHI
Evénements dans le Pacifique Sud

Militants "inspecteurs"
WELLINGTON, 3 février - Un groupe d'environ 150 militants
pacifistes néo-zélandais a été
interpellé dimanche devant l'ambassade américaine de la
capitale alors qu'ils déclaraient avoir l'intention d'y
pénétrer pour se livrer à une "inspection"afin
de vérifier si la mission diplomatique américaine
possédait "des armes de destruction massive".
"Subvention" : Mise en garde des églises
HONIARA, 3 février - L'association nationale des
églises des îles Salomon a exhorté le
gouvernement de cet archipel de ne pas se laisser entraîner
dans des affaires financières douteuses, même si sa
situation financière est "désespérée".
Réagissant à l'annonce faite par le gouvernement local,
les églises chrétiennes salomonaises ont applaudi le
gel de ce projet. Le gouvernement salomonais avait annoncé
dans un premier temps qu'il était sur le point d'obtenir
quelque 350 millions de dollars US de la part d'une "association
royale des nations", représentée par un certain Noah
Musingku. Les autorités papoues ont depuis fait savoir que M.
Musingku était recherché dans le cadre d'une affaire
d'escroquerie il y a quelques années dans ce pays voisin.
Mine de nickel et de cobalt en Papouasie
PORT-MORESBY, 4 février - Deux sociétés de
Papouasie-Nouvelle-Guinée ont annoncé cette semaine
leur intention de développer ensemble le projet minier de Ramu
(province du Sépik) qui, à terme, devrait produire
quelque 33.000 tonnes de nickel et 3.200 tonnes de cobalt par an pour
des ressources totales estimées à 1,1 milliard de
tonnes de nickel et une centaine de milliers de tonnes de sels de
cobalt.
Sorciers contre psychiatres
SUVA, 5 février - Les responsables de l'hôpital
psychiatrique de la capitale fidjienne se déclarent de plus en
plus inquiets au sujet des cas de mauvais traitements et "tortures"
infligés à des malades mentaux par des
"guérisseurs", qui les croient possédés. Selon
le médecin-chef du seul établissement psychiatrique de
l'archipel, des malades mentaux se présentant dans son
établissement avec des stigmates divers, allant de
brûlures aux yeux causées par des piments, à des
traces de fouet en passant des cheveux arrachés. Une patiente
s'est présentée à Saint Giles après avoir
été scalpée. Le psychiatre estime qu'il
rencontre jusqu'à cinq cas de ce genre par jour et qu'à
chaque fois, la famille explique qu'elle a cru bon d'amener le malade
chez un sorcier, car elle le croyait possédé.
Papouasie : Affrontements inter-tribaux
PORT-MORESBY, 5 février - Un nouvel épisode dans les
guerres sporadiques opposant les tribus de la région de Lae
(côte nord de l'île principale de
Papouasie-Nouvelle-Guinée) a fait un mort et deux
blessés parmi les forces de l'ordre. Ses affrontements ont
causé la destruction par incendie de nombreux véhicules
et d'une quarantaine de bâtiments. La province de Morobé
a déclaré West Taraka "zone de combat".
Un diplomate samoan représentera l'Océanie
APIA, 10 février En dépit d'une candidature
infructueuse des îles Fidji, l'Océanie sera
représentée au sein de la Cour pénale
internationale des Nations Unies (CPI) par un Polynésien,
Tuiloma Neroni Slade, diplomate des Samoa.
Coup de filet dans les rues de Suva
SUVA, 12 février - La police de la capitale fidjienne a
lancé vendredi dernier un coup de filet au terme duquel une
douzaine de prostituées ont été
interpellées, pour la plupart des femmes, à l'exception
toutefois d'un travesti.
L'armée sans courant, faute de paiement
PORT-MORESBY, 13 février - L'alimentation en courant
électrique du quartier général des forces
armées de Papouasie-Nouvelle-Guinée, situé dans
la capitale, a été interrompue, faute de paiement d'une
facture de 370.000 Euros accumulée depuis l'an dernier. Peu
après, le ministère papou des finances, alerté
par l'armée, procédait au paiement de la facture.
Ancien gouverneur emprisonné pour corruption
KOROR, 13 février - Albert Ngirmekur, ancien gouverneur
provincial de l'État insulaire de Palau, a été
reconnu coupable de corruption et d'abus de biens sociaux et
condamné à purger une peine immédiate de six
mois de prison ferme, à quatre ans et demi de prison avec
sursis, plus une amende de l'ordre de treize mille dollars US.
L'affaire portait sur des détournements de chèques du
gouvernement.
Nouveaux toits pour les étudiants de Luganville
NOUMEA, 13 février - Diplomates et militaires français
ont cette semaine inauguré un collège francophone de
Luganville (île d'Espiritu Santo, Nord de Vanuatu)
rénové et qui abrite quelque 430 élèves
de cet ancien condominium franco-britannique des
Nouvelles-Hébrides (devenu indépendant en 1980).
L'opération a été menée avec le soutien
des forces armées françaises en
Nouvelle-Calédonie (FANC), qui ont refait la toiture de
l'établissement, rendant à nouveau praticables une
douzaine de classes et profitant de leur passage pour repeindre
l'établissement et refaire les canalisations d'eau et les
câblages électriques devenus dangereux. Pour marquer
l'événement, l'ambassade de France, qui a
financé l'opération, a, en prime, offert au proviseur
deux exemplaires du Petit Larousse 2003.
250.000 Océaniens en Nouvelle-Zélande
WELLINGTON, 19 février - Sur les près de quatre
millions d'habitants de la Nouvelle-Zélande, 250.000 sont des
Océaniens, originaires des pays insulaires du Pacifique, selon
les dernières statistiques. Des populations insulaires de
Nouvelle-Zélande (divisées en sept principaux groupes
ethniques), la moitié (115.000) sont Samoans. Suivent les
îles Cook (52.600), Tonga (40.700), Niue (20.100), Fidji
(7.000), Tokelau (6.200) et Tuvalu (2.000). Désormais, une
grande majorité de membres de cette communauté sont
nés en Nouvelle-Zélande.
Nauru : banqueroute
YAREN, 24 février - Le petit État insulaire de Nauru,
en proie à des difficultés financières sans
précédent, est coupé du reste du monde. Le
Président de Nauru a déclaré aux habitants de ce
pays que les revenus de l'exploitation du phosphate,
gérés par une société fiduciaire,
étaient désormais épuisés. La
société Ronwan, qui gère les revenus
passés du phosphate, a demandé un délai
supplémentaire afin de présenter ses comptes pour
l'exercice 2002. Ce fonds devait verser des royalties aux
propriétaires fonciers de Nauru, mais déclare se
trouver dans l'incapacité d'effectuer ce paiement. "Je sais
combien ces paiements sont importants pour le peuple de Nauru en ces
temps difficiles", a ajouté le Président, qui a promis
au peuple de lui fournir des informations "dès qu'il en
recevra".
Kiribati : le Président Tito réélu
TARAWA, 26 février - Teburoro Tito, Président sortant
de l'État insulaire de Kiribati, a été
réélu mercredi pour un troisième mandat à
la Présidence, mais il va devoir composer avec un Parlement
qui, lui, a changé de couleur lors des législatives de
novembre dernier.
Seul journal indépendant interdit de vente à
Tonga
NUKUALOFA, 27 février - Le bi-hebdomadaire "Taime O Tonga" (le
Times de Tonga) a été déclaré "produit
prohibé" à la vente au royaume de Tonga pour avoir
dénoncé les malversations et détournements de
fonds de certains nobles au sein du gouvernement et pour ses prises
de position favorables à une plus grande transparence et une
plus grande démocratie dans ce royaume.
Patrick Decloître à Suva /OFO/ Communauté du Pacifique
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