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La saga du projet de loi organique portant autonomie de la Polynésie française (le nouveau statut) continue. En effet, voyant de plus en plus de résistance, même au sein de l'UMP, se mettre graduellement en place contre le statut mirobolant qu'il réclame pour la Polynésie française, le président Flosse a demandé à la ministre de l'Outre-mer, Brigitte Girardin, la « procédure d'urgence » pour le vote du projet de statut d'autonomie. Et conformément aux directives du Président Chirac, elle la lui a accordée. Cela veut dire que le débat sur les 197 articles du projet sera réduit au minimum, abrégeant certaines navettes entre les deux chambres en les remplaçant par une commission mixte paritaire, composée de députés et de sénateurs, qui tranchera.
Comme nous l'avions annoncé le mois dernier, le président Flosse confirme être fort insatisfait de la version actuelle du texte, révisée par le Conseil d'Etat et approuvée par le Conseil des ministres de Matignon, à tel point qu'il a déposé non moins de 104 amendements, une averse d'exigences qui demandera un autre arbitrage interministériel. Le projet de la loi organique, ainsi que les amendements seront donc débattus les 17 et 18 décembre au Sénat, puis en janvier par l'Assemblée nationale, et le président Flosse espère - si tout se passe bien - que la loi organique devrait être applicable fin février.
Il faut noter ici la position difficile de la ministre de l'Outre-mer qui mène là un travail d'équilibriste, tenter de concilier les promesses d'un Jacques Chirac à son « frère » Gaston Flosse de lui accorder une "quasi indépendance" (avec le maintien, voire l'augmentation des subsides de la France) et les garde-fous rigides de la Constitution. C'est ce qui génère des acrobaties de vocabulaire du genre « actes de l'assemblée de la Polynésie française prévus à l'article 139, dénommés "lois du pays" » ou « représentants de l'assemblée » destinées à donner l'illusion d'un « pays d'outre-mer » fictif, d'un Etat « virtuel ». Tout aussi virtuel que la justification avancée (depuis des lustres) par Gaston Flosse pour obtenir ses exigences toujours plus grandes : « Si vous ne me l'accordez pas, vous faites le lit des indépendantistes ».
Procédure d'urgence a-t-on décidé ? Mais où donc est l'urgence ? Certainement pas à Tahiti, où c'est plutôt le contraire, car le nouveau statut inquiète de plus en plus. A tel point que, au-delà de l'opposition politique, le Comité économique, social et culturel (CESC) avait même préparé une liste de vÏux relatifs au projet de loi et le Palais présidentiel dut faire jouer à fond son réseau d'influence pour l'étouffer. En effet, où serait l'urgence de donner encore plus de pouvoir au président Flosse, à celui qui contrôle déjà tout, tout à Tahiti et qui signe personnellement tous les contrats ?
Car où pourrait être l'urgence de permettre au Territoire d'entrer dans le capital de sociétés privées (en fait une « territorialisation ») ? Ceci ne peut mener qu'à d'autres dérives du genre « sauvetage des copains » comme on en a déjà vu plusieurs exemples avec le rachat d'entreprises par l'OPT (office des Postes) à Tahiti dans le passé, l'achat de trois hôtels en faillite (Te Puna Bel Air et Princesse Heiata, devenus d'horribles squats, et Hana Iti) voire d'atolls par le Territoire. Au contraire de la métropole où l'Etat privatise toutes les entreprises publiques après avoir enfin réalisé l'ampleur des dégâts causés par la gestion de fonctionnaires irresponsables (Crédit Lyonnais, entre autres), en Polynésie française le Territoire s'accapare de plus en plus de secteurs de l'économie en transformant ses établissements en EPICs. Ainsi le pouvoir public territorial détient déjà le monopole de diffusion de télévision par satellite (TNS avec TNTV), des fournitures aux écoles (ETAG) et est un compétiteur &endash; subventionné - dans le commerce de l'électronique (Isis-Spin), le terrassement, la construction et le transport maritime (G.I.P.) comme le transport aérien international (Air Tahiti Nui). Rajoutons à cela l'achat continuel de terres à des prix surévalués qui attisent la flambée du coût du foncier et le rend hors de portée pour la population autochtone (lire page 10). A quoi pourrait servir de transférer les compétences des aéroports polynésiens et leurs installations commerciales au Territoire, si ce n'est pour obtenir le contrôle de budgets colossaux ?
On ne voit pas non plus d'urgence pour que le Territoire écrive son propre code des marchés publics, applicable même aux communes, après qu'une foison « d'affaires » en France aient démontré les dérives impliquant les hommes politiques dans ce domaine.
Surtout que nous avons en Polynésie française déjà un « système » grâce auquel les lois, même les droits de propriété, semblent être devenus flexibles et ne s'appliquer qu'à certains ; qu'en Polynésie française (bientôt « Tahiti Nui ») les lois voudraient dire ce que "Président" pense qu'elles devraient dire. Ces actuelles « flexibilité » et « spécificité locale » paraissent avoir l'approbation, voire le soutien du Parquet et du haut-commissariat, donc de L'Etat. Parmi d'autres, l'exemple du maintien d'un conseiller territorial (Henri Flohr) au poste de président de le commission permanente de l'assemblée territoriale pendant plus de 10 mois après sa condamnation définitive et sans appel pour trafic d'influence, est explicite. Tout comme l'est l'occupation par le Territoire sur l'atoll de Fakarava de terres « présumées domaniales » (ce qui veut bien dire qu'elles ne le sont pas) afin d'y construire des villas (sans permis de construire) et y interdire tout accès (même sur la plage) après les avoir transformées en lieu de villégiature pour Président et ses proches.
A moins que cette « procédure d'urgence » acceptée par les plus hautes autorités de l'Etat ne soit destinée à vite créer une sorte de « zone franche » extra-légale française, loin, si loin de Paris et de la curiosité des contribuables qui la financent. Si tel était le cas, quel en serait le but ? Et au profit de qui ?
A part cela, tout va bien au Paradis, et permettez-moi de souhaiter à tous nos fidèles lecteurs et annonceurs de très joyeuses fêtes, en les remerciant tous pour leur fidélité infaillible.
Alex W. du
PREL
Directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Samedi 1er novembre
- Le tribunal administratif ordonne que l'assemblée rémunère une auxiliaire de vie pour Mme KAMIA.
- Décès de mamie AIMA, dite Emma, infirmière et sage-femme de Moorea.
- Ouverture de l'exposition artisanale des Australes.
Dimanche 2 novembre
- Raphaëla LE GOUVELLO arrive à Tahiti après une traversée Chili-Tahiti de 89 jours en planche à voile.
- Arrivée à Tahiti de 25 élèves de CM2 de Nlle-Calédonie pour une visite culturelle.
- Une forte houle et de violentes rafales touchent les Tuamotu. Fakarava perd ses lampadaires et le Vai Aito, goélette de ravitaillement des îles, s'échoue à Ahe.
Lundi 3 novembre
- Inauguration de l'exposition de photographie.
- Remaniement ministériel : Pia FAATOMO, Brigitte VANIZETTE et Nina VERNAUDON laissent place à Emma ALGAN, Teva ROHFRITSCH et Patricia GRAND.
- Inauguration de la fête de la science.
- Raphaëla LE GOUVELLO est promue commandeur dans l'Ordre de Tahiti Nui.
Mardi 4 novembre
- Justin ARAPARI et Guy GOODING jugés pour favoritisme dans le cadre des travaux d'agrandissement de l'APF.
- Assemblée plénière au CESC ( conseil économique, social et culturel) au sujet de la pêche lagonnaire.
- Tournée du président Flosse pour présenter l'avion Twin-Otter qui desservira les îles Marquises.
- Départ de Raphaëla LE GOUVELLO.
Mercredi 5 novembre
- Mau, groupe de danse néo-zélandais, arrive à Tahiti.
- Ouverture du salon Inovatech.
Jeudi 6 novembre
- Annonce du dépistage gratuit du cancer du sein et du col de l'utérus.
Samedi 8 novembre
- L'équipe féminine de basket-ball de l'A.S. Aorai sacrée championne du Pacifique.
- Arrivée à Tahiti du groupe reggae UB40.
- Roxane élue miss Travahine (travesti).
- Promotion de la perle de Tahiti : arrivée d'une délégation chinoise.
Dimanche 9 novembre
- Arrivée d'un groupe des "Médecins du Monde" pour ausculter pendant six mois les anciens de Moruroa.
- Clôture du festival de la photographie.
Lundi 10 novembre
- Première journée du congrès des maires à Bora Bora. 270 maires des DOM-TOM présents.
- Ouverture de l'exposition de chapeaux fait à l'ancienne à la Maison de la Culture.
- Ouverture d'une grande surface « Leader Price » à Arue.
Mardi 11 novembre
- Défilé de l'Armistice.
- Rassemblement des jeunes du Tahoera'a Huiraatira place Tarahoi.
Mercredi 12 novembre
- 232 millions sont attribués aux communes de Taiarapu, Bora Bora, Fakarava, Huahine et Rimatara.
Jeudi 13 novembre
- Les 24 petits chanteurs à la croix de bois arrivent à Tahiti pour une tournée de huit jours dans les îles.
- Escale à Papeete du paquebot Star Princess.
Vendredi 14 novembre
- Les touristes élisent Heiana POHUE et Béatrice BARFF pour le prix de la gentillesse 2003, élection organisée par le Tahiti Beach Press.
- Premier concert de UB40 à To'ata : 6700 spectateurs présents.
- Journée mondiale du diabète. Dépistage gratuit dans les îles et inauguration de la maison du diabétique.
- Tamaru COLOMBEL remporte le concours de la danse du feu, Te Ahi Nui.
Samedi 15 novembre
- La société de transit Sat Nui fête ses 40 ans.
- Ouverture de l'exposition artisanale des Marquises à To'ata.
Lundi 17 novembre
- Décès du sculpteur marquisien Marcel KEHU.
- Gladys THONG CHANE championne d'Europe de course de pirogue de V1.
Mardi 18 novembre
- Le haut-commissaire Michel MATHIEU comparaît pour les poursuites déposées par Yves CONROY pour abus d'autorité dans l'affaire Henri FLOHR.. Affaire reportée en 2004.
- Budget primitif pour 2004 : 162 milliards.
- Annonce de la création d'un corps de professeurs des écoles en P.F.
- Patrick BORDET est nommé directeur du Fonds d'Entraide aux îles (FEI).
Mercredi 19 novembre
- A l'occasion des cinq ans de la compagnie aérienne Air Tahiti Nui, 229 enfants défavorisés et une dizaine d'enfants handicapés embarquent à bord de l'Airbus A340 Mangareva pour un voyage de cinq heures.
Jeudi 20 novembre
- Le "Taha'a Pearl Beach Resort" promu dans la chaîne "Relais & Châteaux".
Samedi 22 novembre
- Grève à Air France : trois heures de retard et 60 passagers débarqués.
- Baptême à Nuku Hiva de la pirogue double marquisienne Vaka Nui, destinée au Festival des Arts des Marquises.
Mardi 25 novembre
- Décès de Gilles ARTUR, ancien directeur du Musée Gauguin.
- Affaire Henriette KAMIA-Lucette TAERO : le Conseil d'Etat annule la décision de justice condamnant l'APF à pourvoir une auxiliaire de vie à Mme Kamia : textes non applicables en P.F.
Mercredi 26 novembre
- Matahi BROTHERS nommé directeur général de l'OPT (office des postes et télécommunications). Geffry SALMON devient président du conseil d'administration de L'OPT.
Vendredi 28 novembre
- Incendie à l'Hôtel Tahara'a, à Arue.
- Moruroa e Tatou et des associations françaises portent plainte contre X pour les séquelles laissées par les essais nucléaires.
- Première journée d'exposition de généalogie polynésienne à l'assemblée
- Journée du reo mao'hi.
Evénements dans le Pacifique Sud

Légion d'honneur pour père du bout du monde
TARAWA, 4 novembre - Le Père mariste Gratien Bermond, âgé de 72 ans, a reçu après 41 ans passés à la mission du Sacré-CÏur sur l'île de Christmas (Kirimati), dans l'archipel de Kiribati (anciennes îles Gilbert). Originaire des environs de Modane, le Père Gratien exerce à la fois les fonctions de vicaire général de l'évêque de Tarawa et de curé des Iles de la Ligne. Il est le dernier d'une longue lignée de religieux français, environ une centaine qui pendant plus d'un siècle ont assuré une importante présence missionnaire catholique aux Iles Gilbert devenues, en 1979, la République de Kiribati. Aujourd'hui, des religieux wallisiens et futuniens assurent la relève.
Mis à pied du Gouverneur général
PORT-MORESBY, 5 novembre - Les services du Médiateur (Ombudsman) de Papouasie-Nouvelle-Guinée ont demandé en début de semaine à la Cour Suprême de cet archipel mélanésien de prononcer une annulation de l'élection par le Parlement le 18 septembre dernier de Sir Albert Kipalan au poste de Gouverneur Général. Celui-ci doit répondre de trente trois chefs d'accusations pour des faits couvrant les cinq dernières années, dont des abus dans les remboursements de frais de téléphone, de scolarité de ses enfants et défaut de rapport annuel obligatoire.
Arnaques en série
HONIARA, 7 novembre - Les promoteurs d'un système de "chaîne" monétaire par laquelle tout participant se voyait promettre de recevoir à terme des millions de dollars, moyennant un investissement de 250 dollars salomonais (environ 35 dollars US) ont été condamnés par la justice salomonaise à des peines allant de quelques mois à cinq années d'emprisonnement. Bilan de cette dernière escroquerie : neuf milliers de "corniauds" et une dizaine de millions de dollars locaux partis en fumée. La justice a ordonné la vente des biens personnels des trois individus, deux hommes et une femme qui se fait appeler "Doctor Jane", dont les produits devront servir à rembourser partiellement les victimes de l'escroquerie.
Accords avec les Etats libres-associés
WASHINGTON, 11 novembre - Neuf jours après la Chambre américaine des Représentants, le Sénat américain a entériné la formule renouvelée, pour les vingt ans à venir, des « contrats de libre-association » liant les États-Unis aux États océaniens des îles Marshall et des États Fédérés de Micronésie, pour un montant total de quelque 3,5 milliards de dollars US. Cet accord prévoit notamment la prorogation de l'utilisation jusqu'en 2066 de la base américaine de lancement "Ronald Reagan", située sur l'atoll de Kwajalein.
Délégation chinoise = investissements
PORT-MORESBY, 11 novembre - Une première délégation chinoise de haut niveau est passée en Papouasie-Nouvelle-Guinée afin d'étudier les possibilités de lancement de projets de grande envergure, en premier lieu dans les domaines miniers, pétroliers et gaziers. Présentement, l'intérêt porte sur le gisement de nickel qui se trouve à Ramu (province de Madang), où elle compte mener une première prospection des ressources disponibles.
Les cannibales demandent pardon
SUVA, 13 novembre - 136 ans après le massacre de leur aïeul le 21 juillet 1867, les descendants du révérend britannique Thomas Baker se trouvent à Fidji afin d'assister aux cérémonies coutumières organisées par les villageois de Nabu-Tautau au centre de l'île principale de Viti Levu. Le révérend Baker fut l'un des premiers missionnaires britanniques à pénétrer dans le centre de l'île de Viti Levu. Après quelques mois d'apparente bonne entente avec les indigènes, ce Britannique de 35 ans fut attaqué et mis à mort par un groupe de villageois, sur ordre du chef de la tribu. Son corps a ensuite été mangé. Les vestiges (dont la fourchette en bois utilisée par les villageois et les restes des chaussures du missionnaire, que les indigènes avaient tenté, en vain, de manger) de cet épisode de l'histoire des îles Fidji, alors colonie britannique, sont encore, de nos jours, exposés au Musée National de cet archipel, dans la capitale Suva. Selon les descendants du chef, le missionnaire britannique aurait tenté de retirer un peigne de la tête du chef (alors qu'il est interdit, dans la tradition fidjienne, de toucher la tête d'un chef). D'autres évoquent des rivalités au sein du village, après qu'une faction ait décidé de suivre les préceptes du christianisme. Au cours d'une cérémonie traditionnelle, la famille du révérend Baker a reçu d'impressionnantes quantités de vaches, nattes tressées en feuilles de pandanus, ainsi qu'une trentaine de "tabuas" (dents de cachalots, considérées comme le présent suprême en signe de réconciliation). Le motif de cette volonté de réconciliation est que depuis cet acte de cannibalisme le village serait "maudit". « Ici, depuis, nous sommes restés coupés du monde et du développement : pas d'écoles, pas de routes, pas d'électricité. Nos enfants ne réussissent pas dans leurs études, les récoltes sont maigresÉ Alors, il faut absolument laver cet acte et ensuite, tout ira mieux », a déclaré le chef à la télévision fidjienne. Les archives de la société des études orientales et africaines de Londres, relatent cet événement comme le fruit d'une embuscade, après quoi le missionnaire a été découpé sur une roche plate, son corps enduit, puis mangé. D'autres exemples de cannibalisme sur des missionnaires ne sont pas rares, notamment en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Député dépouillé devient pourfendeur de la criminalité
PORT-MORESBY, 13 novembre - Tony Aimo, député papou, est devenu du jour au lendemain l'avocat de mesures fortes pour lutter contre la criminalité rampante dans la capitale Port-Moresby. Alors qu'il était en train de retirer de l'argent d'un distributeur automatique de billets dans la banlieue de la capitale, il a été braqué par trois individus armés qui lui ont dérobé son argent et sa voiture pour prendre la fuite. Une équipe de la télévision nationale en reportage sur l'affaire fut à son tour attaquée : la camionnette et les caméras de la télévision furent volées..
Bruxelles lève ses sanctions contre Fidji
BRUXELLES, 18 novembre - Le Conseil européen a annoncé sa décision de lever les sanctions imposées à l'archipel océanien des îles Fidji après le renversement par la force d'un gouvernement en mai 2000.
Accords diplomatiques
PARIS, 18 novembre - Renaud Muselier, secrétaire d'État français aux affaires étrangères, a effectué une visite officielle en Nouvelle-Zélande, puis en Australie pour signer un traité de coopération dans les zones maritimes adjacentes aux territoires des îles Heard et Mac Donald et aux Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). Le 21 novembre, Phil Goff, ministre néo-zélandais des affaires étrangères et Renaud Muselier ont signé jeudi la mise en Ïuvre d'un projet baptisé "PREPARE" destiné à améliorer les dispositifs de surveillance et de réponse en matière de santé publique, y compris le sida, en Océanie insulaire.
Eviction du parti francophone
PORT-VILA, 19 novembre - La totalité des ministres membres de l'Union des Partis Modérés (UPM, à majorité francophone), jusqu'ici partenaires au sein de la coalition gouvernementale de l'archipel mélanésien de Vanuatu, a été limogée mercredi par le Premier ministre anglophone Edward Natapei pour des raisons de « stabilité »et de « lutte contre la corruption »: le francophone Serge Vohor occupait les fonctions de vice-Premier ministre et de ministre des affaires étrangères. Parmi les nouveaux arrivants : Willie Jimmy, ancien ministre des finances.
Départ de l'ambassadeur de France à Fidji
SUVA, 21 novembre &endash; Le Conseil des ministres du 19 novembre a nommé Jean-Pierre Vidon, ambassadeur à Suva, ambassadeur pour la lutte contre la criminalité organisée à Paris. Il s'agit d'une nouvelle classe d'ambassadeurs, dont les compétences et juridictions ne sont plus géographiques, mais thématiques et donc mondiales. Outre les îles Fidji, l'ambassade de France basée à Suva est également compétente pour six autres pays insulaires de la zone : États Fédérés de Micronésie, Kiribati, îles Marshall, Nauru, Tonga et Tuvalu). Le nom du prochain ambassadeur n'est pas connu.
Squelette de l'expédition La Pérouse de 1788
NOUMEA, 25 novembre - Une équipe de scientifiques et de membres des associations néo-calédoniennes Salomon et Fortunes de Mer ont trouvé un squelette humain entier, conservé sous une couche de sédiments sur le site de Vanikoro (îles Salomon) où les expéditions du Capitaine François de La Pérouse ont sombré en février 1788. La découverte a été faite dans une faille de treize mètres de fonds, près du site présumé du naufrage de navire La Boussole.
Le cyclone Lupit frappe la Micronésie
HAGATÑA, 26 novembre - Plusieurs îles de l'État micronésien de Yap (États Fédérés de Micronésie) ont été sévèrement touchées par le passage destructeur d'un cyclone baptisé Lupit. Les plus touchés seraient les atolls d'Ulithi, de Woleai et l'île de Fais, où les vents ont atteint par moments en rafales les 150 kilomètres heure. Les cultures seraient quasi-totalement détruites sans qu'il n'y ait de victimes ou de blessés.
Bientôt une école océanienne de police
BRISBANE, 28 novembre - Les chefs des polices de 21 pays et territoires insulaires océaniens, après quatre jours de réunion à Brisbane (État australien du Queensland) ont décidé la création d'une école des polices océaniennes, qui sera basée à Suva (Fidji).
Patrick Decloître à Suva, Flash d'Océanie
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L'entreprise d'acconnages Sat Nui de Papeete a
célébré ses 40 ans d'existence.

Claire DENIS et son équipe sont à Tahiti pour terminer
le tournage du film « L'intrus », commencé voici 35
ans sous le nom de « Le refus » et qui n'avait jamais
abouti. Michel SUBOR est l'acteur principal des deux épisodes
du film. Claire Denis y raconte la vie de Louis Trebor qui,
après avoir été opéré du cÏur
voudra changer de vie et retrouver son fils qu'il avait laissé
35 ans auparavant à Tahiti.

Ce sont deux jeunes Tahitiennes de Moorea, Vaiki et Vahia Tamagna,
qui dansent actuellement sur deux plateaux
télévisés français, "Top of the pop" et
"le Hit", pour le dernier tube du rapeur français Mc Solaar.
Anciennes élèves au Conservatoire de Papeete, elles
avaient déjà participé à la
comédie musicale Notre-Dame de Paris.
24 petits chanteurs à la croix de bois ont donné
pendant 10 jours des concerts à Tahiti et Moorea avant de
continuer leur tour du monde vers Taïwan et la
Corée.
Décédé
: Gilles
ARTUR, ex-conservateur du musée
Gauguin, à Papeete, à l'âge de 75 ans, des suites
d'un long cancer. Né le 4 février 1928 à Paris,
il découvre le Pacifique comme professeur de français
en Nouvelle-Zélande, puis explore les archipels
océaniens de 1953 à 1964 en menant notamment une
étude ethnologique aux Nouvelles-Hébrides Il arrive
à Tahiti en juillet 1964, en tant que journaliste et deviendra
vite un ami du R.P. Patrick O'Reilly qui le fera nommer conservateur
du musée Paul Gauguin à Papeari en 1965, poste qu'il
tiendra plus de 30 ans. Créateur de l'Atelier des Tropiques
à Papeari, devenu spécialiste de Gauguin, Gilles Artur
fut à l'origine de nombreuses publications sur ce peintre par
ses "Editions Avant-Après". Les dernières années
de sa vie furent hélas ternies par des polémiques et
actions en justice concernant sa gestion du Musée Gauguin. Il
sera inhumé en Bretagne. A ses nombreux amis et admirateurs,
Tahiti-Pacifique présente ses condoléances.