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15 Magnifique Festival des Arts des Marquises à Hiva Oa On nous raconte le Jour de l'an 1874 à Tahiti |

Ainsi le président Flosse et ses amis de l'UMP qui détiennent le pouvoir en France ont réussi à faire voter par un Sénat fantôme (seuls 16 sénateurs étaient présents), le 18 décembre, à la dernière minute de la session parlementaire, le projet de loi organique portant statut d'autonomie pour la Polynésie française. A ce sujet, nous ferons ici deux remarques.
La désinformation véhiculée à Tahiti par le gouvernement de M. Flosse au sujet de ce nouveau statut est pour le moins étonnante. En effet le site Internet de la Présidence (www.presidence.pf) annonce que « Le Sénat a fait de la Polynésie française un Pays d'Outre-mer », alors que la feuille de propagande gouvernementale Te Fenua (n°82) proclame « La Polynésie devient un pays d'Outre-mer » alors que rien n'est définitif. Bien qu'il ait été inclus dans le texte un bout de phrase mentionnant un Pays d'Outre-mer, la ministre Girardin a été très claire à ce sujet, d'autant plus que cette mention devrait être effacée par le Conseil constitutionnel : « A la différence du statut qui aurait pu voir le jour en 1999, la Polynésie française, même dotée de l'autonomie la plus large, demeure une collectivité territoriale régie par le Titre XII de la Constitution et ne fait pas l'objet de dispositions particulières ». Si Tahiti est un « Pays d'Outre-mer » c'est alors un pays bidon, virtuel, avec des « lois du pays » bidon car celles-ci n'ont aucune valeur législative, ne sont que des « actes prévus à l'article 139 ».
Alors on ne comprend plus. Sommes nous au Sénat ou à la récréation ? Comment des institutions fondamentales tels que le gouvernement de la République et le Sénat peuvent-elles présenter et voter des qualificatifs qui induisent en erreur, et ceci dans un texte aussi essentiel qu'est une Loi organique ? N'est-ce pas là miner, ridiculiser la crédibilité de la base légale de toute la Nation, les Lois dont la précision et l'exactitude sont vitales ? C'est stupéfiant et aberrant ! Sommes-nous encore en France, pays des Droits de l'Homme ou avec Alice au "Pays des Merveilles" ?
Et dans quel but utilise-t-on de telles fantaisies de vocabulaire trompeuses qui de suite recaleraient l'étudiant en Droit ? « C'est juste pour faire plaisir » avait répondu béatement un haut fonctionnaire du ministère de l'Outre-mer lors d'un colloque à Montpellier l'an dernier. « Pour flatter l'ego d'un homme » avait dénoncé le sénateur Sueur.
Ce qui est encore plus grave, et on le voit dans les médias de Tahiti, c'est que ces titres ronflants mais vides de contenu sont utilisés par Gaston Flosse pour induire en erreur sa propre population en lui faisant croire qu'il aurait obtenu de Jacques Chirac une quasi indépendance pour la Polynésie française. Ils serviront aussi à tenter de faire croire les mêmes sornettes aux chefs des micro-Etats du Pacifique, auxquels Gaston Flosse distribue d'ailleurs des bristols imprimés « Honorable Gaston Flosse, President of Tahiti Nui » depuis la conférence du PIDP de 1992. Poudre aux yeux qui ne fait que dévoiler la recherche de gloire d'un politicien qui ne recule pas devant la supercherie, ce qui ne suscite d'ailleurs que sourires polis, voire gênés des vrais chefs d'Etats, bien plus informés qu'on ne le croit. Ainsi, tromper le peuple polynésien et devenir la risée face à la diplomatie de la région, avec la complicité active de l'Etat français (!) serait donc le but final de la bouffonnerie approuvée par les obéissants sénateurs UMP, les seuls à avoir voté cette loi. Se rendent-ils seulement compte de ce qu'ils font ? Si oui, n'ont-ils pas honte ? (lire la suite à ce sujet page 10).
Parlons maintenant de l'article 57 de ce projet de loi, celui qui concerne la langue officielle. Il dit que « le français est la langue officielle de la Polynésie française. Son usage s'impose aux personnes morales de droit public et aux personnes de droit privé dans l'exercice d'une mission de service public ainsi qu'aux usagers dans leurs relations avec les administrations et services publics. La langue tahitienne est un élément fondamental de l'identité culturelle : ciment de cohésion sociale, moyen de communication quotidien, elle est reconnue et doit être préservée, de même que les autres langues polynésiennes, aux côtés de la langue de la République, afin de garantir la diversité culturelle qui fait la richesse de la Polynésie française. Le français, le tahitien, le marquisien, le paumotu et le mangarevien sont les langues de la Polynésie française. Les personnes physiques et morales de droit privé en usent librement dans leurs actes et conventions ; ceux-ci n'encourent aucune nullité au motif qu'ils ne sont pas rédigés dans la langue officielle. »
Belles et longues phrases, mais rien n'a réellement changé. Le français est toujours l'unique langue officielle à Tahiti et le restera longtemps encore, car en métropole on considère le français comme une « langue en péril ».
Mme Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuel de l'Académie française, l'explique : « Une menace d'une extrême gravité pointe à l'horizon. Il s'agit de la disparition du principe fondateur de notre vie culturelle inscrit depuis 1539, dans l'Edit de Villers-Cotterêts qui décréta le français langue de notre pays. Aujourd'hui des voix s'élèvent pour plaider qu'il faut faire place aux côtés du français dans l'enseignement, dans la vie publique aux langues qui sont depuis le XVIe siècle du ressort de la vie privée (É) Comment aussi ne pas être alarmé par la volonté affirmée, louable certes, d'un haut responsable politique d'« assurer sur notre territoire la primauté du français, langue de la République » ? Primauté implique la coexistence du français avec d'autres langues, alors que c'est le principe d'unicité, c'est-à-dire qu'elle était unique, qui depuis cinq siècles a défini son statut. (É) Qu'elle soit condamnée à partager ce rôle avec les langues de France, elles sont d'ailleurs légions et notre patrimoine culturel, notre identité voleront en éclats. (É) C'est pourquoi je lance ici un véritable cri d'alarme. N'ignorons pas ce péril, sauvons notre langue quand il en est encore temps, car ce qui est en cause c'est nous tous, notre longue histoire, notre vie commune, notre identité. » Si le tahitien n'est pas langue officielle, c'est donc la faute à François 1er !
Comment alors ne pas citer le romancier ivoirien, Hamadou Kourouma : « Vous autres, Français, vous passez votre temps à discourir sur les dangers de l'uniformisation culturelle et à vanter la diversité des langues. Mais laissez-moi vous demander, qu'avez-vous fait du breton, du nengoné, du catalan, [du tahitien] ? Quel exemple nous proposez-vous, à nous qui connaissons les vertus du plurilinguisme, sinon celui de laisser mourir des langues dont la responsabilité vous incombe ? Quelle crédibilité pouvons-nous accorder à vos discours ? » A méditer !
Bonne année, Ia orana i te matahiti api, Kung hi fat choy !
Alex W. du
PREL
Directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles
Lundi 1er décembre
- Le port de la ceinture de sécurité aux places avant est obligatoire partout en Polynésie française.
- Arrivée de Pierre BEDIER, secrétaire d'Etat aux programmes immobiliers de la justice. Visite du centre carcéral de Nuutania.
- Journée mondiale contre le sida.
- Sept bijoutiers polynésiens candidats au « Tahitian Pearl Trophy ».
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- Mardi 2 décembre
- Antonina ALFONSI nommée directrice du GIE Tahiti Manava Visitor's bureau.
Jeudi 4 décembre
- Journée polynésienne du tiare Tahiti. La banque de Tahiti remporte le Tiare d'or pour son décors, une baleine fait de 70 000 tiare.
- Rodolphe Weinmann reçoit la médaille d'officier de l'Ordre national du Mérite.
- Démission du directeur de la société de financement du développement de la Polynésie française, la SOFIDEP, M. Régis de PREVOISIN.
- Un joueur de Moorea gagne 80 millions au Loto.
Vendredi 5 décembre
- Journée Téléthon. 29 million Fcfp récoltés.
- Pierre BEDIER, secrétaire d'Etat aux programmes immobiliers de la justice, annonce la construction d'un nouveau centre pénitentiaire en 2006-2007 et la mise en place d'une surveillance à domicile grâce à des bracelets électroniques.
- Présentation du budget primitif 2004 à l'assemblée, 163,9 milliards (1,36 milliard d'euros) et une nouvelle charte de développement, la Charte Tahiti Nui 2015.
- La procédure d'urgence pour le vote du nouveau statut de la Polynésie française est acceptée par le gouvernement Raffarin.
Samedi 6 décembre
- Une vingtaine d'enfants handicapés de Tahiti, Moorea et Raiatea s'est envolée pour l'Elysée pour un Noël à Paris.
- Jardin de noël à To'ata : spectacle de danse et de chant et confiserie à gogo étaient au programme pour plus de 2000 enfants.
- - Alerte aux méduses à Tahiti.
Dimanche 7 décembre
- Fête de l'ananas à Moorea.
- Manu BUCHIN et Marie-Louise SOENARMAN élus Monsieur et Madame Polynésie 2003 lors des championnats de Body-building de Polynésie 2003.
- Evasion de deux détenus qui avaient une permission de sortie.
- Teva SYLVAIN présente « Le jeu de Polynésie », sorte de Monopoly à la polynésienne.
- Teiva WINKELSTROETER remporte le championnat de tir à l'arc, catégorie arc olympique et Jean GOODING dans la catégorie arc à poulies.
Lundi 8 décembre
- Pré-rapport BeaMer sur le naufrage du Tahiti Nui 4 au large de Rimatara : « déficit d'entretien » et « voies d'eau quasiment structurelles ».
- Rapport trimestriel de l'IEOM (institut d'émission d'outre-mer) : morosité.
Mardi 9 décembre
- Présentation du bilan de l'opération « carcasse de voitures ».
- Robert WAN lance la ligne cosmétique Aqua Perla, à base de nacre perlière polynésienne.
Mercredi 10 décembre
- Annonce de la subvention des carburants pour les perliculteurs au 1er janvier.
- Colloque international sur l'évolution démographique des îles du Pacifique.
- Présentation du nouveau code de l'Environnement.
Jeudi 11 décembre
- Le personnel navigant commercial d'Air Tahiti Nui est en grève pour la première fois.
- Vote d'une loi sanctionnant les automobilistes ayant une sonorisation excessive sur la voie publique.
- « Si loin du monde » de Tavae RAIOAOA remporte le prix du Salon nautique international de Paris.
- Lancement du forfait Vini-Atu par la société de téléphonie portable Tikiphone.
- Le ministre de l'Economie, Georges PUCHON annonce qu'il n'y aura pas de « nouvelle taxe et pas d'augmentation de la pression fiscale » en 2004.
- Baptème du cinquième ATR 42-500 de la compagnie Air Tahiti.
Vendredi 12 décembre
- Huit artistes de cirque québécois anime les rue de Tahiti à l'occasion des fêtes de fin d'années.
- Michel JONASZ en concert à Tahiti.
Samedi 13 décembre
- Ouverture du salon de Noël à Aorai Tini Hau, Pirae.
- Heitiare TRIBONDEAU sort cinquième de l'élection Miss France.
- Championnats de Polynésie de Free-Style :Yves ANCEAUX remporte le titre dans la catégorie BMX (vélo), Charles MANSON en In-Line skate et Philippe MALET en skate-board.
Lundi 15 décembre
- Première opération "éclairage des cyclos" à Tahiti.
Mardi 16 décembre
- L'Etat français paiera à la Polynésie en 7 ans le reliquat des sommes du Fonds de reconversion et du Pacte de Progrès non utilisés.
- Rassemblement de 2000 jeunes pour le 3ème synode de l'Eglise catholique.
Mercredi 17 décembre
- Cinq thoniers chinois viennent agrandir la flottille de pêche de Tahiti Nui Rava'ai.
- Ouverture du sixième festival des arts des Marquises à Atuona.
- Première soirée du Carnaval. Le couple Heimoana TEINAURI et Tara TUIHAGI de Te U'i Tama No Papeete remporte le titre du roi et de la reine.
- Présentation d'un nouveau jeu éducatif réalisé à Tahiti « Les lettres de Tahiti ».
Jeudi 18 décembre
- Stanley CROSS, de Te Hono e Tau i Te Honoaui porte plainte au près de l'Union Européenne contre l'Etat français pour discrimination.
- Le Sénat vote le nouveau statut de la P.F.
Samedi 20 décembre
- Un homme pend ses deux enfants, puis se pend lui-même à Mataiea.
- La grève est levée à Air Tahiti Nui, son PDG Nelson LEVY démissionne et devient président du conseil d'administration de Tahiti Nui Télécom. Geffry SALMON le remplace à Air Tahiti Nui.
- Raipoe ADAMS élue Miss Univers Polynésie 2003.
- Grève à Air France.
Lundi 22 décembre
- Le photographe Werner BRINGOLD expose à la librairie Vaima.
- Lucie MARTIN remporte le concours « 30 jours pour protéger ton environnement ».
- Mise en service des lampadaires de Moorea.
- Le conseil d'administration de la CPS (Caisse de prévoyance sociale) accorde une augmentation des allocations familiales qui passent de 6000 Fcfp à 7000 Fcfp.
- Noël pour 206 enfants handicapés au Palais présidentiel.
Mardi 23 décembre
- Electrification du quartier Hotuarea de Faa'a.
Mercredi 24 décembre
- Après son élection en tant que Miss Tourisme Polynésie le 20 décembre, Tania TINIRAUARII sort 8ème de l'élection Miss Tourism World 2004.
- Annulation des vols Air France en partance de Paris ordonnée par les Etats-Unis.
- Patricia GRAND, ministre de la Pêche signe une convention pour la production et la vente d'engrais fait à partir de déchets de poissons.
Lundi 29 décembre
- Onze perliculteurs reçoivent leur carte de producteur.
Mardi 30 décembre
- Escale du voilier-école indien Tarangini.
Mercredi 31 décembre
- Frédéric BURQUIER remporte la corrida de la St Sylvestre 2003 de Papeete.

Evénements dans le Pacifique Sud

SIDA dans le Pacifique : chiffres alarmants
SUVA, 2 décembre - Les statistiques océaniennes
concernant le VIH-SIDA ont fait état ces derniers mois de taux
de progression alarmants, en particulier en
Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Fidji. Dans les
États insulaires du Pacifique, le nombre de personnes
séropositives est comparativement faible (principalement en
raison des faibles populations), mais ses taux de progression sont
jugés alarmants par les autorités nationales et
régionales. Dans le territoire américain de Guam, le
chiffre était estimé à 173 en début
d'année. En Papouasie-Nouvelle-Guinée, pour une
population d'un peu plus de 5 millions, on recense désormais
plus de 7000 cas et on estime que le chiffre véritable
pourrait se situer dans la fourchette des 15 à 25 000 cas.
Principal obstacle à une prévention efficace : les
tabous concernant le sexe et la stigmatisation
quasi-systématique, en particulier en milieu rural, des
porteurs de la maladie. En novembre, Renaud Muselier,
secrétaire d'État français aux affaires
étrangères, annonçait avec Phil Goff, ministre
des affaires étrangères de Nouvelle-Zélande, le
lancement d'un programme destiné à mettre en place des
systèmes de veille et de surveillance sanitaire pour toute la
région océanienne.
Pékin quitte Kiribati
TARAWA, 2 décembre - Après l'établissement, le 7
novembre dernier, de relations diplomatiques entre l'archipel de
Kiribati (anciennes îles Gilbert) et Taiwan (République
de Chine), la République Populaire de Chine a annoncé
la rupture de ses relations avec cet État océanien,
où elle posséde pourtant une station satellitaire de
surveillance cruciale pour son programme spatial. Selon l'agence
officielle Xinhua, cette décision se fonde sur la violation du
principe de « Chine unique » prôné par
Pékin, qui considère Taiwan comme une province rebelle
en attente de réunification à la puissance
métropolitaine. Pékin parle aussi de «
défiance » vis-à-vis de l'accord
établissant des relations diplomatiques entre Tarawa et
Pékin (en 1980), mais aussi « des principes de la Charte
des Nations Unies » et d' « ingérence flagrante dans
les affaires intérieures de la Chine ». Entre-temps,
Taiwan faisait savoir depuis sa représentation à Fidji
que ses relations avec Taipei étaient « établies
complètement et de manière permanente » à
Tarawa et qu'il était hors de question de revenir en
arrière. La décision de Kiribati intervient
après l'arrivée au pouvoir de M. Anote Tong à la
Présidence de cet État insulaire. 27 pays reconnaissent
désormais Taiwan au niveau diplomatique. Aucun de ces pays
n'entretient de relations avec Pékin.
Fidji : McDonald's privé de label « Halal »
SUVA, 2 décembre - La ligue musulmane de Fidji a
annoncé en fin de semaine dernière le retrait du label
« Halal » (certifiant les viandes conformes au rite
musulman) aux trois succursales sous franchise à Fidji de la
chaîne internationale McDonald's. Cette décision est due
au lancement sur le marché fidjien, d'un nouveau produit, le
« Barbecue Bacon Cheese burger ». Les Musulmans de Fidji
représentent une population d'environ 60 000 personnes pour
800 000 habitants au total.
"Come-back" du kava
SUVA, 2 décembre - L'Assemblée nationale du pays de
Galles a approuvé en fin de semaine dernière la
levée d'une interdiction de mise sur le marché
concernant les produits dérivés du kava. Depuis la fin
2001, plusieurs pays européens (dont la France) avaient
imposé cette interdiction, après que des comptes-rendus
émanant notamment d'Allemagne aient fait état
d'hépatites fulminantes chez une trentaine de patients
consommateurs de produits dérivés de cette plante. En
novembre un rapport, élaboré avec l'aide du Centre
européen pour le Développement des entreprises,
concluait à l'absence de preuves scientifiques pouvant
permettre de trouver des effets nocifs à cette plante de la
famille du poivrier, tout du moins dans ses extraits.
La banque ANZ rachète la Banque Nationale de
Nouvelle-Zélande
SYDNEY, 2 décembre - Le groupe bancaire Australia New Zealand
(ANZ) a effectué la prise de contrôle de la National
Bank of New Zealand afin de s'affirmer comme l'un des leaders sur le
marché Asie-Pacifique. Les actions ont été
rachetées à la Lloyd's TSB britannique, pour la somme
de 3,6 milliards de dollars US.
Barak Sopé retrouve son siège de
député
PORT-VILA, 2 décembre - Barak Sopé,
vétéran de la politique vanuatuane, a retrouvé
en fin de semaine dernière son siège au sein du
parlement de cet État insulaire, après l'avoir perdu
pour cause de purgatoire pénitentiaire. M. Sopé a
remporté des législatives partielles dans la
circonscription de Vaté (île principale) rural. Il avait
perdu son siège suite à son emprisonnement à
cause d'une condamnation pour faux et usage de faux à trois
ans de prison ferme par la Cour Suprême de cet archipel pour
une signature par M. Sopé, alors associé à des
hommes d'affaires étrangers, de "lettres de garantie", sortes
de bons du Trésor qu'il entendait négocier sur un
marché international "parallèle". Ces reconnaissances
de dettes, équivalaient à 23 millions de dollars US. En
novembre 2002, à la surprise générale, M.
Sopé bénéficiait d'une grâce, sur
intervention directe du Président de la République John
Bani, pour « raisons médicales ».
Arrêt du suivi médical américain
MAJURO, 4 décembre - L'accord de « libre-association
» signé avec Washington ne prévoit plus le suivi
des personnes qui ont été exposées aux essais
nucléaires américains sur l'atoll de Bikini dans les
années 1940 et 1950. Ce programme couvrait jusqu'ici (pour un
montant d'environ deux millions de dollars US par an) le suivi
médical de quelque 16.000 personnes dans cette zone, soit
environ un quart de la population. 67 essais nucléaires
américains ont eu lieu en particulier sur les atolls de Bikini
et d'Enewetak, entre 1946 et 1958, et les retombées ont aussi
touché les atolls voisins, dont Rongelap et Utrik.
L'Australie : 20 millions d'habitants
CANBERRA, 4 décembre - C'est officiel: la population
australienne a franchi ce jour le cap des 20 millions d'habitants, a
annoncé le bureau de la statistique (Australian Bureau of
Statistics, ABS). La population aborigène représente
actuellement 2,4% des 20 millions d'australiens. La superficie de
l'Australie est 14 fois plus grande que celle de la France (pop. : 60
millions).
Zone franche à Palau
KOROR, 10 décembre - Le gouvernement de l'État
océanien de Palau a annoncé en fin de semaine
dernière la création d'une zone franche, sur la
côte Nord de son île principale, afin de tenter de
promouvoir la création d'entreprise et les exportations
à destination des États-Unis, principalement la
conserverie de poisson.
Nauru retiré de la "liste noire"
PARIS, 15 décembre - L'État insulaire de Nauru a
été retiré de la liste des paradis fiscaux
jugés « non-coopératifs » par l'OCDE
(Organisation pour la Coopération et le Développement
Économiques) car Nauru s'engage à observer les
principes de transparence et d'échange d'informations en
matière bancaires et fiscales. Nauru devient le second
État océanien à être retiré cette
année de cette « liste noire » de l'OCDE : en
mai dernier, l'archipel de Vanuatu obtenait sa radiation de cette
liste, publiée régulièrement par l'OCDE
(basée à Paris) et concernant les pays jugés
"non-coopératifs".
Accords avec les territoires océaniens
WASHINGTON, 18 décembre - Le Président américain
George W. Bush a ratifié mercredi la formule
renouvelée, pour les vingt ans à venir, des «
contrats de libre-association » liant les États-Unis aux
États océaniens des îles Marshall et des
États Fédérés de Micronésie, pour
un montant total de quelque 3,5 milliards de dollars US, notamment
pour la prorogation de l'utilisation jusqu'en 2066 de la base
américaine de lancement « Ronald Reagan »,
située sur l'atoll de Kwajalein et qui constitue une
composante essentielle du programme américain de
défense stratégique anti-missile balistique
intercontinentale surnommé « Guerre des Étoiles
».
Pont européen à Suva
SUVA, 19 décembre - La construction d'un nouveau pont reliant
la capitale fidjienne Suva à son aéroport, à
Nausori, a été confiée à la
société néo-zélandaise Fletcher
Construction, dans le cadre d'un projet financé par l'Union
Européenne. Les travaux devraient débuter le mois
prochain et être achevés d'ici la fin 2005. Le nouveau
pont, qui enjambera lui aussi la rivière Rewa, comportera
quatre voies pour une longueur totale de 425 mètres. L'Union
Européenne a aussi débloqué quelque 4 millions
d'euros pour financer un projet de centre de traitement des eaux
usées pour Suva.
« Ici, c'est notre terrain »
HONIARA, 23 décembre - John Howard, Premier ministre
australien a profité d'un passage-éclair dans la
capitale salomonaise Honiara pour réaffirmer que cette partie
du monde était « notre terrain, c'est notre coin du
monde, dans lequel les pays du Pacifique ont une
responsabilité particulière. Et si nous n'étions
pas prêts à aider nos amis dans le besoin, personne
d'autre ne le ferait ».
Patrick Decloître à Suva, Flash d'Océanie
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