|
15 Le GIP défie le gouvernement Temaru 36 Un voyage aux îles-Sous-le Vent en 1881. |

Il y a des choses qu'il est beaucoup plus facile de commencer que d'arrêter : une histoire d'amour, grignoter des pistaches et dépenser l'argent du contribuable. Le dernier exemple est bien le cas de la Polynésie française où malgré 10 années de « reconversion de l'économie » à coup de milliards, suivi par une année de soi-disant « taui », rien n'a changé et ne semble pas vouloir changer. « L'économie de comptoir » pourtant décriée est toujours la norme, même de plus en plus pourrait-on dire, tant notre économie artificielle, un vrai « Alice aux pays des merveilles économiques », dépend chaque année plus des « transferts » de la métropole au point même que la phrase d'une ministre parisienne de « fermer les robinets » sème la terreur dans les curs.
« Taui », avez-vous dit ? Pas pour l'instant, ça c'est sûr, puisqu'on assiste à la tête du Territoire, plutôt à un échange de postes entre des personnes toutes issues de la même classe bourgeoise-fonctionnaire de Tahiti, toujours plus enclin à se constituer des petits empires administratifs, à s'octroyer des privilèges et à se faire construire d'autres palais inutiles. Voyez la mise en place du statut de la fonction publique de l'assemblée, voyez l'ancien président de l'assemblée Tony Géros annoncer sans honte la construction d'une nouvelle assemblée pour plus de trois milliards (!), voyez l'inutile et inefficace chambre de commerce qui veut dépenser un milliard et demi pour un nouveau bâtiment, voyez les conseillers du comité économique et social se voter une augmentation de leurs jetons de présence, pourtant déjà plafonnés à 900 000 Fcfp par mois !
Ainsi le secteur non productif, administratif, de notre économie est en plein « essor » alors même que notre économie est en crise profonde : les exportations de perles de Tahiti ont été divisées par trois, celles du poisson par deux et notre industrie du tourisme a régressé en 2004 alors que tous nos pays voisins ont vu les leurs progresser de 12, 15 voire 21% durant la même période. Raison officiellement reconnue de ce fiasco : « Tahiti est trop cher ». Et c'est vrai car il faut bien que le touriste aide la métropole à payer le coût de maintenir les privilèges d'une caste parasite qui apporte bien peu de contrepartie réelle à sa sur-rémunération ; surtout en ce qui concerne les postes politiques distribués par nos politiciens au bon vouloir du prince : un exemple parlant, parmi d'autres : lors de son retour au pouvoir, Gaston Flosse avait embauché comme « chargé de mission » le polémiste "Carlos Quintos" pour 1,2 millions Fcfp (10 000 ¤) par mois afin qu'il salisse l'image d'Oscar Temaru tous les matins sur Radio Maohi ; et ce sont nos impôts qui ont payé ce salaire scandaleux, tout comme les 1,4 millions mensuels octroyés au directeur de l'agence tahitienne de presse qui pirata notre site Internet (lire p.11), etc.Et c'est le secteur privé de l'économie qui est condamné à financer les fastes d'une administration territoriale en folie, une pléthore de fonctionnaires qui veut tout contrôler, tout gérer ! Un secteur privé qui rétrécie comme une peau de chagrin (lisez les longues listes des liquidations judiciaires ordonnées par le tribunal du commerce) ou qui a été accaparé par des monopoles mis en place par le bon vouloir des politiciens au pouvoir. Une administration qui s'est octroyée le monopole de la télévision satellite (TNS) après avoir assommé juridiquement la société privée Téléfenua, des télécommunications (OPT), l'administration qui vend des ordinateurs (ISS), loue des engins de construction (GIP), organise des spectacle (To'ata), etc, etc.
Nous voyons les effets de cette boulimie dans notre petite entreprise : il y a dix ans, nous n'avions que la patente et les impôts sur les bénéfices à payer, une fois par an. On y a d'abord rajouté la CST, cet impôt sur le revenu qu'on n'a pas le droit d'appeler ainsi, puis la TVA et, l'année dernière, la taxe sur la publicité. Cette année, nouveau "magnifique" statut oblige, on nous rajoutera des taxes communales ce qui fait que dorénavant chaque mois nous devons remplir des formulaires (une montagne de paperasse) et envoyer des chèques au Trésor public alors que nous travaillons déjà plus de 60 heures par semaine pour tenter de survivre. Une avalanche d'impôts nouveaux et de papiers inutiles à la bonne marche de l'entreprise qui ont de quoi entraîner tous les petits patrons de Tahiti vers le choix qu'a pris une majorité de la population de nos îles : utiliser tous les moyens (flatter le puissant du moment, déclencher un mouvement social, jouer des relations familiales) pour se faire nommer à un poste de fonctionnaire ou de personnel de cabinet où « ça tombe tous les mois », sinécures où la performance ou la connaissance n'ont aucune incidence sur la rémunération.
Eh oui, tant que Tahiti restera dans un tel système économico-social pernicieux et malsain, une relique coloniale par excellence, la seule alternative pour ses dirigeants restera une génuflexion quotidienne avec une prière matinale en direction de Paris afin que la « mère patrie » surtout ne « ferme pas les robinets ». Tout en étant assez honnête pour arrêter de se gargariser avec de pompeuses phrases parlant "d'autonomie", de "Pays" ou d'autres symboles ronflants qui ne servent qu'à essayer de cacher l'affligeante dépendance de la Polynésie française vis-à-vis du contribuable français. Soyons francs : être autonome, cela veut dire qu'on est capable de subvenir à ses propres besoins tout simplement.
Taui ? Taui roa ? Oui, oui, il faut changer les choses ! Oui, il faut même tout remettre à plat. Et il faut surtout le faire vite.
Bonne lecture et merci pour votre fidélité.
Alex W. du
PREL
Directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Mardi 1er mars
- Découverte d'un cadavre dans la vallée de
Tipaerui.
Mercredi 2 mars
- Arrivée à Tahiti, de l'actrice-chanteuse
sud-américaine, Natalia OREIRO plus connue sous le nom de
Milagro, pour donner deux concerts.
- Arrêt du dispositif de soutien au secteur automobile
appelé la Flossette : le quota des 300 véhicules
prévu dans le dispositif a été atteint.
Jeudi 3 mars
- Arrestation du meurtrier de Tipaerui.
- Arrestation d'un jeune de 21 ans pour meurtre à Moorea.
- Election d'Oscar TEMARU à la présidence du
gouvernement par 29 voix contre 26 pour Gaston TONG SANG et deux
bulletins blancs (Nicole BOUTEAU et Philip SCHYLE.
Vendredi 4 mars
- Visite d'Oscar TEMARU en tant que président du pays aux
sinistrés de sa commune.
- Premier concert de la chanteuse sud-américaine Natalia
OREIRO, à To'ata : 8000 personnes.
Samedi 5 mars
- Célébration du 208ème anniversaire de
l'arrivée de l'évangile à Tahiti : 4500
protestants se rassemblent à Pirae.
Dimanche 6 mars
- 2ème concert de la chanteuse Natalia OREIRO, à To'ata
: 3500 personnes.
Lundi 7 mars
- Présentation du nouveau gouvernement d'Oscar TEMARU (16
ministres) 7 anciens et 9 nouveaux.
Mardi 8 mars
- Journée internationale de la femme à Tahiti :
Célébration au bassin de la reine d'une
cérémonie en mémoire de
Marie-Thérèse DANIELSSON.
- Angéline SABRE, présidente du Conseil des femmes, a
été nommée chevalier de la Légion
d'honneur
- Evelyne CARPENTIER-VIGNOLE, secrétaire particulière
des différents réprésentants de l'Etat à
Tahiti depuis 30 ans a été nommée chevalier de
l'Ordre national du Mérite.
Mercredi 9 mars
- Adoption en conseil des ministres des nominations des
collaborateurs dans les différents ministères et
services :
- GIP : Robert MAKER succède à Léonard
PUPUTAUKI
- AIR TAHITI NUI : Patrick LEBOUCHER succède à Jeffry
SALMON
- OPT : Alphonse TERIIEROOITERAI succède à Temauri
FOSTER
- Secrétariat du gouvernement : Etienne CHIMIN succède
à Etienne HOWAN.
- Grève à Météo France de Faa'a.
Jeudi 10 mars
- Grève à RFO.
- Le haut-commissaire Michel MATHIEU dresse le bilan des
opérations de sauvetage effectuées en 2004 : 491
sauvetages en mer et 8 morts.
Vendredi 11 mars
- Une quinzaine de membres du GIP bloquent l'accès au
siège de leur service à leur nouveau chef Robert MAKER
et au président Oscar TEMARU.
Samedi 12 mars
- Arrivée à Tahiti de l'humoriste français
Smaïn pour y donner 4 représentations.
- Réunion des membres des principales familles royales de
Tahiti en vue de créer un « conseil coutumier royal
».
Lundi 14 mars
- Départ pour Sydney des 16 polynésiennes retenues pour
participer au 3ème concours de mannequins organisé par
l'Agence Marylin Agency.
- Départ du vice-président et ministre du tourisme et
des transports aériens, Jacqui DROLLET à Sydney pour le
vol promotionnel d'Air Tahiti Nui via Tahiti.
- Escale à Tahiti du navire Black Watch.
Mardi 15 mars
- Décès de Théodore MAUORE maire de la commune
de Fangatau (Tuamotu) et journaliste à RFO, des suites d'une
crise cardiaque.
- Fin de la grève à la clinique de Paofai.
- Bilan de la délinquance en 2004 en Polynésie
française : 9123 faits ont été
constatés.
- Lancement d'un projet de réalisation d'un radar pour
l'aéroport de Tahiti-Faa'a en 2007.
- Présentation par la chambre territoriale des comptes de son
rapport sur la gestion de la commune de Pirae : Elle relève un
grand nombre d'irrégularités commises sur la
construction de la nouvelle mairie.
- La ministre de l'Outre-mer, Brigitte GIRARDIN, qualifie le
président Oscar TEMARU « d'incompétent notoire
» dans son entretien au quotidien France-Soir.
-Hospitalisation de 16 passagers d'Air Tahiti pour intoxication
alimentaire sur la ligne des Gambier.
Mercredi 16 mars
- Le conseil des ministres fixe au samedi 28 mai 2005 la date du
référendum sur la constitution européenne.
- Selon le "Canard Enchaîné", le président CHIRAC
aurait déclaré qu'Oscar TEMARU est un «
illuminé doublé d'un mystique » et qu'il ne «
veut plus entendre parler de Gaston FLOSSE ».
Jeudi 17 mars
- Fin de la grève au conservatoire territorial.
Vendredi 18 mars
- Arrivée à Tahiti d'une délégation des
Iles Cook.
- Immersion au large de Tahiti, de la goélette Taporo IV.
- Election de Virginia TERIIAMANA à l'académie
tahitienne (Fare vanaa). Elle succède à Simone HARGOUS,
décédée.
Samedi 19 mars
- Bénédiction du nouveau bateau de pêche (poti
marara) du pêcheur Tavae RAIOAOA, rescapé après
118 jours de dérive en mer,.
- Présentation de la construction d'un hôtel de luxe,
écologique « The Brando » sur l'atoll de Tetiaroa :
un investissement de 3 milliards Fcfp.
- Célébration à Papara, des 100 ans de
l'Association des Familles Catholiques (AFC).
- Le Tahitien Gary Tamatoa ZEBROWSKI remporte en Suède la
finale de la coupe du monde de surf sur neige et se qualifie pour les
prochains Jeux olympiques.d'hiver.
Dimanche 20 mars
- Découverte à Faa'a d'un cadavre.
Mardi 22 mars
- Vente aux enchères des perles du GIE Poe Rava Nui : 385
millions Fcfp.
- Nomination de Jean-Paul BARRAL à la présidence du CA
de la chaîne télévisée TNTV.
- Décès de Freddy VERNAUDON, ancien conseiller
municipal de Papeete, président du club sportif l'AS Fei Pi et
frère aîné du « shériff » Emile
VERNAUDON.
Mercredi 23 mars
- Conférence du président Oscar TEMARU : il appelle les
hommes du GIP à collaborer loyalement et annonce une
redéfinition des missions du service.
Jeudi 24 mars
- Blocage par des membres du GIP des accès à la zone
portuaire de Papeete.
Vendredi 25 mars
- Visite d'évaluation du vice-président Jacqui DROLLET
aux îles Marquises, de la future base de port de
pêche.
-Décès de la doyenne de la Polynésie
française, Mme CHING SHI WONG, à l'âge de 104
ans.
Samedi 26 mars
- Arrivée triomphale de la rameuse française Maud
FONTENOY aux îles Marquises (Hiva Oa), après avoir
réussi la traversée en solitaire.
- Un groupe de membres de GIP prennent d'assaut le bateau Tahiti Nui
VI à l'accostage : Sous la pression, le commandant en second,
Rameha VOIRIN préfère se jeter à la mer.
Dimanche 27 mars
- Fin du blocage de la zone portuaire de Motu Uta.
Lundi 28 mars
- Retour à Tahiti, du sénateur Gaston FLOSSE.
Mardi 29 mars
- Ouverture à Papeete, du 3ème Forum des pays et
territoires d'outre-mer.
- Nomination du journaliste de RFO Erick MONOD à la direction
de la chaîne télévisée TNTV.
- Arrivée à Papeete du navire la Boudeuse, pour une
escale de trois semaines.
- Cérémonie d'accueil à Papeete de la rameuse
Maud FONTENOY.
- Arrivée à Tahiti de l'ambassadeur du Japon en France,
M. Hiroshi HIRABAYASHI
- Arrivée à Tahiti de Phil GOFF, ministre
néo-zélandais des affaires étrangères et
du commerce. Il est accompagné d'une délégation
de chefs d'entreprises et d'universitaires.
Mercredi 30 mars
- Nomination par le conseil des ministres de Marcel AHINI en tant que
chef de service par intérim du GIP.
- Reblocage par des membres du GIP des zones portuaires de
Papeete.
Jeudi 31 mars
- Le pont de Motu Uta toujours bloqué par les GIP.
Evénements dans le Pacifique Sud

Séismes en série aux îles Salomon
HONIARA, 7 mars - Deux séisme successifs, mesurés
à 5.7 et 5.5 sur l'échelle ouverte de Richter se sont
produits dimanche au large (sud-est) des îles Salomon. Le
premier séisme sous-marin a été
enregistré à une profondeur de 37 kilomètres,
à environ 410 kilomètres au sud-est de la capitale
Honiara (île de Guadalcanal). Le second, une réplique, a
été enregistrée à une profondeur de 49
kilomètres, à environ 380 kilomètres au sud-est
d'Honiara. Aucun dégât, ni blessé, n'a depuis
été signalé.
Droits des femmes en Océanie
SUVA, 8 mars - Greg Urwin, secrétaire général du
Forum des Îles du Pacifique, a voulu souligner cette semaine
qu'en matière de droits des femmes, il restait encore «
beaucoup à faire » pour la plupart des pays insulaires
océaniens. En matière de parité, constate le
rapport, de nombreuses résolutions prises en 1995 (y compris
un objectif de trente pour cent de femmes dans l'appareil
administratif public et de gouvernement) sont encore restées
lettre morte : dix ans après, seule une quinzaine de pays
l'ont atteint. Parmi les plus mauvais élèves : ceux qui
figurent dans une liste surnommée « liste des douze
salopards », qui dénombre les pays dans lesquels les
Parlements ne comportent toujours pas de femme élue. On peut
ainsi trouver le nom des États Fédérés de
Micronésie, de Nauru, de Palau, des îles Salomon, de
Tonga et de Tuvalu. Les six autres pays de cette liste sont Bahrain,
le Koweït, Saint Kitts et Nevis, l'Arabie Saoudite, les
Émirats Arabes Unis et la Guinée-Bissau.
Le prince Charles confronté à des manifestantes
« topless »
WELLINGTON, 8 mars - Le Prince Charles, qui se trouve en visite
officielle en Nouvelle-Zélande, s'est trouvé
confronté, dans les rues de la capitale, à des
manifestantes qui avaient apparemment choisi de
célébrer la journée internationale de la femme
en retirant le haut. Les manifestantes, dont deux ont
été interpellées, ont ensuite décrit leur
geste comme un signe de protestation envers la couronne britannique,
dont l'héritier se trouvait en promenade informelle dans les
rues de la capitale Wellington.
Dégâts des quatre cyclones
RAROTONGA, 9 mars - Sir Geoffrey Henry, ministre des finances des
îles Cook, a estimé à quelques 25 millions de
dollars US la facture du passage, ces quatre dernières
semaines, de pas moins de quatre cyclones, qui ont tous causé
des dégâts importants à cet archipel
polynésien, à des degrés divers. Depuis le
début du mois de février, les cyclones tropicaux Meena,
Olaf, Nancy et la semaine dernière Percy, sont tous
passés aux abords des îles Cook, soit au Nord, soit au
Sud.
Appel à Londres
SUVA, 15 mars- L'association des anciens travailleurs sur les sites
d'expérimentation nucléaires britanniques, en
particulier sur l'île de Kiritimati (Christmas, aux îles
Kiribati, anciennes îles Gilbert) ont profité du passage
du Prince Charles à Fidji pour se faire à nouveau
entendre sur leur demande de dédommagement au gouvernement
britannique, ainsi que sa « responsabilité morale »
dans le essais atmosphériques effectués à la fin
des années 1950.
Tonga ; succès des démocrates
NUKUALOFA, 18 mars - Le parti pro-démocratie de Tonga a
remporté sept des neuf sièges consentis au suffrage
populaire par la famille royale au sein du Parlement du royaume, qui
compte trente sièges, rapporte la radio nationale. Akilisi
Pohiva, chef de file du mouvement pro-démocratie, retrouve
sans surprise son siège.
Chef rebelle condamné à la prison à vie
HONIARA, 18 mars - Harold Kéké, qui dirigea l'une des
principales milices belligérantes aux îles Salomon entre
1998 et 2003 avant son arrestation, a été reconnu
coupable de meurtre sur la personne d'un ministre du gouvernement et
condamné à la prison à perpétuité.
Kéké, qui dirigeait une milice autoproclamée et
nommée le front de libération de Guadalcanal, avait
revendiqué, en juin, le meurtre du père catholique
Augustin Geve, alors ministre de la jeunesse et des sports du
gouvernement local.
Deux roturiers au gouvernement
NUKUALOFA, 22 mars - Pour la première fois de l'histoire de
Tonga, deux députés issus du scrutin populaire vont
entrer au gouvernement de ce royaume, signe d'une révolution
de velours dans un pays jusqu'ici exclusivement dirigé par la
famille royale. C'est le Prince 'Ulukalala Lavaka Ata, fils du roi et
Premier ministre, qui en a fait l'annonce, comme il en avait pris
l'engagement en fin d'année dernière. Le Parlement de
Tonga a été renouvelé selon le mode de scrutin
habituel : neuf des trente députés ont
été élus par les nobles et membres de la famille
royale, neuf autres au suffrage universel par les quelque soixante
cinq mille Tongiens inscrits sur les listes électorale et les
douze restants ne sont devenus députés qu'après
avoir été désignés par la famille royale
comme membres du gouvernement.
Fidji champion du monde de rugby
SUVA, 23 mars - Près de dix mille fans et le Premier ministre
Laisenia Qarase ont accueilli à l'aéroport
international de Nadi l'équipe de Fidji, qui ramenait la coupe
du monde de rugby à 7 arrachée des mains des
Néo-zélandais en finale à Hong Kong par 29
à 19. Les nouveaux héros de Fidji, qui ont
renouvelé l'exploit accompli en 1997, ont ensuite
été les invités d'honneur du Président de
la République, Ratu Josefa Iloilo, dans un hôtel des
environs. Le gouvernement fidjien a déclaré pour
l'occasion et à titre exceptionnel un jour
férié, jeudi, qui viendra allonger le grand week-end de
Pâques et ainsi constituer un pont de cinq jours.
Présence française « facteur de
stabilité »
NOUMEA, 31 mars - Phil Goff, ministre néo-zélandais des
affaires étrangères, a estimé que la
présence française dans le Pacifique, à travers
ses trois dépendances (Nouvelle-Calédonie,
Polynésie française, Wallis et Futuna) constituait un
« facteur de stabilité » dans cette région. A
la tête d'une importante délégation de 75
personnes, M. Goff a notamment salué la contribution
française et son rôle « positif », aux
côtés des deux autres grands voisins de la région
que sont l'Australie et la Nouvelle-Zélande, dans les domaines
des secours aux populations des pays insulaires voisins
touchés par des catastrophes naturelles.
Nickel de Ramu aux Chinois
PORT-MORESBY, 31 mars - La société semi-gouvernementale
chinoise MCC (Metallurgical Construction Company) a signé avec
Sam Akoita, ministre papou des ressources minières, un accord
par lequel elle se porte acquéreuse de 85% des parts de
l'usine de nickel à construire sur le site de Ramu (province
papoue de Madang). Les 15% restant sont détenus par un
consortium local, Highlands Pacific, associé à des
propriétaires coutumiers. Ce projet minier devrait
représenter un investissement e quelque 650 millions de
dollars US. En février 2004, lors d'une visite officielle en
Chine à la tête d'une importante
délégation, Sir Michael Somare, Premier ministre de
Papouasie-Nouvelle-Guinée, avait déjà
signé un accord concernant ce projet. Le projet de Ramu
concerne le nickel latérite- et le cobalt, pour des ressources
actuellement estimées comme permettant la production de 33.000
tonnes de nickel par an et de 3.200 tonnes de cobalt, sur les
quarante prochaines années. C'est la société
nationale China Metallurgical and Construction Company (CMCC) qui
participe au projet et investit les 650 millions de dollars US pour
construire le site, et ensuite le gérer et racheter toute la
production de nickel.
Laver l'outrage fait au « Chief »
PORT-MORESBY, 31 mars - Plusieurs centaines de personnes ont
défilé dans les rues de la capitale papoue Port-Moresby
pour protester contre un récent incident qui avait soumis le
Premier ministre Sir Michael Somare à retirer ses chaussures
lors d'un contrôle de douanes dans un aéroport
australien, à Brisbane. « Notre Premier ministre n'est
pas un terroriste » pouvait-on lire sur des placards brandis par
des manifestants en colère, qui ont poussé leur marche
jusqu'au Haut Commissariat (ambassade) australien, où ils ont
remis une pétition demandant aussi les excuses du Premier
ministre australien John Howard, ainsi que des sanctions contre les
agents australiens responsables de cette fouille polémique.
Alexander Downer, chef de la diplomatie australienne, a
répondu vendredi par voie de presse que les procédures
normales avaient été suivies lors de ce contrôle
et qu'en substance, nul, pas même un Premier ministre papou,
n'était au-dessus des lois et des règlements en
matière de police de l'air et des frontières.
.Patrick Decloître à Suva, Flash d'Océanie
![]()
Début mars, la chanteuse uruguayenne Natalia Oreiro, également interprète principale de la série télévisée "Muneca Brava" très appréciée en Polynésie, a obtenu un franc succès lors de son concert place To'ata qui fit "salle comble".
Le célèbre véliplanchiste Robert Teriitehau est venu, une fois encore, passer des vacances à Tahiti. (Ph. TPM)
Une mission du bureau des femmes de la Communauté du Pacifique a séjourné à Tahiti à la mi-mars. Rolande Trolue, spécialiste de la condition féminine du bureau des femmes du Pacifique basé à Nouméa, est venue inspecter la condition des vahine dans nos îles. Toutes les charmantes dames militantes et politiques de Tahiti se sont précipitées à sa rencontre pour profiter de l'exposition médiatique qu'offrait une telle visite officielle.(Ph. TPM)
L'équipe de rugby des îles Fidji a remporté la Coupe du monde de rugby à sept en battant les Néo-zélandais en finale à Hong Kong par 29 à 19. Le gouvernement fidjien déclara férié le jour du retour de l'équipe à Suva.