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10 - Le voyage honteux d'Oscar Temaru à Paris.
24 - Des explorateurs chinois jadis en Polynésie ? |

Juin 2006 a été un mois de stupéfaction à Tahiti lorsqu'on apprit le comportement incohérent et aberrant du président Oscar Temaru dans ses relations avec l'Elysée et le gouvernement national à Paris. Au lieu de se rendre à l'audience privée avec le président de la République que lui avait enfin accordé Jacques Chirac, M. Temaru a préféré se barricader dans sa chambre d'hôtel (lire nos pages 10-11), un comportement étonnant, voire inquiétant, que seules les plus sombres suppositions peuvent tenter d'expliquer.
Sans aucunement vouloir manquer de respect pour la plus haute fonction qu'offre la Polynésie française à un élu, il arrive un moment où il faut juger les performances d'après les actes et lorsque la situation devient alarmante, si ce n'est critique, il faut tirer la sonnette d'alarme. Or tel est le cas maintenant ;
Toute la population sait, même le président Temaru, que la Polynésie française qui n'a ni montagne de nickel ni puits de pétrole, que la ressource première et essentielle, celle qui fait « tourner la machine », qui lui permet d'avoir l'un des niveaux de vie le plus élevé des pays insulaires du Pacifique Sud, sont les transferts (subventions) de plus de 1,2 milliards d'euros que lui donne la France chaque année. Jusqu'à ce qu'une autre hypothétique ressource de remplacement soit découverte et surtout développée, il est vital pour l'économie et le bien-être de la population de "soigner" au mieux cette ressource, de maintenir sa "productivité" à un niveau optimal. Ceci signifie qu'il faut continuer à persuader les hommes de Paris, ceux qui distribuent la "solidarité nationale", que les populations de nos îles méritent qu'on s'intéresse à elles et qu'elles sont dirigées par des leaders intelligents, responsables, agissant avec rigueur pour un développement harmonieux et durable. Se braquer contre ces décideurs, se mettre à dos en étant hautain, voire dédaigneux vis-à-vis de ceux qui tiennent en main les cordons de la bourse est tout simplement suicidaire ; c'est comme si le roi d'Arabie saoudite, victime d'une crise de folie, mettait le feu aux puits de pétrole de son royaume !
Or l'attitude et les actes du président Temaru à Paris ont justement été de cette veine, comme s'il cherchait délibérément à salir l'image de la France qui le nourrit si bien. Le plus honteux acte de M. Temaru a certainement été commis lors du Sommet France-Océanie, une rencontre préparée depuis deux ans et pour laquelle la République a dépensé une petite fortune en invitant tous les chefs d'Etats du Pacifique Sud, sommet empreint de générosité envers ces Etats et destiné à donner une belle image de la France en montrant à cette région que la France s'y intéresse et désire s'y investir. Hélas, comme le redoutait l'entourage de Jacques Chirac, la seule fausse note de ce sommet vint du côté français, c'est-à-dire de M. Temaru qui se lamenta que « la déclaration finale n'intègre pas un paragraphe sur le droit des peuples à l'autodétermination » insinuant ainsi que l'indépendance de Tahiti serait souhaitée par la population, et cela à la réprobation et l'incompréhension unanime des leaders présents, même de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande qui tous ont bien compris que la France avait tourné la page de l'époque essais nucléaires arrêtés voici 10 ans et qu'elle « faisait preuve d'honnêteté » (Sir Michaël Somare). Devant un parterre de chefs d'Etats lors d'une réunion diplomatique du plus haut niveau, M. Temaru a non seulement attaqué la France mais s'est aussi totalement ridiculisé, donnant une piteuse image de Tahiti.
Ce triste incident, tout comme la lettre qu'il remit quatre jours auparavant au premier ministre de Villepin, n'est qu'une énième preuve que le président Temaru est totalement dépassé par les exigences attachées à sa haute fonction. Mal conseillé, mal entouré, ne réalisant pas qu'on lui avait fait un honneur en l'invitant à participer à un événement international et historique, il arrive en retard et ne sait que parler de ses étranges obsessions et réciter, tel un mauvais disque rayé, les banalités de ses discours électoraux, ses éternelles et lassantes chimères « indépendance », « le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes reconnu par la constitution française et la charte des Nations Unies », « séquelles des essais nucléaire », auxquelles depuis peu il a rajouté les « accords de Tahiti Nui » qu'il n'a toujours pas expliqué bien qu'il affirme avoir l'accord des forces politiques, les « engagements financiers non réglés de l'Etat, plus de 50 millions d'euros » et, bien sûr, l'éternel « c'est un sabotage de Gaston Flosse ». Pis encore sont les commentaires des chefs des autres délégations à ce sommet qui confient aux journalistes que « lors de la réunion de travail la délégation d'Oscar a été en dessous de tout. Oscar n'avait rien préparé de tangible et il fallut que Wallis et la Nouvelle-Calédonie interviennent à sa place...» Lamentable, honteux même !
Oui, M. Temaru est un homme attachant, honnête et au grand cur. Hélas, il a trop de fois prouvé être « hors contexte » dans la fonction suprême qu'il occupe. Face à ses frasques qui font de Tahiti la risée de Paris et du Pacifique Sud, face à la situation de crise que crée un président qui avoue être malade, Oscar Temaru ne peut que démissionner et confier les rênes à un autre.
S'il ne le fait pas, alors l'assemblée de la Polynésie française doit vite réagir et prendre les responsabilités pour lesquelles elle a été élue en mettant à la présidence du "péï" une personne plus représentative de la société polynésienne actuelle, qui comprenne les rouages diplomatiques, économiques et techocratiques, qui soit capable de s'entourer de conseillers choisis pour leurs compétences et sachent sérieusement préparer les dossiers. Ceci n'est nullement un appel pour remettre M. Flosse au pouvoir, loin de là car il existe certainement au sein de la majorité actuelle des personnes (tels Jean-Marius Raapoto, Nicole Bouteau, Béatrice Vernaudon pour ne citer qu'eux) capables de représenter dignement la Polynésie française et, en ces temps difficiles, de la guider efficacement vers un avenir meilleur et plus juste pour tous.
Bonne lecture à tous et merci pour votre fidélité.
Alex W. du
PREL
directeur de la publication
Evénements à Tahiti et ses îles

Jeudi 1er juin
- Application de la nouvelle taxe aéroportuaire imposée par l'Etat et contestée par le Pays.
- Grève générale. Près de 2000 personnes manifestent dans les rues de Papeete contre "la vie chère" et pour le retrait définitif de la loi syndicale dite « Loi Sommers ».
- Début des épreuves du baccalauréat 2006 en Polynésie française.
- Forum Action Jeunesse à la présidence de Polynésie française.
- Le sénateur Gaston FLOSSE rencontre François BAROIN.
- Jacqui DROLLET, vice-président de P.F. rencontre le ministre de l'Outre-mer, François BAROIN à Paris et déclare que la P.F. pourrait boycotter le sommet France-Océanie si rien n'est fait pour retirer la taxe aéroportuaire et le versement des 6,2 milliards dues à la P.F.
Vendredi 2 juin
- Election de Purotu et Tane Heiva, Heiata AKA et Heifara PAPU.
Dimanche 4 juin
- Erwina CHANSON est élue Miss Dragon.
Mardi 6 juin
- 25 personnes comparaissent devant la justice pour trafic d'ice (drogue de synthèse).
- Bilan d'activité 2005 de la société aérienne locale Air Tahiti : augmentation de 5% de l'activité.
Mercredi 7 juin
- Situation des eaux de baignade de Polynésie française en 2005 : à Tahiti, 100% des embouchures de rivières polluées en zone urbaine, amélioration légère des eaux de baignade passant de 68 à 72% ; à Moorea, les zones propres à la baignade passent de 50% (en 2004) à 71%.
- Création du "syndicat interprofessionnel pour le développement de l'aquaculture".
Jeudi 8 juin
- Le tribunal déboute Maïana BAMBRIDGE, ex-directrice de la CPS, de l'ensemble de ses demandes d'indemnités.
- Première réunion tripartite sur la protection de l'emploi local.
Samedi 10 juin
- Yhannis RENE remporte le premier prix du concours organisé « Coup de crayon pour une mascotte ».
- Dernier jour des "Heipuni Days" (promotion de la protection de l'environnement) et mise à disposition du Front de mer de Papeete pour un après-midi consacrés aux moyens de transport sans moteur.
- Les Petits chanteurs de Saint-Marc, du film français « Les Choristes » à To'ata devant 3000 spectateurs.
Lundi 12 juin
- Licenciement de Nelson LEVY de la compagnie Air Tahiti Nui. Eric POMMIER reste le seul PDG de la compagnie.
- Des traces de salmonelles décelées dans l'eau douce sur une partie de l'île de Moorea.
- François BAROIN adresse une lettre au sénateur FLOSSE pour affirmer que l'Etat débloquera les 2,4 milliards Fcfp destinés aux fond intercommunal de péréquation pour les communes de P.F.
Mercredi 14 juin
- Rere PUPUTAUKI et Marc ATIU, accompagnés d'ex-GIP et des marins pêcheurs, bloquent la zone de Motu Uta à Papeete.
- Les marins pêcheurs mécontents déversent près de 500 kg de déchets de poissons devant les grilles dela présidence de P.F.
- Décès de Hugues Laughlin agriculteur, passionné de va'a (pirogue), à l'âge de 66 ans.
Jeudi 15 juin
- Des restes de poissons sont déversés devant l'assemblée de P.F. Les marins pêcheurs bloquent totalement la passe de Papeete pendant une partie de la journée.
- Les pêcheurs rencontrent le vice-président de la P.F. pour tenter de conclure un accord.
Vendredi 16 juin
- Les marins pêcheurs lèvent leurs barrage. Rere PUPUTAUKI et les ex-GIP continuent.
- Les chefs d'entreprises de Papeete expriment leur "raz le bol" au haut commissariat et à la présidence et menacent de mettre leurs employés "au chômage technique" si rien n'est fait pour débloquer les barrages des ex-GIP.
- Départ d'Oscar TEMARU pour la France.
- Le jeune chanteur tahitien Teiva GERARD est le gagnant du jeu « 9 semaines et 1 jour » pour la Polynésie française. Il participera avec les huit autres lauréats aux Francofolies de La Rochelle, en France.
Samedi 17 juin
- Rere PUPUTAUKI et les ex-GIP lèvent les barrages de Motu Uta.
Lundi 19 juin
- Un ex-GIP, Charles « Tutu » MANATE frappe le directeur de l'Equipement venu constater le blocage des locaux de la flottille administrative de Motu Uta.
- Oscar TEMARU rencontre le premier ministre VILLEPIN et le ministre de l'Outre-mer BAROIN à Paris.
- Contestation de l'élection de Georges HANDERSON à la présidence du parti du Here Ai'a. Un administrateur provisoire est nommé.
- Jacqui DROLLET rencontre le gouverneur de l'île de Pitcairn, Georges FERGUSSON. Le navire Taporo IV fera une escale sur l'île tous les 4 mois.
Mardi 20 juin
- Oscar TEMARU rencontre le premier secrétaire du parti socialiste, François HOLLANDE.
- Dominique PERBEN, ministre des Transports, reçoit le président TEMARU.
- Tauhiti NENA, ministre de la Culture de P.F. présent à l'inauguration du Musée du Quai Branly de Paris.
- Dans l'affaire de l'hôtel du Tahara'a, Gaston FLOSSE est condamné à trois mois de prison avec sursis pour prise illégale d'intérêt, sans peine d'inéligibilité. Le gouvernement de P.F. annonce qu'il fera appel.
Mercredi 21 juin
- Oscar TEMARU rencontre Ségolène ROYAL à Poitiers, France.
- Concerts à Tahiti pour la fête de la musique.
- Jean-Marius RAAPOTO, ministre de l'Education en P.F. rencontre Gilles de ROBIEN, ministre de l'Education nationale.
Jeudi 22 juin
- L'ex-GIP, Charles « Tutu » MANATE est condamné à quatre mois de prison avec sursis.
- Les employés de Cegelec en grève depuis le 1er juin défilent dans les rues de Papeete. Ils rencontrent des membres du gouvernement pour un accord.
- Les parents d'élèves de l'école primaire de Amatahiapo à Mahina demandent et obtiennent le renvoi du directeur de l'école.
Vendredi 23 juin
- Oscar TEMARU ne se rend pas à l'audience privée avec Jacques CHIRAC.
- Oscar TEMARU est absent à la réunion de travail prévue entre Jacques CHIRAC, François BAROIN et les responsables des trois collectivités française du Pacifique à l'Elysée.
- Baptême à Air Archipel du nouveau Beechcraft Super King Air B200 qui desservira les Tuamotu.
Samedi 24 juin
- Hiro TEFAARERE nommé secrétaire général du Ai'a Api d'Emile VERNAUDON.
- Les juniors hommes de l'équipe de Teva, et les seniors hommes du team Shell Va'a remportent la course de pirogue He'e Moana Race.
- Vaihere FAREURA élue Miss Raromatai.
Lundi 26 juin
- Lors du Sommet France-Océanie à Paris, Oscar TEMARU demande l'inscription dans la déclaration finale du sommet d'une référence au droit à l'autodétermination. Jacque CHIRAC répond qu'une majorité de Polynésiens ne désire pas l'indépendance.
- Oscar TEMARU ne va pas au rendez-vous avec le ministre de la Santé, Xavier BERTRAND.
Mardi 27 juin
- Présentation du bilan 2005 de l'Institut d'émission d'outre-mer sur la situation économique et financière de la Polynésie française : léger redressement grâce au secteur privé.
Mercredi 28 juin
- L'avenue Bruat est rebaptisé « Avenue Pouvana'a O'opa » par le conseil des ministres.
- James Salmon, ministre de l'Equipement, et Gilles Tefaatau, ministre des Affaires foncières tentent de "retirer" la nouvelle stèle autonomiste du rond point du "Pont de l'Est" car ils considèrent son emplacement illégal et dangereux.
Jeudi 29 juin
- Célébration de la fête de l'autonomie et inauguration de "la place de l'Autonomie" au rond point du "Pont de l'Est" à Papeete par 2000 personnes.
- Cérémonie en souvenir des victimes de la guerre franco-tahitienne de 1842 à Faa'a par 200 personnes.
Vendredi 30 juin
- Début des courses de pirogues du Heiva (Tiurai), Heiva Va'a i Tahiti.
Evénements dans le Pacifique Sud

Eglises contre le Da Vinci Code
Suva, 4 juin - Près d'un millier de personnes a répondu à l'appel de l'influente église méthodiste des îles Fidji en descendant dans les rues de la capitale pour protester contre le film Da Vinci Code, sur les écrans de cet archipel depuis trois semaines. Parmi les revendications de cette église, qui a présenté une pétition au ministre de l'Intérieur Josefa Vosanibola : un siège au comité de la censure des films, afin que "ce genre d'erreur ne se reproduise pas". En signe d'apaisement le directeur des deux complexes de salles de cinémas de Lautoka a fait retirer le film polémique de l'affiche. Dans le reste du Pacifique, après les îles Samoa, à Kiribati, le conseil des églises a exigé du gouvernement qu'il empêche par tous les moyens que ce film parvienne sur le marché local "pour protéger le pays de tout mal potentiel". En Mélanésie, le président de la conférence des évêques de Papouasie-Nouvelle-Guinée et des îles Salomon, a lui aussi lancé la semaine dernière un appel pour que le film soit interdit de projection, car il est "basé sur de fausses suppositions" et "offense les croyants".
SIDA-VIH en Papouasie-Nouvelle-Guinée
Port Moresby, 4 juin - Le nombre de cas de SIDA-VIH en Papouasie-Nouvelle-Guinée a été officiellement estimé à 60 000, selon le dernier rapport mondial de l'organisation ONUSIDA, qui souligne que l'épidémie dans ce pays se propage plus que jamais à un "rythme alarmant". Au plan régional, les chiffres (arrêtés au 31 décembre 2005) font état de 78 000 cas pour tout le Pacifique (soit environ 0,3% de la population de cette région), y compris l'Australie (16 000 cas) et la Nouvelle-Zélande (183 cas). 3 400 personnes sont mortes de la maladie l'an dernier, alors que 7 200 nouveaux cas sont apparus.
L'armée néo-zélandaise aide Niue
Auckland, 5 juin - Un avion Hercules C-130 de l'armée de l'air néo-zélandaise a livré le groupe électrogène censé remettre en état l'unique centrale électrique de l'État insulaire de Niue, qui avait été victime d'un incendie.
Manifestation contre le projet Goro Nickel
Nouméa, 8 juin - 2 500 personnes ont défilé dans les rues de Nouméa pour protester contre le projet d'usine Goro Nickel pour réclamer la suspension des travaux en l'état actuel du projet et la prise en compte des impacts environnementaux du projet. Le texte de cette pétition rappelle que le sud du territoire, où la multinationale Inco a commencé à construire son usine chimique avec un rejet en mer et terrestre de 25 métaux lourds, constitue un site naturel particulièrement exceptionnel mais aucune étude scientifique sérieuse n'a été menée à terme.
Quatre naufragés sauvés par un avion
Nuku'alofa, 9 juin - Quatre naufragés accrochés en plein Pacifique à des débris flottants de leur embarcation ont échappé aux requins qui tournoyaient à proximité et ont été secourus grâce à un avion de surveillance néo-zélandais qui les a repérés puis qui leur a largué un radeau de survie. L'équipe d'un Orion P3 a repéré les naufragés à l'ouest de l'île de Tonga, dans le Pacifique-sud, accrochés aux débris de leur embarcation et ne portant aucun gilet de sauvetage. Une balise de détresse a guidé l'avion de surveillance jusqu'aux naufragés. Le commandant de l'appareil a alors signalé que des requins se trouvaient à proximité. L'avion a ensuite localisé un bateau de pêche navigant dans le secteur et a continué à assurer la surveillance des quatre survivants jusqu'à ce que le bateau arrive sur zone pour les récupérer.
Mauvais temps sur la Nouvelle Zélande:
Wellington, 11 juin - D'importantes chutes de neige sur Christchurch et le sud, rupture d'une ligne à haute tension privant Auckland et sa grande banlieue d'électricité pendant plus de quatre heures et provoquant de graves perturbations de la circulation... la Nouvelle-Zélande a vécu une dure journée en raison d'intempéries exceptionnelles. En centre-ville, plusieurs personnes sont restées coincées dans des ascenseurs et les services médicaux ont dû réduire leur activité aux urgences. D'importantes chutes de neige, sous forme de tempêtes, ont frappé l'île du Sud, où des écoles ont dû être fermées, tout comme l'aéroport.
5,8 millions d'euros pour chasser les baleines
Honiara, 13 juin - Le gouvernement des îles Salomon a annoncé la signature avec le Japon d'une convention portant sur quelques 5,8 millions d'euros destinés à financer la rénovation du réseau de production et de distribution électrique dans la capitale de cet archipel mélanésien. L'annonce intervient à trois jours du début de la 58ème session de la Commission Baleinière Internationale (CBI) durant laquelle, une nouvelle fois, les pays en faveur d'une reprise de la chasse commerciale à la baleine (avec en tête le Japon, l'Islande et la Norvège) s'opposeront une nouvelle fois aux pays "protecteurs" (dont, dans le Pacifique, l'Australie et la Nouvelle-Zélande, et au-delà, des pays comme la France, les États-Unis et le Royaume-Uni). Les petits pays insulaires du Pacifique, sont depuis quelques semaines soumis à de fortes pressions de la part des deux camps.
Réformes commerciales européennes
Suva, 16 juin - L'Organisation non-gouvernementale Oxfam a vivement critiqué le plan de réformes engagé par la Commission Européenne, qui veut mettre en place avant le 1er janvier 2008 des "accords de partenariat économique" (APE) afin de remplacer l'ancien régime des achats subventionnés de matière premières. Ces réformes ont été rendues nécessaires par un verdict de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) qui juge désormais le système européen d'achats subventionnés (qui a prévalu ces 30 dernières années par le truchement des accords de Lomé, puis de Cotonou) accordé aux 78 pays du groupe des ACP (Afrique, Caraïbe, Pacifique). Le nouveau système voulu par la Commission Européenne (et qui se heurte toujours, depuis le début des négociations en septembre 2004, à une vive opposition des pays océaniens) n'aurait pas l'objet de suffisamment de consultations et ne prendrait pas en compte les impacts adverses de la mondialisation pour des petits pays vulnérables et comportant leurs "spécificités". Dans sa nouvelle stratégie d'aide au développement, Bruxelles met désormais l'accent sur l'implication d'organismes non étatiques, comme les organisations non-gouvernementales, qui sont censées avoir voix au chapitre et éventuellement bénéficier d'aides européennes, notamment dans le domaine de la promotion des droits humains. L'Europe, de son côté, tente de convaincre les pays ACP des vertus de la formation de "blocs" régionaux, y compris au plan des échanges commerciaux.
Rétablir l'accès du kava aux marchés européens
Suva, 16 juin - Les pays océaniens, parmi lesquels figurent les plus importants producteurs au monde de la racine piper methysticum (kava) entendent saisir l'occasion du second sommet France-Océanie à Paris pour remettre à l'ordre du jour la question de l'accès de ce produit connu pour ses vertus relaxantes sur les marchés européens. Depuis cinq ans, le kava océanien, qui avait connu une forte période d'expansion sur les marchés européens et nord-américain, a connu de sérieux revers avec plusieurs interdictions des autorités concernant sa mise sur le marché. Ces mesures avaient été prises après que plusieurs cas d'hépatite fulminante aient été détectés, et dont certaines avaient entraîné la mort de personnes, notamment en Allemagne.
Excuses à la communauté chinoise
Honiara, 19 juin - Sir Nathaniel Waena, gouverneur général des îles Salomon, a officiellement présenté ses excuses et celles de son pays à l'importante communauté chinoise de cet archipel, dont certains hommes d'affaires avaient été pris pour cibles lors des émeutes survenues en avril.L'annonce de l'élection par le Parlement de M. Snyder Rini au poste de premier ministre avait provoqué des émeutes sans précédent dans la capitale. La colère de la foule avait été alimentée par des rumeurs selon lesquelles M. Rini aurait acheté des voix grâce au soutien d'influents hommes d'affaires asiatiques. Des entrepreneurs chinois installés de longue date dans l'archipel avaient été pris pour cible par la foule, qui avait pillé le quartier de Chinatown et plus de trois cent membres de la communauté asiatique d'Honiara avaient dû être évacués par le gouvernement chinois.
Convention Nouvelle-Calédonie/Vanuatu
Paris, 27 juin - En marge du second sommet France-Océanie le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu ont signé une convention de coopération bilatérale sur un mode décentralisé. Cette coopération est censée couvrir les trois prochaines années et donner une nouvelle impulsion à un pacte d'amitié et de coopération entamé en 1993. Jusqu'ici, la coopération entre la Nouvelle-Calédonie et Vanuatu passait par la France. Nouvelles zones de coopération : la bonne gouvernance et les investissements.
Accord aérien "à ciel ouvert"
Wellington, 30 juin - Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande et l'Union Européenne ont signé un accord aérien par lequel toute compagnie aérienne d'un pays membre de l'Union Européenne sera désormais autorisée à atterrir en Nouvelle-Zélande. Le principe directeur de cet accord, selon Bruxelles, est conforme à sa politique extérieure en matière d'aviation civile, ainsi qu'à une logique d'"ouverture des marchés" et d'harmonisation des normes de sécurité et de concurrence. Ces nouveaux accords généraux sont une résultante directe d'un jugement rendu par la Cour Européenne de Justice qui, le 5 novembre 2002, avait déclaré les restrictions de nationalité "incompatibles" avec le droit européen.
Patrick Decloître à Suva, Flash d'Océanie
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"Les petits chanteurs de Saint-Marc", voix du film français "Les Choristes" sont venus à à Tahiti pour présenter un concert unique à la place To'ata de Papeete devant plus de 3000 spectateurs. (PH. TPM)
Le voilier de l'organisation environementale "Top to Top" a fait escale à Tahiti. L'expédition est celle d'une famille de Suisse qui parcourt les septs mers et les sept sommets du monde uniquement avec la force motrice humaine et naturelle.
(www.toptotop.org)
Erwina Chanson, ici entourée de ses deux dauphines Jo-Ann Liu Sing et Magnolia Chaussoy, a été élue Miss Dragon 2006 (Ph. TPM)