Tahiti-Pacifique magazine, n° 91, novembre 1998
Inceste, violence, et sexualité en Polynésie française
par Bruno Saura
de l'Université française du Pacifique-Tahiti
Un sujet d'une telle gravité mériterait qu'on s'y consacre exclusivement durant des années de recherche sur le terrain, ce que nous n'avons pas fait. Aussi ne pouvons-nous qu'offrir quelques perspectives théoriques générales, quelques directions de recherche et de comparaison, que nous même et d'autres poursuivrons peut-être.
La question est délicate, l'hyper-médiatisation des procès d'assises pour violences sexuelles à Tahiti contribuant à donner l'impression qu'en Polynésie française, incestes et viols sont plus courants qu'ailleurs. Or, rien, pour l'heure, ne permet objectivement de confirmer ou d'infirmer ce fait, même si les renseignements dont on dispose sont alarmants, dans l'absolu : La juge des enfants, Marie-France Luneau, déclarait ainsi en 1996 : « Sur quelques 2000 dossiers concernant des enfants en danger qui ont atterri sur mon bureau en 1995, au moins un tiers sont des victimes d'inceste, soit plus de 650 cas ». Le docteur Philippe Nadaud, pédopsychiatre ajoutait : « Ce n'est que la partie visible de l'iceberg ». 1.
La difficulté de comparer
Mesure et comparaison apparaissent tout particulièrement difficiles à mettre en Ïuvre, les cas d'incestes et de violences sexuelles n'étant pas dévoilés au grand jour de la même façon selon les pays. Une étude menée récemment en Australie auprès de 710 femmes prises au hasard des listes électorales révélait ainsi des chiffres alarmants, au regard desquels la situation tahitienne ne paraît ni pire, ni exceptionnelle : 35% de ces femmes avaient eu à subir une "expérience sexuelle non désirée" avant l'âge de 16 ans, donnant lieu à dans seulement 10% des cas à une dénonciation à la police. La même enquête permettait d'établir que 35% des femmes interrogées avaient été, dans leur jeunesse, confrontées à des "actes non souhaités d'indécence" ou d'exhibitionnisme, au mini-mum 2.
De toute façon, existe-t-il réellement une "moyenne" des incestes et des violences sexuelles, et que signifie-t-elle? Faudrait-il nécessairement comparer Tahiti à la France, Tahiti aux îles voisines du Pacifique? On le voit, les interrogations sont en ce domaine plus nombreuses que les certitudes.
En revanche, il paraît nécessaire de devoir lier l'inceste au viol, dans la mesure où l'immense majorité des cas d'inceste en Polynésie française ne concernent pas des liaisons amoureuses interdites, entre frère et soeur, par exemple, mais bien des violences qu'un adulte fait subir à un autre adulte ou plus fréquemment, à un enfant vis-à-vis duquel il bénéficie d'un rapport d'inégalité de force et d'autorité.
Tout questionnement sur l'inceste à Tahiti parait donc devoir intégrer une réflexion plus large englobant le triple rapport des hommes tahitiens à la violence, à la sexualité, et à la famille.
Alibis culturels et religieux
S'agissant du rapport à la famille, on peut s'interroger sur la façon dont les hommes tahitiens considèrent leurs enfants, leur femme. L'exemple de l'adoption semblait signifier que l'enfant polynésien "n'appartiendrait" pas uniquement et pas véritablement à ses parents naturels, qu'il pouvait être l'objet d'attention de plusieurs personnes sans "appartenir" à aucune en propre. Comment ne pas s'étonner, à l'inverse, de ces pères justifiant l'inceste qu'ils ont commis sur leur enfant par le fait qu'il leur appartiendrait et qu'il serait normal qu'ils en « cueillent les premiers fruits ». Cet argument tient-il de l'alibi a posteriori, tout comme la référence biblique, aussi fréquente à la barre des tribunaux, à la tentation de Loth par ses filles ?3 Le président de l'Église Évangélique de Polynésie Française, Jacques Ihorai, semblait le penser, qui récusait les deux arguments, le recours à une soi-disant tradition culturelle, et celui, tout aussi déplacé, à la Bible, lors de son intervention aux deuxièmes journées de l'A.P.R.I.F. les 15 et 16 avril 1994, consacrées à la famille polynésienne 4.
La question du rapport des hommes à la famille est particulièrement importante dans les cas d'incestes répétés au sein d'une maisonnée où la mère est malade ou décédée, et où une des filles - parfois plusieurs - devien(nen)t son substitut sexuel ainsi que dans l'ensemble des activités domestiques.
Le rapport à la violence
L'appréhension globale du rapport des hommes à la violence est également souhaitable. La violence est-elle source de satisfaction, de sentiment de supériorité, de valorisation, comme dans le cas des bagarres, très fréquentes, surtout après consommation d'alcool ? Nous avons essayé ailleurs de réfléchir, après d'autres (Lévy 1973, Baré 1984), à cette question. Force est justement de constater la fréquence des violences incestueuses commises dans les milieux ruraux et insulaires où les gens sont habitués à une certaine rudesse dans leur mode de vie, à un recours fréquent à l'expression de la domination physique; mais pas uniquement.
Le rapport à la sexualité, cette forme particulière de violence, conduit à s'interroger sur une dissociation du désir sexuel et du sentiment amoureux particulièrement évidente dans les cas de violences sexuelles. Ce type de relation physique est à rapprocher de l'auto-sexualité, de l'homosexualité vécue comme une sexualité de substitution, de la zoophilie, etc., toutes pratiques uniquement orientées vers la satisfaction du plaisir masculin.
A défaut de disposer de données relatives à la zoophilie, à l'onanisme, et à l'ensemble des comportements que Freud au début du siècle regroupait encore sous l'appellation "d'aberrations sexuelles" (sic), on sait que la fréquence, dans l'ensemble de la Polynésie (Nouvelle-Zélande, Tonga, Samoa...) de la relation homosexuelle active, avec un partenaire généralement efféminé, n'a pas manqué d'attirer l'attention des anthropologues. Quelques uns effectuent actuellement des recherches sur ce sujet 5. On peut donc émettre l'hypothèse que si le recours à un partenaire qui n'est pas une femme est fréquent dans certaines circonstances en Polynésie, il est possible que le rapport sexuel avec un enfant ne provoque pas le même sentiment d'horreur ou de culpabilité qu'il suscite ailleurs aujourd'hui. On soulignera bien, aujourd'hui, car comparant la civilisation occidentale de son époque et l'antiquité gréco-romaine, Freud faisait remarquer que "La différence la plus marquante entre la vie amoureuse du monde antique et la nôtre réside sans doute dans le fait que les anciens mettaient l'accent sur la pulsion elle-même, alors que nous le plaçons sur l'objet. Les anciens célébraient la pulsion et étaient prêts à vénérer en son nom même un objet de valeur inférieure, alors que nous méprisons l'activité pulsionnelle en elle-même et ne l'excusons qu'en vertu des qualités que nous reconnaissons à l'objet" (1905 éd. 1989 : 56-57).
La sexualité comme rapport de force
En Polynésie comme ailleurs, une situation d'ivresse, de promiscuité, l'absence d'entourage familial pourront suffire au passage à l'acte. On a souvent coutume d'évoquer les violences sexuelles sur enfant perpétrées par un homme d'âge mûr, sur une petite fille ou une jeune fille, oubliant qu'il n'est pas rare que des adolescents contraignent un garçon de huit ou dix ans à un rapport sexuel comme cela nous a été plusieurs fois rapporté. Ces cas atterrissent peu souvent à la barre des tribunaux, car ils ne sont pas répétitifs comme les violences sexuelles familiales. Ils ne sont pourtant pas rares, et en général, le garçon attend d'être suffisamment grand pour se venger, en allant se battre avec ceux qui avaient autrefois abusé de sa faiblesse. Ici, ce qui mérite d'être pris en compte n'est donc pas la dimension incestueuse ou domestique de ces violences mais bien le fait que la sexualité soit vécue comme un jeu de force.
Des détenus non dévalorisés
L'inceste, l'homosexualité, existent dans toutes les sociétés, tout comme leur condamnation. Il n'y a, dans les cas évoqués précédemment, aucune spécificité tahitienne. Tout est affaire de fréquence, selon les sociétés 6. Il est vrai cependant que l'on ne peut manquer d'être surpris par certaines attitudes ou par certains discours qui distinguent la situation polynésienne d'autres pays. Travaillant pour l'administration pénitentiaire en Polynésie française, Philippe Pothier vient ainsi de consacrer un mémoire de D.E.A aux prisonniers incarcérés pour violences incestueuses à Tahiti. Le point de départ de son interrogation est le double constat d'une proportion anormalement élevée, en comparaison à la France, de ces cas d'emprisonnement (60% des détenus de Nuutania sont des déliquants sexuels, cette moyenne étant de 14% en France) mais aussi celui de la non dévalorisation de ces détenus par les autres prisonniers.
S'agissant du deuxième aspect de la question, c'est-à-dire des attitudes, nous renvoyons aux pages que nous avons consacrées à la tolérance et au relativisme chez les Tahitiens, dans notre récent ouvrage Des Tahitiens, des Français (1998). Pour sa part, Philippe Pothier émet l'hypothèse d'une possible plus grande "normalité" de l'inceste dans la société tahitienne que dans d'autres cultures. Ce n'est qu'une hypothèse, extrêmement sujette à caution, pour laquelle on attend encore une démonstration. Malgré tout, cette hypothèse a le mérite d'exister, et il faut bien reconnaître que les statistiques avancées nécessitent le recours à différents types d'explications possibles.
Des expériences sexuelles de substitution
C'est ici où l'on ne manquera pas de poser la question du lien entre pratiques incestueuses et homosexuelles occasionnelles. Non qu'il s'agisse d'établir un quelconque lien de cause à effet entre des pratiques bien distinctes, dont on ne sait dans quel sens il s'établirait. Les homosexuels "réguliers", qui se présentent comme tels, ne se rendent probablement pas plus coupables d'actes incestueux que les autres; là n'est pas la question. Justement, c'est des "autres" qu'il s'agit, de ceux ayant recours à l'homosexualité à titre "de substitution", en l'absence de partenaire féminin consentant.
Recourir occasionnellement à une relation avec un homme n'est pas proprement tahitien, ou polynésien, mais il faut bien reconnaître que la proportion d'homosexuels efféminés, plus ou moins travestis, est infiniment plus élevée dans la Polynésie française d'aujourd'hui que dans une ville ou un arrondissement du même nombre d'habitants en France, aux États-Unis ou en Norvège; et donc, que la possibilité d'engager ce rapport paraît aisée à Tahiti et dans les îles. A l'inverse, il n'existe pas, ou de façon très marginale, de prostitution féminine rémunérée et institutionnalisée en Polynésie française, la disponibilité des femmes étant moindre que celle des raerae (appellation moderne de l'homosexuel) ou des mahu (appellation traditionnelle, désignant une réalité parfois assez différente).
A titre de comparaison, la célèbre enquête du docteur Simon menée en France, en 1970, révélait que 25% des Français âgés de 20 à 29 ans avaient déjà eu recours à une prostituée; chiffre qui passe à 9,6% dans le rapport officiel au Ministre de la recherche datant de 1993 (Collectif ACSF : 142). La proportion d'hommes ayant eu au moins un partenaire de même sexe, dans le même document officiel de 1993, est de 4,1% pour une vie entière et de 1,4% en moyenne sur les cinq dernières années (ibid : 138) .
Ces données, dont on ne dispose hélas pas de l'équivalent pour Tahiti, nous permettent malgré tout d'envisager qu'en Polynésie française, où existe une longue tradition du mahu, l'homosexuel remplit la fonction d'une prostituée, à la différence près qu'il se fait rarement payer7. Dans ces conditions, il n'est pas exclu de poser comme une hypothèse, même si le raisonnement relève d'un fonctionnalisme un peu outrancier, que les cas de violences sexuelles sur enfant seraient peut-être plus nombreux s'il n'existait pas une telle proportion d'homosexuels disponibles, tant en milieu rural qu'urbain. Tout au moins, s'agissant des actes commis par des jeunes gens; car les pères de famille coupables de violences incestueuses fréquentent ordinairement moins les lieux publics (bord de route, bars et dancings) où se produisent de telles rencontres. Pour eux, l'enfant est clairement un substitut de la mère, les violences incestueuses qu'ils commettent relevant sans doute de violences domestiques plus larges, pratiquées dans le secret familial.
Conclusion
Dans la première partie de notre analyse, publiée le mois dernier, nous avions commencé par souligner la dimension sociale de l'adoption traditionnelle chez le Tahitiens. Il n'était d'ailleurs pas exclu de se demander si la fonction de ces adoptions ne résidait pas justement dans les liens sociaux qu'elles créaient et renforçaient, et qui en auraient été la raison d'être davantage que la conséquence. Mais il est possible qu'une telle explication relève pour certains d'un excés de "sociologisme", dans la droite filiation de Durkheim qui cherchait à expliquer les faits sociaux par la logique du social, en dehors de toute référence aux sentiments et perceptions des individus.
Nos développements relatifs à l'inceste nous ont permis, en revanche, de donner aux explications psychologiques la part qui leur revient, s'agissant notamment des orientations sexuelles masculines en Polynésie; encore que les explications sociologiques fonctionnalistes ne soient pas dénuées d'intérêt en matière de disponibilité du type de partenaire sexuel.
Là s'arrête le parallèle entre l'adoption et l'inceste. Si l'adoption est et surtout était traditionnellement un moyen pour la société polynésienne d'entretenir son tissu, si elle la produisait et en sortait renforcée, en revanche, elle ne produit pas exactement les violences incestueuses et n'en tire pas avantage socialement. Celles-ci demeurent des conduites individuelles, bien que profondément modelées par la culture.
Bruno SAURA
1 Les Nouvelles de Tahiti, 26 janvier 1996, p. 5.
2 La Dépêche de Tahiti, 23 janvier 1997, p. 45.
3 Voir par exemple, un compte-rendu de procès dans La Dépêche de Tahiti, 8 septembre 1993, p. 15.
4 Colloque dont les actes sont à paraître.
5 Voir notamment Besnier (1994 et 1997), James (1994), Watts (1987). En Polynésie française, Laure, Hina Grépin travaillent notamment sur la question, à Tahiti et aux Tuamotu.
6 A titre de comparaison avec le monde arabe, nous renvoyons à l'ouvrage de Malek Chebel (1995) qui ne cache rien des pratiques zoophiles et homosexuelles occasionnelles de certains musulmans, tout en affirmant que "l'homosexualité est une pratique arabo-bédouine plus que proprement islamique..."; et de recourir de préférence à l'expression d'"homosensualité" pour désigner "une attitude des Orientaux en général, et des Arabes en particulier, qui consiste, en l'absence de partenaire de l'autre sexe, à reporter sur leurs pairs l'excédent de sensualité qu'ils n'arrivent pas à écouler autrement".
7 C'est même parfois lui qui récompense ses partenaires d'un cadeau (Voir Tcherkezoff 1995).
Sur l'association mentale de l'homosexuel passif et de la prostituée, le vocabulaire populaire tahitien est très révélateur. Les Tahitiens décrivent les partenaires occasionnels de l'homosexuel comme ses "clients" (en français, même dans une conversation en tahitien). Le raerae est censé présenter la même disponibilité que la prostituée. Un homme nous disait un jour son étonnement d'avoir découvert qu'un raerae pouvait porter plainte pour viol. Pour lui, le raerae étant, par définition, toujours d'accord, ne serait pas susceptible d'être victime d'abus.
Bibliographie
A l'exception des titres suivis d'une étoile *, seules les références mentionnées dans le texte sont répertoriées. La bibliographie au sujet de l'inceste, est bien entendu immense. Pour ce qui est de l'inceste dans le monde, et en général, il existe un guide bibiographique, déjà ancien (1985) en langue anglaise : De Young, Mary. Incest, an annotated Bibliography. Jefferson, N. C and London, McFarland, 161 p.
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Ortigues, Edmond et Marie-Cécile (1966). Oedipe africain. Paris, Plon.
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Bibliographie pour l'article du mois dernier "Adoption en Polynésie française".
Sur l'adoption en Polynésie, pour faciliter les recherches bibliographiques, nous renvoyons à l'ouvrage collectif de l'A.P.R.I.F. (1993). Regards sur l'enfant fa'a'amu. Papeete, 123 p.
Devereux, Georges (1970). Essais d'ethnopsychiatrie générale. Paris, Gallimard, coll. Tel, 3ème éd. 1977, 394 p.
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