Tahiti-Pacifique magazine, n° 160, août 2004

Dossier du mois

 

Disparition de Marlon Brando : Tahiti perd un grand ami !

 

Soyez rassurés, nous n'allons pas vous matraquer avec l'interminable liste des films que Marlon Brando a tourné. Seul Marlon et sa relation Tahiti nous intéresse ici.

 

 

Marlon Brando a découvert Tahiti en 1960 lorsqu'il arrive pour tourner le grand film de la MGM « Les mutinés du Bounty ». L'authenticité, la simplicité et l'innocence des Tahitiens l'ont subjugué, comme tout autre visiteur à cette époque. Il découvrit aussi une ravissante demoiselle de Bora Bora, Tarita Teriipaia, et un atoll nommé Tetiaroa. L'une deviendra la mère de ses enfants, l'autre une douce passion. Après avoir attendu deux ans l'autorisation du gouvernement français, il achète l'atoll en 1966 à Mme Marjorie Smith, dite "Madame Doran", héritière du dentiste-consul W.J. Williams à qui le roi Pomare V aurait offert l'île.

Les 38 années suivantes, Tetiaroa sera une sorte de hobby assez coûteux, car depuis son ouverture en 1970, jamais le petit hôtel n'a produit le moindre bénéfice, bien au contraire. Peu de clients de l'hôtel se rendaient compte que leur séjour sur l'atoll « était en fait subventionné par la fortune personnelle de l'acteur, une véritable fortune si l'on additionne les 33 années de pertes. (Pour plus de détails, lire la nouvelle en page 43).

Maintenir l'atoll en un état vierge était une obsession, d'autant plus qu'il l'avait promis à Madame Doran. En 1982, après le premier et grand coup de « El Niño », revenant à Tetiaroa, il fut atterré de découvrir que la majorité des magnifiques coraux à l'intérieur du petit lagon avaient péri. Il contacta alors les différentes sommités universitaires pour trouver une explication, et en 1986 il avait déjà toute la documentation sur le changement climatique dû au réchauffement planétaire et le trou dans la couche d'ozone, des informations qui ne seront largement diffusées que 10 ans plus tard.

L'auteur de cet article a eu la chance de faire partie des amis de Marlon Brando, donc de connaître l'homme dans l'intimité de sa vie privée, à Tetiaroa comme en Californie. Ce fut une grande chance. C'était surtout l'humour constant de Marlon qui vous fascinait, pas un humour de grands et bruyants rires, mais les blagues qu'il faisait constamment à ses amis. Il adorait inventer des histoires ou projets farfelus, puis les annoncer très sérieusement (bon acteur oblige) pour confondre ses interlocuteurs &endash; et se moquer d'eux s'ils avaient gobé la chose. Petit exemple parmi tant d'autres : lors d'une longue conversation sur la plage, après avoir abordé un sujet "sensible", il me coupa net : « Tais-toi ! Viens, on va rentrer dans le bungalow avant de continuer à parler. » Face à mon étonnement, il poursuivit : « C'est parce que la NSA a maintenant des satellites avec des caméras qui peuvent lire ce que tu dis sur tes lèvres ! » J'éclatais de rire et il avoua : « Tu es le seul qui n 'a pas gobé cette histoire-là ».

Nos souvenirs se rappellent aussi l'arrivée, pratiquement chaque mois, d'une offre de développer l'atoll, parfois accompagnés de plan qui représentaient un travail considérable. Ils finissaient tous dans une grande poubelle en plastique avec ces mots : « Non ! Je ne peux pas faire ça à l'île ! ».

Puis vint le drame. Le 16 mai 1990, Marlon était réveillé par un coup de feu tiré dans sa villa de Los Angeles. Il découvrait alors le corps de Dag Drollet, le petit ami tahitien de sa fille Cheyenne, second enfant de Tarita. Il venait d'être tué d'une balle de revolver dans la tête par son fils Christian, issu de son mariage avec sa première femme, l'actrice Anna Kashfi. Dès les premières constatations de la police, Marlon Brando engagea une bataille judiciaire pour tenter d'arracher son fils à la prison, mais il s'est heurté à la ténacité du père de la victime, Jacques-Denis Drollet, persuadé que Christian Brando avait tué son fils avec préméditation.

Après avoir avoué dans ses premières déclarations à la police avoir tué Dag Drollet dans un accès de rage parce qu'il avait appris qu'il battait Cheyenne, enceinte, Christian tenta de plaider la légitime défense. Emprisonné, puis libéré sous une caution de deux millions de dollars versée par son père, Christian Brando fut finalement condamné le 28 février 1991 à dix ans de prison. Il sera libéré sur parole cinq ans plus tard. Seule témoin du meurtre, Cheyenne fut inculpée en juillet 1990 à Papeete par le juge Gatti (à la demande de J.-D. Drollet, dit-on) pour « complicité d'assassinat ». Elle fut laissée en liberté sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter la Polynésie française. Cinq ans plus tard après une "cavale" médiatisée à outrance impliquant l'avocat Me Vergès et plusieurs séjours dans des hôpitaux psychiatriques, Cheyenne se suicidait en avril 1995 à Punaauia en se pendant. Il est bien difficile d'être l'enfant d'un Dieu du cinéma !

Marlon ne remit jamais les pieds à Tahiti depuis et cette affaire le toucha énormément. Malgré le drame, comme il restait très attaché à sa famille tahitienne, ce sont « Tarita, Teihotu and the happy Tahitian gang » qui venaient, à sa grande joie, le voir régulièrement à Los Angeles. D'ailleurs, la nuit où il est décédé, Tarita était dans l'avion qui volait vers la Californie.

Tahiti, avec le départ de Marlon Brando, sache que tu as perdu un de tes meilleur amis et un grand admirateur.

 

Testament de Marlon Brando : trois héritiers à Tahiti

 

Selon le testament déposé devant la Cour suprême de Los Angeles, la valeur de la succession de Marlon Brando se chiffre à 21 ,6 millions de dollars (2,2 milliards Fcfp). Au moment de sa mort, Marlon disposait d'un revenu de 500 000 dollars (50 millions Fcfp) par an. Ceci mit un terme aux innombrables fausses rumeurs selon lesquelles l'acteur survivait dans l'indigence grâce à une assistante sociale et une aide financière de la Ligue des acteurs américains. Deux raisons expliquent ces rumeurs : d'abord la passion pour une vie privée secrète de Marlon, ensuite le fait que la mère de ses trois dernier enfants, Christina Ruiz, lui faisait un procès pour tenter de lui soutirer 100 millions de dollars. Ainsi Marlon fit croire à celle-ci et à ses avocats qu'il était fauché, dans la mouise.

Brando avait modifié son testament moins de deux semaines avant sa mort. Il nomma trois personnes de confiance comme exécuteurs testamentaires : son ami le producteur Mike Medavoy, son directeur d'affaires Larry Dressler et son ami Avra Douglas.

 

Selon ce testament, la fortune se divise ainsi : 10 millions de dollars pour la villa de Mullholland drive) Beverly Hills, 8,6 millions de dollars (860 millions Fcfp) pour l'atoll de Tetiaroa (102 hectares de terres émergées) et un bungalow à Bora Bora ainsi que 3 millions pour des objets mobiliers (Ïuvres d'art, livres, manuscrits, etc.). L'héritage est décrit comme un « living trust » (trust vivant) que les héritiers doivent partager. Marlon précise que l'héritier qui contestera le testament sera automatiquement exclu d'en bénéficier. Ceci afin d'éviter d'interminables batailles juridiques qui ne profiteraient qu'aux avocats.

 

Deux héritiers exclus

 

Le testament cite 10 "enfants", dont Cheyenne Brando décédée (par suicide) en avril 1995. Sont officiellement exclus de l'héritage Tuki, le fils (14 ans) de Cheyenne, et Petra Brando-Corval, 32, la fille de son ancienne assistante (de 1976 à 2001) Caroline Barrett que Marlon avait adopté pour faire plaisir à la mère.

En ce qui concerne Tuki, Marlon l'a certainement exclu de l'héritage pour deux raisons : d'abord parce qu'il lui avait déjà alloué en 1996 une somme 100 millions Fcfp pour son éducation (fond géré par Tarita, sa grand-mère) ; mais surtout pour éviter que Jacques Denis Drollet, le grand-père paternel de Tuki (qui est encore mineur), ne puisse intervenir dans l'héritage. En effet, la haine que M. Drollet porte à l'égard de Marlon est notoire ; il a d'ailleurs déclaré à des médias américains avoir « débouché une bouteille du meilleur champagne » après avoir appris la mort de l'acteur.

Pour Petra Brando-Corval, le cas est différent : le vrai père est un célèbre écrivain anglais et Marlon avait dépensé une fortune en frais d'avocats pour faire reconnaître à celui-ci la paternité, en vain. Aussi, il avait adopté la fille sur demande de la mère, Caroline. Malgré tout cela, Caroline lui fit un procès au sujet d'un prêt en 2003, affaire qui se termina par un arrangement à l'amiable une semaine avant le décès de Marlon.

 

Sont donc cités comme seuls héritiers ses fils Christian Brando, 46 ans, Miko Brando, 43 ans, Teihotu Brando, 41 ans, les filles Rebecca Brando Kotlinzky, 38 ans, Maimiti, 28 ans, Raiatua, 23 ans, ainsi que les trois enfants de Christina Ruiz, l'ancienne ménagère guatémaltèque de Marlon, Nina Priscilla Brando, 15 ans, Myles Jonathan Brando, 12 ans, et Timothy Gahan, 10 ans.

Parmi ces neufs héritiers, trois sont tahitiens. Teihotu est le fils de Marlon et Tarita, Maimiti est la fille de Tarita et d'un ingénieur (décédé depuis) et Raiatua est une nièce de Tarita qui vit avec elle depuis 20 ans (selon la tradition tahitienne du fa'a'amu). L'inclusion des deux dernières dans le testament est certainement une reconnaissance de Marlon pour la famille tahitienne avec laquelle il se sentait toujours à l'aise et qui lui donnait le réconfort après ses déboires avec les autres femmes de sa vie.

Les clauses détaillées du testament sont décrites dans le "family trust" et, selon la loi californienne, peuvent être gardées confidentielles. Selon certaines sources, cette partie du testament n'aurait pas encore été lue par l'avocat à la fin juillet. Par contre, l'on sait que deux fidèles amies de Marlon, Alice Marchak et Blanche Hall, bénéficieront chacune d'une rente mensuelle dont le montant est spécifiée par le trust.

 

Et Tetiaroa ?

 

On aurait espéré que ces trois héritiers tahitiens puissent réunir assez de l'héritage pour se réserver l'atoll de Tetiaroa. Il est d'ailleurs étonnant que l'acteur n'ai pas réservé cette île pour la "branche tahitienne" de sa famille, puisqu'en 1988 Marlon nous confiait que lorsque, le 17 octobre 1966, il avait finalement obtenu l'autorisation d'acheter Tetiaroa, il avait auparavant dû promettre (oralement) au gouverneur Jean Sicurani que s'il venait à disparaître, il léguerait l'atoll à ses héritiers tahitiens. La raison pour laquelle il n'a pas respecté cette promesse restera un mystère qu'il a emporté dans sa tombe. Peut-être est-ce à cause de l'engagement signé, à la demande de Francis Sanford, qui accorde au Territoire de la Polynésie française un droit de préemption (d'acheter en premier) en cas de vente de l'atoll. Ce qui assure qu'en cas de changement de propriétaire, l'atoll restera propriété de TahitiÉ si le Territoire en a les moyens, bien sûr. A nos dirigeants alors d'en faire bon usage et de préserver ce bijou de la nature.

 

Vente ou pas, entre en jeu aussi le fait que si la valeur des biens de Marlon est désormais connue, tel n'est pas encore le cas pour l'étendue de ses dettes que les héritiers devront rembourser. Selon une source digne de foi, l'hôtel de Tetiaroa devrait environ 100 millions Fcfp à ses créancier (40 millions à Air Moorea, le reste à des fournisseurs de Tahiti et au personnel de l'hôtel). La chaîne CNN a annoncé une possible dette de Marlon de 20 millions de dollars au fisc américain, mais rien n'est moins sûr, car là encore il pourrait s'agir de rumeurs jadis lancées par Marlon lui-même pour décourager les avocats de la gourmande Christina Ruiz.

 

Faudra-t-il vendre Tetiaroa pour effectuer le partage de l'héritage ? Cela semble presque certain, à moins qu'il n'y ait une clause dans le trust qui donne des instructions précises. Mais à qui alors. A des promoteurs ? Pour construire encore un hôtel ? Pour réaliser une autre promotion immobilière ? Pour effectuer une autre défiscalisation, qui en fin de compte ne profiterait qu'à quelques gros contribuables métropolitain. Le nouveau gouvernement de Tahiti parle de classer l'atoll en zone protégée, mais de quel type de zone ? Interdiction de toute construction ? L'atoll serait alors invendable. Qui protégera l'atoll ? Que de questions ! Il faudra attendre de connaître les détails du trust, après l'ouverture du testament, comme de l'étendue des dettes que Marlon a laissé, pour pouvoir émettre des hypothèses.

 

Entre-temps, Tetiaroa préserve la beauté et la virginité de sa nature tel que Marlon l'avait découverte en 1962. Et à notre époque des bétonneurs et du « n'importe quoi pour faire du fric », c'est bien le plus bel héritage que Marlon Brando ait pu léguer à la Polynésie française. En seront nous dignes ?

Alex W. du PREL

 

Pour Marlon Brando

 

Il était naturellement, surnaturellement , généreux. Au soir de sa vie, en sa résidence de style japonisant accrochée aux pentes de Mulholland Drive, Marlon reçoit accroupi, bonze blanchi, enveloppé hélas ! par les ravages de sa boulimie d'ice-cream, entouré de livres, de journaux, de magazinesÉ Mais ce regard ! Ce même regard qui, lors du tournage des Révoltés du Bounty ne renonçait pas à scruter, non pas pour lancer des éclairs, mais pour absorber le sujet, lui faire subir une chirurgie intérieure, le dépecer, le reconstituer à sa manière, un brin provoc, déroutant, narquois, libre d'arbitrer entre les facettes que lui présentaient insolemment les êtres, libre comme l'étaient les antiques sculpteurs de ces masques amérindiens qui l'avaient fasciné, bien avant qu'il ne se fasse l'avocat très engagé , plus tard désabusé, de la cause indienne.

 

Quand il rentrait d'une ballade en pirogue près du récif de Taapuna, le rivage encore peu encombré du Lotus lui était à la tombée du jour un lieu propice à la méditation : « you know, there is something in this country which I don't really catch clearly ». [« Tu sais, il y a quelque chose dans ce pays que je ne comprend pas clairement ».] Le pullulement des mythes, augmenté de sa propre légende, lui semblait encombrer plus que de raison les plus hautes irréalités qui puissent se déployer sur terre. De ses tourments, il disait, volontiers goguenard, ou peut-être simplement troublé, les mettre à l'épreuve par des comportements déconcertants, contrastés pour le moins : comme dormir de tout son long sur la moquette de première classe du super-Constellation de la SPAL (South Pacific Airline), qui assurait le service entre Papeete et Honolulu ; comme redescendre de l'hôtel Stuart, nu sous un tifaifai, après une nuit dont il décrivait les affres la moue aux lèvres ; comme punir une belle audacieuse qui, sur les marches de la résidence qu'il avait louée à Punaauia, offrait son intimité aux phares de la voiture qui le reconduisait, témérité qui fut traitée par l'enfouissement du geyser mousseux d'une hinano préalablement agitéeÉ ; comme s'attarder à Maruapo pour dîner, sous l'imposant hotu qui jusque très tard dans la nuit nacrée résonnait de Hamlet les vers sonores, anxieux, nostalgie de la jeunesse perdue, jetés par-delà la plage de galets vers le lagon enchanté qui se tait ; comme plonger les doigts de la main droite à même la casserole pour mieux curer les saveurs d'un plat avant de s'en aller en glissant, sans mot dire, heureux d'avoir donné libre cours à son esprit, aux accents prenants d'une tragédie, à des souvenirs taraudants, à des projets embellis d'enthousiasme dont il déclamait l'épure avec cette extraordinaire générosité faite de phrases courtes et denses, de promesses solennelles dont il se frappait la poitrine, d'engagements qu'il martelait avec une foi pathétique, de rêves d'enfant où se bousculaient les séquences mélancoliques de ses utopies, les apostrophes perçantes que lui adressaient en sourdine ses démons, assuré qu'il était qu'une mission mystérieuse lui était tombée sur la tête, et qu'il devait en révéler les apologues par l'image en eau forte, le talent immense, la parole de feu et de séduction et la poésie chatoyante et tumultueuse de la vie. C'est sans doute pourquoi Marlon semblait en permanence flotter, se balancer, ne posant qu'un pied léger, génial mobile de Calder vivant, sculpture humaine de chair incandescente en divagation. Il vouait un respect inhabituel à la pirogue, « the only way to escape in peace at sea, so intringuingly you get mesmerized by its deep and silent mysterious skin », façon de glisser à la surface de l'inconnu.

 

Il naquit généreux, et ne cessa de l'être. Sa vie professionnelle, ses relations personnelles, ses lectures, sa gestuelle attestent cette disposition. Au-delà de la pellicule, quand les rampes s'éteignent, et que les commentaires fusent, que reste-t-il de ce profil d'un visage au coup d'Ïil qu'on croit complice, de cette joie secrète qu'on croit deviner, de cette désinvolture trompeuse, de cet ébahissement sûrement que révèlent ces paupières tour à tour en veille et en confuses questions ? Longtemps ce fut l'obsession de son fils Teihotu dont il souhaitait si ardemment qu'il fût un jour le gardien pur et tendre de sa mémoire. Teihotu était encore enfant, à ce déjeuner au Royal tahitien. Lui montrant de la main au loin, cet atoll si accordé à sa propre légende, il lui disait alors :

- « Have no doubt about it, you and I are tied to this tiny piece of a dream for ever. Take care of it. Don't ever give it away to polluted hands. It is part of yourself ». [« N'en doute pas, toi et moi sommes liés à jamais à ce minuscule morceau de rêve. Il fait partie de toi »]. (1)

- Marlon, I need you ! [Marlon, j'ai besoin de toi]

- What for ? [Pour quoi faire ?]

- To narrate the Tourist Office travelogue, but I have no money to pay you. [Pour lire le texte du film de l'office du tourisme. Je n'ai pas d'argent pour te payer.]

If I like the film, I'll do it for free. [Si j'aime le film, je le ferai gratuitement].

Marché conclu. Don Widener, le producteur, n'en revenait pas. Alice Marchak, la fidèle secrétaire de Marlon, coordonne. Six jours de studio à Los Angeles. Et quel texte ! Dix années durant , en pleine gloire de Brando , le modeste film de l'office de développement du tourisme captiva les spectateurs de bien des pays, de l'Allemagne au Japon. Ce film a vieilli, certes. Mais non la beauté du texte, l'émotion, les accents, les silences, le vrai, le naturel.

Merci , Marlon.

Alec ATA (2)

 

1 - L'atoll de Tetiaroa faisait alors partie du programme d'acquisitions d'ilôts par l'office de développement du tourisme, pour en préserver la beauté naturelle en contraste avec les deux îles « développées » de Tahiti et Moorea. Un diktat d'autorisation d'achat pour Brando est tombé de haut, du plus haut. [Le gouverneur].

 

2 - A la fin des années 60, M. Alec Ata était le directeur de l'Office de développement du tourisme de Tahiti.