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CULTURE : 'Ori tahiti : en route pour l'Unesco

CULTURE : 'Ori tahiti : en route pour l'Unesco
Après le classement des espaces de Taputapuātea à l'Unesco, le 9 juillet 2017, le pas suivant pourrait être le classement du 'ori tahiti sur la liste du patrimoine culturel immatériel. Les professeurs de danse traditionnelle et les musiciens du Conservatoire artistique de la Polynésie française, Te Fare Upa Rau, se mobilisent pour cette belle cause. Au travers de petits films, chacun exprime son amour pour la pratique reine des arts traditionnels polynésiens. Si vous souhaitez participer à cet élan du cœur, envoyez vos courriers manuscrits ou vos témoignages personnels (photos, vidéos, dessins…) à l'adresse suivante : comite@oritahiti.org. Ils seront ensuite publiés sur www.oritahiti.org. Le dossier de candidature sera présenté, complet, courant novembre 2018, à Paris.
DS

Société : l’IVG enfin possible à l’hôpital de Uturoa !

Crédit photo : DR
En application de l’article 13 de la délibération n° 2002-55 APF du 28 mars 2002 modifiée relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), l’hôpital de Uturoa est agréé pour pratiquer des interruptions volontaires de grossesse”, pouvait-on lire dans le Journal officiel paru le 20 septembre dernier. Si l’IVG a été rendue légale seulement en 2001 au fenua, il aura fallu attendre dix-sept années de plus pour équiper le centre de Raiatea, qui dénombre pourtant 900 admissions, chaque année, à la maternité. Une aberration en Polynésie, où le taux de recours à l’IVG chez les moins de 18 ans est à la hausse et les grossesses “non planifiées” (non désirées) suivies par les structures publiques représentent 55 % des cas.
DS

Espace aérien interinsulaire : ciel ouvert pour Islands Airline

Espace aérien interinsulaire : ciel ouvert pour Islands Airline
La décision était attendue, elle a été confirmée lundi dernier par le tribunal administratif : la SAS Islands Airline va pouvoir officier, à partir de Tahiti, sur les îles de Bora Bora, Raiatea, Huahine, Rangiroa, Nuku Hiva, Tubuai et Hao, ainsi que les îles Cook et Samoa. Le Pays a donc perdu son bras de fer pour empêcher toute concurrence à l’opérateur historique Air Tahiti, à qui incombe la desserte de lignes non rentables au nom du service public. La guerre des prix devrait débuter dès que le nouvel opérateur disposera de son avion, l’année prochaine.
LO

Société : Makatea, sujet de thèse australienne

Société : Makatea, sujet de thèse australienne
Nicholas Hoare, étudiant à l’Australian National University de Canberra, prépare une thèse pour la fin du premier trimestre 2019 sur les aspects environnementaux et sociaux de l’ère minière. Un chapitre sera consacré à l’île de Makatea. Sur le territoire durant deux mois et demi, il a pu rencontrer une association de défense de l’île contre l’extraction de phosphate, en la personne de Danny Pittman, mais aussi les porteurs ou soutien du projet comme Colin Randall, Julien Mai ou Étienne Faaeva.
LO

Presse : annonces légales, l’ouverture ?

Presse : annonces légales, l’ouverture ?
Le CESC a fait preuve de beaucoup d’ouverture en préconisant que le projet de loi du Pays concernant la réforme portant sur la publication des annonces légales et judiciaires intègre d’autres supports de diffusion. Actuellement cantonnées au quotidien payant La Dépêche de Tahiti ou au Journal officiel, ces annonces payantes et fort lucratives pourraient être relayées, entre autres, par le quotidien gratuit Tahiti Infos, actuellement empêché par une loi nationale du 4 janvier 1955.
Voilà qui risque d’ébranler un peu plus les murs en redressement du journal de la Fautaua et chagriner quelques-uns de ses soutiens politiques.
LO

Immobilier : l’hôtel du Tahara’a mis en vente par Sotheby’s

Capture d'écran de la vidéo réalisée par Sotheby's présentant le terrain de l'hôtel du Tahara'a.
Qui voudra bien s’acquitter des 2,5 milliards de Fcfp (21 millions d'euros, environ) que valent aujourd’hui les 12 hectares du Tahara’a de la commune d’Arue ? C’est à l’agence French Polynesia Sotheby’s International Realty d’apporter une réponse. Ce fleuron de l’hôtellerie tahitienne, à l’abandon depuis sa fermeture en janvier 1998, géré par une société où apparaît Réginald Flosse, est en vente depuis une vingtaine d’années, sans grand succès. Un projet avait bien été avancé en 2010, où il était question de restaurants, de cinémas, mais rien n’a jamais abouti, comme plus récemment il aurait été question d’un contact avec l’Église adventiste pour l’acquisition de deux hectares. Il faut souhaiter qu’un acquéreur se manifeste et que ce magnifique éperon retrouve toute sa splendeur. Il y aurait de quoi y construire un petit Mahana Beach…
LO

Pollution : Race for Water fera escale en Polynésie

Crédit photo : DR
Les équipes du catamaran Race for Water feront escale en Polynésie, du 6 octobre au 5 novembre prochains. Créée en 2010 par le Suisse Marco Simeoni, la fondation éponyme lutte contre la pollution plastique des océans. Engagé sur une odyssée de cinq ans (2017-2021), le navire ambassadeur sillonne toutes les mers du globe afin d’étudier "les impacts des plastiques sur l’environnement marin, sensibiliser et proposer des solutions". Naviguant exclusivement aux énergies renouvelables, ce bateau révolutionnaire se rendra à Tahiti, Moorea, Bora Bora et Tetiaroa.
DS

Édition : le journal marquisien d’Edward Robarts enfin traduit !

Édition : le journal marquisien d’Edward Robarts enfin traduit !
Professeur à la retraite et passionné par l’histoire des Marquises, Jacques Iakopo Pelleau est heureux d’annoncer la publication aux éditions Haere Pō de Tahiti de sa traduction du Journal marquisien 1798-1806 d’Edward Robarts, édité dans la langue de Shakespeare par Greg Dening en 1974. L’ouvrage a été présenté en avant-première à Nuku Hiva et Ùa Pou à l’occasion du 3e Salon du livre marquisien organisé par l’association culturelle Paèvii et les éditeurs tahitiens en début de mois à Taiohae, puis sera également mis en avant jusqu’au 6 octobre à Hakahau. Ce journal sera présenté au reste de la Polynésie lors du Salon du livre de Tahiti, du 15 au 18 novembre prochains.
Vous pourrez y découvrir les aventures d’un beachcomber/écumeur-de-grèves anglais qui vécut sept années aux îles Marquises à une époque où il y était presque le seul. Il passa un an à Tahuata, un an à Hiva Òa et cinq années à Nuku Hiva où il avait épousé une sœur du grand-chef/hakaìki Kiatonui. Finalement, en 1806, ce sont les guerres tribales incessantes qui l’ont contraint, avec sa famille, à quitter pour toujours la Terre des Hommes où il avait vécu des jours si heureux…
DS

Voile : le président du Yacht Club de Tahiti jette l’éponge

Voile : le président du Yacht Club de Tahiti jette l’éponge
Le capitaine de la marina de Arue ne parvient pas à échapper à la tempête qui sévit à bord depuis plusieurs années… De guerre lasse, Benjamin Picard, président du Yacht Club de Tahiti (YCT), a déposé sa démission le 17 septembre dernier, après trois ans en poste. Dans une lettre ouverte aux membres du club, il regrette "des pratiques malsaines (qui) gangrènent le club, installant un climat délétère où l’on demande à tout-va des sanctions pour les uns et les autres." Il précise : "Des courriers signés de personnes imaginaires tentent de discréditer le travail du comité directeur. D’autres courriers encore distillent des contre-vérités, les auteurs se permettant d’y associer des membres qui n’ont pas été informés de la démarche ou de la teneur de ce courrier. Ces mêmes auteurs vont jusqu’à déposer une requête en référé auprès du tribunal civil pour faire annuler l’assemblée générale de 2017, deux mois avant l’assemblée générale de 2018. Tout cela n’est pas digne du Yacht Club de Tahiti." Suite aux démissions du président, mais également de la vice-présidente du bureau, une assemblée générale extraordinaire se tiendra le 26 octobre afin d’élire un nouveau bureau. Ce dernier aura notamment la charge de recruter le prochain directeur du YCT, le poste actuel étant vacant à partir de la fin de l’année.
DS

Audiovisuel : prolongation des inscriptions pour le FIFO 2019

Audiovisuel : prolongation des inscriptions pour le FIFO 2019
La prochaine édition du Festival international du film documentaire océanien (Fifo) – la 16e déjà ! – se tiendra du 2 au 10 février 2019, à la Maison de la culture. Ouvertes depuis le 1er avril 2018, les inscriptions sont prolongées jusqu’au lundi 15 octobre 2018 à midi (heure de Tahiti). Le règlement et les formulaires d’inscription sont téléchargeables sur le site Internet du FIFO (www.fifotahiti.com) ou disponibles sur simple demande adressée à organisation@filmfestivaloceanie.org.
Depuis le 8 mars dernier, la pirogue du Fifo sillonne les eaux polynésiennes. Ce sont ainsi 12 îles qui ont pu assister à une projection de film, ce qui représente plus de 19 000 personnes, dont 14 000 scolaires, sans oublier les tournées à Tahiti et Moorea (4 600 personnes, dont 4 000 scolaires).
DS

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Le Tavini, roi de la com’ ?

L’annonce, le lundi 8 octobre devant la 4e commission de l’Organisation des Nations unies à New York par le leader indépendantiste Oscar Temaru, a fait l’effet d’une bombe. Dans sa tribune, il a dénoncé le colonialisme nucléaire et a annoncé avoir déposé une plainte (réceptionnée le 2 octobre) auprès du Tribunal pénal international de La Haye contre la France et ses présidents pour crime contre l’humanité.
La presse nationale, mais aussi mondiale, en a fait ses choux gras, tant cette action a surpris par son énormité. Si, au final, cette plainte n’a que très peu de chances d’aboutir, en raison de procédures juridiques, il n’en demeure pas moins que le Tavini a fixé sur lui les projecteurs, alors même que sa démarche de décolonisation onusienne s’enlise depuis 2013. De quoi forcer la France à s’asseoir à la table des négociations ? Rien n’est moins sûr, cette dernière considérant toujours que la Polynésie française n’est pas un pays non autonome. Après l’entrée l’année dernière du numéro 2 du parti à l’Assemblée nationale dans une tenue traditionnelle qui lui avait valu l’attention des médias nationaux, autres que celui de France Ô, le Tavini prouve une fois encore qu’il sait jouer avec la presse pour se faire entendre.
Les réactions locales et nationales n’ont pas tardé à se faire entendre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, déplorant la méthode, et le président Édouard Fritch de rappeler, sur une télévision locale : "On utilise des actions de ce type-là pour rappeler que l’on existe. Ce sont des coups médiatiques, car je crois que le président du Tavini lui-même sait très bien que la plainte qu’il a annoncée contre les chefs d’État n’aboutira jamais. J’ai vu que l’Église protestante maohi aussi redépose une autre plainte… Mais pour aboutir à quoi ? Surtout que les effets annoncés ne verront pas leur aboutissement."
Pour aboutir à quoi ? Tout simplement, rappeler aux yeux du monde qu’une minorité de Polynésiens ne souhaite plus faire partie du giron républicain. Le Tavini se débat avec ses moyens et pivilégie le poids des Unes à celui des urnes.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier