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Culture : le Heiva i Paris avancé en mai pour une meilleure promotion

Culture : le Heiva i Paris avancé en mai pour une meilleure promotion
Pour la première fois depuis sa création en 2014 par Ken et Serena Carlter, le Heiva i Paris n'aura pas lieu en septembre, mais en mai au Théâtre Bobino, afin d'assurer une meilleure promotion de la culture polynésienne. Le fenua sera ainsi à l'honneur dans la capitale française, les 4 et 5 mai prochains, avec les meilleurs danseurs, danseuses et troupes de 'ori tahiti évoluant en Europe. Spécialement venu de Tahiti et présidé par Manouche Lehartel, le jury sera également composé de Tuarii Tracqui, Moeata Laughlin et Tumata Robinson. Ce sont les musiciens de la troupe Tahiti Ora qui donneront le rythme lors du concours.
À l'instar du Heiva i Tokyo pour l'Asie et du Heiva i San Diego pour l'Amérique, le Heiva i Paris est l'étape officielle du 'ori tahiti en Europe, et permet aux vainqueurs des catégories "Tane", "Vahine (Ote'a)" et "Troupe" de remporter un billet d'avion Air Tahiti Nui pour venir représenter leur continent lors de la Ori Tahiti Nui Solo Competition, organisée par Manouche Lehartel et Tumata Robinson, chaque année en novembre.
DS

Patrimoine mondial : l'inscription des Marquises à l’Unesco en bonne voie

Crédit photo : Dominique Schmitt
Le Comité national des biens français (CNBF) a validé, la semaine dernière, à Paris, la première phase du dossier d’inscription des îles Marquises au patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) dans la catégorie des biens mixtes en série. Neuf sites marquisiens ont été proposés (mais rien n'est encore figé, le dossier étant par nature évolutif jusqu'à la phase finale de présentation auprès de l'Unesco) : le motu de Hatutu ; trois sites à Nuku Hiva (Paeke, Hatiheu et l'ensemble terrestre de Nuku Hiva) ; trois sites à Ua Pou (le paepae Menaha, la vallée de Hakaohoka et Hoho'i) ; la vallée de Puamau (Hiva Oa) ; la baie des Vierges à Hanavave (Fatu Hiva). Le processus d'inscription s'échelonnera sur une durée de deux à trois ans.
DS

Paquebots de croisière : la population prise en otage

Paquebots de croisière : la population prise en otage
Le 12 avril dernier, le majestueux navire baptisé Carnival Legend, qui croise sous pavillon panaméen, entrait dans le port de Pape'ete. Alors que la population pouvait s'extasier devant un tel navire long de près de 300 mètres et capable de transporter plus de 2 000 personnes, elle a vite déchanté lorsqu'elle a été prisonnière, plusieurs fois durant la journée, dans de longs embouteillages au niveau du front de mer. En cause : les touristes du navire étaient déposés par des bus ou des trucks en bord de route, qui bloquaient ainsi toute la voie de droite pendant le débarquement de leurs passagers. Idem quelques jours après avec l'Emerald Princess, puis le Solstice, ce qui fait plus de 8 000 visiteurs en une semaine ! Développer l'économie du Pays, c'est bien, mais encore faut-il ne pas prendre en otage les résidents et les empêcher d'exercer leur activité ! En attendant la future passerelle suspendue, à hauteur des anciens locaux de Tahiti Tourisme, et à défaut de zones d'arrêt adéquates, ne serait-il pas plus judicieux de passer par l'accès réglementé situé côté mer, en face de l'avenue du Prince Hīnoi (juste avant la place Vaiete), afin d'emmener directement les croisiéristes devant leur paquebot ? Surtout que le trafic maritime est en passe d'augmenter. Acteurs du tourisme, si vous nous lisez… DS

Consulat de Chine : le haussaire tente d'éteindre le feu

Crédit photo : Dominique Schmitt
Le haut-commissaire René Bidal a convoqué, le 5 avril dernier, la fille de la propriétaire et mandataire légale de la résidence occupée par le consulat de la République populaire de Chine. Alors que celle-ci accuse les diplomates chinois de squatter les lieux depuis le 28 février 2018 et crie à la spoliation, le représentant de l'État français aurait joué les pompiers en tentant d'éteindre le feu, d'autant plus agacé que le Quai d'Orsay (le ministère des Affaires étrangères) lui demande des comptes, d'après les dires de la plaignante. Bien qu'un protocole d'accord pour des indemnités d'occupation devrait être signé et aboutir sur une prolongation consentie de six mois (jusqu'au 31 août 2018), l'affaire prend une ampleur internationale, puisque Radio New Zealand a d'ores et déjà rédigé trois articles et Le Monde, ainsi qu'un journal australien seraient également intéressés par cette actualité insolite. Pour l'heure, le nouveau consul, Zhiliang Shen, en poste depuis octobre 2017, n'a daigné répondre à aucun média à ce sujet…
(DS)

Aire marine protégée : La Polynésie leader mondial

Aire marine protégée : La Polynésie leader mondial
Lors d'un conseil des ministres, le gouvernement du Pays a procédé au classement de la totalité de sa zone économique exclusive en aire marine gérée, baptisée Te Tainui Atea. Cette décision s’inscrit dans la continuité des efforts de gestion de l’espace maritime polynésien et de ses ressources marines, entrepris depuis près de 66 ans par les différents gouvernements polynésiens. Aussi, le présent classement constitue un outil de promotion et de consolidation des stratégies de gestion passées et présentes au service d'un développement économique soutenable. Il réaffirme en outre la volonté du gouvernement de conserver la liberté d’accès de tous les Polynésiens à la mer et à ses ressources et de développer ses ressources propres notamment en développant une pêche durable. Il s’agit d’asseoir une zone maritime bien gérée en privilégiant les mesures de gestion adéquates plutôt que d’interdire l'accès à tous et de mettre en réserve intégrale une grande surface maritime. Ce concept est aujourd’hui soutenu par plusieurs pays et organismes internationaux, notamment l’IUCN.
(D’après communiqué)

Musique électro : premier Festival franco-polynésien Immersound à Lyon

Musique électro : premier Festival franco-polynésien Immersound à Lyon
Le label franco-polynésien Mahana Bay Label, créé par la Tahitienne Vanessa Esposito, organise la première édition du Festival Immersound à Lyon, les 5 et 6 avril au Lavoir Public et au Bellona. Dédié aux créations mêlant nouvelles technologies, images digitales et musiques électroniques, cet événement accueillera plus de dix invités internationaux, dont deux artistes issus du fenua : Vanessa Arketype et Mr olSon.
(DS)

Élections territoriales : Nuisances sonores, les candidats appelés à s’engager officiellement

Élections territoriales : Nuisances sonores, les candidats appelés à s’engager officiellement
Les membres de Te Ora Hau (www.teorahau.net), l'association de lutte contre les nuisances sonores, affiliée à la Fédération des associations de protection de l’environnement de Polynésie française (FAPE), ont rédigé un manifeste dans lequel ils demandent aux candidats aux élections territoriales de 2018 de s’engager officiellement dans la lutte contre les nuisances sonores. Parmi les sept points proposés par le collectif, le document appelle les têtes de liste à : "en faire une grande cause prioritaire du fenua", "faire respecter et appliquer les textes de loi et règlements déjà existants", "présenter une loi du Pays visant à interdire l'utilisation du matériel boum-boum dans tous les véhicules"… Pour Roland Garrigou, président de Te Ora Hau, "la situation est trop grave pour que l’on garde les bras croisés, le nombre de victimes s’allonge. Ce sont toutes les couches sociales qui sont touchées. Cela commence à engendrer qui plus est des problèmes de santé, notamment chez les enfants." Et de conclure : "Puis viendra le moment où la CPS sera appelée à prendre tout cela en charge et à nos poches de payer !"
(DS)

Dans le port : Navire espion ?

Dans le port : Navire espion ?
Le navire chinois Xiang Yang Hong 1, en provenance du Chili, a effectué une escale technique la semaine dernière à Papeete. Dans les eaux polynésiennes, l’équipage assure que le bateau est resté "aveugle" et qu’aucun prélèvement n’a été effectué dans le respect de la ZEE. "Les clichés que vous voyez ici ont été effectués en dehors des eaux polynésiennes, nous n’avons pas d’autorisations pour effectuer des données dans la ZEE", a précisé un chercheur lors d’une visite.
Notons que lors de son passage dans l’océan Indien en juin dernier, le navire avait suscité quelques réactions hostiles, les médias indiens se demandant si ce navire est vraiment civil ou si il s’agit d’un navire espion de la marine de l’Armée populaire de libération (Plan). Certains observateurs indiens sont même allés jusqu’à demander que la marine indienne coule immédiatement ce navire. D’autres ont averti que l’expansionnisme chinois était un danger pour l’Inde et le monde, tandis que d’autres encore estimaient que les Chinois voulaient transformer l’océan Indien en océan chinois. Le site militaire globalsecurity.org classe quant à lui le Xiang Yang Hong 1 dans la catégorie des navires de guerre appartenant au Plan, mais utilisés pour la recherche océanographique. Des questions sont également soulevées sur la véritable mission de la SOA (State Oceanic Administration) en charge de la supervision, de la gestion des zones maritimes en Chine et de la protection de l’environnement côtier. La SOA protège également les droits maritimes nationaux de la Chine et organise des recherches scientifiques et techniques sur les eaux territoriales chinoises.
(LO)

Chaise musicale à Malardé : Pascal Ramounet cède sa place

Chaise musicale à Malardé : Pascal Ramounet cède sa place
En place depuis plus de deux ans, Pascal Ramounet, directeur général de l’institut Louis-Malardé a dû quitter ses fonctions la semaine dernière pour laisser la place à Hervé Varet, jusque-là conseiller de Teva Rohfritsch. La "démission" de M. Ramounet de ce poste fait suite à des divergences avec sa ministre de tutelle, Tea Frogier, qui souhaitait initialement laisser la place à l’ancien directeur Patrick Howell. Son inéligibilité découverte fortuitement a dû être palliée par la nomination de M. Varet. Quant à M. Ramounet, il reste pour l’instant directeur adjoint.
(LO)

Justice : la Polynésie citée dans l’affaire Coupat

Justice : la Polynésie citée dans l’affaire Coupat
Le juge d'instruction Thierry Fragnoli, était en charge de l'affaire Coupat en 2009, l’homme suspecté d'avoir formé une "cellule invisible" à laquelle est imputé le sabotage d'une caténaire de ligne TGV2.
Mardi dernier, Julien Coupat était à la barre. Les échanges avec la présidente étaient tendus, parfois glacés. Extraits :
La présidente : "Vous essayez de nous dire que ce dossier est un complot fomenté par l'ancien président de la République, explique la présidente. Vous indiquez que le juge d’instruction qui a instruit ce dossier a été exilé en Polynésie... Pouvez-vous vous expliquer ?"
Julien Coupat : "Vous noterez que Papeete est une destination de relative relégation."
- Vous insinuez que les habitants de Polynésie sont au bagne ?
- Qu'êtes-vous en train de faire madame la présidente ?
- Vous, que dites-vous ?
- On ne peut pas dire que la Polynésie pour un juge français soit une promotion. Et quand on voit ce qu’a fait le juge en France, ce n’est pas un cadeau pour les Polynésiens. Vous ne voulez pas que l’on quitte ce mode d’échange, madame la présidente ? Je ne suis pas de mauvaise foi.
La présidente, ironique : "Non vous n’êtes pas de mauvaise foi…"
(LO)

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Un peu de mansuétude

Alors que le mercato bat son plein dans les listes électorales au moment du sprint final, prouvant s’il en était encore besoin toute la versatilité de nos hommes politiques, les plus beaux parleurs de chacune des six listes se démultiplient entre interviews pour la presse écrite et audiovisuelle, sans oublier les radios. Depuis la dernière quinzaine, le rythme s’est emballé car les meetings dans chaque archipel, île, ville et quartier se succèdent avec une certaine frénésie.
Toutes les annonces de ralliement sont bonnes à médiatiser, car elles tendent à prouver l’esprit d’ouverture de chaque liste ; c’est oublier un peu vite les rai- sons premières de ces désistements : la colère ou au mieux la déception. On ne recrute pas dans le camp d’en face par une subite « illumination » de l’intéres- sé(e) mais bien parce qu’il ou elle n’a
pas eu la reconnaissance espérée. Le transfert d’un historique de l’UPLD au Tahoera’a, Myron Mataoa, bien qu’il se défende d’avoir quitté ce parti d’union depuis longtemps, en est l’une des der- nières et plus parfaites illustrations. Le parti orange ne s’est pas privé d’en faire ses choux gras, comme d’autres partis ont pu le faire dans des circonstances similaires. Tous est bon donc pour montrer que l’on est ouvert et surtout à l’écoute de chacun.
Des associations l’ont bien compris, n’hésitant à interpeller publiquement les listes leur demandant de se positionner sur les causes qu’elles défendent. Ainsi, ces derniers jours, Te Ora Hau pour le bruit, Te Ora Naho pour l’environne- ment, l’ARPAP pour la protection ani- male, Te Vai Ara pour le classement des terrains en zone rouge ou bien encore, à titre plus personnel, Marama Vahirua, sur sa page Facebook, pour le sport, ont
tenté d’apporter un éclairage sur des questions de société. Il faut croire que les passages télé, les reportages, les pro- fessions de foi, les spots de campagne, la communication sur les réseaux sociaux ne suffisent plus.
Mais à ce train-là, on va les user nos futurs représentants, d’autant que d’ici peu, au soir du premier tour, ceux qui seront toujours en course devront redou- bler d’efforts jusqu’au 6 mai.
Alors, s’il vous plaît, un peu de mansuétude, laissez-les souffler un peu, à moins que vous ne vouliez les trouver complètement asphyxiés sur les bancs de l’assemblée. Ils n’auront que cinq ans, si tout va bien, pour se remettre de leurs émotions ; les nôtres viendront plus tard. Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier