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Internet : quand un hacker en menace un autre...

Internet : quand un hacker en menace un autre...
Suite aux attaques informatiques qui paralysent régulièrement le réseau Internet polynésien depuis le début de l'année, l'Office des postes et télécommunications (OPT) a enfin réagi en s'excusant auprès de ses clients et en accordant à ses abonnés ADSL et fibre une réduction de 10 % sur leur prochaine facture, ainsi qu'une forte hausse de leur débit jusqu'au 30 septembre prochain. Un hacker local, nommé DK, serait à l'origine de ses intrusions pour protester contre le manque de sécurité de l'opérateur. Des démonstrations de force qui n'ont pas été du goût d'un autre pirate, répondant au pseudonyme "Stupice Pakaman", qui le lui a bien fait savoir. Dans une vidéo, le second hacker lui ordonne de stopper immédiatement ses actions : "Tu es encore un enfant, sache que tu n'es pas seul, mais nous ne sommes pas pareils. Nous faisons plusieurs attaques contre le gouvernement, la Présidence, et non envers un fournisseur d'accès Internet."
Il invite même DK à postuler à l'OPT s'il le souhaite, avant de le menacer ouvertement d'aider l'OPT à le trouver afin qu'il finisse au "cachot" et de s'en "prendre à sa famille". Pour lui, il s'agit exclusivement de faire trembler nos dirigeants politiques : "Un président qui traite sa population de terroristes, là il y a un intérêt à le pirater ; comptes bancaires, écoutes téléphoniques et autres pour le faire tomber, il y a du taf."
(DS)

Ferme aquacole de Hao : une inauguration en grande pompe et beaucoup de promesses

Ferme aquacole de Hao : une inauguration en grande pompe et beaucoup de promesses
Dans notre Une intitulée "Hao a du plomb dans l'aile" (lire TPM n° 380 du 4 mai 2018), nous nous inquiétions qu'aucun "point zéro" n'ait encore été effectué pour connaître réellement l'état du lagon dans le cadre du grand projet de ferme aquacole, alors que Te Ora Naho, la Fédération des associations de protection de l'environnement de Polynésie, s'alarmait de l’impact de l'élevage des 50 000 tonnes de poissons par an sur un atoll dont l'écosystème est fragile. Bonne nouvelle, Wang Cheng, le P-dg de Tahiti Nui Ocean Foods (TNOF), s'est enfin engagé auprès du gouvernement à réaliser un suivi environnemental. Ainsi, un "point zéro" sera effectué avant le début de l’activité industrielle (d'ici 2021) et servira ensuite de point de comparaison pour l’avenir.
Aucune date n'a cependant été annoncée par l'investisseur chinois, mais il garantit qu'il va "tout faire pour être dans la légalité" pour produire du "poisson sain (loches, mérous et napoléons, ndlr), de très haute qualité à un très haut prix". Si la culture du rori (concombre de mer) a été évoquée pour nettoyer et consommer les rejets des poissons, cela suffira-t-il à contenir les effluents d'élevage ? Quel est l'avenir du lagon ? Et des pêcheurs locaux ? "Nous avons fait le choix de la Polynésie parce que c’est la plus grande zone de lagon du monde", explique TNOF, qui envisage à terme de faire également de l'aquaculture dans les lagons proches, comme Amanu peut-être, puis plus loin ensuite. La société veut même obtenir le label Aquaculture Stewardship Council (ASC), qui certifie la préservation et la régénération de l’environnement, et ce afin de pouvoir attaquer les marchés européens et américains. Pour rassurer la population, TNOF a ainsi organisé, il y a quelques jours, une inauguration en grande pompe avec tout le gratin. Banquet, show des moines Shaolin et poignées de main étaient notamment au menu.

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Par ailleurs, Wang Cheng a tenu à réaffirmer qu’il s’inscrivait bien dans "les prescriptions édictées par le Pays et que les études menées par TNOF étaient ouvertes aux services du Pays". Il a également redit que "90 % des emplois seraient assurés par des Polynésiens et qu’une nouvelle session de formation de jeunes techniciens serait prochainement ouverte à Shanghai". Pour ce projet, dont le montant total des investissements avait été annoncé initialement à 150 milliards de Fcfp sur dix ans (ce qui en ferait le deuxième plus gros investissement privé chinois dans la zone Pacifique), Wang Cheng a promis, pour l'heure, "seulement" 31 934 867 000 Fcfp d'investissement sur cinq ans. Il n'y a pas que les îles qui sont flottantes en Polynésie…
Plus choquant encore est la réponse du patron de TNOF à nos confrères de Tahiti Nui Télévision qui ont rebondi sur le dossier de Tahiti Pacifique au sujet de la présence de plomb à Hao et Makemo. Wang Cheng affirme qu'il "n'en savait rien". Alors oui, Hao est d'ores et déjà souillé par du plutonium, des métaux lourds, des hydrocarbures et du pyralène, mais quand même, on imagine qu'il est au courant que suite à la contamination importante de plusieurs personnes au plomb, dont des enfants, des études comparatives avec Makemo ont été diligentées par le ministère de la Santé, dont les résultats devraient être connus du grand public d'ici fin 2018-début 2019. Étonnant aussi que le vice-président Teva Rohfritsch botte en touche lorsque la chaîne du Pays lui pose la même question, allant jusqu'à reprocher au média de "faire de la pub pour Tahiti Pacifique". Pendant ce temps, le 30 mai dernier, le président Édouard Fritch a eu "l’immense honneur" de remettre à Wang Cheng la médaille de l’Ordre de Tahiti Nui, au grade de Commandeur, "pour (sa) grande ténacité et (sa) confiance sans cesse démontrées à la Polynésie française".
(DS)

DESSERTE MARITIME : travail le 1er mai : le coup de gueule des commerçants de Rurutu !

DESSERTE MARITIME : travail le 1er mai : le coup de gueule des commerçants de Rurutu !
Alors que beaucoup célébraient tranquillement la fête du Travail, le 1er mai dernier, certains n'ont pas eu ce privilège, acquis pourtant à partir du XVIIIe siècle aux quatre coins du monde. Les commerçants de l'île de Rurutu ont en effet été contraints de mettre du personnel à pied d'œuvre afin de récupérer leur marchandise débarquée par le Tuha'a Pae IV. En raison de ce jour férié très particulier, l'opération leur a ainsi coûté trois fois plus cher qu'à la normale ! "Le navire assurant seulement deux ou trois rotations par mois dans l'archipel des Australes, cela ne laisse pas beaucoup de marge de manœuvre aux gérants de magasins… lâche l'un d'entre eux. La grogne ne cesse donc de monter, d'autant que le problème est récurrent, notamment lors des festivités de fin d'année, obligeant même parfois les travailleurs à attendre jusque tard dans la nuit que les produits soient déchargés sur le quai."
Patrice Colombani, le P-dg de la Société de navigation des Australes se défend : "Ils connaissaient les dates de rotations, notre programme des voyages, dont vous pouvez prendre connaissance sur notre site web www.snathp.com, est établi plusieurs mois à l’avance, le dernier en date ayant été édité tout récemment, détaille nos voyages jusqu’au 31-12-2019, et sera bientôt complété jusqu’à fin juillet 2020. Nous devons respecter ce programme pour éviter les problèmes avec notre clientèle de croisière qui réserve plusieurs mois à l’avance et qu’une modification même minime pourrait léser. Les commerçants auxquels vous faites référence savaient parfaitement que nous escalions à Rurutu le 1er mai, et ont chargé de la marchandise sans nous faire la moindre observation. Je vous informe aussi que plusieurs îles de l’archipel nous ont fait part de leur désir de ne pas décharger ou charger le dimanche pour des raisons religieuses. Nous avons fait droit à cette demande que nous respectons scrupuleusement, et nous évitons autant que possible d’escaler ce jour-là. Une immobilisation d’un jour nous coûte près de 2 millions de Fcfp, et nous ne pouvons-nous le permettre."
(DS)

ENVIRONNEMENT : Cachez ces baleines que nous ne saurions voir…

ENVIRONNEMENT : Cachez ces baleines que nous ne saurions voir…
Si les premières caudales de baleines à bosse ont déjà pu être observées au fenua, voilà une bien triste nouvelle pour tous les amoureux des cétacés. Le Code de l'Environnement a été modifié, fixant de nouvelles règles d’observation des mammifères marins. Dorénavant, l’observation des dauphins et des baleines est interdite dans les baies, les passes (jusqu’à 1 km de la passe) et dans le lagon dans l’ensemble de la Polynésie française. La distance d’observation pour toutes les baleines (adultes et baleineaux) est repoussée à 100 mètres minimum (au lieu de 50 mètres pour les adultes). Les nageurs et plongeurs ne devront pas s'approcher non plus à moins de 30 mètres. Le développement important du "whale watching" depuis plus de vingt ans en Polynésie, ainsi que le non-respect de certains professionnels et particuliers privent définitivement tous les autres de rencontres magiques. "C'est assez, dit la baleine, je me cache à l'eau car j'ai le dos fin !"
(DS)

LITTÉRATURE : Titaua Peu et Patrick Chastel récompensés par les scolaires

LITTÉRATURE : Titaua Peu et Patrick Chastel récompensés par les scolaires
Les jeunes lecteurs de Polynésie ont décerné une récompense à deux auteurs locaux dans le cadre de la première édition du Prix littéraire proposée par l’Association des membres de l’ordre des palmes académiques (Amopa Polynésie), qui s'est tenue le 15 mai dernier. Le Prix des écoliers a été obtenu par Patrick Chastel pour La Marque des dieux, tandis que le Prix des lycéens a été attribué à Titaua Peu pour Pina.
(DS)

Air Tahiti Nui sort le grand jeu, Rohfritsch rassure

Air Tahiti Nui sort le grand jeu, Rohfritsch rassure
Lors de la présentation jeudi dernier de son prochain avion, un Dreamliner, la compagnie au tiare a mis les petits plats dans les grands dans un hôtel de la côte ouest, où elle a accueilli pas moins de 600 convives, tous repartis, après discours et cocktail, avec une maquette de l’avion. Que nous réserve ATN quand l’avion sera réellement présent ? Mais il faut bien que la compagnie locale fasse parler d’elle quand elle se trouve dans la tourmente, depuis l’arrivée effective le mois dernier de French Bee, puis les reproches de l’Autorité polynésienne de la concurrence sur le mode de tarification. Le vice-président, Teva Rohfritsch, s’est voulu rassurant lors de son discours la semaine dernière, rappelant que le Pays était actionnaire et, qu’en tant que tel, il ferait tout pour aider la compagnie à faire face à la concurrence. Si le ciel polynésien est libre, la parole aussi, visiblement : "On n’est pas des cornichons, on ne va pas se laisser croquer, on va les croquer !", a-t-il déclaré. Des propos qui n’ont pas manqué d’interloquer les représentants des autres compagnies présents à cette soirée.
(LO)


GOUVERNEMENT : non mais allô, quoi…

GOUVERNEMENT : non mais allô, quoi…
La présentation du nouveau gouvernement a fait réagir dans le monde socio-économique, et il ne pourrait en être autrement. Si la stabilité a primé, il y a quand même quelques mouvements qui n’ont pas manqué de surprendre. Sous couvert d’anonymat, des responsables du monde de l’entreprise ont été stupéfaits de la nomination de Tea Frogier qui sera chargée, entre autres, du numérique. Le président Fritch devrait pourtant savoir que l’intéressée n’a pas de compétence particulière dans ce domaine, on dit même qu’elle ne possède pas de téléphone portable. Ses conseillers n’ont pas fini d’essayer de lui expliquer un monde difficile à appréhender.
Autre surprise, la non-nomination de Virginie Bruant, pourtant particulièrement active durant la campagne, qui était pressentie pour hériter du portefeuille de Tea Frogier. Les mauvaises langues sont allées jusqu’à dire qu’elle payait là sa couleur de peau et qu’au moins un ministre aurait fait du lobbying dans ce sens. Ce que nous n’osons croire. Virginie Bruant, dont les efforts d’intégration sont salués par tous, se contentera d’une commission à l’assemblée.
(LO)

Sécurité routière : renforcement de la répression

Sécurité routière : renforcement de la répression
Le haut-commissaire et le procureur de la République ont décidé de renforcer la mise en œuvre de l’arsenal répressif. Le directeur de la Sécurité publique, le commandant de la Gendarmerie et le directeur de la Prévention routière ont été consultés afin d’identifier de nouveaux modes d’actions permettant de durcir la répression et sanctionner sévèrement les délinquants routiers, en particulier les récidivistes. (…)
Nous avons donc donné pour instruction aux forces de sécurité d’élever encore le niveau de répression. Cela se traduira par l’augmentation des contrôles routiers, qu’ils soient visibles ou inopinés, par l’emploi de moyens banalisées pour lutter contre les infractions comportementales ou, encore, par le recours à la confiscation du véhicule par l’autorité judiciaire, afin de sanctionner plus sévèrement les délits commis en récidive.
Ces actions seront particulièrement ciblées sur les infractions de consommation d’alcool et de stupéfiants, de conduite sans permis, d’excès de vitesse, de défaut de port du casque ou de la ceinture de sécurité ou encore d’usage du téléphone au volant.
En complément, le gouvernement a d’ores et déjà demandé d’étendre à la Polynésie française certaines dispositions du code de la route national et ainsi renforcer la répression des infractions les plus graves.
(D’après communiqué)

Portefeuille : Maina Sage ministre des Outre-mer ?

Portefeuille : Maina Sage ministre des Outre-mer ?
C’est un bruit qui circule depuis quelque temps déjà la députée Maina Sage pourrait déménager rue Oudinot au ministère des Outre-mer. Un remaniement ministériel serait envisagé en tout cas pour remplacer Annick Girardin, qui ne donnerait pas entière satisfaction. Plusieurs noms circulent pour lui succéder, comme Ericka Bareigts, qui a déjà occupé la fonction sous le gouvernement Hollande, Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, qui s’est rendu en Polynésie l’année dernière, le député de la Guadeloupe Olivier Serva, président de la délégation Outre-mer à l’assemblée nationale et enfin Maina Sage, députée apparentée au groupe UDI, Agir et Indépendants. Cette dernière répète à qui veut l’entendre qu’elle n’est pas intéressée par le portefeuille ministériel ; Édouard Philippe devra se montrer très convaincant pour que, pour la première fois de l’histoire de la République, une Polynésienne occupe cette fonction, Gaston Flosse n’ayant été "que" secrétaire d’État sous l’ère Chirac. Le simple fait que son nom circule est la reconnaissance du travail accompli par notre députée.
(LO)

Terrains militaires : nouveaux décrets de cession signés

Terrains militaires : nouveaux décrets de cession signés
Le Journal officiel de la République a publié le 4 mai 2018 les décrets de cession à l'euro symbolique de deux terrains militaires qui vont être mis à disposition des communes de Faa’a et Mahina pour réaliser des projets de développement économique. Ces cessions concernent les sites suivants :
- à Faa’a : Cité "Bopp Dupont" et une fraction d’un ensemble immobilier domanial dénommé "Base Sergent Julien Allain" d’une superficie de 6 873 m2.
- à Mahina : "Résidence Mahina" et "Ex-centre technique du CEA" d’une superficie de 5 hectares.
Ces publications constituent la traduction formelle des engagements pris par le gouvernement vis-à-vis des communes et marquent une étape importante dans l’avancement du CRSD (Contrat de redynamisation des sites de défense), dossier majeur pour le développement de la Polynésie. Elles viennent s’ajouter aux six décrets qui ont été déjà publiés, le 5 janvier 2017, au profit des communes d’Arue ("caserne Broche") et Taiarapu-Est ("fort de Taravao, station ionosphérique, centre d’instruction nautique") ainsi que du Pays ("Résidence Grand" à Pirae et "Résidence Mariani" à Taiarapu-Est).
(D’après communiqué)

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"Toute la vérité, rien que la vérité"

Ce début de mois de juin a été marqué par la vive polémique qui a grandi autour de l'émission télévisée réalisée par Enquête exclusive et consacrée au fenua. L'équipe de M6 avait déjà opéré des focus peu flatteurs sur nos îles avec les documentaires Tahiti, l'envers du décor en 2009, puis Tahiti, la face cachée du paradis en 2017 ; cette fois, le sujet au titre racoleur, intitulé "Polynésie française : le territoire de tous les extrêmes", a fait sortir de ses gongs le Landerneau polynésien, avant même la diffusion du reportage. En cause, un synopsis mercantile et nauséabond qui cherchait à faire le buzz à tout prix :
"(…) Sur l'île de Tahiti, deux mondes à part se côtoient sans jamais se mélanger : d'un côté les Blancs, surnommés les « Popa'a », qui tiennent l'économie, de l'autre les Polynésiens, qui vivent dans les bidonvilles. La plupart de ces habitants, originaires d'archipels éloignés, ont renoncé à un mode de vie traditionnel dans l'espoir de trouver un travail en ville. Chômage, pauvreté et violence animent aussi ce paradis. (…)"
Si 55 % de la population vit en effet sous le seuil de pauvreté français établi à 115 000 Fcfp, contre 16 % en Métropole (enquête ISPF sur les dépenses des ménages en 2015 dans les Îles du Vent), le magazine d'investigation stigmatise les rapports humains entre les ethnies composant la société polynésienne pourtant ultra cosmopolite. Quelle ironie au pays de la fraternité où quasiment tout le monde se salue, se tutoie et vit ensemble, sans aucun préjugé quant à la couleur de peau de l'autre ou le choix de sa confession religieuse ! De quoi plomber le tourisme, notre première manne économique, ou casser le rêve d'exil des habitants de l'Hexagone… Cela dit, gardons la tête froide, il n'y a pas eu de quoi fouetter un chat, car il s'avère que, malgré de nombreuses confusions, les différentes enquêtes des journalistes métropolitains sont plutôt bien menées et reflètent même une âpre réalité que nous aimerions voir disparaître à jamais. En fin de compte, Enquête exclusive a surfé sur le cas unique de Maiao, "l'île interdite" (où les étrangers ne sont pas forcément les bienvenus après que ses résidents furent les victimes, au début du siècle dernier, d'un Britannique à l'appétit commercial insatiable), et en a fait une généralité.
Un amalgame de très mauvais goût qui permet de rappeler s'il le fallait que nous sommes entrés dans l'ère des fake news, vous savez ces informations fausses ou truquées relayées sur les réseaux sociaux et par certains médias. "Le problème majeur de nos sociétés ne tient pas tant dans les fausses nouvelles, mais dans le fait que nombre de citoyens aient fini par choisir de les croire", écrivait récemment Le Monde à propos des deux propositions de loi contre la manipulation de l’information que doit examiner l’Assemblée nationale en juillet prochain. C'est pourquoi la presse doit s'évertuer, toujours et encore plus, à donner "toute la vérité, rien que la vérité". Une expression qui trouverait son origine dans l'Antiquité et qui est devenue le credo, au XIXe siècle, des écrivains réalistes à l'instar de Maupassant et Zola, lorsqu'ils firent le serment de ne pas enjoliver le réel dans leurs romans, mais de le retranscrire de façon brute.
Et puisque l'on parle de vérité, gageons que toute la lumière soit faite enfin sur l'affaire Pouvana'a a Oopa. C'est à cette fin que le procès du Metua va être révisé le 5 juillet prochain pour aboutir, peut-être, à la décision de la Cour de cassation de "décharger la mémoire du mort".

Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Dominique Schmitt