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Voile : le Yacht Club de Tahiti recherche son directeur

Voile : le Yacht Club de Tahiti recherche son directeur
Un appel à candidatures a été lancé fin novembre par le Yacht Club de Tahiti (YCT), spécialisé dans la pratique d’activités nautiques, qui recherche son directeur. Ne parvenant pas à maîtriser la tempête qui sévissait au sein de son équipage, l’ancien capitaine de la marina de Arue a jeté l’éponge le
17 septembre dernier, après trois ans en poste. Dans une lettre ouverte aux membres du club, Benjamin Picard regrettait en effet "des pratiques malsaines (qui) gangrènent le club, installant un climat délétère où l’on demande à tout-va des sanctions pour les uns et les autres". L’assemblée générale extraordinaire a élu, le 27 octobre, Tony Tekuataoa au titre de président du YCT. Désormais, le centre de voile doit recruter son directeur. Un communiqué indique : "Le (la) candidat(e) retenu(e) devra avoir une expérience professionnelle de plusieurs années au moins dans l’encadrement sportif et commercial dans le secteur du nautisme et de la voile en particulier et être titulaire d’un BEES 1er degré. Il devra, en outre, posséder des qualités de management, de communication et commercialisation, de gestion économique et financière, d’esprit d’équipe, de sens de l’organisation, de rigueur, de maintenance technique nautique et de matelotage. Le salaire mensuel brut est compris entre 300 000 Fcfp et 400 000 Fcfp, selon l’expérience du candidat." Si vous êtes intéressé(e)s, vous avez jusqu’au 20 décembre prochain pour adresser une lettre de candidature, accompagnée d’un CV détaillé à yctahiti@mail.pf. Gageons que le nouveau comité directeur parvienne à voguer rapidement vers des horizons plus dégagés.
(DS)

Économie l'EPIC Vanille se réorganise

Économie l'EPIC Vanille se réorganise
Il y a moins de deux semaines, le ministère de l’Économie verte annonçait une réorganisation de la filière vanille, suite à un séminaire. Une énième réorganisation, pouvons-nous même écrire, tant les stratégies de développement se sont succédé depuis maintenant quinze ans que l’EPIC existe. Un projet de loi du Pays doit être présenté à l’assemblée afin de préciser le rôle et les missions de l’Établissement public Vanille de Tahiti (EVT). Il faut croire que le gouvernement tient à mieux rentabiliser les centaines de millions de Fcfp qu’il y verse (près de 400 millions de Fcfp en 2018)… et peut-être enfin voir reconnue l’appellation "Vanille de Tahiti", dont l’enquête avant
publication officielle avait été finalisée en 2012 !
(LO)

Aérien : vous avez dit "low-cost" ?

Aérien : vous avez dit "low-cost" ?
Les chiffres encourageants de fréquentation de la compagnie low-cost French bee depuis l’ouverture de sa liaison en mai dernier entre Paris et Papeete, via San Francisco, sont dus à une politique tarifaire agressive qui a entraîné dans son sillage une baisse des deux compagnies historiques que sont ATN et Air France. À tous ceux qui seraient tentés d’essayer French bee en juillet/août, nous conseillons de bien comparer les tarifs entre les différentes compagnies. Nous avions relevé des prix il y a deux mois sur des périodes quasi identiques (à plus ou moins deux jours) entre les trois opérateurs. Un nouveau relevé, toujours aux mêmes dates, laisse apparaître une augmentation des tarifs de 6 % pour Air France, 10 % pour AN et 35 % pour French bee qui, du coup, devient le plus cher ! Soyez vigilants…
(LO)

Patrimoine : le dossier 'ori tahiti sera-t-il retenu en 2019 par l'Unesco ?

Crédit photo : DR
La Polynésie a présenté, le 23 novembre dernier, la candidature du 'ori tahiti au Comité du patrimoine culturel ethnologique immatériel afin d’obtenir son classement à l’Unesco. Le dossier "'Ori tahiti, pratique artistique, sociale et culturelle de Tahiti et des îles de la Société" fait ainsi partie de la liste
annuelle, constituée de huit requêtes, transmise au ministre de la Culture, ainsi qu’au président de la République. Au final, un seul dossier sera sélectionné par la France, comme cela est possible tous les deux ans. En attendant le verdict en mars 2019, le paysage culturel de Taputapuātea (qui est devenu, le
9 juillet 2017, le 44e site français inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco et le
1er site culturel d’Outre-mer) vient, lui, de recevoir officiellement son certificat
d’inscription. Une belle dynamique pour la culture polynésienne !
(DS)

Vente des avions d'ATN, un petit pactole à venir

Crédit photo : DR
L’arrivée du Dreamliner entré en service récemment sur la ligne Papeete-Auckland, qui fait la fierté à juste titre de la compagnie au tiare, a fait les gros titres de la presse locale, en attendant celle des trois autres. Ce qui fait moins les gros titres c’est l’avenir de l’ancienne flotte composée de quatre Airbus A340. Pas question bien sûr de les conserver sur Tahiti du fait de leur inutilité, du manque de place et des frais d’entretien. Comme pour l’automobile, le marché de l’occasion existe dans l’aérien. ATN a donc été approchée par au moins deux sociétés pour la reprise de ses quatre avions, dont la valeur est constituée essentiellement par les moteurs, car ils peuvent se revendre ou se louer.
Une approche était en bonne voie avec la société irlandaise AerSource, avec une offre dans un premier temps en dessous de 10 millions de dollars US, avant qu’elle ne grimpe entre 11 et 12 millions (selon les sources), sous la pression d’une offre concurrentielle et la signature d’une LOI (une LOI est engageante et l’acheteur a versé un dépôt de garantie). Cette surenchère n’a pourtant pas suffi à faire pencher la balance vers AerSource.
Contacté, le P-dg d’ATN, Michel Monvoisin, a apporté certaines précisions :
"Si d’aventure et pour quelque raison que ce soit, la vente ne se faisait pas, nous reviendrions vers eux (et les autres acheteurs potentiels) pour les prévenir. En attendant, nous sommes engagés sur cette LOI. Le nouvel acheteur a accepté nos conditions et la livraison des appareils se fera en fonction de notre calendrier ; à savoir, on rentre un 787 et on sort un 340. Le dernier 340 quittera la flotte en septembre 2019."
Air Tahiti Nui, soumis à une clause de confidentialité, ne peut divulguer le nom du futur acquéreur et encore moins le montant proposé.
(LO)

Presse : crowdfunding pour la naissance de Boukan

Presse : crowdfunding pour la naissance de Boukan
Depuis le début de la semaine et jusqu’à la fin de cette année, une entreprise d’édition située en Guyane française lance un appel de fonds pour la création d’un magazine : Boukan, le courrier ultramarin. Un objectif de 1 000 abonnés est prévu – après un crowdfunding (financement participatif) qui vise les 25 000 euros pour le premier numéro – et 5 000 abonnés d’ici un an.
Ce nouveau média papier trimestriel dédié aux outre-mer dans le réseau de presse national aura pour mission d’apporter de l’information de qualité à travers des articles de fond sur des sujets culture, sciences, société.
Il traitera l’actualité, à la façon de l’hebdomadaire Courrier International, pour valoriser les articles parus dans les journaux et magazines locaux, tels que Tahiti Pacifique.
(LO)

Pour en savoir plus :
www.ulule.fr/boukan
vidéo de présentation : https://www.youtube.com/watch?v=7EQx-Avr_Oo&t=2s
Page facebook : www.facebook.com/Boukan.press

Édition : lancement d'un Festival des auteurs

Édition : lancement d'un Festival des auteurs
Face au besoin croissant de quelques auteurs d'avoir un lieu pour s'exprimer régulièrement, l'idée de créer un Festival des auteurs ne date pas d'hier. La librairie Odyssey, responsable de l'événement en partenariat avec Digital Tahiti Imprimerie, se lance et convie la population le vendredi 14 décembre, de midi à 18 heures, et le samedi 15 décembre, de 9 heures à midi, à l'extérieur de la boutique, le long de la vitrine. Une vingtaine d'auteurs, de compositeurs et d'illustrateurs y sont attendus, avec notamment une invitée de marque en la personne de Nancy Hall-Rutgers, la fille de James Norman Hall. Parmi eux, certains ont présenté récemment leurs productions au Salon du livre, mais face à un public différent. Créé par les organisateurs avant les fêtes de fin d'année, ce nouveau rendez-vous littéraire, qui ne bénéficie pourtant d'aucunes subventions, vise à "favoriser la diffusion du livre en Polynésie et donner un coup de pouce aux librairies".
(DS)

CULTURE - Boutique polynésienne api en Bretagne

CULTURE - Boutique polynésienne api en Bretagne
D’origine polynésienne, Hoato Guttadauro vient d'ouvrir une boutique de 70 m2 à Lorient, au 72 rue du Maréchal-Foch, en lieu et place du magasin de tatouage (tenu par son frère), qui se trouve désormais juste en face. Consacrée aux îles du Pacifique, "Hoata Tiki Boutik" vend notamment des pareu et des vêtements estampillés Tahiti, Marquises ou Bora Bora, ainsi que des bijoux fantaisie et des créations.
DS

MUSIQUE - Une vingtaine d'artistes polynésiens vont faire la "Bringue à l’Olympia"

MUSIQUE - Une vingtaine d'artistes polynésiens vont faire la "Bringue à l’Olympia"
ace au succès de l'événement "Gabilou chante Tahiti à l’Olympia", organisé en avril dernier par Moeata - Tamarii Poerava, l'association culturelle a reçu une subvention de 3 millions de Fcfp afin de renouveler le projet et promouvoir davantage la Polynésie en présentant au public parisien certains des plus grands artistes du fenua. Intitulé "Bringue à l’Olympia", ce concert unique se déroulera le 19 janvier 2019. Autour de Gabilou, on retrouvera notamment Tapuarii, Sabrina et Grace Laughlin, Teiva LC, Patrick Noble, Raumata Tetuanui, Gaby Katea, Edou, ou encore Vaiteani.
DS

PHILATÉLIE - Un timbre à l'effigie d'Alain Colas, disparu il y a 40 ans

Crédit photo : DR
Il y a quarante ans, jour pour jour, le 16 novembre 1978, Alain Colas, 35 ans, disparaissait alors qu'il était en tête de la première Route du Rhum, à bord de son fameux trimaran Manureva ("l’oiseau de voyage" en tahitien). L'homme avait rencontré Teura à Papeete, qui est devenue la mère de ses trois enfants, Vaimiti, et les jumeaux Tereva et Torea. Ce navigateur d'exception, dans le sillage d'Éric Tabarly et d’Olivier de Kersauson, a été notamment le premier marin à réaliser un tour du monde en solitaire en multicoques. Pour rendre hommage à ce héros audacieux, surnommé "Aito" au fenua, un nouveau timbre a été édité à son effigie. La Poste lui avait déjà fait cet honneur en 1994.
DS

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Des vœux mais pas de mea-culpa…

La fin de l’année 2018 a été marquée par la traditionnelle – et soporifique – cérémonie des vœux du président de la République française. Sans surprise, Emmanuel Macron reste davantage le chef de l’État du “qu’ils viennent me chercher” que celui du mea-culpa. Dans un discours long d’une quinzaine de minutes, presque auto-thérapeutique, Macron, debout et droit comme un “i” face à la caméra, ne se remet pas une seule fois en question. Si le jeune loup admet que “l’année 2018 ne nous a pas épargnés en émotions intenses de toute nature”, il considère que la colère des Français exprimée avec le mouvement des Gilets jaunes “venait de loin” et a éclaté en raison notamment d’un “système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance”. Il évoque des “changements profonds qui interrogent notre société sur son identité et son sens”, sans porter à aucun moment la responsabilité des événements. Il n’hésite pas cependant à affirmer que “l’ordre républicain sera assuré sans complaisance”. Une attitude plutôt hautaine pour le leader de la cinquième puissance économique mondiale qui n’a pas su toucher le cœur du peuple. Alors que sa venue au fenua était programmée en février puis en mars prochain, avec pour objet principal un sommet France-Océanie, aucune date n’est arrêtée pour l’heure.
Aussi, sur le plan local, les vœux d’Édouard Fritch n’ont pas réussi à convaincre non plus. Succinct, son laïus a été axé sur la prévention sociale : “Nous sommes trop souvent les témoins de drames familiaux, de morts sur la route, en raison de la consommation d’alcool ou de drogue. Ce sont de véritables fléaux. Le surpoids, le diabète et ses graves conséquences sanitaires sont un autre fléau. Nous renforcerons nos campagnes de prévention.” Il était temps. A contrario, pas un mot sur les grands chantiers en cours, comme ceux du Village tahitien ou de la ferme aquacole de Hao, deux projets qui semblent aujourd’hui au point mort… Et puis, si M. Fritch a reconnu, le 15 novembre dernier, que les hommes politiques ont menti pendant trente ans à propos des essais nucléaires, rappelons tout de même que non seulement Gaston Flosse a poussé son ancien gendre à l’annoncer publiquement en le titillant ouvertement mais, surtout, le président de la Polynésie française avait déjà déclaré en mars 2017, lors des obsèques de Bruno Barrillot (cofondateur de l’Observatoire des armements), que sa prise de conscience sur les conséquences des essais nucléaires français avait été tardive et qu’il avait cru au discours sur la “bombe propre” jusqu’en 2009 et au début des travaux parlementaires sur la loi Morin… On ne peut pas franchement parler de mea-culpa au sens propre du terme, quand cela est servi à la population presque une décennie plus tard.
On retiendra tout de même l’un des trois vœux de Macron ; outre ceux de la dignité et de l’espoir, il souhaite que la vérité soit faite : “On ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés. (…) Il faut rétablir la confiance démocratique dans la vérité de l’information, reposant sur des règles de transparence et d’éthique. C’est au fond un vœu pour tous d’écoute, de dialogue et d’humilité.” Étonnant pour celui qui aime museler la presse, mais c’est le vœu également de la rédaction de Tahiti Pacifique, qui aspire pour 2019 à des échanges diaphanes avec les différentes institutions gouvernementales du Pays. L’année dernière, notre magazine avait été boycotté des vœux à la presse par l’entourage de M. Fritch. Ironie de l’histoire, le président avait insisté sur sa volonté de mettre fin aux fake news et de rendre aux journalistes leur liberté d’expression. Même si on ne croit plus au Père Noël, on attend cette fois notre carton d’invitation ! Très belle année à tous en compagnie de votre magazine qui fait peau neuve et, bien sûr, meilleurs vœux.

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt