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Appel à projets en faveur de la biodiversité

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Plus de 8 millions d’euros, c’est le montant mobilisé en 2021 pour soutenir les porteurs de projets en faveur de la biodiversité en Métropole et dans les Outre-mer. Cette somme bénéficie aux deux appels à projets lancés par l’Office français de la biodiversité (OFB) en ce début d’année : l’un dédié aux Atlas de la biodiversité communale, l’autre à la restauration des écosystèmes. Le dépôt des candidatures doit se faire respectivement avant le 15 mars 2021 et le 20 avril 2021. Un engagement conséquent permis grâce au plan France Relance mis en place par le gouvernement central en septembre dernier. Les Pays et Territoires d’Outre-mer (Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Saint-Pierre-et-Miquelon, Saint-Barthélemy et Wallis-et-Futuna) n’étant pas éligibles aux crédits du plan France Relance, un budget spécifique de l’OFB leur est réservé (près de 57,27 millions de Fcfp, pour chaque appel à projets). Contacts : sonia.bongain@ofb.gouv.fr / 40 54 29 77 ou franck.connan@ofb.gouv.fr / 40 54 29 75

(D.S.)

Nouvelles missions pour l’expédition Under The Pole

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Une nouvelle collaboration scientifique a été actée entre le Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (Criobe) de Moorea et l’expédition Under The Pole, menée par Emmanuelle Périé-Bardout et Ghislain Bardout. Durant deux mois, deux grandes missions sont ainsi au programme sur l’île Sœur et à Makatea :
 sensibilité des coraux mésophotiques aux changements climatiques (augmentation de la température et acidification de l’océan) et caractérisation écologique et environnementale du champ de Leptoseris découvert à 90 mètres à Makatea.

 Pour rappel, en juillet 2018, dans le cadre de l’expédition Under The Pole  III – Twilight Zone – 2017-2021, les plongeurs se sont associés aux scientifiques du Criobe pendant près de dix-huit mois. Les explorateurs ont notamment étudié les coraux mésophotiques (entre -30 et -150 mètres de profondeur) dans les eaux des cinq archipels et ont récolté 6 029 échantillons, découvert de nouvelles espèces de corail jamais signalées auparavant en Polynésie et prélevé le corail scléractiniaire photosynthétique le plus profond au monde, à -172 mètres. Par ailleurs, dans le cadre de la “Mission Capsule”, un habitat sous-marin avait été mis en place à des fins d’observation de l’écosystème sur une durée de plusieurs jours.

(D.S.)

ICAN : “La France prend le risque de l’apocalypse nucléaire”

ICAN : “La France prend le risque de l’apocalypse nucléaire”
L’entrée en vigueur, le 22 janvier 2021, du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) ouvre une nouvelle ère : ces armes de destruction massive sont illégales au regard du droit international, a annoncé dans un communiqué le relais national de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN), prix Nobel de la paix 2017. Créée en 2007, ICAN regroupe 570 organisations non gouvernementales partenaires dans 103 pays. Pour elle, “la France — à l’égal des autres puissances nucléaires — tourne le dos à la paix, à la démocratie et au droit international. En refusant ce traité, ses responsables politiques favorisent une accoutumance des citoyens aux périls possibles d’une apocalypse nucléaire”. En outre, ICAN dénonce “un non-sens pour un État qui se veut « responsable », et souhaite renforcer la sécurité internationale, garantir la préservation de la biodiversité et de l’environnement jusque dans sa Constitution”.
(D.S.)

Le tapa “made in Thailand”, l’intarissable poule aux œufs d’or…

Le tapa “made in Thailand”, l’intarissable poule aux œufs d’or…
Alors qu’en fin d’année, la Chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers de Polynésie française (CCISM) lançait la campagne de communication “J’achète au fenua pour Noël” (“Pour les fêtes, je donne du sens à mes achats. J’achète au fenua, je soutiens l’emploi et l’économie locale”, slogan ensuite repris pour la période des soldes de janvier), notre numéro 445 du 18 décembre (photo ci-contre) révélait une affaire majeure de suspicion de fraude au tapa. Nous confirmions avoir découvert que cette entreprise avait vendu des soi-disant tapa à des grands hôtels de nos îles et même jusqu’à la boutique du Musée du Quai Branly… !
Un sujet qui ne saurait laisser nos dirigeants indifférents. Le service de l’Artisanat avait donc saisi la Direction générale des affaires économiques (DGAE), mais un an après – et alors que deux mois se sont écoulés depuis la publication de notre article – il semblerait que l’enquête soit toujours en cours… Sabine Bazile, directrice de la DGAE, explique : “Du fait du secret des enquêtes, il ne m’est pas possible de communiquer des informations détaillées. Par ailleurs, comme vous l’avez indiqué dans votre article, la société incriminée est placée en liquidation amiable, ce qui n’est pas de nature à faciliter notre enquête. Surtout, l’enquête a été étendue aux produits invoquant une origine locale ou résultant de la mise en œuvre de méthodes traditionnelles de fabrication. Enfin, il me semble nécessaire d’attirer l’attention des revendeurs, dont la responsabilité peut également être recherchée en fonction des circonstances dans lesquelles ils ont acheté et présenté à la vente les produits.”
En attendant, les produits importés, eux, sont toujours à la vente. Si les mentions ont quelque peu changé (il est désormais indiqué “articles en papier faits main”, voir photo à gauche), il n’en reste pas moins qu’ils ne sont en rien issus de l’artisanat. De plus, au verso, demeure le texte sur la fabrication du tapa, entretenant encore habilement le doute d’une production artisanale.
La raison d’être de la presse engagée est de faire avancer les débats de société, conjointement avec le politique. Espérons que ce dossier saura trouver un écho auprès de nos dirigeants, notamment avec des prises de décision fortes. En attendant l’issue de l’enquête, il nous faudra donc prendre notre mal en patience, mais la rédaction compte bien suivre le dossier jusqu’au bout.

(V.D.)

Vents contraires sur Mururoa, le nouveau livre de Ghislain Houzel

Vents contraires sur Mururoa, le nouveau livre de Ghislain Houzel
Son nom ne vous est certainement pas inconnu, et pour cause ! Cet ancien ingénieur à la Direction des essais du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) nous a livré des confidences explosives dans notre édition spéciale consacrée au douloureux sujet du nucléaire (lire TPM n° 433 du 31 mai 2020). Après Secrets de Mururoa et Des nouvelles de Monsieur de La Pérouse, Ghislain Hozel a profité du confinement pour écrire un nouveau roman, cette fois historique, disponible sur Amazon. Dans Vents contraires sur Mururoa, il relate l’histoire extraordinaire et véridique de Samuel Pollend, un jeune juif anglais qui, en 1790, fut injustement condamné et envoyé au bagne pour un vol qu’il n’avait pas commis. En 1791, Samuel Pollend réussit à s’évader du célèbre bagne de Botany-Bay situé au sud de l’Australie. Cette passionnante histoire trouve son point d’orgue avec le naufrage sur l’atoll de Mururoa d’un baleinier anglais, La Matilda, qui repartait vers l’Angleterre et sur lequel Samuel Pollend avait réussi à se cacher… C’est sur ce même atoll, marqué par le destin, que deux siècles plus tard la France a expérimenté près de 200 bombes atomiques dont les explosions ont eu de très lourdes conséquences sanitaires et environnementales dans toute la Polynésie. Conséquences qui, aujourd’hui encore, sont bien loin d’être effacées…
Géophysicien de formation, docteur ès sciences, écrivain et conférencier, Ghislain Houzel a fait toute sa carrière au CEA. Dans le cadre de ses activités professionnelles, il a participé à la mise en œuvre des expérimentations nucléaires, qui, de 1966 à 1996, ont eu lieu sur les atolls de Mururoa et Fangataufa. Très attaché à la Polynésie où il réside souvent, il s’est passionné pour sa culture et son histoire. Depuis de nombreuses années, il s’est personnellement et courageusement engagé pour la défense des Polynésiens victimes directes ou indirectes des essais nucléaires effectués par la France. Selon nos dernières informations, l’auteur vient d’achever un nouvel ouvrage, Soleil noir à Mururoa, dans lequel il raconte “sous forme romancée, comment les trente années nucléaires ont été vécues et ressenties par les Polynésiens”. Le manuscrit vient d’être proposé à la maison d’édition Au Vent des îles pour une publication éventuelle.

Te tau matari’i, te matahi à la mairie de Arue

i[‘Ōro’a haamauraa i te ‘ōfa’i tihi]i, la pierre sculptée dévoilée - Crédit photo : Laura Théron
Cette année, pour la première fois, la mairie de Arue a célébré le changement de saison polynésien. Le lever des Pléiades au-dessus de l’horizon, qui a lieu chaque année autour du 20 novembre, marque l’entrée dans la saison d’abondance, tau ‘auhune. Matari’i i ni’a signifie littéralement, “les Pléiades, en haut”, par opposition à Matari’i i raro, “les Pléiades en bas”, qui survient aux alentours du 20 mai, lorsque l’amas d’étoiles passe sous la ligne de l’horizon. Traditionnellement célébré par de nombreux acteurs de la culture, comme l’association Haururu, de Papenoo, l’événement Matari’i i ni’a est considéré dans le Pacifique polynésien comme le Nouvel An mā’ohi.
Ces festivités traditionnelles sont une volonté du nouveau conseil municipal, présidé par Teura Iriti, de mettre l’accent sur la culture et de valoriser ces événements culturels du calendrier qui font sens, en Polynésie. Cette première célébration “te matahi” n’aura pas pu avoir la portée populaire souhaitée en raison de la situation sanitaire actuelle. Plus confidentielles, les festivités se sont néanmoins déroulées sur trois jours, comme initialement prévu.
Vendredi 20 novembre, les jardins communaux, dans lesquels un paepae a été construit spécialement pour l’occasion, ont accueilli une cérémonie traditionnelle dirigée par Jacky Bryant, adjoint au maire. Pour célébrer le lever des Pléiades, la mairie a commandé une pierre sculptée représentant le lever des Pléiades. Celle-ci dévoilée au cours de la cérémonie, trône désormais sur le nouveau paepae, voué à rester dans les jardins de la mairie.
Samedi 21 novembre, la mairie avait prévu des ateliers mettant l’accent sur le partage et l’apprentissage de la langue tahitienne et du patrimoine de la commune : évolution de la langue au cours des deux derniers siècles et toponymie du milieu lagonaire ; des ateliers dispensés par Mila Tapea et Jacky Bryant.
Dimanche 22 novembre, une randonnée sur le domaine communale de Aneane était organisée grâce au partenariat avec la toute jeune association Hotu Auna, qui entretien le sentier depuis quelques mois, et avec l’accord de Henri Jay, car l’accès au domaine ne peut se faire qu’en passant sur les terres de ce dernier.
L’ensemble de ces rendez-vous se sont déroulés dans le respect des gestes barrières, en comité restreint, et dans l’espoir de pouvoir poursuivre ces célébrations chaque année avec la participation, pour les prochaines fois, de la population.

Laura Théron

Le Mémorial du bagne calédonien primé

Le Mémorial du bagne calédonien primé
L’ouvrage Le Mémorial du bagne calédonien - Entre les chaînes et la terre (éditions Au Vent des îles), écrit par Louis-José Barbançon, est lauréat du Trophée de la fabrication du livre 2020, décerné par la rédaction du magazine littéraire Livres Hebdo et d’un jury présidé par Patricia Barbizet, sous le patronage de Roselyne Bachelot, ministre de la Culture. Ce prix récompense le travail magistral de l’auteur, docteur en histoire et spécialiste indéniable du bagne de la Nouvelle-Calédonie. En deux volumes, intitulés “Les chaînes”, consacré à la phase de répression subie par les forçats à la suite de leurs condamnations, et “La terre”, qui traite des phases d’amendement et de réhabilitation, cette œuvre forte de 1 000 pages et 1 000 illustrations a l’ambition de rendre ce sujet accessible au plus grand nombre et ainsi, mettre en lumière l’histoire du bagne calédonien d’un point de vue patrimonial. 
Par ailleurs, elle a reçu le soutien du Centre national du livre dans la catégorie “Grands projets” et a fait partie des “projets remarqués” mis en avant par cette institution. Elle a également remporté le Prix Popaï - Prix spécial du jury lors du Salon international du livre océanien (SILO), décerné le 11 octobre dernier à Nouméa.
(D.S.)

La Dépêche sauvée par le Covid ?

La Dépêche sauvée par le Covid ?
Nouvel épisode dans la télénovela qui se joue du côté de la Fautaua. Alors que le tribunal du commerce de Papeete a prononcé la liquidation judiciaire du quotidien La Dépêche de Tahiti, le 12 octobre dernier, la Société d’information et de communication (SIC), propriétaire du titre de presse, vient d’obtenir un prêt de l’État, par l’entremise de Bpifrance Financement SA, à hauteur de 763 000 euros (91 millions de Fcfp). Selon l’arrêté du ministère de l’Économie, des finances et de la relance, paru le 12 novembre au Journal officiel de la République française (JORF), cet appui financier intervient dans le cadre du “soutien de la trésorerie des entreprises fragilisées par la crise du Covid-19”. Cette somme vient donc en plus de l’aide exceptionnelle à la presse qui sera versée à La Dépêche de Tahiti via les ministères de la Culture et des Outre-mer.
Un coup de pouce inespéré pour nos confrères, dans un contexte de grave crise économique où certaines entreprises en difficulté se sont vu refuser ce dispositif en Polynésie…
(D.S.)

Pandémie de la bêtise humaine

Pandémie de la bêtise humaine
Ancien chroniqueur pour Tahiti Pacifique, Boris Alexandre Spasov publie un nouvel essai aux éditions Arcalis. L’auteur (Ordre mondial, désordre moral, 1 euro avant de voter), qui considère que la crise du Covid-19 n’est que le catalyseur d’un ras-le-bol général, signe un livre plaidoyer sur la bêtise humaine, dont le titre évocateur s’applique sous toutes les latitudes… Au fil des 70 pages, il écrit notamment : “Ne pas se soumettre, c’est accepter de remettre en cause ce que nous sommes, ce que nous fûmes, le temps d’avant ; c’est accepter que ce qui permit l’existence « d’avantages et acquis » issus de longues luttes depuis près de deux siècles ne soit pas obligatoirement possible ou réaliste pour les générations à venir. C’est accepter que le « jour d’après » soit plein d’incertitudes et de risques.”

(D.S.)

Retour à la case départ pour Jacques Mérot

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Selon nos informations, l’ancien président de l’Autorité polynésienne de la concurrence (APC) a été muté en Métropole à la Chambre régionale des comptes (CRC) de Nantes. Ancien magistrat de la Cour des comptes de Lille, Jacques Mérot a exercé au sein de la Chambre territoriale des comptes (CTC) en Polynésie (2006-2011), avant d’être placé à la tête de l’APC en 2015. Mais, alors que son mandat de six ans était quasiment irrévocable, il n’a jamais réussi à s’en tenir au protocole, à savoir veiller à une stricte étanchéité entre les fonctions de décision (le collège, qui a un rôle de jugement) et d’instruction (le service d’instruction, qui garantit l’impartialité de l’Autorité dans l’examen des dossiers). Après avoir cumulé pas moins de trois irrégularités (affaires des sociétés de gardiennage, de la réfrigération des boissons du groupe Wane et du BTP), il a été désavoué par son propre collège, puis destitué.
Il a alors tenté de contester sa démission d’office auprès du tribunal administratif (TA), plaidant “une situation financière précaire”, mais le TA n’a pas été dupe (sa rémunération mensuelle est passée de 2,3 millions de Fcfp à 800 000 Fcfp, ce qui reste un joli pactole !) et l’a débouté, le 17 août dernier. Après la forme, une nouvelle session du TA devra trancher cette fois sur le fond du dossier, probablement dans les jours qui viennent. Mais il semble que les carottes sont cuites… Un retour à la case départ s’annonce donc pour Mérot, qui ne progresse pas professionnellement et conserve son grade de président de section, voyant ainsi s’envoler ses ambitions de passer président de chambre. En clair, il paye ses frasques ! On attend par ailleurs toujours le rapport de la CTC sur le contrôle de gestion de l’APC. Tahiti Pacifique vous en fera l’écho dans un prochain numéro.

(D.S.)

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Archives militaires “déconfinées” et venue de Macron au fenua : “poisons” d’avril ?

Dans notre précédente édition spéciale consacrée au nucléaire (“Après l’intox… l’infox !, TPM n°451 du 26 mars 2021), nous nous réjouissions de l’annonce du président de la République française, le 9 mars dernier, d’ouvrir enfin les archives militaires pour la période précédant 1971, qui représentait une lueur d’espoir. Las, Patrice Bouveret, cofondateur et directeur de l’Observatoire des armements, interpellé par notre dossier, nous apporte cependant une précision de taille. Dans une tribune qu’il nous a consacrée (lire pages 6-7), il explique que la décision d’Emmanuel Macron d’autoriser l’accès aux archives ne peut pas concerner les documents sur les essais nucléaires sans que la loi de 2008 sur lesdites archives ne soit modifiée au préalable par le Parlement. Cela signifie que non seulement cela peut prendre pas mal de temps, mais, surtout, que ce n’est pas encore inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale…

En effet, cette loi sur les archives du 15 juillet 2008 contient un article qui rend incommunicables tous les documents sur les armes de destruction massive, donc sur le nucléaire, et cela vaut malheureusement aussi bien pour les 17 essais tirés au Sahara que les 193 autres expérimentés en Polynésie française ! L’accès aux documents classifiés est un difficile combat. Une longue action juridique, à l’initiative des associations Moruroa e tatou et l’Aven (Association des vétérans des essais nucléaires), a permis en 2013 la déclassification de quelques archives sur les essais en Polynésie et au Sahara. Archives qui ont d’ailleurs élargi la zone de résidence à toute la Polynésie pour les victimes souhaitant obtenir une indemnisation, et qui ont été à la base du travail pour la publication du livre Toxique.

Alors, “déconfiner” les archives militaires : est-ce bien là l’intention du président ? “Nous pouvons en douter, tranche Patrice Bouveret, car si la déclaration de l’Élysée évoque la nécessité « de renforcer la communicabilité des pièces », elle s’empresse de préciser que cela doit se faire « sans compromettre la sécurité et la défense nationales » L’argument massue toujours mis en avant depuis des décennies !” Personne ne demande la divulgation des secrets de fabrication de la bombe, mais tout le monde souhaite connaître les différentes mesures enregistrées sur les retombées radioactives des explosions afin de permettre aux victimes et aux ayants droit d’obtenir réparation et indemnisation. Nous voulons toute la vérité, rien que la vérité. Peut-être que l’hypothétique venue de Macron au fenua, invité pour la fin du mois d’août, sera l’occasion de mettre cartes sur table ? Mais rien n’est moins sûr quand on voit que l’État persiste et signe dans son attitude méprisante en cédant “gratuitement” à la Polynésie un terrain et des bâtiments infestés d’amiante et de plomb pour abriter un centre de mémoire des essais nucléaires !

Un cadeau empoisonné donc, pour un mémorial dont le contenu muséographique est entièrement géré par les hautes sphères parisiennes sans la consultation d’aucun Polynésien…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT