Menu

La Dépêche Dimanche, c’est fini

Créée en août 1994 par votre humble serviteur sous l’ère Hersant, La Dépêche Dimanche a vécu. Rebaptisé La Dépêche Hebdo, ce journal du septième jour n’a donc pas survécu, tout comme Les Nouvelles de Tahiti – (mai 2014) –, aux difficultés financières que connaît l’entreprise de l’homme d’affaires Dominique Auroy.
LO

Aorai Tini Hau vire au vert

Le site Aorai Tini Hau s’offre un sacré lifting après la démolition entamée mercredi matin de la salle polyvalente qui depuis plusieurs années n’avait plus qu’une vocation commerciale. Salons de l’auto, de l’habitat, de Noël… et plusieurs braderies rythmaient la vie de cet immense espace en bord de mer qui devrait s’ouvrir toute l’année à la population avec la réalisation d’un parc paysager, à l’image de celui des Jardins de Paofai. Une heureuse initiative qu’il fallait souligner.

LO

Infrastructures routières : l’État participe aux études

Dans le Journal officiel du 4 avril, l’engagement de l’État dans l’amélioration, entre autres, des infrastructures routières envisagées est indéniable. Via le dispositif 3IF, il va verser des subventions avoisinant les 64 millions de Fcfp pour différentes études, comme celle de la traversée de Papeari, la réalisation de voies de désenclavement des hauteurs de Tahiti, le prolongement de la troisième entrée Est de Papeete jusqu'au carrefour du Taaone ou encore la rectification de virage sur la RT1 au PK 45. Merci qui ?

LO

Îles Sous-le-Vent : un coût de 96 millions de Fcfp pour 600 carcasses

Six cents carcasses de vieilles bagnoles en moins à Bora, Huahine et pour partie Raiatea. Moins de rouille sous nos yeux, et ceux de nos amis touristes, ébahis devant tant d’anarchie. Moins de moustiques aussi. Enfin, "Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté", dixit Baudelaire. Mauruuru. Par contre pour "l’ordre", à 96 millions pour 600 carcasses, soit 160 000 Fcfp l’unité, cela fait cher le joli cube compressé. Plus cher que l’épave. Presque une sculpture de César, le sculpteur-comprimeur. Les com- primés c’est nous. C’est la collectivité qui paie. Appel d’offres en cours pour Raiatea et Taha’a. À ce prix-là, proposez vos services.
À moins que… Ne soyons pas mauvaise langue. Tout est clair comme de l’huile de vidange. Et la revente de tout ce métal en Nouvelle-Zélande, pays de destination, cela doit bien rapporter un petit quelque chose ? Ne serait-il pas judicieux de faire payer les concessionnaires au moment de la vente plutôt que nous ? Car ensuite, impossible de retrouver les utilisateurs. Un petit 60 000 Fcfp à payer à la collectivité dès le départ, sans augmenter le prix de vente, bien sûr ! Merci pour nous. 

EB

'Ori tahiti : un livret pour la nomenclature des pas

crédit photo : DR
Après trois ans de labeurs et de concertations orchestrés par le Conservatoire artistique de la Polynésie française (CAPF) avec la Fédération tahitienne de 'ori tahiti et d’autres praticiens spécialisés dans la danse traditionnelle, le ministre de la Culture a annoncé en conseil des ministres l’achèvement des travaux relatifs à la nomenclature des pas de la danse tahitienne afin d’en faire un livret. Nous avions réalisé un dossier sur cette ambitieuse et nécessaire mise en marche du projet de codification, intitulé "Labellisation du 'ori tahiti : le projet avance pas à pas…" et publié le 27 mai 2016 (voir notre édition n° 328).
"Ce travail répond avant tout à une double préoccupation : d’une part, préserver de la mondialisation les pratiques culturelles liées à la danse, d’autre part, diffuser ces éléments à l’ensemble des enseignants, des associations et groupes de danse tahitienne du Pays", a expliqué Heremoana Maamaatuaiahutapu. L'objectif est avant tout de protéger l'identité artistique polynésienne, transmise jusqu'à présent par la tradition orale, face à l'engouement international. Dans une longue interview, Fabien Dinard, le directeur du CAPF, lâchait ainsi : "Il y a un Heiva tous les quinze jours dans le monde… J'ai eu l'occasion de voir des spectacles filmés sur Ia Toile où les pas ressemblent plus à des pas de danse brésilienne ou africaine, qu'à des pas de danse tahitienne…"
Pour autant, le gouvernement précise : "Le livret n’a pas vocation à être exhaustif, ni exclusif. Chaque acteur de la culture garde par nature sa liberté de création, qui ne saurait être remise en cause." Par ailleurs, ce projet répond à la volonté du Conservatoire que le 'ori tahiti soit reconnu sur le plan national et que son enseignement soit rendu accessible dans les conservatoires de l'Hexagone. Cet art ancestral deviendrait ainsi l'étendard des autres disciplines traditionnelles, notamment les percussions et le 'ukulele dans un premier temps. Cette reconnaissance permettrait ensuite aux Polynésiens diplômés d'enseigner dans les quelque 330 écoles nationales de musique.

DS

Le Port autonome garde ses anneaux

Le tourisme, moteur de notre économie ? On se demande si le Port autonome l’entend de cette oreille en n’accordant que trois anneaux aux compagnies de charters qui mouillent dans le port de Papeete.
Des compagnies qui bénéficient de la défiscalisation pour développer leurs flottes, mais qui ne peuvent amarrer leurs bateaux, alors même qu’il reste de la place.
LO

Quand les assureurs forcent votre consentement

Certaines compagnies d’assurance n’hésitent pas à contraindre un futur client à signer deux contrats au lieu d'un, forçant son "consentement" pour faire grimper l’addition. À celui qui doit assurer son deux-roues sans avoir de contrat chez l’assureur choisi, ce dernier propose l'option suivante: soit signer deux contrats, soit aller voir ailleurs. Sauf que sur sept compagnies d’assurances contactées, quatre fonctionnent de cette façon. Ainsi, le futur assuré n’a d'autres choix que de signer deux contrats au lieu d’un. La méthode est contraire aux principes du code civil qui veut qu’un contrat régulièrement formé repose sur un consentement librement donné. La direction des Affaires économiques, informée de cette pratique, explique qu’elle est aussi contraire à l’article 31 de l’arrêté 170/CM du 7 février 1992 qui interdit plusieurs choses, dont l’imposition au consommateur de conditions discriminatoires de vente se traduisant par une majoration du prix payé ou encore la subordination de vente, c’est-à-dire l’obligation faite au consommateur, en cas de vente d’un produit, d’effectuer l’achat concomitant d’un autre produit ou service ou d’acheter une quantité imposée. Cela constitue en effet des infractions assimilées à des pratiques de prix illicites.
SB

Pourquoi le Hai Yang Liu Hao est parti mardi soir alors qu’il devait le faire samedi dernier ?

Pourquoi  le Hai Yang Liu Hao est parti mardi soir  alors qu’il devait le faire samedi dernier ?
Ce superbe bateau de recherche scientifique de la République populaire de Chine est arrivé de Valparaiso la semaine dernière et devait poursuivre sa route vers la Chine samedi 19 mars. Lors de la visite habituelle par les services des douanes, des marchandises nécessitant des autorisations spéciales ont été découvertes à bord. De retour de voyage vers la Chine, on peut comprendre la présence d’environ quatre tonnes de boissons alcoolisées, et également d’armes en quantité, probablement pour contrer l’attaque de pirates. Tout ce matériel festif a été débarqué et soigneusement stocké faute de présentation des documents. Les 50 hommes d’équipage ont été emmenés à terre et plusieurs, dont le capitaine, ont été conservés "au frais" plusieurs jours dans l’attente d’explications. Après recherches, il s’est avéré que les demandes d’autorisation de la Chine ont été envoyées il y a deux mois aux services de l’Etat, donc au Haut-Commissariat et à la Police des frontières. Il n’y aurait pas eu de transmission aux Douanes locales, dont le soin et le zèle dans l’exécution de leurs missions ne sauraient être mis en défaut. Le souci, c’est que la Chine n’est pas du tout contente, et qu’il semble bien que le sujet a dû être abordé entre Pékin et Paris.
Tout est rentré dans l’ordre, sans faire de vagues durant la visite de notre ministre de la Justice, et le départ du Hai Yang Liu Hao s'est fait mardi dernier à 18 heures.

LO

Hamani Lab, un atelier à Tipaerui pour les artistes professionnels

Hamani Lab, un atelier à Tipaerui pour les artistes professionnels
Bonne nouvelle pour les artistes du fenua, détenteurs du statut professionnel : un atelier a été mis à leur disposition par le ministre de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu. Ces locaux, situés dans une partie des bâtiments affectés au Service de la culture et du patrimoine à Tipaerui, peuvent désormais accueillir jusqu'à dix plasticiens et sculpteurs pour une durée de six mois renouvelables.
C’est l’association Hamani Lab, présidée par Hell Ton John, qui sera en charge de la gestion de cet espace, en collaboration avec le Service de la culture. Hāmani signifiant en reo tahiti "faire, construire, fabriquer", ce laboratoire a pour vocation de mettre en lumière la création polynésienne.

DS

Une drôle de coïncidence

Alors que les hommes et femmes politiques ne cessent de faire remarquer que la justice n’en finit pas de les harceler au moment de leurs campagnes électorales, que dire de celle qui frappe Aldo Tirao, l’ancien directeur du Service pénitentiaire d’insertion et de probation ? Condamné en 2015 en appel à quatre mois de prison avec sursis pour "complicité de tentative d’escroquerie", mais réintégré provisoirement dans l’administration pénitentiaire dans le cadre de l’organisation de la nouvelle prison de Papeari, la Cour de cassation a publié sa condamnation définitive. À la veille de l’arrivée du garde des Sceaux, le timing est-il si anecdotique?

LO

1 ... « 8 9 10 11 12 13 14 » ... 17



2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier