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Aménagement de la presqu’île Jacques Chirac

Aménagement de la presqu’île Jacques Chirac
Vendredi dernier, le ministre de l’Équipement, Luc Faatau, a assisté, en compagnie du directeur du Port autonome, Georges Puchon, à la conférence de presse de présentation des travaux d’aménagement de l’esplanade Jacques Chirac. Un projet de 720 millions de Fcfp au milieu duquel trônera une double pirogue. Souhaitons qu’elle soit solidement arrimée pour ne pas partir aux prochaines grandes pluies. La montée des eaux dans le tunnel routier lors des récentes intempéries avait transformé ce rond-point en un îlot.

LO

Le Tere Fā'ati en V.O. pour nos touristes ?

Si la 12e édition du Tere Fā'ati a été couronnée de succès avec ses 150 participants répartis sur cinq trucks, on peut quand même regretter le petit couac à la visite de Tombeau du roi à Arue. En effet, si parmi les 150 participants, on comptait des locaux, il y avait aussi des touristes qui sont restés sur leur faim de connaissances puisque, sur le site en question, l’orateur ne s’est exprimé qu’en tahitien…
La touriste métropolitaine qui s’est confiée à nous a déclaré avoir attendu désespérément qu’une traduction en français lui soit donnée, comme à tous ceux qui ne parlent pas tahitien. Un petit bug qui sera certainement corrigé pour l’année prochaine.

LO

Sport : des puces dans la course

Sport : des puces dans la course
L'innovation au service des sportifs franchit enfin nos récifs et se répand au fenua. Alors que Tahiti-Moorea Marathon se tiendra le 25 mars prochain sur l'île Sœur, le comité organisateur a annoncé que cette épreuve qui fêtera ses 29 ans sera "la première course à proposer, en Polynésie française, le chronométrage par puce électronique". Ce dispositif, qui existe déjà à l'international, est déjà utilisé dans des événements tels la Ronde Tahitienne depuis 2015, ou la XTerra Tahiti depuis 2016. Aussi, lors du Championnat de Polynésie de cross-country regroupant 160 participants le 14 janvier dernier, un premier essai a été réalisé afin de compter le nombre de tours effectué par les concurrents et leur temps exact.
Dans le cadre de cette prochaine manifestation sportive, la plus importante de Moorea, le système de chronométrage, effectué par un prestataire étranger, permettra notamment d'obtenir et d'afficher des résultats fiables dès le franchissement de la ligne d'arrivée de toutes les courses, de proposer des photos et vidéos des arrivées et de suivre par géolocalisation, en direct, les favoris de la course marathon. Un petit saut de puce pour le commun des mortels, un grand bond pour le sport local !
DS

Intempéries : le politique s’en mêle

Comme si la population n’avait pas assez souffert, après les pluies, arrivent les polémiques. Le Tahoera’a Huiraatira reproche au Pays d’avoir supprimé le mois dernier le Compte d’aide aux victimes de calamité qu’il avait mis en place en 1992. Le gouvernement en place a justifié cette suppression en raison de sa lenteur d’intervention, lui préférant une commission de recensement des sinistres et de répartition des secours, dont le champ d’intervention va concerner les domaines des affaires sociales, de l’habitat, de l’agriculture et de l’économie. À elle de prouver que la rapidité d’indemnisation sera au rendez-vous. LO

Steeve Hamblin dans le collimateur du site Calédosphère

L’ancien ministre du Tourisme polynésien (16 mois entre 2009 et 2010), Steeve Hamblin, a été gratifié d’un papier particulièrement gratiné sur le site Calédosphère (caledosphere.com) publié dimanche dernier et intitulé "Steeve Hamblin : main basse sur le tourisme". Il lui est reproché d’avoir vendu du rêve en termes de fréquentation touristique sur le Caillou, mais surtout d’étaler sa réussite (plus de 100 millions de francs de chiffre d’affaires) tout en "méprisant" les moins fortunés ; des citations prises sur son blog (steevehamblin.com) venant étayer ces accusations. Mardi, Steeve Hamblin a répondu, sur son site, à cette attaque qu'il qualifie notamment de politique. LO

Gestion : subvention pour Tahiti 2018

Suite à notre brève intitulée "On manque déjà d’argent" (TP n°346, p.10), faisant référence à une dotation de 5 millions de Fcfp accordée au Comité d’organisation local (COL), Reynald Temarii, en qualité de special advisor, a tenu à rectifier les écrits. Cette dotation qualifiée de rallonge n’est qu’un moyen pour le ministère des Sports de consommer ses crédits "subvention de fonctionnement 2016" rendus disponibles par l’annulation des Jeux Inter îles (Tuamotu). Cette avance devrait donc être retirée cette année de la dotation versée au COL. Reynal Temarii a d’ailleurs précisé : "Depuis la création du COL Tahiti Va’a 2018, le 25 juin 2015, la dotation « subvention de fonctionnement du ministère des Sports » n’a jamais varié jusqu’à ce jour, soit 30 millions de Fcfp. Aucune rallonge n’a été présentée par le COL." Dont acte. LO

Du Palmex au Brando ?

Le bruit court que pour la construction des nouvelles villas sur l’atoll de Tetiaroa, du Palmex serait utilisé pour les toitures ! Alors que le groupe représenté par Dick Bailey se fait le chantre de la préservation de l’environnement (climatisation à l'eau de mer, centrale électrique du motu qui fonctionne à partir de biocarburant extrait des noix de coco…), on ne peut que s’étonner d’un tel choix.
Du plastique sur le toit de 23 villas de luxe dont 17 sont destinées à être "cédées à des tiers au travers d'un bail emphytéotique" cela fait un peu désordre. Non ? La clientèle de millionnaires, pour ne pas dire de milliardaires, va donc payer au prix fort un produit devenu malheureusement trop banal dans nos îles et qui a mis à mal toute une filière agricole, celle du pandanus.
LO

Subvention pour Tahiti Va’a 2018 : on manque déjà d’argent

Après une première subvention de 10 millions Fcfp octroyée par l’arrêté N° 730 CM du 10 juin 2016, une (première ?) rallonge de 5 millions Fcfp vient d’être approuvée en faveur de l’association Tahiti Va’a 2018 pour l’organisation des Championnats du monde de vitesse à Tahiti, alors que nous sommes à plus de six mois de la première course. À ce rythme, il faudra encore mettre la main à la poche dans quelques mois et à cela s’ajoute la rénovation du site Aorai Tini Hau à Pirae. Ce sont donc des dizaines de millions que vont coûter les deux événements (Marathon en 2017 et Vitesse en 2018) nautiques censés attirer plus de 5 000 athlètes et officiels.
LO

Répression en matière maritime

Le secrétaire d’État chargé des transports, de la mer et de la pêche a présenté un projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2016-1315 du 6 octobre 2016 modifiant la loi du 17 décembre 1926 relative à la répression en matière maritime.
Prise sur le fondement de la loi sur l'actualisation du droit des outre-mer, l’ordonnance qu’il s’agit de ratifier permet la pleine application dans les Outre-mer de la réforme pénale maritime qui s'est traduite en 2016 par l'installation de six tribunaux maritimes. Ces nouvelles juridictions comprennent, outre les magistrats professionnels, des assesseurs issus du milieu maritime. Elles ont compétence pour le jugement des délits maritimes relevant essentiellement de la sécurité maritime qu'elles contribueront à renforcer.
La protection des assesseurs maritimes est assurée afin de garantir leur indépendance dans l'exercice de la justice en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie Française et dans les Terres australes et antarctiques françaises.
Communiqué gouvernemental

Festival des Marquises 2017 : les artistes au sol ou sur une scène ?

Alors que le prochain Matavaa o te Fenua Enata, le Festival des arts des îles Marquises, se tiendra à Tahuata du 18 au 21 décembre, l'événement culturel fait déjà couler beaucoup de salive dans l'archipel, et "d'encre" sur les réseaux sociaux. Outre la construction d'un débarcadère coûtant 190 millions Fcfp (financés à 80 % par l'État) pour accueillir les 600 membres des délégations et le public par bateau, une autre innovation est vivement commentée... En effet, sur Facebook, le groupe Te Èo, créé pour promouvoir le èo ènana (la langue marquisienne), s'indigne suite à une décision du maire de l'île, qui est aussi président de la communauté des communes des Marquises : "Danser le haka marquisien sur une scène en bois ? Une méchante blague ? Non, sous prétexte de modernisation, c’est ce que Félix Barsinas veut pour les danseurs du prochain festival de décembre 2017 (…) En plus de coûter des millions inutiles, la scène priverait les danseurs de ce contact essentiel et vital avec la terre-mère, te èpo henua."
Interrogé par Polynésie 1ère, le tāvana Félix Barsinas assume cette nouveauté. Il s'est simplement fendu d'une réponse pour le moins laconique : "La culture est vivante, elle se partage avec tout le monde. Aujourd'hui, il ne faut pas fermer la porte à la modernité." Peut-être, mais on le sait, les peuples traditionnels ont toujours foulé le sol nourricier pour le remercier, et notamment les danseurs de la Terre des Hommes. Alors, à force de troquer l'authenticité pour la contemporanéité, que restera-t-il de l'essence même de la culture mā'ohi ? Du folklore ? Placée cette année sous le thème "Te Haatupu aè/Te haatupuìa aè" (la croissance), la manifestation fera-t-elle s'exprimer les artistes sur une scène ? Dans le cas échéant, ce serait une première fois.
DS

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier