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Concours international à Monaco : casting fin août

Concours international à Monaco : casting fin août
Vous souhaitez participer au concours “Écoute un monde en musique” ? Ne manquez pas le casting qui se tiendra fin août, aux 3 Brasseurs. Une cinquantaine de pays participeront à cet événement, qui est placé sous le haut patronage de S.A.S le Prince Albert II de Monaco. Âgés de moins de 25 ans, les concurrents doivent présenter une œuvre musicale (sans paroles) de trois minutes maximum. Les gagnants du fenua (les trois premiers) s’envoleront ensuite pour la finale, qui se déroulera le 30 novembre, à Monaco. Le grand vainqueur aura alors le privilège d’être invité par la Principauté, tous frais payés, lors de la soirée de gala de l’association Femmes leaders mondiales Monaco, l’organisatrice du concours, dont le but est de réduire les inégalités entre hommes et femmes. 
Contacts : 87 32 50 50 (Michel Bardy) / FB : Bardy Fetia
(D.S.)

Lions club : action pour les élèves malentendants

Lions club : action pour les élèves malentendants
Le Lions Club de Papeete, conjointement avec la Direction générale de l’éducation et des enseignements, lance un appel aux dons de livres pour soutenir une classe de douze enfants malentendants de l’école primaire de Toerefau, à Toahotu. L'opération a démarré le 1er juin dernier et continuera jusqu’au 31 août. Les personnes désirant y participer peuvent déposer leurs dons aux mairies de Arue, Mahina et Taiarapu-Ouest, ou s’adresser directement au club.
Les livres en bon état seront mis en vente au poids ou à la collection pour un prix avantageux, pour le plus grand plaisir des lecteurs. Les recettes issues de cette vente serviront à financer l’entretien et la réparation des douze matériels auditifs amplificateurs, dont le montant s’élèverait à 1,6 million de francs.
Par ailleurs, les organisateurs préparent une journée particulière pour attirer les foules, puisque la vente des bouquins sera accompagnée, en parallèle, d'animations autour du livre. Cet événement aura lieu dans le courant du mois de septembre, cependant l'endroit reste à définir, dans la mesure où le choix sera influencé par le poids total des dons. Pour ce qui est du financement de cette initiative qui s’inscrit dans la continuité du programme de soutien des non- voyants et malentendants (SIGHTFIRST) qui guide l’action du Lions Club, un dossier a été déposé auprès de la “Fondation LIONS Club International”. L’antenne polynésienne annonce cependant qu’elle n’attendra pas la réponse à cette requête pour assurer l’acquisition des équipements nécessaires à la tenue de l’événement.
(A.A.)

L’équipe de Tahiti Pacifique réunie

Crédit photo : Jacques Franc de Ferrière
Fait assez rare pour être souligné, l’équipe de Tahiti Pacifique s’est réunie à l’occasion du départ à la retraite, le 31 mai dernier, de Luc Ollivier, ancien rédacteur en chef du magazine. Malgré quelques absents, la plupart des contributeurs du magazine ont répondu présent à l’invitation du grand patron,
M. Albert Moux. La rédaction et la direction réitèrent leurs remerciements à chacun d’entre eux : universitaires, chercheurs, professeurs, anthropologues, journalistes, graphistes, humoristes, commerciaux, imprimeurs… Merci à vous tous d’apporter votre pierre à l’édifice Tahiti Pacifique, fondé en 1991 par Alex W. du Prel ! Un moment précieux immortalisé dans notre bimensuel qui est aussi une belle occasion de les faire sortir de l’ombre et de les mettre en lumière, à la hauteur de leur mérite. Mauruuru roa, te aroha ia rahi.

(D.S.)

Réponse de Nicole Bouteau concernant la pollution des paquebots

Crédit photo : Dominique Schmitt
Dans un courrier adressé au président de l’assemblée de la Polynésie française, en date du 10 avril 2019, Éliane Tevahitua, représentante du Tavini Huiratiraa à l’assemblée, posait une question écrite à Nicole Bouteau, ministre du Tourisme, relative à la pollution atmosphérique liée à l’activité des navires de croisière, la législation du Pays et les services d’inspection. Nous nous interrogions également sur la réglementation et la mise en place d’un contrôle par le gouvernement dans notre sujet de Une intitulé “La croisière abuse” (lire Tahiti Pacifique n° 409 du 14 juin 2019). Le 25 juin dernier, Mme Bouteau répond à Mme Tevahitua dans une longue lettre : “(…) Nous avons assisté ces 20 dernières années, à l’échelle de notre planète, à une hyper globalisation des échanges et une explosion du transport de fret et de passagers, sous toutes ses formes. (…) À notre époque, 90 % des marchandises sont transportées dans le monde par voie maritime, et la croisière ne représente que 0,6 % de l’activité maritime mondiale. (…) La presse locale et nationale, suivant en cela un mouvement médiatique plus large, se sont fait le relais de diverses publications réalisées par des associations et organisations non gouvernementales. (…) Aucune de ces données ne sont corroborées et validées par les agences officielles en charge de la mesure de la qualité de l’air. (…) Il n’en reste pas moins, comme toute activité humaine, comme toute activité de transports et notamment comme toute activité touristique, que l’activité de la croisière engendre un certain nombre d’impacts et de pollutions diverses. Nous avons donc une responsabilité vis-à-vis de la santé de nos populations des îles d’escales, mais également vis-à-vis des espaces et des espèces que nous devons protéger. (..)
Contactée, Éliane Tevahitua ne semble pas vraiment satisfaite de ce retour de la ministre du Tourisme : “Sa réponse, longue de six pages, donne l’impression qu’elle veut « noyer le poisson » ; sans répondre directement aux questions posées. J’aurais souhaité que
Mme Bouteau évoque un travail en partenariat avec son collègue de l’Environnement sur ce sujet
(M. Heremoana Maamaaiahutapu, ndlr), qui concerne également la pollution de nos voitures. C’est dommage. D’autant que le sujet des croisières va se poser avec acuité dans les années à venir car nous assistons à un boom de cette façon de visiter un pays. Ce matin, en commission, Mme Bouteau parlait justement des bons chiffres touristiques de notre destination.
(D.S.)

Taxe communale : chères ordures

Taxe communale : chères ordures
La commune de Arue n’y a pas été avec le dos de la cuillère lors de la présentation de la nouvelle facture sur l’enlèvement des ordures ménagères. Certes, cela faisait des années que cette taxe, prélevée trois fois l’an, n’avait pas bougé, mais les résidents ont pu constater une augmentation de près de 15 %, passant de 8 000 à 9 250 Fcfp. Espérons pour eux que leur commune, détentrice régulière de la “Tortue d’or”, en reste là pour de nombreuses années.

(L.O.)

Service de l’Urbanisme : les agents prennent la fuite

Service de l’Urbanisme : les agents prennent la fuite
Il y a du grabuge au Service de l’Urbanisme. Selon nos sources, il semblerait que les tensions se soient intensifiées depuis l’arrivée de la directrice adjointe, Myriam Namri, en 2016. En effet, sa prise de fonction et les modifications des méthodes mises en place pendant des années et en étroite collaboration avec l’ancien chef de section, parti à la retraite en 2017, lui ont valu de s’attirer les foudres des agents déjà fort éprouvés.
Surcharge de travail, pression notoire, manque de moyens humains et dérives professionnelles. Les causes du mal-être des employés sont rapidement définies par ces derniers. Si certains irréductibles restent dans le service malgré “i[l’ambiance tendue [qui] règne dans les bureaux]i” ; en revanche, d’autres n’hésitent pas à quitter le service. Ainsi, on observe des mouvements importants depuis l’Urbanisme vers d’autres services, et ce en l’espace de quelques mois : des démissions, des départs anticipés, des demandes de mutation... Un employé au 11, rue du commandant Destremau avoue à notre rédaction avoir dû endosser plusieurs rôles, faute d’embauche. Après plusieurs sollicitations auprès de sa direction, cette personne affirme “ne pas avoir été écoutée”. Elle confie : “Il y a eu des embauches hors poste, mais aucune campagne de recrutement stable. On s’est retrouvés avec deux juristes qu’on a formés, mais faute de reconduction de leurs contrats, ces deux personnes sont poussées vers la porte de sortie. On va donc devoir se raccommoder de nouvelles personnes à qui on va encore devoir tout expliquer, alors que les deux juristes en question étaient parfaitement aptes à exercer”. Elle accuserait même la directrice adjointe d’avoir "remis des permis de construire qui avaient été préalablement notifiés comme défavorables"…
À l’heure où nous mettions sous presse, et après de nombreuses tentatives pour la contacter, Mme Myriam Namri est restée injoignable.

(A.A.)

Emmanuel Macron ne viendra pas au fenua en 2019

Crédit photo : DR
Le président de la République française ne viendra pas au fenua cette année, comme cela était prévu. Pourtant, après une première annonce de sa visite en Polynésie dans le courant du premier semestre 2019, le gouvernement local nous assurait de sa présence à la fin du second semestre, sans pouvoir donner de date précise. C’est à l’occasion de la promulgation de la loi organique portant statut de la Polynésie française que le chef de l’État a finalement annoncé son arrivée en avril 2020 pour un “One planet Summit océanien” consacré aux problématiques des pays du Pacifique. Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé que “la reconnaissance du fait nucléaire dans le statut de la Polynésie française nous oblige”. “Il faut donc faciliter les indemnisations des victimes, sanctuariser la Dotation globale d’autonomie et finaliser le plus rapidement possible le Centre de mémoire”, relate le service local de la communication de la Présidence.
M. Macron a également évoqué le projet de câble sous-marin Chili/Tahiti/Asie, comme un sujet géostratégique d’une grande importance. Le fait d’avoir retenu le mois d’avril n’est pas anodin : le Président a ainsi choisi d’attendre l’échéance des élections municipales, en mars 2020, pour rendre visite aux Polynésiens dans les meilleures conditions. Un peu plus de quatre ans après François Hollande, Emmanuel Macron sera le sixième Président de la République à venir en voyage officiel en Polynésie.

(D.S.)

Campagnes municipales : régler le passif, oublier le passé...

Crédit photo : SP
Damas Teuira a annoncé, le 20 juin dernier, lors d'une conférence de presse, se lancer dans la course à la réélection à la mairie de Mahina avec la constitution d'un nouveau groupe, I mua ia hotu - Avancer et bâtir -, regroupant déjà les deux tiers du conseil municipal actuel et la plupart de ses adjoints. Un projet politique nouveau que l'actuel maire a présenté comme la continuité de son action centrée sur la gouvernance de proximité et la bonne gestion des deniers publics, dans une commune qui, bien que disposant désormais d'un budget supérieur à 3 milliards de Fcfp pour la première fois en 2019, paye encore le prix des gestions passées et doit faire face à des investissements structurants encore importants en matière d'adduction d'eau, d'équipements sportifs et d'assainissement notamment.
Il s'agit donc de continuer à "régler le passif", tout en tournant la page du passé. Damas Teuira s'est en effet évertué à éviter de citer le nom de son prédécesseur et désormais adversaire Patrice Jamet, candidat depuis décembre 2018, tout en affichant disposer du soutien sans faille de Frédéric Fritch, frère d'Édouard et également ancien rival à la succession de Patrice Jamet en août 2015. S'appuyant longuement sur son bilan et les bonnes relations entretenues avec le Pays, c'est donc confiant qu'il a pu affirmer que "le soutien du Tapura se fera logiquement" dans la bataille à venir avec d'ores et déjà l'appui d'Antonio Perez.
Si le paysage politique s'éclaircit à la Pointe Vénus à l'approche des échéances électorales des municipales de 2020, il est encore assombri à la Pointe des Pêcheurs. Simplicio Lissant, qui a récupéré le fauteuil de maire de Punaauia suite au décès de Ronald Tumahai en août 2018, n'a pas encore annoncé être candidat à sa propre succession. Il doit en effet composer avec les velléités du vice-président, qui, lui, n'a pas fait le deuil de ses ambitions de devenir le premier magistrat de la ville, et l'éventuelle liste d'ouverture pouvant émerger des rencontres informelles et autres tractations entre Tavini et Tahoeraa Huiratiraa. À l'Ouest, rien de nouveau encore, la campagne est au point mort.
(S.P.)

Société : vols et vandalisme à tous les étages !

Crédit photo : DR
Méfiance pour tous ceux qui se garent au parking gratuit du front de mer, à Papeete, sur le site où se trouvait auparavant Tahiti Tourisme. En effet, plusieurs cas de véhicules vandalisés ont été rapportés. Des voitures ont été fouillées de fond en comble, des vitres ont été brisées et des pneus ont été crevés, sans que personne ne s'aperçoive de rien, et ce, en plein jour. Par ailleurs, la semaine dernière, pas moins de sept véhicules ont été aussi dégradés en même temps, cette fois à Pirae, pendant que le groupe O Tahiti E répétait dans la salle omnisports de la Direction générale de l'éducation et des enseignements (DGEE). Écœurée qu'une voiture se fasse casser chaque soir depuis trois mois alors que les artistes œuvrent pour la culture du fenua, la chef de troupe Marguerite Lai a porté plainte à la Direction de la sécurité publique (DSP). Toujours à Pirae, l'épicerie solidaire a été victime, elle, d'un troisième cambriolage en trois semaines ! Les voyous n'ont pas hésité à scier les barreaux installés pour sécuriser les fenêtres. Enfin, un skipper et
sa petite-fille ont eu la mauvaise surprise de voir leur bateau être pillé durant la nuit, après s'être échoué sur le récif de Mopelia… L'homme était pourtant connu et apprécié des habitants. Cette liste de vols et vandalisme n'est malheureusement pas exhaustive. Nous constatons ainsi amèrement que les mœurs évoluent au sein de la société polynésienne réputée pourtant pour son accueil et sa bienveillance envers les autres. Mais ça, c'était avant ?
(D.S.)

Fête de l'autonomie : 29 millions de Fcfp pour le 29 juin

Crédit photo : Tahiti Infos
Si la population avait été privée en 2018 du Hiva Vaevae par le gouvernement fraîchement élu, le traditionnel défilé aura bien lieu cette année sur l'avenue Pouvana'a a Oopa, samedi 29 juin, à partir de 14h30. L'arrêté n° 401 PR du 24 mai 2019, paru au Journal officiel, autorise la prise en charge par la Polynésie française des divers frais relatifs à l'organisation des festivités de la fête de l'Autonomie : organisation technique et logistique, publicité, animations, prestations, assurance, sécurité, nettoyage, tenues, collations et boissons, ainsi que les frais de transport des personnes y participant. Le budget prévisionnel s'élève à 29 millions de Fcfp, une somme supérieure à celle débloquée en 2018 (25 millions de Fcfp) et inférieure à 2014 sous Gaston Flosse (environ 40 millions de Fcfp). Pour cette 35e édition, des animations sont prévues dans les jardins de Paofai, ainsi que sur les places Vaiete et To'atā, puis un feu d'artifice (coût : 3,5 millions de Fcfp), à 20h15, viendra clore les festivités dans la rade de Papeete. Le poste le plus coûteux est celui des collations et rafraîchissements, avec 7,3 millions de Fcfp attribués pour les organisateurs, les 14 000 défilants et les secouristes.
(D.S.)

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Déforestation mondiale : tous responsables !

Déforestation mondiale : tous responsables !
Dans notre éditorial du 3 mai 2019 (voir TPM n° 406), nous écrivions "Faut-il que la planète s’enflamme (pour que nous lui venions en aide) ?" en réaction au violent incendie qui a ravagé Notre-Dame, le 15 avril dernier. Nous nous interrogions sur les priorités de notre société de plus en plus individualiste capable, d’un côté, de promettre une centaine de milliards de Fcfp de dons pour reconstruire la cathédrale de l’archidiocèse de Paris, tout en ignorant, de l’autre, la misère des personnes en grande précarité et à la rue. Plutôt que de s’attrister de la dévastation de biens matériels, il semble en effet bien plus urgent de remettre l’humain au centre de nos inquiétudes, avant que les préoccupations collectives ne revêtent des airs de cours des Miracles… Eh bien, aussi malheureux que cela puisse être, ce jour est arrivé, et il sera intéressant d’observer comment les nations réagissent, une fois la médiatisation passée. Depuis le 22 août, de gigantesques feux de forêt embrasent l’Amazonie, le "premier poumon vert" de la planète, qui absorbe pas moins de 14 % du CO2 mondial. L’état d’urgence a été décrété sur le plan international et le G7 s’est même mobilisé. Précisons cependant d’emblée que, s’il y a eu davantage d’incendies en 2019 qu’en 2017 et 2018, c’est légèrement moins que les huit premiers mois de 2016, par exemple. Cette tendance, bien qu’à la hausse, ne semble donc pas exceptionnelle.

Cette catastrophe environnementale a le mérite de susciter une prise de conscience générale. Après les massacres des animaux liés à l’exploitation de l’huile de palme, on prend enfin toute la mesure des conséquences de la déforestation qui s’est accélérée ces dernières années, les terres déboisées servant à augmenter les surfaces agricoles (le bétail en occupe la plus grosse partie, à hauteur de 65 % environ). Ces incendies ont rapidement déclenché une tempête anti-Bolsonaro, le président brésilien étant considéré comme le principal coupable de la situation, mais nous sommes TOUS responsables ! La France a également sa part de complicité, puisqu’elle importe de nombreux produits brésiliens, notamment du tourteau de soja – qui sert à nourrir le bétail –, mais aussi du bœuf et de la pâte à papier, dans des proportions moins importantes. En outre, l’Hexagone vient d’être épinglé pour l’importation massive de bois illégal en provenance d’Amazonie. Donc arrêtons d’accuser les autres, les lobbies, le commerce international, etc. Emmanuel Macron a annoncé vouloir "recréer la souveraineté protéinique de l’Europe", sauf que nous avons besoin de soja et nous n’en avons pas beaucoup (140 000 tonnes de graines sont récoltées chaque année). En novembre dernier, le gouvernement français a d’ailleurs lancé sa Stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI). Le but est notamment de trouver "un compromis équilibré entre impératifs environnementaux, capacités des États et des acteurs privés et situation des populations locales". Très belle initiative, mais désormais ces bonnes intentions doivent se transformer en véritables mesures réglementaires.

Parallèlement, une thèse a embrasé les réseaux sociaux : les forêts d’Afrique centrale brûleraient encore plus vite que l’Amazonie dans l’indifférence générale. Le bassin du Congo, souvent comparé au "deuxième poumon vert de la planète", est un sanctuaire d’espèces en voie de disparition. Mais attention, ces feux sont observés plutôt en Angola, en Zambie, etc. Ce qu’il faut retenir, surtout, c’est que ces incendies sont les conséquences de l’agriculture itinérante sur brûlis, une pratique millénaire et artisanale qui est la première cause de la déforestation. "Au rythme actuel d’accroissement de la population et de nos besoins en énergie, nos forêts sont menacées de disparition à l’horizon 2100", s’est ainsi inquiété le président congolais Félix Tshisekedi. Aussi, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 850 millions d’euros de promesses de dons pour Notre-Dame (82 millions d’euros seulement ont déjà été versés, soit moins de 10 % honorés), 18 millions pour l’Amazonie et… rien pour l’Afrique subsaharienne. L’espèce humaine a décidément des comportements surprenants ! En proie à une déforestation effrénée (-17 % en cinquante ans pour l’Amazonie), les forêts dans le monde se réduisent et perdent peu à peu leur rôle de "puits de carbone".
Nos prières n’éteindront pas les incendies. Nos actions, oui. C’est à nous de changer de mode d’alimentation et de voter avec nos chariots de supermarché.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt