Menu

Santé : erreur d’identification au CHPF

Santé : erreur d’identification au CHPF
Cela pourrait prêter à sourire et nous faire penser au film La vie est un long fleuve tranquille, mais l’erreur commise la semaine dernière au CHPF a fait vivre une nuit d’angoisse à une mère. La prise de sang effectuée sur son bébé pour une infection a décelé un excès de globules rouges. La mère a donc subi elle aussi en pleine nuit une prise de sang pour vérification, avant qu’en milieu de matinée on ne l’informe que son bébé n’avait rien, qu'il s’agissait d’une erreur d’échantillon. Un soulagement pour la mère qui n’en oublie pas pour autant les heures d’angoisse. 
LO

Environnement : le PGEM de Moorea préféré au Rāhui

Environnement : le PGEM de Moorea préféré au Rāhui
Il y a dix jours, le ministre Jean-Christophe Bouissou présidait le Comité local d’aménagement du territoire (CAT) afin d'acter "le lancement en phase de concertation publique du nouveau Plan de Gestion de l’Espace Maritime (PGEM) de la commune de Moorea". Ce PGEM a visé à concilier développement socio-économique et protection du milieu lagonaire, avec l’adhésion de la population, selon le communiqué de la Présidence. Mais il semble que nos responsables n’aient pas tenu compte de l’avis d’une autre partie de la population qui rejette le PGEM au profit du Rāhui. Informé de ce communiqué, le représentant du Rāhui nous a indiqué que "la guerre est loin d'être terminée... On analysera la situation en vue de futures actions à entreprendre si le Pays valide en l'état ce que nous (pêcheurs et population) n'approuvons pas... du TOUT !"
Ça va bouillonner dans le lagon puisqu’une consultation populaire doit être engagée avant une décision annoncée après les élections territoriales.
LO

Justice : plainte sans suite contre EDT-Engie

Justice : plainte sans suite contre EDT-Engie
Dans cette même rubrique du n° 367, nous faisions état d’une plainte déposée par Yannick Jehanno à l’encontre d’EDT-Engie. Dans un courrier daté du 13 novembre, le procureur a informé le plaignant que les faits dont il se plaignait n’étaient pas punis par la loi et que, par conséquent, aucune suite n’y sera donnée

Tarif aérien : Paris-Nouméa à 999 euros !

Tarif aérien : Paris-Nouméa à 999 euros !
Vous ne rêvez pas ! Moins de 1 000 euros aller-retour pour rejoindre la Nouvelle-Calédonie, au départ de Paris, mais aussi d’autres grandes villes métropolitaines. C’est l’offre promotionnelle d’un site de voyages pour des périodes en mars et mai-juin 2018. On se prend à rêver à de telles offres pour Tahiti. 
LO

Transport aérien : les vraies raisons de l’arrivée de French blue

L’annonce récente de l'arrivée (mai 2018) de la compagnie aérienne French blue n’a pas manqué d’animer les conversations au sein de la population, jusqu’aux strates politiques, avec la question au gouvernement de l’élu indépendantiste, Tony Géros, s’interrogeant sur le contrôle d’une arrivée "massive" de backpackers. French blue viendrait donc, avec ses tarifs toujours pas annoncés (?), apporter un nouvel élan à notre tourisme, pilier de notre économie. Dans sa campagne de communication, le P-dg de French blue, Marc Rochet, n’a pas manqué de rappeler son attachement à la destination polynésienne pour justifier le choix de cette desserte, lui qui fut un temps président d'AOM lorsque la compagnie desservait Tahiti. "Pourquoi Papeete ?, répondait-il à Jean-Pierre Viatge de Tahiti Infos, mi-novembre. Parce qu’on pense que les conditions sont réunies pour répondre aux besoins de la population tahitienne et des touristes (…)" Si cette concurrence nouvelle est plutôt bien perçue, comme pourrait l’être celle annoncée plus récemment par la compagnie américaine United Airlines de se rendre à Tahiti via San Francisco, on peut regretter que Marc Rochet n’ait peut-être pas révélé les vraies raisons de l’arrivée de la compagnie française.
Renseignements pris, il semble que l’acquisition du nouvel appareil de French blue avait pour but d’ouvrir une nouvelle ligne sur l’île Maurice, dans l’océan Indien. Les droits attendus depuis un an sur cette destination lui ont été refusés, ce qui a obligé la compagnie à chercher une autre ligne. Le choix s’est alors porté sur Tahiti, via Los Angeles. Mais là encore, nouvelle déconvenue, l’aéroport a refusé ce nouvel opérateur, certainement pour ne pas gêner la compagnie nationale Delta et l’aménagement de son nouveau terminal. C’est en définitive par défaut que French blue va desservir Tahiti via San Francisco et non pas pour des raisons affectives ou de marché nord-américain, comme cela a pu être dit et écrit.
Il était important de rétablir certaines vérités. Aujourd’hui, la question se pose de savoir si du côté de French blue, ces choix par défaut étaient les bons puisque, depuis, un autre opérateur low-cost, Norwegian Airways, s’est positionné sur le Paris-San Francisco et que United Airlines, aux moyens financiers colossaux, a ciblé Tahiti depuis San Francisco.
LO

Arts traditionnels : entre 30 et 40 danseuses étrangères en stage au Conservatoire

Passionnées par la culture polynésienne, elles viennent de six destinations différentes (Japon, Mexique, Espagne, États-Unis, Brésil, Suède et Nouvelle-Calédonie) pour assister au 17e stage international de pratique des arts traditionnels, prévu du 27 novembre au 1er décembre, au Conservatoire. Une période d'autant plus riche en apprentissage pour ces étrangères qu'elle correspond à la seconde semaine du Hura Tapairu 2017 (du 22 novembre au 2 décembre), une des compétitions les plus importantes de l'année avec le Heiva i Tahiti. Toutes les stagiaires ou presque s'y rendront, tandis que certaines participeront également au championnat du monde de 'ori tahiti. Âgées de 14 à 52 ans, la trentaine de femmes, dont la moitié sont d'origine japonaise, seront réparties en trois groupes de niveau différent (levels 1, 2 et 3) et vont être formées dans trois disciplines : le 'ori tahiti (un minimum de 10 heures), les percussions et le 'ukulele (5 heures). Le dernier jour du stage, elles se présenteront toutes devant un jury de professionnels afin d'effectuer une prestation collective, puis de présenter, chacune en fonction de son niveau, les chorégraphies spécialement créées pour elles (postures et musique) par les professeurs et musiciens du corps pédagogique du Conservatoire. À l'issue de cette formation non diplômante, elles recevront une attestation de participation ainsi qu'une mention qualifiant leurs prestations. 
DS

Projet : pôle santé unique, résultat à la fin du mois

Après un appel à projets fin juin concernant la création d’un pôle privé unique de santé, et une possibilité d’ajout d’éléments complémentaires jusqu’à fin octobre, on nous a confirmé au ministère concerné que le Comité d’organisation de la santé rendrait son avis d’ici fin novembre. Nous saurons donc qui du projet mené par les médecins hospitaliers de Paofai ou de Cardella remportera le marché. Il est fort probable que celui qui en sera évincé ne manquera pas de faire appel… le temps, c’est de l’argent.
LO

Aviation civile : une démission qui peut amener à des fermetures de pistes

Si la lettre de démission de Jean-Christophe Shigetomi, directeur de l’Aviation civile de la Polynésie française, la semaine dernière à son ministre Luc Faatau n’a pas ému les foules, elle risque cependant de créer quelques désagréments quant au bon fonctionnement du service et à ses missions au risque de voir quelques aérodromes fermés.
La direction de l’Aviation civile (DAC) est définie par un arrêté, ce qui permet à l’État de reconnaître la DAC en tant qu’exploitant des aérodromes. De ce fait, son directeur est dirigeant responsable, le pays étant exonéré de toute responsabilité en cas de problème, d’accident.
Toutes les homologations de pistes effectuées par l’État sont accordées au directeur de l’Aviation civile, Jean-Christophe Shigetomi, dont le départ prévu pour la fin de ce mois obligera à refaire toutes les signatures auprès du nouveau directeur. Cette "paperasse" prendra du temps d’autant que le successeur n’est pas connu, la directrice adjointe partant à la retraite. Durant ce laps de temps, qui voudra prendre la responsabilité de dirigeant responsable, sachant que ce n’est pas un simple poste de chef de service ?
Le gouvernement doit bien avoir son candidat, puisqu’il est maintenant su de tous que ce départ fait suite entre autres à des problèmes relationnels entre Jean-Christophe Shigetomi et un syndicaliste proche de la ministre du Tourisme, son mari, Gérard Barff. Vu la responsabilité du poste, il ne pourra y avoir pléthore de candidats.
La question qui se pose en attendant la nomination et le report d’homologation, est de savoir qui est responsable si jamais le dramatique accident de Moorea se répète ?
L’État prendra-t-il le risque de laisser l’exploitation de certaines pistes, les plus dangereuses, sans dirigeant responsable ?
LO

Concert : Lost Frequencies à Tahiti !

Concert : Lost Frequencies à Tahiti !
C'est une information Tahiti Pacifique : le DJ belge Felix De Laet, alias Lost Frequencies, sera en concert à Tahiti, le 15 décembre. Après avoir invité notamment Walshy Fire du groupe Major Lazer à la mairie de Papeete, Synapson à l'Helios, ou encore les deux grands DJs français Joachim Garraud et Bob Sinclar dans la rue Jeanne d’Arc, Synergence Events offre au public polynésien une nouvelle star internationale. L'événement aura lieu, pour la première fois, dans les jardins du Parc Paofai et pourra accueillir jusqu'à 5 500 spectateurs ! Felix De Laet, 23 ans, multidisque de platine, a déjà joué sur les plus grandes scènes du monde grâce à son tube planétaire Are you with me (2014), qui affiche des centaines de millions de vues sur YouTube et l'a propulsé à la première place dans 36 pays.
DS

Société : la route de Miri bloquée par Joinville Pomare

crédit photo : LO
En toute discrétion et depuis le début de la semaine, Joinville Pomare et ses partisans bloquent une nouvelle fois Miri. Il s’agit pour lui d’interdire l’accès par le Haut de Miri à la route qui mène à la dernière acquisition de l’homme d’affaires Thierry Barbion récent acquéreur d’une partie de la propriété Faugerat. "J’ai interdit aux entrepreneurs de Barbion de continuer les travaux", nous a déclaré Joinville Pomare, qui leur reproche d’utiliser la route du lotissement Miri pour y accéder. La tension n’est donc pas retombée entre les différentes parties du dossier Miri qui empoisonne la vie des résidents depuis bientôt deux ans. Joinville Pomare ne lâche donc rien et se félicite de la décision du tribunal qui s’est déclaré incompétent dans son rendu du 2 octobre au bénéfice du conseiller de la mise en état de la chambre civile de la cour d’appel de Papeete.
Joinville Pomare dit maintenant attendre la cassation pour faire valoir son titre de propriété, lui qui parle de déni de justice jusqu’à présent dans la non reconnaissance de son titre.
Le dossier Miri est donc loin d’être clos.
LO

1 2 3 4 5 » ... 17



2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier