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Street Art : Abuz est l’invité d’un festival anglais

Crédit photo : DR
Le graffeur bien connu au fenua participera au Bring The Paint Street Art Festival, qui se déroulera à Leicester, en Angleterre, du 20 au 26 mai prochains. Créé en 2017, ce rendez-vous immersif accueille de nombreuses activités, notamment des œuvres d’art réalisées en direct, du skateboard, du breakdance, du BMX, de la musique "live" et des expositions. L’artiste Abuz s’est dit "incroyablement reconnaissant de faire partie de cet événement !".
(DS)

Fa’a’amu : Jacques Navarro-Rovira réalise un documentaire pour France Ô

Crédit photo : DR
Le réalisateur Jacques Navarro-Rovira, récompensé à plusieurs reprises pour ses documentaires, a reçu une commande de France Ô, via Bleu Lagon Production, pour traiter le sujet épineux de l’adoption en Polynésie. Il a ainsi recherché des familles adoptantes ou donnantes pendant plus de six mois et pu recueillir une dizaine de témoignages. Il confie : "C’est un sujet encore compliqué, en raison notamment de la dichotomie qui existe entre le fa’a’amu culturel et l’adoption occidentale. Cela provoque des quiproquos, des mécontentements, des déceptions, des souffrances… Surtout si ce sont des Popa’ā qui adoptent, car l’enfant vit souvent à l’écart de sa famille biologique. Mais ce qui est sûr, c’est que les enfants polynésiens possèdent une faculté
d’adaptation remarquable, tout en gardant des liens très forts avec leur culture.
" Intitulé Fa’a’amu : les enfants confiés de Polynésie, le film sera diffusé jeudi 23 mai, à 20h55, sur France Ô.
(DS)

Tourisme : la Pointe Riri transformée en base nautique

Illustration crédit : site du cadastre
Nous nous en sommes fait l’écho dans notre dernier numéro : le Pays a acquis en fin d’année dernière, pour plus de 280 millions de Fcfp, plusieurs parcelles à Taiarapu-Ouest (du côté de Puunui), à deux sociétés. L’une n’a visiblement pas d’existence à Tahiti, elle est inconnue à la CCISM, tout comme à l’ISPF. Comme annoncé dans cette brève, nous avons pu obtenir plus de détails sur la destination de ces terrains, auprès d’un consultant au Service du tourisme. Il est donc prévu d’aménager une base nautique à destination des touristes, comme de la population, avec des départs d’activités nautiques. Actuellement, les deux bassins n’offrent pas un accès public sécurisé à la mer, il faudra donc les réhabiliter. Pour le reste, rien n’a encore été décidé, il est question d’une marina. L’idée du projet intègre la stratégie de développement de Tahiti pour en faire une destination touristique, en aménageant tout autour de l’île des accès à la mer, des zones d’intérêt pour les touristes et la population, comme ce fut le cas pour la Pointe Vénus, le Trou du souffleur…
Plusieurs esquisses ont été dessinées, mais aucun arbitrage n’est venu acter la vision définitive du projet. L’étude de programmation doit être lancée cette année, pour un démarrage des travaux en 2020. Il n’est en tout cas pas question pour l’instant, comme cela a pu être dit et écrit, d’en faire un site de débarquement pour les paquebots qui, sur la Presqu’île, reste celui de Vairao.
(LO)

Culture : l'exposition "Océanie" voyage

Crédit photo : DR
Après une escale à Londres, à la Royal Academy of Arts, de septembre à décembre 2018, l'exposition "Océanie" a voyagé à Paris, où elle est présentée au Musée du quai Branly-Jacques Chirac depuis le 11 mars dernier. Le public hexagonal peut ainsi découvrir, jusqu'au 7 juillet prochain, 200 œuvres exceptionnelles issues de collections publiques dans le monde entier, parmi lesquelles une vingtaine de pièces originaires de Polynésie et notamment la fameuse et mystérieuse sculpture du dieu A’a (photo ci-contre), originaire des Australes.

(DS)

Foncier : mais à qui le Pays a acheté du terrain ?

Foncier : mais à qui le Pays a acheté du terrain ?
Dans le Journal officiel du 13 novembre 2018, dans lequel on pouvait lire deux arrêtés N° 2211 et 2212 du CM du 6 novembre, on apprenait l’acquisition par le Pays de plusieurs parcelles de terre du côté de Taiarapu-Ouest et, plus précisément, du côté de Puunui. Renseignements pris, il s’agit pour le ministère du Tourisme d’acquérir ces parcelles dans le but d’aménager un site en mesure de répondre aux exigences de la montée en puissance de l’arrivée de paquebots sur ce côté de l’île. Une initiative louable, si ces arrivées se pérennisent, sur laquelle nous reviendrons plus en détails. Ce qui est plus surprenant, c’est l’appartenance de l’une des deux sociétés en question. Si, pour la première, "La Société d’aménagement touristique de la station de Puunui" (qui a cédé quatre parcelles pour un peu plus de
30 millions de Fcfp), il nous a été aisé d’identifier Christina Auroy, et son père Dominique avant elle, nous n’avons trouvé localement aucune trace de la seconde, "La société touristique et immobilière de la pointe Riri", qui a vendu ses parcelles pour un plus de
250 millions de Fcfp. Ni à la CCISM, ni à l’ISPF cette société n’est référencée. Nous avons contacté les ministères concernés, dont celui de l’Économie verte et du domaine, de Tearii Alpha, celui du Tourisme ou encore la vice-présidence, mais personne n’a été en mesure d’identifier qui se cache derrière elle, même si le nom de Dominique Auroy a été avancé du bout des lèvres.
(LO)

Tourisme : Papeete polluée

Crédit photo : Luc Ollivier
La présence la semaine dernière du paquebot de croisière Ovation of the seas et de ses 4 905 passagers au port de Papeete n’est pas passée inaperçue. Outre la pollution de l’air qu’ont engendré les nombreux ralentissements de la circulation – en raison des nombreux va-et-vient entre le port et le front de mer et l’absence de régulation par les agents municipaux dans l’après-midi – que dire de la pollution visuelle d’un tel monstre ? Des centaines de cages à lapin bouchaient la vue sur le port. Si la présence des croisiéristes et des excursionnistes est un bol d’air pour notre économie, il n’en va pas de même pour nos yeux et nos poumons. Il est temps que le port se déplace…

(LO)

Société : le gouvernement s'intéresse enfin aux PMR

Crédit photo : Présidence
Surprise ! Le Pays fait un "geste" envers les personnes à mobilité réduite (PMR) au fenua. Enfin, plutôt qu'une main tendue, c'est un petit doigt qui est offert par le gouvernement, qui a fait voter une loi à l'assemblée de la Polynésie française permettant aux propriétaires d’obtenir des dégrèvements d’impôts fonciers lorsqu’ils réalisent des travaux destinés à faciliter l’accès des personnes en situation de handicap à des logements ou des commerces. Aussi, dans l’attente de la révision de la délibération de 1982 qui régit la politique globale (une aberration que nous avons dénoncée dans un dossier intitulé "Handicapés : oubliés de la société’’, lire TPM n° 395, du 30 novembre 2018), la Présidence annonce que le conseil des ministres a validé "des modalités allégées pour assurer la continuité du versement des prestations servies aux personnes porteuses de handicaps lourds et irréversibles". Cette simplification des procédures tombe pourtant sous le sens et était attendue par le monde du handicap. Par ailleurs, une nouvelle aire de jeu mixte a été inaugurée au parc Paofai ; si elle a été livrée avec environ six mois de retard sur le programme initial, elle est aujourd'hui accessible à tous les enfants, y compris ceux porteurs de handicap, grâce notamment à la mise en place d’un manège adapté (voir notre "Coup de cœur" page 16). Et puis, les Journées polynésiennes du Handicap ont permis la signature d'une convention pour le contrôle des bus adaptés entre le ministre de l’Équipement et des transports terrestres, René Temeharo, et la présidente de la fédération Te Niu O Te Huma, Henriette Kamia. L'objectif est notamment de "réaliser un recensement des personnes atteintes d’un handicap et susceptibles de prendre les transports en commun afin d’adapter les véhicules et les lignes en conséquence", et ce dans le cadre du schéma directeur des transports collectifs et des déplacements durables de l’île de Tahiti, à l'horizon 2035. Le gouvernement affirme vouloir "faire du handicap sa priorité", mais il prend également tout son temps. Haere marū, haere pāpū, comme on dit...

(DS)

Un dessinateur local au Canada

Crédit photo : DR
José Marquez, alias Hotu Painu, fidèle collaborateur de Tahiti Pacifique depuis l’ère du Prel, est l’un des cinq invités internationaux du Festival Québec BD (du 4 au 24 avril) où sa gouaille et son trait de crayon font le bonheur des visiteurs. José n’a pas manqué d’embarquer quelques exemplaires des titres de Fenua Communication comme HINE Magazine et bien sûr Tahiti Pacifique. Ce grand voyageur sera aussi présent
du 1er au 24 juin à Sydney et enfin les 5 et 6 juillet au festival de
l’Abervrac’h, en Bretagne.
(LO)

Aéroports : Rangiroa rendu au Pays ?

Aéroports : Rangiroa rendu au Pays ?
Le gouvernement a récemment communiqué sur l’avenir de l’aéroport de Rangiroa choisi comme aéroport de dégagement pour Tahiti-Faa’a à la place de celui des îles Cook. Le ministère des Outre-mer avait lui aussi communiqué il y a quelque temps sur le retour au Pays, d’ici 2020, de trois aéroports, jusqu’alors gérés par ADT, dont celui de Rangiroa. Ne resterait plus que celui de Tahiti-Faa’a dans le giron de l’État. Quel statut aura donc Rangiroa en tant qu’aéroport de dégagement ?
(LO)

Patronat : Olivier Kressmann quitte ses fonctions

Patronat : Olivier Kressmann quitte ses fonctions
Olivier Kressmann, actuel vice-président du Medef (après en avoir été le président) a fait part, lors de la dernière assemblée générale fin mars, de sa volonté de démissionner de ses fonctions. Outre des activités professionnelles de plus en plus prenantes dans le domaine de la technologie, il semble qu’un petit différend né de l’édito d’un bulletin du Medef en début d’année concernant un aspect de la réforme des retraites, qui lui aurait été reproché, soit un élément déclencheur de son départ. Celui-ci n’a pas encore été acté.

(LO)

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Confiture et déconfitures…

Confiture et déconfitures…
Le landerneau polynésien a été agité ces dernières semaines. D'abord, on a appris que l'affaire JPK faisait de nouveaux remous et remontait à la surface plus de 21 ans après la disparition de Jean-Pascal Couraud, avec la garde à vue, puis la mise en examen pour "meurtre" de l'ex-compagne et de l'ami du journaliste, Miri Tatarata et Francis Stein, respectivement directrice de l'Environnement et directeur adjoint du Service de la culture et du patrimoine. L'occasion pour Tahiti Pacifique de se replonger dans ses archives et de rappeler comment la politique peut peser sur la justice (lire page 38). C'est valable encore aujourd'hui avec, comme piqûre de rappel, ce nouvel épisode dans l'affaire Te Maru Ata, où des propriétaires "irréductibles" font face depuis plus de vingt ans à l'obstination du promoteur du lotissement, Bill Ravel (lire page 16), qui a bénéficié à plusieurs reprises du soutien politique de Jean-Christophe Bouissou, ministre du Logement et de l’Aménagement du territoire, en charge des Transports interinsulaires maritimes et aériens, et porte-parole du gouvernement. Tous deux sont sous le coup d'une mise en examen pour "soupçons de corruption" aux côtés d'Emmanuel Sztejnberg-Martin, ancien responsable de la communication du haut-commissariat.
La même semaine, celle où l'on a célébré l'autonomie du Pays, une salve de condamnations et de mises en examen a ébranlé le fenua. Notre ex-président, Gaston Flosse, et notre actuel président, Édouard Fritch, ont été condamnés dans l'affaire de la citerne d'Erima : le premier a écopé de 2 ans de prison avec sursis, 10 millions de Fcfp d’amende et 3 ans d’inéligibilité ; quant au second, il lui est réclamé 5 millions de Fcfp d’amende et 46,3 millions de Fcfp de dommages et intérêts. Les deux hommes, ancien et actuel maires de Pirae, ont été accusés de "détournement de fonds publics" pour avoir fait supporter aux administrés de Pirae l’adduction en eau au domicile de Gaston Flosse, à Arue, depuis 1989. Ils ont décidé de faire appel de ces décisions. Dans la foulée, trois chefs de service locaux ont été mis en examen : deux pour meurtre (cités plus haut) et un pour proxénétisme de mineurs de moins de 15 ans (il sera jugé en comparution immédiate le 18 juillet, aux côtés de deux chefs d'entreprise et d'un pharmacien). Peu de temps auparavant, le maire de Papara et représentant à l'assemblée de la Polynésie française, Putai Taae, a été, lui aussi, condamné pour "prise illégale d'intérêts et recel d'abus de confiance" pour avoir versé des subventions à l’association Ia Ora Papara, dont il était le président d’honneur. L'affaire Haddad-Flosse, elle, a été renvoyée en septembre, pour la quatrième fois en quinze mois.
Au vu du nombre d'hommes politiques ou de responsables corrompus à Tahiti et dans les îles, on devrait lancer un concours : celui qui trempe le mieux le doigt dans la confiture ! D'ailleurs, souvent, ce n'est plus le doigt, mais le bras entier qui plonge dans le pot… Par contre, côté projets, le gouvernement collectionne les déconfitures, à l'instar du Village tahitien. Ainsi, malgré deux reports de date (le 22 mars et le 6 mai 2019), les investisseurs maoris et le Samoan Frederick Grey n'ont pas concrétisé leur offre. Le groupement Kaitiaki Tagaloa avait pourtant été déclaré lauréat le 13 avril 2018 des six lots d’hébergements touristiques de l'appel à projets sur les seize lots que constitue le projet global et avait signé le 17 août suivant le protocole d’engagement avec TNAD. Le délai ayant expiré, deux prolongations de 45 jours leur ont été accordées jusqu'à la date butoir du 30 juin dernier. Désormais, on attend le plan B de  la Vice-présidence, en charge de la supervision de ce grand projet d'investissement, qui a déjà coûté la bagatelle de 700 millions de Fcfp de frais d'études. On guette aussi des nouvelles de la ferme aquacole de Hao, dont on a fêté, le 6 mai dernier, le quatrième anniversaire de la première pierre inaugurale…

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt