Menu

TRIBUNAL - Bataille perdue pour Dominique Auroy

TRIBUNAL - Bataille perdue pour Dominique Auroy
Mauvaise nouvelle pour le président du Syndicat de l’imprimerie, de la presse et de la communication (SIPCOM), Dominique Auroy, qui vient de perdre une bataille juridique en appel. Il y a deux ans environ, ce dernier avait, de son propre chef et faisant fi des autres signataires, dénoncé la convention collective. Les syndicats, ainsi que la CGPME, avaient refusé cette dénonciation, ce qui avait conduit Dominique Auroy à les attaquer au tribunal civil, où il avait obtenu gain de cause. Les syndicats ont ensuite fait appel, et ils ont gagné. Les salariés de l’imprimerie, de la presse et de la communication n’auront, pour le moment, pas à craindre de licenciements sans indemnités, ce qui était le but clairement recherché par l’homme d’affaires, en grande difficulté dans son entreprise de presse. C’est aussi une bonne nouvelle pour tous les salariés, qui ne craindront plus de voir leur convention collective dénoncée par le fait d’un seul acteur.
LO

AUDIOVISUEL - "700 requins dans la nuit" : le film de Laurent Ballesta récompensé

Crédit photo : DR
Le Festival international du film scientifique Pariscience a remis le Prix étudiant et le Prix du public à 700 requins dans la nuit, un documentaire exceptionnel dans lequel on découvre Laurent Ballesta mener une expédition scientifique inédite au cœur d'une horde de
700 requins, rassemblés pour une grande chasse annuelle sur l'atoll de Fakarava. "Jusqu'à preuve du contraire, une telle concentration de requins est unique au monde", affirme le biologiste marin. Ils affluent en même temps que 18 000 mérous, poissons solitaires d'ordinaire et qui se regroupent pour la ponte annuelle à la pleine lune de juin. Diffusé en juin dernier sur Arte, ce film avait suscité par ailleurs une vive polémique sur les réseaux sociaux, un internaute reprochant notamment aux équipes d’avoir creusé une tranchée dans le corail pour les besoins du tournage et bouleversé un cadre préservé classé réserve de biosphère par l'Unesco. "Cette installation rentre dans le cadre d’un suivi à long terme des requins et de l’ensemble de la biodiversité de la passe", s'était alors défendue l'une des maisons de production. À l’origine notamment des documentaires Le 7e ciel des requins gris (Prix du public au Fifo 2006) et Le Mystère mérou de Fakarava (film hors compétition au Fifo 2016), Laurent Ballesta avait été également l'invité de marque du Festival Hoho’a Nui 2017.
DS

Médias - TNTV écorchée par le directeur de Polynésie la 1ère

Médias - TNTV écorchée par le directeur de Polynésie la 1ère
Gérald Prufer, directeur de Polynésie la 1ère, ne s’est pas montré tendre auprès du JT de la chaîne concurrente TNTV, lors de son intervention la semaine dernière pour commenter les résultats du sondage Médiamétrie. Ils placent, pour la première fois, la chaîne locale en tête, avec 50,6 % d'audience cumulée. Gérald Prufer a tenu à remercier son personnel pour la qualité des informations libres et indépendantes ; une manière de dire que ce n’est pas le cas chez le concurrent ? LO

ÉDITION : Dominique Jézégou, finaliste du prix du livre romantique

Crédit photo : DR
Ancienne journaliste de presse écrite pendant dix ans en Polynésie, Dominique Jézégou est la première des finalistes sélectionnés pour le Prix du Livre Romantique, avec son manuscrit Le Secret derrière le mur. Celle qui aime la littérature évoquant "des thèmes humains, des destins uniques et universels" confie ressentir "une très grande joie, de la fierté, une certaine émotion aussi". Parmi les cinq lauréats, un seul sera publié en format papier chez les éditions Charleston en avril 2019. Dominique Jézégou a déjà un ouvrage à son actif : Vin de Tahiti, jusqu’au bout du rêve, publié aux éditions Féret, dans lequel elle raconte le pari fou de faire pousser de la vigne sur l'atoll de Rangiroa. Après un passage par l'Afrique, elle s'est installée en 2013, sur le littoral Atlantique, en Charente-Maritime, où elle est désormais consultante en communication éditoriale. Le gagnant sera annoncé le 12 novembre prochain.
DS

MUSIQUE : Mareva Galanter dans la peau d'une "parisienne"

MUSIQUE : Mareva Galanter dans la peau d'une "parisienne"
Nous vous l'avions annoncé en fin d'année dernière, elles l'ont fait. Mareva Galanter, Miss Tahiti 1998 puis Miss France 1999, ainsi que Arielle Dombasle, Inna Modja et Helena Noguerra ont reformé le quatuor chic et choc Les Parisiennes, dont la musique yéyé a marqué les esprits dans les années 1960. Après avoir sorti leur album, elles ont dévoilé, en mai dernier, leur spectacle mis en scène par Stéphane Jarny, aux Folies Bergère, à Paris. La presse évoque un "show virevoltant et élégant", "sans temps mort", dans lequel ces drôles de dames "se changent une bonne douzaine de fois" et chantent "à l'unisson". Les quatre acolytes sont en tournée cet automne à travers toute la France, avant de revenir à la capitale, à L'Olympia, les 18 et 19 décembre prochains.
DS

ENVIRONNEMENT : des fusées de détresse stressantes…

ENVIRONNEMENT : des fusées de détresse stressantes…
Quotidiennement, les équipes de Fenua Ma retrouvent des fusées de détresse maritimes mélangées aux déchets des bacs gris et des bacs verts. Ce sont ainsi 40 fusées qui ont été récupérées en seulement quatre jours, le mois dernier, au Centre de recyclage et de transfert de Motu Uta. Le syndicat spécialiste du tri en Polynésie avertit la population du danger et annonce la mise en place de bornes de collecte : "Ces produits sont instables et peuvent s’embraser à tout moment. Merci de les garder chez vous, à l’abri, au sec et éloignées des enfants. Nous sommes en train de développer des solutions de proximité pour que vous puissiez vous en débarrasser proprement et en toute sécurité, d’ici la fin de cette année."
DS

POLITIQUE : Oscar Temaru, "nouvelle victime de la raison d'État"

Crédit photo : Tahiti Infos
Alors que Pouvana'a a Oopa, figure emblématique du mouvement anticolonialiste, vient de remporter son ultime combat en étant réhabilité plus de 41 ans après sa mort, le leader indépendantiste actuel vient d'écoper, lui, d'un bel uppercut. Oscar Temaru est finalement contraint d'abandonner son siège à l'assemblée de la Polynésie française après avoir été déclaré inéligible pendant un an par le Conseil d’État, la semaine dernière, à la suite du rejet de ses comptes de campagne. En effet, la commission avait invalidé le 27 août les comptes du Tavini pour une recette de 3 745 800 Fcfp "insuffisamment justifiée". Si le rapporteur public avait conclu qu'il n'y avait "pas lieu de prononcer l'inéligibilité", les juges du Conseil d’État en ont donc décidé autrement. Le souverainiste perd ainsi son mandat de représentant à l’assemblée (il est remplacé par Cécile Mercier), mais conserve celui de maire de Faa’a ; il pourra en outre se présenter aux élections municipales de 2020. Une décision qu'il estime être un "déni de justice", avant de considérer que "La France devient une République bananière". D'ailleurs, le parti indépendantiste organise ce samedi un tour de l'île en hommage au Metua mais également en soutien à son chef de file, "nouvelle victime de la raison d'État pour avoir déposé le 2 octobre 2018 une plainte pour crime contre l’humanité à la Cour pénale internationale de La Haye." Ses militants considèrent que "M. Temaru a subi un assassinat politique qui le bannit de l'assemblée de la Polynésie pendant cinq ans". Pour sa part, le député indépendantiste Moetai Brotherson a dit éprouver un "sentiment de justice coloniale".
DS

Politique : la délegation sénatoriale aux Outre-mer fixe son programme de travail pour la session 2018-2019

Politique : la délegation sénatoriale aux Outre-mer fixe son programme de travail pour la session 2018-2019
"Réunie le 25 octobre 2018, la Délégation sénatoriale aux outre-mer a fixé les grandes orientations de son programme de travail pour la nouvelle année parlementaire.
À la suite du premier volet de l’étude sur les risques naturels majeurs outre-mer, consacré à la prévention des risques et à la gestion des catastrophes, le second volet sera consacré en 2018-2019 à la reconstruction post aléa et à la résilience des territoires.
Dans le contexte d’une réforme majeure de l’audiovisuel public annoncée pour le printemps 2019, la délégation a par ailleurs décidé de mener une étude sur la question de la représentation et de la visibilité des outre-mer dans l’audiovisuel public national.
La délégation sénatoriale a enfin fixé deux rendez-vous de son activité événementielle pour l’année à venir. Dans le déroulement du cycle consacré aux biodiversités ultramarines mené en partenariat avec l’Agence française pour la biodiversité, un colloque sera dédié en mai au bassin Atlantique. Il a été également décidé, en collaboration avec la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité entre les hommes et les femmes d’organiser un événement sur le rôle des femmes dans la vie économique et entrepreneuriale de nos outre-mer.
"
Source : Communiqué

CULTURE : 'Ori tahiti : en route pour l'Unesco

CULTURE : 'Ori tahiti : en route pour l'Unesco
Après le classement des espaces de Taputapuātea à l'Unesco, le 9 juillet 2017, le pas suivant pourrait être le classement du 'ori tahiti sur la liste du patrimoine culturel immatériel. Les professeurs de danse traditionnelle et les musiciens du Conservatoire artistique de la Polynésie française, Te Fare Upa Rau, se mobilisent pour cette belle cause. Au travers de petits films, chacun exprime son amour pour la pratique reine des arts traditionnels polynésiens. Si vous souhaitez participer à cet élan du cœur, envoyez vos courriers manuscrits ou vos témoignages personnels (photos, vidéos, dessins…) à l'adresse suivante : comite@oritahiti.org. Ils seront ensuite publiés sur www.oritahiti.org. Le dossier de candidature sera présenté, complet, courant novembre 2018, à Paris.
DS

Société : l’IVG enfin possible à l’hôpital de Uturoa !

Crédit photo : DR
En application de l’article 13 de la délibération n° 2002-55 APF du 28 mars 2002 modifiée relative à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), l’hôpital de Uturoa est agréé pour pratiquer des interruptions volontaires de grossesse”, pouvait-on lire dans le Journal officiel paru le 20 septembre dernier. Si l’IVG a été rendue légale seulement en 2001 au fenua, il aura fallu attendre dix-sept années de plus pour équiper le centre de Raiatea, qui dénombre pourtant 900 admissions, chaque année, à la maternité. Une aberration en Polynésie, où le taux de recours à l’IVG chez les moins de 18 ans est à la hausse et les grossesses “non planifiées” (non désirées) suivies par les structures publiques représentent 55 % des cas.
DS

1 2 3 4 5 » ... 30



Des vœux mais pas de mea-culpa…

La fin de l’année 2018 a été marquée par la traditionnelle – et soporifique – cérémonie des vœux du président de la République française. Sans surprise, Emmanuel Macron reste davantage le chef de l’État du “qu’ils viennent me chercher” que celui du mea-culpa. Dans un discours long d’une quinzaine de minutes, presque auto-thérapeutique, Macron, debout et droit comme un “i” face à la caméra, ne se remet pas une seule fois en question. Si le jeune loup admet que “l’année 2018 ne nous a pas épargnés en émotions intenses de toute nature”, il considère que la colère des Français exprimée avec le mouvement des Gilets jaunes “venait de loin” et a éclaté en raison notamment d’un “système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance”. Il évoque des “changements profonds qui interrogent notre société sur son identité et son sens”, sans porter à aucun moment la responsabilité des événements. Il n’hésite pas cependant à affirmer que “l’ordre républicain sera assuré sans complaisance”. Une attitude plutôt hautaine pour le leader de la cinquième puissance économique mondiale qui n’a pas su toucher le cœur du peuple. Alors que sa venue au fenua était programmée en février puis en mars prochain, avec pour objet principal un sommet France-Océanie, aucune date n’est arrêtée pour l’heure.
Aussi, sur le plan local, les vœux d’Édouard Fritch n’ont pas réussi à convaincre non plus. Succinct, son laïus a été axé sur la prévention sociale : “Nous sommes trop souvent les témoins de drames familiaux, de morts sur la route, en raison de la consommation d’alcool ou de drogue. Ce sont de véritables fléaux. Le surpoids, le diabète et ses graves conséquences sanitaires sont un autre fléau. Nous renforcerons nos campagnes de prévention.” Il était temps. A contrario, pas un mot sur les grands chantiers en cours, comme ceux du Village tahitien ou de la ferme aquacole de Hao, deux projets qui semblent aujourd’hui au point mort… Et puis, si M. Fritch a reconnu, le 15 novembre dernier, que les hommes politiques ont menti pendant trente ans à propos des essais nucléaires, rappelons tout de même que non seulement Gaston Flosse a poussé son ancien gendre à l’annoncer publiquement en le titillant ouvertement mais, surtout, le président de la Polynésie française avait déjà déclaré en mars 2017, lors des obsèques de Bruno Barrillot (cofondateur de l’Observatoire des armements), que sa prise de conscience sur les conséquences des essais nucléaires français avait été tardive et qu’il avait cru au discours sur la “bombe propre” jusqu’en 2009 et au début des travaux parlementaires sur la loi Morin… On ne peut pas franchement parler de mea-culpa au sens propre du terme, quand cela est servi à la population presque une décennie plus tard.
On retiendra tout de même l’un des trois vœux de Macron ; outre ceux de la dignité et de l’espoir, il souhaite que la vérité soit faite : “On ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés. (…) Il faut rétablir la confiance démocratique dans la vérité de l’information, reposant sur des règles de transparence et d’éthique. C’est au fond un vœu pour tous d’écoute, de dialogue et d’humilité.” Étonnant pour celui qui aime museler la presse, mais c’est le vœu également de la rédaction de Tahiti Pacifique, qui aspire pour 2019 à des échanges diaphanes avec les différentes institutions gouvernementales du Pays. L’année dernière, notre magazine avait été boycotté des vœux à la presse par l’entourage de M. Fritch. Ironie de l’histoire, le président avait insisté sur sa volonté de mettre fin aux fake news et de rendre aux journalistes leur liberté d’expression. Même si on ne croit plus au Père Noël, on attend cette fois notre carton d’invitation ! Très belle année à tous en compagnie de votre magazine qui fait peau neuve et, bien sûr, meilleurs vœux.

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt