Menu

Espace aérien interinsulaire : ciel ouvert pour Islands Airline

Espace aérien interinsulaire : ciel ouvert pour Islands Airline
La décision était attendue, elle a été confirmée lundi dernier par le tribunal administratif : la SAS Islands Airline va pouvoir officier, à partir de Tahiti, sur les îles de Bora Bora, Raiatea, Huahine, Rangiroa, Nuku Hiva, Tubuai et Hao, ainsi que les îles Cook et Samoa. Le Pays a donc perdu son bras de fer pour empêcher toute concurrence à l’opérateur historique Air Tahiti, à qui incombe la desserte de lignes non rentables au nom du service public. La guerre des prix devrait débuter dès que le nouvel opérateur disposera de son avion, l’année prochaine.
LO

Société : Makatea, sujet de thèse australienne

Société : Makatea, sujet de thèse australienne
Nicholas Hoare, étudiant à l’Australian National University de Canberra, prépare une thèse pour la fin du premier trimestre 2019 sur les aspects environnementaux et sociaux de l’ère minière. Un chapitre sera consacré à l’île de Makatea. Sur le territoire durant deux mois et demi, il a pu rencontrer une association de défense de l’île contre l’extraction de phosphate, en la personne de Danny Pittman, mais aussi les porteurs ou soutien du projet comme Colin Randall, Julien Mai ou Étienne Faaeva.
LO

Presse : annonces légales, l’ouverture ?

Presse : annonces légales, l’ouverture ?
Le CESC a fait preuve de beaucoup d’ouverture en préconisant que le projet de loi du Pays concernant la réforme portant sur la publication des annonces légales et judiciaires intègre d’autres supports de diffusion. Actuellement cantonnées au quotidien payant La Dépêche de Tahiti ou au Journal officiel, ces annonces payantes et fort lucratives pourraient être relayées, entre autres, par le quotidien gratuit Tahiti Infos, actuellement empêché par une loi nationale du 4 janvier 1955.
Voilà qui risque d’ébranler un peu plus les murs en redressement du journal de la Fautaua et chagriner quelques-uns de ses soutiens politiques.
LO

Immobilier : l’hôtel du Tahara’a mis en vente par Sotheby’s

Capture d'écran de la vidéo réalisée par Sotheby's présentant le terrain de l'hôtel du Tahara'a.
Qui voudra bien s’acquitter des 2,5 milliards de Fcfp (21 millions d'euros, environ) que valent aujourd’hui les 12 hectares du Tahara’a de la commune d’Arue ? C’est à l’agence French Polynesia Sotheby’s International Realty d’apporter une réponse. Ce fleuron de l’hôtellerie tahitienne, à l’abandon depuis sa fermeture en janvier 1998, géré par une société où apparaît Réginald Flosse, est en vente depuis une vingtaine d’années, sans grand succès. Un projet avait bien été avancé en 2010, où il était question de restaurants, de cinémas, mais rien n’a jamais abouti, comme plus récemment il aurait été question d’un contact avec l’Église adventiste pour l’acquisition de deux hectares. Il faut souhaiter qu’un acquéreur se manifeste et que ce magnifique éperon retrouve toute sa splendeur. Il y aurait de quoi y construire un petit Mahana Beach…
LO

Pollution : Race for Water fera escale en Polynésie

Crédit photo : DR
Les équipes du catamaran Race for Water feront escale en Polynésie, du 6 octobre au 5 novembre prochains. Créée en 2010 par le Suisse Marco Simeoni, la fondation éponyme lutte contre la pollution plastique des océans. Engagé sur une odyssée de cinq ans (2017-2021), le navire ambassadeur sillonne toutes les mers du globe afin d’étudier "les impacts des plastiques sur l’environnement marin, sensibiliser et proposer des solutions". Naviguant exclusivement aux énergies renouvelables, ce bateau révolutionnaire se rendra à Tahiti, Moorea, Bora Bora et Tetiaroa.
DS

Édition : le journal marquisien d’Edward Robarts enfin traduit !

Édition : le journal marquisien d’Edward Robarts enfin traduit !
Professeur à la retraite et passionné par l’histoire des Marquises, Jacques Iakopo Pelleau est heureux d’annoncer la publication aux éditions Haere Pō de Tahiti de sa traduction du Journal marquisien 1798-1806 d’Edward Robarts, édité dans la langue de Shakespeare par Greg Dening en 1974. L’ouvrage a été présenté en avant-première à Nuku Hiva et Ùa Pou à l’occasion du 3e Salon du livre marquisien organisé par l’association culturelle Paèvii et les éditeurs tahitiens en début de mois à Taiohae, puis sera également mis en avant jusqu’au 6 octobre à Hakahau. Ce journal sera présenté au reste de la Polynésie lors du Salon du livre de Tahiti, du 15 au 18 novembre prochains.
Vous pourrez y découvrir les aventures d’un beachcomber/écumeur-de-grèves anglais qui vécut sept années aux îles Marquises à une époque où il y était presque le seul. Il passa un an à Tahuata, un an à Hiva Òa et cinq années à Nuku Hiva où il avait épousé une sœur du grand-chef/hakaìki Kiatonui. Finalement, en 1806, ce sont les guerres tribales incessantes qui l’ont contraint, avec sa famille, à quitter pour toujours la Terre des Hommes où il avait vécu des jours si heureux…
DS

Voile : le président du Yacht Club de Tahiti jette l’éponge

Voile : le président du Yacht Club de Tahiti jette l’éponge
Le capitaine de la marina de Arue ne parvient pas à échapper à la tempête qui sévit à bord depuis plusieurs années… De guerre lasse, Benjamin Picard, président du Yacht Club de Tahiti (YCT), a déposé sa démission le 17 septembre dernier, après trois ans en poste. Dans une lettre ouverte aux membres du club, il regrette "des pratiques malsaines (qui) gangrènent le club, installant un climat délétère où l’on demande à tout-va des sanctions pour les uns et les autres." Il précise : "Des courriers signés de personnes imaginaires tentent de discréditer le travail du comité directeur. D’autres courriers encore distillent des contre-vérités, les auteurs se permettant d’y associer des membres qui n’ont pas été informés de la démarche ou de la teneur de ce courrier. Ces mêmes auteurs vont jusqu’à déposer une requête en référé auprès du tribunal civil pour faire annuler l’assemblée générale de 2017, deux mois avant l’assemblée générale de 2018. Tout cela n’est pas digne du Yacht Club de Tahiti." Suite aux démissions du président, mais également de la vice-présidente du bureau, une assemblée générale extraordinaire se tiendra le 26 octobre afin d’élire un nouveau bureau. Ce dernier aura notamment la charge de recruter le prochain directeur du YCT, le poste actuel étant vacant à partir de la fin de l’année.
DS

Audiovisuel : prolongation des inscriptions pour le FIFO 2019

Audiovisuel : prolongation des inscriptions pour le FIFO 2019
La prochaine édition du Festival international du film documentaire océanien (Fifo) – la 16e déjà ! – se tiendra du 2 au 10 février 2019, à la Maison de la culture. Ouvertes depuis le 1er avril 2018, les inscriptions sont prolongées jusqu’au lundi 15 octobre 2018 à midi (heure de Tahiti). Le règlement et les formulaires d’inscription sont téléchargeables sur le site Internet du FIFO (www.fifotahiti.com) ou disponibles sur simple demande adressée à organisation@filmfestivaloceanie.org.
Depuis le 8 mars dernier, la pirogue du Fifo sillonne les eaux polynésiennes. Ce sont ainsi 12 îles qui ont pu assister à une projection de film, ce qui représente plus de 19 000 personnes, dont 14 000 scolaires, sans oublier les tournées à Tahiti et Moorea (4 600 personnes, dont 4 000 scolaires).
DS

Ferme aquacole de Hao : des conteneurs pour loger les travailleurs chinois ?

Crédit photo : DR
Dans le cadre de la réalisation de la ferme aquacole à Hao, une entreprise locale a été approchée pour concevoir une cinquantaine de conteneurs destinés à abriter les travailleurs chinois, avant que son offre ne soit déclinée. En effet, si le projet aboutit ("la présence d’amiante dans l’ancien réseau d’hydrocarbures de l’atoll est en cours de démantèlement" selon le gouvernement), la société Tahiti Nui Ocean Foods pourrait finalement se faire livrer directement de Chine et profiter des exonérations avantageuses offertes par le gouvernement polynésien… Un manque à gagner certain pour les entrepreneurs polynésiens, dont la grogne ne cesse de monter. D’après nos informations, les plans réalisés au fenua prévoyaient que les grandes caisses métalliques, destinées initialement au transport des marchandises, allaient accueillir, chacune, entre quatre et cinq personnes ! Vu la chaleur suffocante sur un atoll, gageons que les normes de construction en vigueur seront bien respectées et que les ouvriers pourront bénéficier au moins d’isolants thermiques, si ce n’est de climatiseurs.
(DS)

Lutte contre les nuisances sonores : l'association Te Ora Hau enfin entendue

Lutte contre les nuisances sonores : l'association Te Ora Hau enfin entendue
Une semaine pile après la sortie de notre précédente édition, dont la Une s'intitulait "L'enfer du bruit…" (lire TPM n° 389 du 7 septembre), Te Ora Hau, l'association de lutte contre les nuisances sonores, était reçue par le directeur de cabinet du haut-commissaire, Christophe Deschamps, en présence de Mme Tanseau, responsable des "dispositifs de sécurité et de lutte contre la délinquance". Pourtant, jusque-là, aucun officiel ni parti politique n'avait daigné répondre aux nombreuses sollicitations du collectif. Roland Garrigou, le chef de file de Te Ora Hau, est ressorti satisfait de l'entretien : "M. Deschamps s'est montré très ouvert à l'idée d'une collaboration plus étroite entre les représentants de l'association et les autorités en charge de ces problèmes, afin de mener un combat plus efficace contre les nuisances sonores". Te Ora Hau a également demandé à rencontrer le président du Pays, dont elle espère obtenir "la même qualité d'écoute", ainsi que d'autres personnalités, comme le ministre de la Santé.
(DS)

1 2 3 4 5 » ... 30



Des vœux mais pas de mea-culpa…

La fin de l’année 2018 a été marquée par la traditionnelle – et soporifique – cérémonie des vœux du président de la République française. Sans surprise, Emmanuel Macron reste davantage le chef de l’État du “qu’ils viennent me chercher” que celui du mea-culpa. Dans un discours long d’une quinzaine de minutes, presque auto-thérapeutique, Macron, debout et droit comme un “i” face à la caméra, ne se remet pas une seule fois en question. Si le jeune loup admet que “l’année 2018 ne nous a pas épargnés en émotions intenses de toute nature”, il considère que la colère des Français exprimée avec le mouvement des Gilets jaunes “venait de loin” et a éclaté en raison notamment d’un “système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance”. Il évoque des “changements profonds qui interrogent notre société sur son identité et son sens”, sans porter à aucun moment la responsabilité des événements. Il n’hésite pas cependant à affirmer que “l’ordre républicain sera assuré sans complaisance”. Une attitude plutôt hautaine pour le leader de la cinquième puissance économique mondiale qui n’a pas su toucher le cœur du peuple. Alors que sa venue au fenua était programmée en février puis en mars prochain, avec pour objet principal un sommet France-Océanie, aucune date n’est arrêtée pour l’heure.
Aussi, sur le plan local, les vœux d’Édouard Fritch n’ont pas réussi à convaincre non plus. Succinct, son laïus a été axé sur la prévention sociale : “Nous sommes trop souvent les témoins de drames familiaux, de morts sur la route, en raison de la consommation d’alcool ou de drogue. Ce sont de véritables fléaux. Le surpoids, le diabète et ses graves conséquences sanitaires sont un autre fléau. Nous renforcerons nos campagnes de prévention.” Il était temps. A contrario, pas un mot sur les grands chantiers en cours, comme ceux du Village tahitien ou de la ferme aquacole de Hao, deux projets qui semblent aujourd’hui au point mort… Et puis, si M. Fritch a reconnu, le 15 novembre dernier, que les hommes politiques ont menti pendant trente ans à propos des essais nucléaires, rappelons tout de même que non seulement Gaston Flosse a poussé son ancien gendre à l’annoncer publiquement en le titillant ouvertement mais, surtout, le président de la Polynésie française avait déjà déclaré en mars 2017, lors des obsèques de Bruno Barrillot (cofondateur de l’Observatoire des armements), que sa prise de conscience sur les conséquences des essais nucléaires français avait été tardive et qu’il avait cru au discours sur la “bombe propre” jusqu’en 2009 et au début des travaux parlementaires sur la loi Morin… On ne peut pas franchement parler de mea-culpa au sens propre du terme, quand cela est servi à la population presque une décennie plus tard.
On retiendra tout de même l’un des trois vœux de Macron ; outre ceux de la dignité et de l’espoir, il souhaite que la vérité soit faite : “On ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés. (…) Il faut rétablir la confiance démocratique dans la vérité de l’information, reposant sur des règles de transparence et d’éthique. C’est au fond un vœu pour tous d’écoute, de dialogue et d’humilité.” Étonnant pour celui qui aime museler la presse, mais c’est le vœu également de la rédaction de Tahiti Pacifique, qui aspire pour 2019 à des échanges diaphanes avec les différentes institutions gouvernementales du Pays. L’année dernière, notre magazine avait été boycotté des vœux à la presse par l’entourage de M. Fritch. Ironie de l’histoire, le président avait insisté sur sa volonté de mettre fin aux fake news et de rendre aux journalistes leur liberté d’expression. Même si on ne croit plus au Père Noël, on attend cette fois notre carton d’invitation ! Très belle année à tous en compagnie de votre magazine qui fait peau neuve et, bien sûr, meilleurs vœux.

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt