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Économie : retard des travaux des bungalows de l’ex-Méridien Tahiti

Crédit photo : Dominique Schmitt
Vous l’avez sûrement remarqué, il n’y a pas âme qui vive dans les bungalows sur pilotis du nouveau Tahiti Ia Ora Beach Resort, l’ex-hôtel Le Méridien Tahiti, depuis fort longtemps… En cause, des travaux qui n’en finissent plus et semblent même suspendus. Lorsque nous nous sommes rendus sur les lieux, l’entrée était en effet condamnée au niveau du ponton et nous n’avons pu observer qu’un seul ouvrier qui était à l’œuvre. "Cela fait plus d’un an que le chantier a commencé, peut-être même deux ans, remarque un employé. Mais les travaux devraient être achevés bientôt, dans quelques mois." Comment se fait-il que les dix logements qui doivent être tous rénovés et remeublés ne sont-ils toujours pas opérationnels ? D’ailleurs, le ponton doit être également refait entièrement sur ce superbe site qui fait face au lagon de Punaauia.
Le directeur de l’établissement, Didier Lamoot, explique : "Le groupe AccorHotels a repris la gestion de l’ex-Méridien le 15 octobre 2018. Le chef de projet, Allan Wallis, souhaite que l’hôtel soit aux normes Sofitel et que le cahier des charges soit respecté. Le propriétaire a trois ans pour tout remettre à niveau, c’est pour cela que le nom exact de l’hôtel est pour l’heure Tahiti Ia Ora Beach Resort managed by Sofitel. Les travaux sont en cours de finition, l’ouverture des bungalows flambant neufs sera effective le 1er mai 2019. Le restaurant Le Carré, lui, sera déjà en mesure d’accueillir ses clients début février."

Rénovation des hôtels Sofitel à Bora Bora

Il est tout de même surprenant de constater que cette zone prestigieuse est inaccessible sur une durée aussi longue. Tous les acteurs du tourisme sont unanimes, ces fare placés au-dessus de la mer sont les plus prisés par les visiteurs du monde entier ; sauf exception, ils affichent partout complets. Didier Lamoot argumente : "Nous ne connaissons pas l’historique exact. Il s’agit d’un investissement à long terme et si nous visons à le rentabiliser, il s’agit avant tout que le produit soit aux normes Sofitel. Nous avons en outre rencontré des défauts de communication, les cabinets d’expertise étant localisés à Bangkok (Thaïlande, ndlr) et Singapour, le designer habitant Hong Kong, etc., mais aussi des problèmes de compréhension de la défiscalisation qui ont rallongé les délais prévus"… C’est via la Société hôtelière Rivnac, acquise en 2012, que le propriétaire des lieux, Frederick Grey, exploite Le Méridien Tahiti. Des indiscrétions évoquaient un litige avec l’entreprise Multiposes, chargée de la maîtrise d’ouvrage, mais il n’en serait rien, bien au contraire.
Nous avons tenu à interroger le gérant, Mathieu Stéphane. Il assure : "Tous les paiements de M. Grey sont à jour, nous n’avons eu aucun souci sur le plan financier. Les travaux ont duré environ huit mois, puis il y a eu des ajustements supplémentaires. Aussi, un bungalow témoin a été réalisé avant de lancer les appels d’offre, qui ont ensuite pris du temps." 
L’homme d’affaires samoan, qui est également l’un des principaux investisseurs du projet de "Village tahitien", contrôle depuis août 2016 trois autres hôtels Sofitel situés en Polynésie française : Sofitel Bora Bora Motu Private Island, Sofitel Bora Bora Marara Beach Resort et Sofitel Moorea la Ora Beach Resort, au travers de la société Lupesina Tahiti Investments (groupe Grey). Mathieu Stéphane ajoute : "Le timing a été respecté comme prévu pour le Marara Beach Resort, à Bora Bora, les travaux ont démarré le 7 janvier dernier. Puis, ce sera au tour du Motu Private Island. La Polynésie a besoin d’investisseurs comme M. Grey, il nous a promis encore deux ans au moins de beaux projets à venir."
(DS)

Culture : le documentaire polynésien Patutiki bientôt diffusé sur France Ô

Culture : le documentaire polynésien Patutiki bientôt diffusé sur France Ô
Le magazine télévisé Archipels programme la diffusion du documentaire inédit Patutiki, l’art du tatouage des îles Marquises, dimanche 17 février, à 14h35. À Henua Enana, cette tradition découle d’une pratique millénaire unique par la densité et l’étendue de ses motifs, et dont la richesse graphique lui vaut aujourd’hui d’être prisée dans le monde entier, le plus souvent dans l’ignorance de son origine et de sa portée symbolique. Réalisé par Heretu Tetahiotupa et Christophe Cordier, cet unique métrage polynésien en compétition au Festival international du film documentaire océanien jusqu’au
10 février nous invite à un superbe voyage culturel sur la "Terre des Hommes".
(DS)

Terrains militaires : la rétrocession tarde à Pirae

Terrains militaires : la rétrocession tarde à Pirae
Alors que la rétrocession des terrains militaires avance bien dans plusieurs communes dont Mahina, qui a récupéré dernièrement cinq hectares, à Pirae, il va falloir se montrer plus patient, car les militaires ne sont pas encore partis des terrains à rétrocéder.
Il s’agit notamment de celui du Taaone qui sert d’habitation, où se passent les examens au permis de conduire. La commune négocie actuellement pour récupérer une parcelle ne faisant pas partie de la rétrocession initiale, afin de réaménager tout cet ensemble (qui comprend le marché municipal) et en faire un véritable cœur de ville.
(LO)

Retraites : la réforme adoptée

Retraites : la réforme adoptée
La mise en œuvre de la réforme de la Protection sociale généralisée, adoptée le 21 septembre 2018 par l’assemblée territoriale, n’est désormais plus suspendue à la décision du Conseil d’État, puisque ce dernier s’est enfin prononcé et l’a validée.
Comme on pouvait s’y attendre, les recours déposés par la CSIP, O oe to oe rima et le Syndicat de la fonction publique ont été en grande partie rejetés. Les grandes lignes structurantes progressives concernant l’âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans, tout comme le nombre d’années de cotisation de 35 à 38 ans ont été validées. Le gouvernement Fritch a très rapidement promulgué la loi, dont la première mesure concrète concerne le passage de l’âge minimal de la retraite de 55 à 57 ans, au 1er juillet 2019. Ensuite, les treize membres (cinq du patronat, cinq du syndicat, deux de la retraite et un de la Jeune chambre économique) appelés à composer le Comité de suivi et d’orientation des retraites (COSR) devront être nommés. Cette force de proposition aura un peu de pain sur la planche…
(LO)

Moorea : la chasse aux cochons sauvages ouverte pour réguler leur nombre

Crédit photo : DR
Si 2019 est l’année du Cochon selon l’horoscope chinois (du 5 février 2019 au 24 janvier 2020), Moorea ne sera pas leur meilleur refuge… En effet, la Direction de l’agriculture (DAG) de l’île Sœur y a autorisé la chasse aux cochons sauvages à trois associations, celle des chasseurs de Paopao no Moorea présidée par Jean-Pierre Tetuanui, A fa’a Nui no Moorea dirigée par Aldo Huaa et Te mau peho no Eimeho de William Faruia-Perry, mais uniquement dans la vallée d’Opunohu, sur certaines zones. L’objectif est en réalité de réguler la population de sangliers dans ce domaine de l’île. Lancée le 4 janvier dernier, l’ouverture de la chasse devrait durer jusqu’au 31 mars 2019. Les règles suivantes devront obligatoirement être respectées :
- Le chasseur devra porter le gilet de sécurité fluorescent ;
- Le chasseur devra avoir sur lui son permis de port d’arme ;
- Les fusils autorisés sont de calibre 30 (30/30) et de calibre 12 à balle ou à chevrotine. Ils doivent impérativement être cadenassés dans les voitures et déchargés sur le terrain ;
- Le chasseur devra avoir sur lui sa carte de membre de l’association de chasseurs ;
- Le chasseur devra respecter les dates d’ouverture de chasse, à savoir du 04/01 au 31/03, du vendredi 18 heures au lundi matin 6 heures ;
- L’association devra déclarer le nombre, le sexe et le poids des prises abattues par ses membres auprès de la DAG à chaque fin de mois et en tout état de cause avant le 15 avril 2019.
Le non-respect de toutes ces consignes obligera à rompre cette autorisation de chasse exceptionnelle qui est accordée par la DAG. Attention : la chasse à l’aide de chien par battue et à l’aide de piège est interdite.
(DS)

Environnement : l’océan, notre poubelle…

Triste "palmarès" en termes de pollution marine cette semaine passée. Crédit photo : DR
Ce ne sont plus des poissons que l’on trouve désormais dans les eaux polynésiennes, mais des traces de pollution en tous genres. En quelques jours, notre océan a été une nouvelle fois la cible de l’inconscience et de l’irrespect de l’Homme. Début janvier, plus d’une centaine d’emballages en plastique venaient s’échouer sur une plage à Hiva Oa, aux Marquises. Destinés au marché asiatique, ces sacs provenaient d’un navire usine chinois spécialisé dans la pêche aux calamars au large des côtes argentines. La semaine suivante, une trentaine de bonbonnes (on parle même de 80 bouteilles) ayant contenu du bromure de méthylène, un gaz toxique et très écotoxique, s’échappaient du Kura Ora II après que la goélette eut été immergée au large de Tahiti. Comment des objets aussi dangereux n’ont-ils pas été décelés par les experts maritimes chargés du processus de dépollution ? Ces bonbonnes ont-elles été placées à leur insu après leur compte rendu ou ont-ils fermé les yeux ? La société propriétaire du bateau étant en liquidation, qui de la Direction de l’environnement ou du Port autonome porte la responsabilité de cet acte grave ? Une enquête administrative a été demandée par la Présidence et une deuxième enquête pénale est également en cours, mais l’on peut dire que cela sent le gaz et risque de faire de gros remous… Peu après, un civil retrouvait d’autres bonbonnes qui flottaient au large de la passe de Taapuna, à Punaauia. Pendant ce temps, un habitant de Bora Bora pêchait, lui,
32 sacs de riz de la marque Tahiti Riz, probablement tombés après le passage du Taporo. À l’heure où l’enjeu mondial est de bannir totalement le plastique, véritable menace pour la planète et responsable de la mort des animaux marins, il est urgent de cesser les pratiques anciennes et de réveiller les consciences : non, notre océan n’est pas une poubelle et ce n’est pas en tirant la chasse que nos déchets disparaîtront !
(DS)

Transports : Tupaia, le Dreamliner qui rend hommage au navigateur polynésien

Crédit photo : Dominique Schmitt
Après l’arrivée de Fakarava, le premier Dreamliner d’Air Tahiti Nui, le second, judicieusement baptisé Tupaia, s’est posé au fenua le 17 janvier dernier. La compagnie au tiare remplace en effet ses cinq A340 par quatre appareils long courrier de nouvelle génération Boeing 787-9. Alors que les cinq anciens avions portent le nom d’îles de la Polynésie (Mangareva, Moorea, Rangiroa, Bora Bora et Nuku Hiva), ce nouvel avion rend enfin hommage à la culture locale, et particulièrement au grand navigateur originaire de l’île Sacrée (Raiatea) qui a guidé au XVIIIle siècle le capitaine Cook à travers le Pacifique grâce à ses connaissances des étoiles, des vagues, du vent, des courants, des plantes, etc. Durant l’expédition, Tupaia sauve même la vie de Cook à plusieurs reprises, surtout en Nouvelle-Zélande quand ce dernier frôle la mort après avoir abattu un grand chef maori… À la fois ‘arioi, haut-prêtre et intellectuel, Tupaia était aussi un artiste : il est ainsi le premier Polynésien à peindre une aquarelle, mais également le premier à écrire, dans une grotte à Aotearoa.
Le troisième Dreamliner, Bora Bora, est attendu en mai 2019 et le quatrième, Tetiaroa, en août 2019. Et puisque l’on parle d’Air Tahiti Nui, sachez que les voyageurs en classe affaires (Poerava Business) ont désormais à leur disposition le magazine Tahiti Pacifique (numéro en cours) sur tous les vols au départ de Tahiti. Les usagers peuvent également retrouver le mensuel féminin Hine Magazine et le journal Tahiti Infos. Bon vol et bonne lecture !
DS

Politique : vœu exaucé

Politique : vœu exaucé
L’année 2019 sera-t-elle placée sous le signe de la communication ? Nous sommes enclins à le croire puisque votre magazine, contrairement à 2018, a été convié aux vœux à la presse de la Présidence, la semaine dernière. Nous espérons que l’accès aux ministères et autres services en sera facilité. Pour le reste, pas de grande annonce : le président Fritch, comme depuis
deux ans, met en garde contre les fake news des réseaux sociaux, auxquels il fait d’ailleurs appel pour communiquer, à l’instar du ministère de la Santé qui a lancé une campagne. Dommage pour les retombées économiques pour la Polynésie, les médias locaux, à l’exception de la chaîne "privée" du Pays, doivent se passer des budgets de communication.
(LO)

Aides familiales : salariés lésés

Aides familiales : salariés lésés
Depuis le début de cette année, les demandes des salariés qui bénéficient des aides familiales ne sont plus adressées au service social de la CPS, mais directement à la Direction des solidarités de la famille et de l’égalité (DSFE, ex-DAS), en plus des bénéficiaires du RSPF. Ces derniers, dont les dossiers sont déjà gérés par cette structure, passent donc prioritairement, en témoigne une salariée qui s’est présentée à
7 heures 30 pour sortir à midi passé. Il faut dire que, par souci d’économie, il n’y a toujours qu’une secrétaire à l’accueil pour recevoir salariés et non-salariés et qu’en raison de cette nouvelle affluence, elle a été obligée de fermer les inscriptions à 10 heures.
Cette longue attente est loin d’être la seule contrainte, car la transmission des dossiers des salariés ne s’est apparemment pas encore effectuée et le retrait de la CPS du circuit vaut aussi pour sa participation financière. Dorénavant, il en coûtera donc plus au salarié pour régler son loyer.
(LO)

Grand projet : "village tahitien", l’horloge tourne

Grand projet : "village tahitien", l’horloge tourne
Ils sont de plus en plus nombreux les sceptiques au projet du "Village tahitien", et pas seulement dans le milieu politique. Dans celui des affaires, le projet hôtelier aux quatre hôtels et deux résidences en condominium, porteur d’emplois et de développement touristique, on émet les plus grands doutes quant à sa réalisation.
Dans son discours d’ouverture de la session budgétaire de l’assemblée le 20 septembre 2018, le président Édouard Fritch déclarait : "Concernant le Village tahitien, comme vous le savez, un protocole d’accord a été signé en août dernier avec le groupement Kaitiaki Tagaloa. TNAD, sous la houlette de notre vice-président, négocie en ce moment les termes des contrats définitifs qui seront signés, je l’espère, avant la fin de cette année ou, au plus tard, en tout début d’année prochaine." Le vice-président, Teva Rohfritsch, le jour de la signature du protocole d’accord le 17 août, se montrait encore plus catégorique, puisque il annonçait la signature du contrat sur le marae de Taputapuatea avant le fin de l’année.
Le protocole, signé le 17 août pour une durée de vie de 200 jours, fixe donc son échéance à début mars, et toujours pas la plus petite annonce en vue. L’optimisme du début se heurte à des points d’achoppement, qui devront être réglés lors de la venue d’une délégation de Kaitiaki Tagaloa pour la fin de ce mois. Du moins, on l’espère, sinon il faudra tout reprendre de zéro.
(LO)

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De reports en reports

De reports en reports
À l’instar des Anglais et de leur Brexit, qui ne cesse de diviser tout autant qu’il ne cesse de jouer la montre, nos gouvernants se voient contraints de reporter une nouvelle fois l’échéance de la signature de contrat du "Village tahitien". Pour rappel, les six lots sur lesquels s’était positionné le groupe Kaitiaki Tagaloa portent sur la conception de quatre hôtels et de deux résidences en condominium. Il s’agit de six lots, sur les 16 que comporte ce projet complexe. Ce vaste chantier, qui doit révolutionner le tourisme sur l’île de Tahiti en quelques années — durant lesquelles l’économie et surtout l’emploi devraient connaître un sérieux coup d’accélérateur — soulève toutes les interrogations et commence à ressembler à une Arlésienne.
En août 2018, le vice-président Teva Rohfritsch ne cachait pas son enthousiasme, déclarant que la signature du contrat portant sur les six premiers lots du projet avec le groupement d’investisseurs néo-zélandais et samoans, Kaitiaki Tagaloa, pourrait même intervenir avant la fin de l’année 2018, bien avant les 200 jours prévus. Il n’en fut rien. À la date butoir du 22 mars 2019, pas de signature, au prétexte que "l’investisseur néo-zélandais a souhaité associer deux nouvelles tribus maori au projet. Nous avons donc souhaité prendre toutes les garanties financières nécessaires plutôt que de signer." Premiers signes d’inquiétude, alors que la rumeur d’un report pour manque de garanties financières circulait déjà depuis quelques semaines. Il fut donc accordé un délai de 45 jours, au terme desquels, en fonction des garanties qui seraient présentées, ces contrats seraient signés par lots. Ceux qui n’auront pas fait l’objet de garantie seraient remis en compétition. Des contacts avec des investisseurs, y compris locaux, étaient avancés. Coup de pression, ou de bluff, sur le groupement Kaitiaki Tagaloa ?
La seconde option a primé, puisqu’au terme de ces 45 jours, l’établissement Tahiti Nui aménagement et développement (TNAD) annonçait par communiqué sa décision de reporter de 55 jours le délai laissé au groupement, pour se conformer "aux obligations du protocole d’engagement", signé en août 2018. À ce jour, TNAD n’aurait donc pas toutes les garanties financières pour s’assurer que ces investisseurs soient capables d’aller au bout du projet ! En bientôt un an de négociations, nous ne savons toujours pas si ils ont les reins assez solides !
Après deux reports, on n’imagine pas le gouvernement en avancer un troisième pour quelques raisons que ce soit. Restera alors à présenter la carte des investisseurs étrangers et locaux, que le ministère garde secret. Rendez-vous le 30 juin.
Le dossier, qui reviendra forcément sur la scène politique à la première occasion, est plutôt mal engagé. Il n’est pas sans rappeler celui de Hao, pour lequel l’arrivée des conteneurs était annoncée en avril. De nouveaux changements sont prévus, qui reportent le début du chantier au début de l’année prochaine. Encore un rendez-vous manqué.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.


Luc Ollivier

Luc Ollivier