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Musique : destination Eurovision pour Ugo

Musique : destination Eurovision pour Ugo
Le jeune prodige, repéré lors du Tahiti Festival Guitare 2015 par Vincent Carpentier, éditeur et producteur de renom, poursuit son ascension. Après avoir décroché en juin 2016 un contrat avec la Warner, pour réaliser quatre albums, et assuré la première partie de la tournée de Thomas Dutronc, l’artiste va participer à la 2e saison de Destination Eurovision. L’objectif de cette émission animée par Garou est de choisir qui, après le duo Madame Monsieur en 2018, représentera la France au concours de l’Eurovision qui se tiendra, en mai prochain, en Israël. Chimène Badi et Emmanuel Moire sont les visages connus de cette sélection. Parmi les 18 chansons en compétition, Ugo défendra son titre Ce qui me blesse.
(DS)

Ministère de l'équipement : voitures de luxe API

Ministère de l'équipement : voitures de luxe API
Si toute la semaine durant, l’acquisition par le maire de Papara d’un 4x4 à plus de 7 millions de Fcfp pour ses besoins personnels, dénoncée par la CTC dans son dernier rapport, n’a pas manqué de faire réagir dans la presse et sur les réseaux sociaux, que dire de l’avis d’appel public à la concurrence N°40-18 MET du 11 décembre (paru au Journal officiel) pour l’acquisition par le ministère de l’Équipement concernant la "fourniture de grandes berlines hybrides de luxe ou haut de gamme pour les services administratifs de la Polynésie française" ?
Que le gouvernement modernise son parc vieillissant et polluant par des véhicules hybrides est plus qu’honorable, que cela se fasse par l’acquisition de berlines de luxe est déjà plus discutable. Outre le ministre René Temeharo, qui aura droit à sa voiture de luxe au ministère ?

Culture : le prochain Fifo, entre tradition et modernité

Culture : le prochain Fifo, entre tradition et modernité
Du 2 au 10 février 2019, le Festival international du film documentaire océanien (Fifo) proposera une nouvelle sélection riche à la Maison de la culture : quinze films hors compétition, onze courts-métrages documentaires et dix courts-métrages de fiction, sans oublier les treize films documentaires présentés en compétition à un jury international. Cette 16e édition accueillera notamment à la tête de son jury M. Carl Aderhold, romancier, historien et scénariste. En 2018, il a été le co-auteur de la série documentaire diffusée sur France 2, Histoires d’une nation, qui retrace un siècle et demi de l’histoire de France vue par les immigrés. Les organisateurs invitent le public à "un voyage dans le Pacifique au cœur des populations et des terres où elles vivent" afin de découvrir "des sociétés partagées entre le désir de garder leurs traditions inchangées et l’aspiration à une modernité séduisante". Une tendance que l’on retrouve également dans l’unique film polynésien en compétition, Patutiki, l’art du tatouage des îles Marquises, réalisé par Heretu Tetahiotupa et Christophe Cordier, qui apporte un regard nouveau sur cette pratique ancestrale.
(DS)

Voile : le Yacht Club de Tahiti recherche son directeur

Voile : le Yacht Club de Tahiti recherche son directeur
Un appel à candidatures a été lancé fin novembre par le Yacht Club de Tahiti (YCT), spécialisé dans la pratique d’activités nautiques, qui recherche son directeur. Ne parvenant pas à maîtriser la tempête qui sévissait au sein de son équipage, l’ancien capitaine de la marina de Arue a jeté l’éponge le
17 septembre dernier, après trois ans en poste. Dans une lettre ouverte aux membres du club, Benjamin Picard regrettait en effet "des pratiques malsaines (qui) gangrènent le club, installant un climat délétère où l’on demande à tout-va des sanctions pour les uns et les autres". L’assemblée générale extraordinaire a élu, le 27 octobre, Tony Tekuataoa au titre de président du YCT. Désormais, le centre de voile doit recruter son directeur. Un communiqué indique : "Le (la) candidat(e) retenu(e) devra avoir une expérience professionnelle de plusieurs années au moins dans l’encadrement sportif et commercial dans le secteur du nautisme et de la voile en particulier et être titulaire d’un BEES 1er degré. Il devra, en outre, posséder des qualités de management, de communication et commercialisation, de gestion économique et financière, d’esprit d’équipe, de sens de l’organisation, de rigueur, de maintenance technique nautique et de matelotage. Le salaire mensuel brut est compris entre 300 000 Fcfp et 400 000 Fcfp, selon l’expérience du candidat." Si vous êtes intéressé(e)s, vous avez jusqu’au 20 décembre prochain pour adresser une lettre de candidature, accompagnée d’un CV détaillé à yctahiti@mail.pf. Gageons que le nouveau comité directeur parvienne à voguer rapidement vers des horizons plus dégagés.
(DS)

Économie l'EPIC Vanille se réorganise

Économie l'EPIC Vanille se réorganise
Il y a moins de deux semaines, le ministère de l’Économie verte annonçait une réorganisation de la filière vanille, suite à un séminaire. Une énième réorganisation, pouvons-nous même écrire, tant les stratégies de développement se sont succédé depuis maintenant quinze ans que l’EPIC existe. Un projet de loi du Pays doit être présenté à l’assemblée afin de préciser le rôle et les missions de l’Établissement public Vanille de Tahiti (EVT). Il faut croire que le gouvernement tient à mieux rentabiliser les centaines de millions de Fcfp qu’il y verse (près de 400 millions de Fcfp en 2018)… et peut-être enfin voir reconnue l’appellation "Vanille de Tahiti", dont l’enquête avant
publication officielle avait été finalisée en 2012 !
(LO)

Aérien : vous avez dit "low-cost" ?

Aérien : vous avez dit "low-cost" ?
Les chiffres encourageants de fréquentation de la compagnie low-cost French bee depuis l’ouverture de sa liaison en mai dernier entre Paris et Papeete, via San Francisco, sont dus à une politique tarifaire agressive qui a entraîné dans son sillage une baisse des deux compagnies historiques que sont ATN et Air France. À tous ceux qui seraient tentés d’essayer French bee en juillet/août, nous conseillons de bien comparer les tarifs entre les différentes compagnies. Nous avions relevé des prix il y a deux mois sur des périodes quasi identiques (à plus ou moins deux jours) entre les trois opérateurs. Un nouveau relevé, toujours aux mêmes dates, laisse apparaître une augmentation des tarifs de 6 % pour Air France, 10 % pour AN et 35 % pour French bee qui, du coup, devient le plus cher ! Soyez vigilants…
(LO)

Patrimoine : le dossier 'ori tahiti sera-t-il retenu en 2019 par l'Unesco ?

Crédit photo : DR
La Polynésie a présenté, le 23 novembre dernier, la candidature du 'ori tahiti au Comité du patrimoine culturel ethnologique immatériel afin d’obtenir son classement à l’Unesco. Le dossier "'Ori tahiti, pratique artistique, sociale et culturelle de Tahiti et des îles de la Société" fait ainsi partie de la liste
annuelle, constituée de huit requêtes, transmise au ministre de la Culture, ainsi qu’au président de la République. Au final, un seul dossier sera sélectionné par la France, comme cela est possible tous les deux ans. En attendant le verdict en mars 2019, le paysage culturel de Taputapuātea (qui est devenu, le
9 juillet 2017, le 44e site français inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco et le
1er site culturel d’Outre-mer) vient, lui, de recevoir officiellement son certificat
d’inscription. Une belle dynamique pour la culture polynésienne !
(DS)

Vente des avions d'ATN, un petit pactole à venir

Crédit photo : DR
L’arrivée du Dreamliner entré en service récemment sur la ligne Papeete-Auckland, qui fait la fierté à juste titre de la compagnie au tiare, a fait les gros titres de la presse locale, en attendant celle des trois autres. Ce qui fait moins les gros titres c’est l’avenir de l’ancienne flotte composée de quatre Airbus A340. Pas question bien sûr de les conserver sur Tahiti du fait de leur inutilité, du manque de place et des frais d’entretien. Comme pour l’automobile, le marché de l’occasion existe dans l’aérien. ATN a donc été approchée par au moins deux sociétés pour la reprise de ses quatre avions, dont la valeur est constituée essentiellement par les moteurs, car ils peuvent se revendre ou se louer.
Une approche était en bonne voie avec la société irlandaise AerSource, avec une offre dans un premier temps en dessous de 10 millions de dollars US, avant qu’elle ne grimpe entre 11 et 12 millions (selon les sources), sous la pression d’une offre concurrentielle et la signature d’une LOI (une LOI est engageante et l’acheteur a versé un dépôt de garantie). Cette surenchère n’a pourtant pas suffi à faire pencher la balance vers AerSource.
Contacté, le P-dg d’ATN, Michel Monvoisin, a apporté certaines précisions :
"Si d’aventure et pour quelque raison que ce soit, la vente ne se faisait pas, nous reviendrions vers eux (et les autres acheteurs potentiels) pour les prévenir. En attendant, nous sommes engagés sur cette LOI. Le nouvel acheteur a accepté nos conditions et la livraison des appareils se fera en fonction de notre calendrier ; à savoir, on rentre un 787 et on sort un 340. Le dernier 340 quittera la flotte en septembre 2019."
Air Tahiti Nui, soumis à une clause de confidentialité, ne peut divulguer le nom du futur acquéreur et encore moins le montant proposé.
(LO)

Presse : crowdfunding pour la naissance de Boukan

Presse : crowdfunding pour la naissance de Boukan
Depuis le début de la semaine et jusqu’à la fin de cette année, une entreprise d’édition située en Guyane française lance un appel de fonds pour la création d’un magazine : Boukan, le courrier ultramarin. Un objectif de 1 000 abonnés est prévu – après un crowdfunding (financement participatif) qui vise les 25 000 euros pour le premier numéro – et 5 000 abonnés d’ici un an.
Ce nouveau média papier trimestriel dédié aux outre-mer dans le réseau de presse national aura pour mission d’apporter de l’information de qualité à travers des articles de fond sur des sujets culture, sciences, société.
Il traitera l’actualité, à la façon de l’hebdomadaire Courrier International, pour valoriser les articles parus dans les journaux et magazines locaux, tels que Tahiti Pacifique.
(LO)

Pour en savoir plus :
www.ulule.fr/boukan
vidéo de présentation : https://www.youtube.com/watch?v=7EQx-Avr_Oo&t=2s
Page facebook : www.facebook.com/Boukan.press

Édition : lancement d'un Festival des auteurs

Édition : lancement d'un Festival des auteurs
Face au besoin croissant de quelques auteurs d'avoir un lieu pour s'exprimer régulièrement, l'idée de créer un Festival des auteurs ne date pas d'hier. La librairie Odyssey, responsable de l'événement en partenariat avec Digital Tahiti Imprimerie, se lance et convie la population le vendredi 14 décembre, de midi à 18 heures, et le samedi 15 décembre, de 9 heures à midi, à l'extérieur de la boutique, le long de la vitrine. Une vingtaine d'auteurs, de compositeurs et d'illustrateurs y sont attendus, avec notamment une invitée de marque en la personne de Nancy Hall-Rutgers, la fille de James Norman Hall. Parmi eux, certains ont présenté récemment leurs productions au Salon du livre, mais face à un public différent. Créé par les organisateurs avant les fêtes de fin d'année, ce nouveau rendez-vous littéraire, qui ne bénéficie pourtant d'aucunes subventions, vise à "favoriser la diffusion du livre en Polynésie et donner un coup de pouce aux librairies".
(DS)

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"Tahiti paradis"

Des premiers explorateurs à aujourd’hui, le mythe du "Tahiti paradis" n’a pas beaucoup vieilli, il a plutôt changé de sens. De la beauté des îles, des lagons, des populations qui ont fait la réputation mondiale de la destination depuis plus de deux siècles – et qui en sont encore le principal moteur économique interne –, on est passé à un Eldorado d’une toute autre nature : celui des margoulins de tout poil et de tout horizon. Petit "pays", qui fait figure de riche dans un bassin géographique qui n’a pas encore livré toutes ses richesses, la Polynésie française a souvent été la cible d’hommes et de projets plus que douteux. À croire qu’elle n’a déjà pas assez affaire avec ceux qui y vivent…

Les vendeurs de couvertures chauffantes ont fait place à d’autres vendeurs, bien plus avisés et plus ambitieux. Je me souviens de ce projet d’une course internationale de voiliers – qui n’attirerait que des grands noms (!) – qui a fait flop, à la fin des années 1980. Mais ceci n’est rien en comparaison de ceux qui sont à deux doigts de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. À l’instar des promoteurs des "Îles flottantes", qui ont bien failli réussir leur coup (coût ?). Le gouvernement avait mordu à l’hameçon, avant de le recracher sous la pression populaire. À notre connaissance, et depuis ce désistement, les "Îles flottantes" n’ont toujours pas trouvé un lieu d’amarrage… Surprenant, pour un projet si novateur, non… ? Il faut croire qu’ailleurs dans le monde, on est un peu plus regardant.

Entre ce projet de milliardaires américains, et celui du financement du "Village tahitien" (version Flosse) par un milliardaire arabe, repoussé par le vote de la population, il faut déduire que c’est elle qui détient le bon sens. C’est peut-être pour cette raison qu’elle se montre sceptique quant aux projets plus ou moins avancés que sont le projet aquacole de Hao, dont les rendez-vous avec les investisseurs chinois ne cessent d’être repoussés, ou celui du "Village tahitien" version Fritch, dont la date des 200 jours pour la signature du protocole vient d’être dépassée. Les investisseurs néo-zélandais et samoans ne seraient-ils plus les hommes de la situation ? On n’ose croire que le maintien de Samoa sur la liste noire de l’Union européenne des paradis fiscaux y soit pour quelque chose... Il semble que les garanties financières ne soient pas au rendez-vous. On aurait certainement dû et pu se montrer plus regardant sur cet aspect lors de la candidature.

Mais à Tahiti, au paradis, on a tendance à faire un peu trop confiance et, parfois même, à n’importe qui. Vous ne me croyez pas ? Je vous invite à lire le sujet édifiant (voir page 6) sur une société condamnée en 2017 et pour laquelle le Pays offre son soutien !

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier

Luc Ollivier