Menu

LPG Prod's : un film local pour la candidature de Paris aux JO

crédit photo : DR
Nouvelle mission pour Mario à Tahiti, au cœur du Pacifique. Les sports de glisse sont à l'honneur dans cette aventure écologique. Sera-t-il suffisamment vaillant pour délivrer sa princesse ? Vous avez peut-être déjà eu l'occasion de découvrir Mario écolo, un court-métrage réalisé en 2014 par LPG Prod's, qui a remporté le concours Pocket Film Je suis un éco sportif. Dans la vidéo d'une durée de deux minutes environ, Tahitoa Schmitt joue le rôle du personnage mythique devenu la mascotte de Nintendo et ramasse les déchets qu'il trouve sur sa route ; à terre, en mer et même sous le lagon.
Quelle ne fut pas la bonne surprise de Jérôme Schmitt, le professeur responsable de LPG Prod's, l'atelier dédié à l'audiovisuel du lycée Paul Gauguin, lorsqu'il a été contacté par le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports afin que le film participe à la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. Dans le cadre du challenge "Dechet’ne-toi !" axé sur l’éco-responsabilité dans le sport, le Bureau de la communication a jugé le métrage "parfait pour illustrer ce défi et fournir une explication simple, percutante visuellement et originale".
En effet, afin de mobiliser les Français autour de la candidature de Paris aux Jeux de 2024, une application mobile avec de nombreux défis sportifs a été lancée le 3 avril dernier par le comité d’organisation de la Ville Lumière. Dans ce défi, il s’agit de parcourir 20,24 km à pied ou à vélo et ramasser le plus de déchets possible sur son parcours. Ensuite, il faut partager le résultat de la récolte sur les réseaux sociaux avec le #ObjectifParis2024. Dix gagnants seront alors désignés avec la possibilité d’assister à un entraînement d’un sportif de haut niveau à l’Institut national du sport, de l'expertise et de la performance.
Après avoir évoqué notamment les dangers liés au paka avec AzimuT (1er prix au Festival de Grasse) et ceux d'Internet avec Social Wild Web, puis sensibilisé récemment au don du sang avec Te Toto, parmi de nombreuses autres productions traitant de sujets de société forts et récompensées par des prix locaux et nationaux, cette nouvelle est une belle reconnaissance pour les lycéens de LPG Prod's qui poursuivent leur lancée depuis 2010 et ont cette année comme projet un documentaire consacré à l'obésité.
DS

Prévention : et la biosécurité ?

Lorsque l’on débarque à l’aéroport d’Auckland, de Sydney, de Brisbane, on est frappé par les panneaux géants et multicolores sur la Biosécurité et la réglementation phytosanitaire. Pareillement à Nouméa. Idem à Port-Vila, au Vanuatu, et Dieu sait qu’ils n’ont pas nos moyens.
Tu arrives à Faa’a Airport… No comment. Les panneaux, visibles autrefois sur les anciens carrousels à bagages, ont disparu depuis belle lurette. Taisons les mauvaises langues, "trop choquants pour les touristes, pas dans les tons, on attend que le hall d’arrivée soit refait". Mais Aéroport De Tahiti, contacté, nous confirme que simultanément à leur mise en route prochaine, les nouveaux carrousels présenteront quatre panneaux "Biosécurité" sur chaque tourniquet. Merci au service du Développement durable de bien vouloir faire diligence pour fournir les visuels. Dans l’attente, et par la présente, nous prions ADT de bien vouloir remettre d’anciens présentoirs, même s’ils gênent le passage. Et, au même endroit, par la même occasion des panneaux "Toilettes", principal souci en ce moment des touristes qui débarquent à Faa’a Airport.
EB

Tribunal administratif : révision du PPR À Punaauia

C’est à n’y rien comprendre. On valide un Plan de Prévention de Risques Naturels avec des zones rouges inconstructibles. Donc danger. Quelques temps plus tard, la municipalité de Punaauia s’aperçoit que l’on peut y construire en faisant quelques travaux. Oh surprise ! Il faut caser une clinique. Par quel miracle ce changement ? On a sondé la falaise ? Elle a promis qu’elle ne tomberait pas, comme sa vilaine copine à gauche avant le pont sur la Punaruu ? Clinique, du latin "clinice", médecine exercée près du lit du malade couché, empreinté au grec "KliniKos" et de Kliné, le lit. Pour se coucher ainsi, combien faut-il pour une municipalité ? Quant aux Grecs, j’en ai mal au derrière, c’est nous, puisqu’un jour il faudra indemniser ceux qui étaient couchés là et qui ont reçu la falaise sur le coin de leur lit. Suite à une plainte d’une habitante, quel courage, et de son avocate métropolitaine, le tribunal administratif a annulé la révision. La falaise n’est donc pas si stable que cela ? Et le beau terrain plat, à l’entrée du Lotus, "donné" à une secte religieuse, pourquoi n’a-t-il pas été préempté par la commune il y a quelques années ?
DIKé

Trafic : pire qu’Harrison Smith

Le scoop du mois, c’est quand même l’affaire Myrza et consorts. Mieux qu’Harrison Smith et ses miconias. Moi, Polynésie, Paradis sur Terre, indemne de milliers de maladies, on veut m’introduire de nouvelles plantes, 3 500, en douce, un dimanche soir à Faa’a, 500 kg, 24 colis, ça fait mal quoi ! Bien introduite l’horticultrice : en deux coups de téléphone, on se mobilise en "famille", style mafia napolitaine, et grâce au tampon magique d’agents doubles du SDR, on se présente à l’aube. Et là ! La sagesse des agents douaniers et phytosanitaires face à la connerie humaine. De la terre, des milliers de pots, et de la terre partout. Des plantes interdites d’importation et des faux documents, et de la terre… de Rungis ! Ma sœur Calédonie a vu la destruction de quasiment tous ses bananiers à cause du Bunchy Top ! Chez ma sœur Uvea (Wallis), il y a le rhinocéros dans les cocotiers. Mais que veulent mes enfants ? Un montant de 200 000 Fcfp de valeur déclarée, pour un chiffre d’affaires prévu de 20 millions ! Mais combien de milliards vaut l’avenir de mes enfants ? De la part de "professionnels", coutumiers du fait, aucune excuse, des criminels. Elle ne savait pas, Myrza ? ADT, remettez vite les panneaux "Biosécurité" à l’arrivée, enlevés depuis des mois, même si le SDR tarde à vous fournir des visuels ! Tiens, comme c’est bizarre ça !
DIKé

La Dépêche Dimanche, c’est fini

Créée en août 1994 par votre humble serviteur sous l’ère Hersant, La Dépêche Dimanche a vécu. Rebaptisé La Dépêche Hebdo, ce journal du septième jour n’a donc pas survécu, tout comme Les Nouvelles de Tahiti – (mai 2014) –, aux difficultés financières que connaît l’entreprise de l’homme d’affaires Dominique Auroy.
LO

Aorai Tini Hau vire au vert

Le site Aorai Tini Hau s’offre un sacré lifting après la démolition entamée mercredi matin de la salle polyvalente qui depuis plusieurs années n’avait plus qu’une vocation commerciale. Salons de l’auto, de l’habitat, de Noël… et plusieurs braderies rythmaient la vie de cet immense espace en bord de mer qui devrait s’ouvrir toute l’année à la population avec la réalisation d’un parc paysager, à l’image de celui des Jardins de Paofai. Une heureuse initiative qu’il fallait souligner.

LO

Infrastructures routières : l’État participe aux études

Dans le Journal officiel du 4 avril, l’engagement de l’État dans l’amélioration, entre autres, des infrastructures routières envisagées est indéniable. Via le dispositif 3IF, il va verser des subventions avoisinant les 64 millions de Fcfp pour différentes études, comme celle de la traversée de Papeari, la réalisation de voies de désenclavement des hauteurs de Tahiti, le prolongement de la troisième entrée Est de Papeete jusqu'au carrefour du Taaone ou encore la rectification de virage sur la RT1 au PK 45. Merci qui ?

LO

Îles Sous-le-Vent : un coût de 96 millions de Fcfp pour 600 carcasses

Six cents carcasses de vieilles bagnoles en moins à Bora, Huahine et pour partie Raiatea. Moins de rouille sous nos yeux, et ceux de nos amis touristes, ébahis devant tant d’anarchie. Moins de moustiques aussi. Enfin, "Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté", dixit Baudelaire. Mauruuru. Par contre pour "l’ordre", à 96 millions pour 600 carcasses, soit 160 000 Fcfp l’unité, cela fait cher le joli cube compressé. Plus cher que l’épave. Presque une sculpture de César, le sculpteur-comprimeur. Les com- primés c’est nous. C’est la collectivité qui paie. Appel d’offres en cours pour Raiatea et Taha’a. À ce prix-là, proposez vos services.
À moins que… Ne soyons pas mauvaise langue. Tout est clair comme de l’huile de vidange. Et la revente de tout ce métal en Nouvelle-Zélande, pays de destination, cela doit bien rapporter un petit quelque chose ? Ne serait-il pas judicieux de faire payer les concessionnaires au moment de la vente plutôt que nous ? Car ensuite, impossible de retrouver les utilisateurs. Un petit 60 000 Fcfp à payer à la collectivité dès le départ, sans augmenter le prix de vente, bien sûr ! Merci pour nous. 

EB

'Ori tahiti : un livret pour la nomenclature des pas

crédit photo : DR
Après trois ans de labeurs et de concertations orchestrés par le Conservatoire artistique de la Polynésie française (CAPF) avec la Fédération tahitienne de 'ori tahiti et d’autres praticiens spécialisés dans la danse traditionnelle, le ministre de la Culture a annoncé en conseil des ministres l’achèvement des travaux relatifs à la nomenclature des pas de la danse tahitienne afin d’en faire un livret. Nous avions réalisé un dossier sur cette ambitieuse et nécessaire mise en marche du projet de codification, intitulé "Labellisation du 'ori tahiti : le projet avance pas à pas…" et publié le 27 mai 2016 (voir notre édition n° 328).
"Ce travail répond avant tout à une double préoccupation : d’une part, préserver de la mondialisation les pratiques culturelles liées à la danse, d’autre part, diffuser ces éléments à l’ensemble des enseignants, des associations et groupes de danse tahitienne du Pays", a expliqué Heremoana Maamaatuaiahutapu. L'objectif est avant tout de protéger l'identité artistique polynésienne, transmise jusqu'à présent par la tradition orale, face à l'engouement international. Dans une longue interview, Fabien Dinard, le directeur du CAPF, lâchait ainsi : "Il y a un Heiva tous les quinze jours dans le monde… J'ai eu l'occasion de voir des spectacles filmés sur Ia Toile où les pas ressemblent plus à des pas de danse brésilienne ou africaine, qu'à des pas de danse tahitienne…"
Pour autant, le gouvernement précise : "Le livret n’a pas vocation à être exhaustif, ni exclusif. Chaque acteur de la culture garde par nature sa liberté de création, qui ne saurait être remise en cause." Par ailleurs, ce projet répond à la volonté du Conservatoire que le 'ori tahiti soit reconnu sur le plan national et que son enseignement soit rendu accessible dans les conservatoires de l'Hexagone. Cet art ancestral deviendrait ainsi l'étendard des autres disciplines traditionnelles, notamment les percussions et le 'ukulele dans un premier temps. Cette reconnaissance permettrait ensuite aux Polynésiens diplômés d'enseigner dans les quelque 330 écoles nationales de musique.

DS

Le Port autonome garde ses anneaux

Le tourisme, moteur de notre économie ? On se demande si le Port autonome l’entend de cette oreille en n’accordant que trois anneaux aux compagnies de charters qui mouillent dans le port de Papeete.
Des compagnies qui bénéficient de la défiscalisation pour développer leurs flottes, mais qui ne peuvent amarrer leurs bateaux, alors même qu’il reste de la place.
LO

1 ... « 35 36 37 38 39 40 41 » ... 45




Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !

Entre crise et remaniement, la rentrée sera mouvementée !
La tournure qu’a prise “l’affaire Radio Tefana” impliquant Oscar Temaru a indigné un grand nombre d’entre nous. Après le grand recul de l’État français sur les indemnisations des victimes des essais nucléaires en Polynésie, dont le mépris détonant a explosé à la figure du Pays, la volonté de “dépayser” (à Nouméa finalement) le procès opposant le procureur de la République, Hervé Leroy, au leader indépendantiste interroge… Si la présidente du tribunal considère qu’il n’est pas envisageable de juger le responsable du parquet de sa propre juridiction, l’avocat de M. Temaru estime, lui, qu’il s’agit d’un “déni de démocratie”. Pour rappel, alors que le conseil municipal de Faa’a a accordé la protection fonctionnelle à son édile pour payer ses frais de justice liés à l’affaire Radio Tefana, M. Leroy a exigé une saisie pénale de 11,55 millions de Fcfp sur le compte personnel de M. Temaru. Pour protester contre cette opération “injustifiée” et un “acharnement judiciaire de l’État français à son encontre”, ce dernier a ainsi entrepris une grève de la faim le 8 juin. Ne parvenant pas à obtenir une audience avec M. Leroy, malgré le soutien d’une centaine de sympathisants réunis devant le palais de justice, M. Temaru l’a finalement assigné en référé pour “atteinte à la présomption d’innocence”.

La polémique gronde et défraye la chronique, ici et ailleurs, la presse nationale se demandant même “à quoi joue l’État ?”. Ce qui est indéniable, c’est que M. Temaru, souvent cantonné au rôle de martyr, a cette fois bénéficié d’une mobilisation importante et su fédérer les cœurs, bien au-delà d’un parti politique. En obtenant le soutien de nombreuses personnalités de tous horizons, ainsi que d’une vingtaine d’associations, de confessions religieuses, de syndicats ou de partis politiques rassemblés au sein du collectif Nuna’a a ti’a ("Peuple lève-toi, avance pour la paix") – à l’origine de la marche du 20 juin –, il s’est imposé en Metua (“père spirituel”). Par sa détermination et son pacifisme, on ne peut s’empêcher de penser à Pouvana’a a Oopa, condamné et exilé en 1959 pour un crime qu’il n’avait pas commis, bien que “le manque de recul” ne permette pas la comparaison, selon le spécialiste du sujet Jean-Marc Regnault, l’une des grandes plumes de Tahiti Pacifique et chroniqueur des “Pages d’Histoire”. D’ailleurs, l’historien publie simultanément deux ouvrages aux éditions ’Api Tahiti, qui lancent la série “Rivalités et moins si affinités” : Gaston Flosse, un Chirac des tropiques ? et Oscar Temaru, l’Océanie au cœur (lire page 12). Et l’auteur de mettre en perspective les deux hommes politiques, éternels “meilleurs ennemis” : “En 2020, ils entretiennent l’ambiguïté. Vont-ils s’entendre contre l’État pour en finir avec le statut d’autonomie dont ni l’un, ni l’autre ne veulent plus ? Vont-ils s’entendre pour tenter de chasser un gouvernement autonomiste qui ne gouverne pas vraiment différemment (…) ? Rivalités, donc, mais desquelles peuvent naître des affinités… électives ou autres.” L’avenir nous le dira, mais on sent bien que ce gouvernement – qui préfère poser du gazon synthétique sur le front de mer plutôt que miser sur la permaculture et les jardins partagés pour pallier la crise socio-économique inéluctable – ne parvient pas à satisfaire la majorité de la population. Aussi, le divorce est consommé au sommet du gouvernement, et il se murmure déjà qu’un remaniement ministériel est imminent…

C’est donc une rentrée mouvementée qui s’annonce ! En attendant, je profite de l’occasion pour vous informer que la rédaction de Tahiti Pacifique fera une trêve durant le mois de juillet, et ce chaque année, afin de permettre à tous les journalistes, chroniqueurs et autres contributeurs qui le souhaitent de prendre des congés annuels mérités et se ressourcer. L’objectif est aussi de mieux vous retrouver, avec toujours plus de dossiers de fond et encore d’autres nouveautés ! Les parutions de votre magazine préféré reprendront à compter du vendredi 7 août, toujours au rythme bimensuel. Merci pour votre confiance et à très bientôt.

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT