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Le Brando élu meilleur Resort au monde

Alors que notre tourisme n'en finit plus d'accumuler les bonnes nouvelles concernant la hausse régulière de la fréquentation mois après mois, voilà que le fleuron de notre hébergement de luxe se voit récompensé d'une nouvelle prestigieuse distinction. Hier, Condé Nast Traveler a dévoilé les résultats de la 29ème édition des “Readers’ Choice Awards”: The Brando a obtenu la plus haute récompense, celle de "Meilleur Resort au monde" obtenant le score ultime de 99,80/100. Cette année, ce sont plus de 300.000 lecteurs - presque deux fois plus que l'an passé – qui ont voté pour les 7 394 hôtels, 606 villes, 500 navires de croisière et 236 îles et 1 402 meilleures expériences de voyage à travers le monde a indiqué Conté Nest Traveler dans un communiqué de presse, reprenant aussi les propos de M. Richard Bailey, Président & PDG de Pacific Beachcomber - constructeur et exploitant de The Brando - a réagi avec enthousiasme : « Nous sommes ravis et fiers pour l'équipe du Brando d’avoir reçu ce prix suprême du - Meilleur Resort au monde-. Ce prix est un accomplissement pour cet hôtel qui a ouvert il y a seulement deux ans, nous sommes sincèrement honorés”.

La Ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem en visite au fenua

La Ministre de l'éducation Najat Vallaud-Belkacem en visite au fenua
Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, se rendra en Polynésie française du 20 au 24 octobre.
 
La ministre conclura la convention décennale pour l’éducation qui unit le Pays avec l’Etat pour la période 2017-2027, organisant par exemple le déploiement du numérique éducatif sur ce territoire. Najat VALLAUD-BELKACEM apportera également des réponses aux besoins et spécificités, notamment géographiques, de la Polynésie française, en particulier à travers le développement des internats.
 
 
DÉROULÉ
Jeudi 20 octobre
 
20 h 50           Arrivée de la ministre à l’aéroport international Tahiti-Faa’a
 
21 h 05           Point presse - Salon d’honneur   
 
21 h 20           Danses traditionnelles - Hall de l’aérogare - Zone publique  
                         
Vendredi 21 octobre
 
7 h 00             Dépôt de gerbe par la ministre - Monument aux Morts avenue Pouvana’ a A O’opa à Papeete
 
9 h 10              Arrivée de la ministre à la Mairie de Huahine – Accueil traditionnel
                       
9 h 45              Visite de l’école primaire de Fitii
                        Accueil traditionnel - Orero - chant des enfants
           Séquence numérique de différenciation pédagogique dans une classe de CE1
 
10 h 25            Visite du collège de Huahine
                        Accueil traditionnel - Orero - chants
           Présentation du collège numérique et séquence avec des classes de 6ème et  4ème
 
13 h 00           Déjeuner républicain à la résidence du Haut-commissaire à Papeete 
 
15 h 15           Visite du collège de Papara, collège en REP+
Accueil - Orero - chorale d’enfants 
Séquence pédagogique sur la classe « défense sécurité » appareillée avec la frégate « le Prairial »
 
16 h 00           Présentation du réseau d’éducation prioritaire
                        Projet « sécurité » avec la gendarmerie et la police municipale
Echange avec les partenaires du REP+ : municipalité, contrat de ville, associations de parents d’élèves
 
17 h 30           Visite de l’Université de la Polynésie françaisecampus d’Outumaoro – Punaauia
                        Présentation de l’Université – Amphi A2
                        Visite de l’Unité mixte de recherche « Ecosystèmes Insulaires Océaniens »
                        Visite du Centre international de recherche archéologique sur la Polynésie
 
18 h 45            Echange avec la communauté universitaire - Bibliothèque Universitaire
                       
Samedi 22 octobre 2016
 
7 h 00           Visite du Lycée Taaone
                     Accueil polynésien – chant et danse
Petit-déjeuner – Réfectoire
Visite de l’internat et échanges avec les délégués d’internat
Visite des classes « Physique, Technologie et Sciences industrielles »
 
9 h 00             Visite du Lycée professionnel de Faa’a
                        Présentation sur plan du projet d’internat « collège-lycée »
                        Présentation du projet pédagogique par les deux chefs d’établissements
           Echange avec l’équipe de direction, les enseignants et les élèves originaires des archipels éloignés et de Moorea
 
10 h 00           Visite du site du futur internat
 
10 h 10           Dévoilement de la plaque commémorative
 
10 h 45           Visite du Centre des métiers d’art à Papeete
                        Accueil - Orero
                        Visite des ateliers en présence des élèves : sculpture, tressage etc.
                       
11 h 10           Visite de l’exposition « Femmes peintres d’Océanie, Kanak »
                        Présentation par la ministre des nouveaux diplômes CAP et brevets des métiers d’art
                       
13 h 30           Arrivée à Rangiroa
                        Visite du collège REP+ et du CETAD
 
18 h 45           Entretien avec M. Edouard FRITCH, Président de la Polynésie française
                         
19 h 00           Signature de la convention Éducation - Salon d’honneur - Présidence
 
19 h 15           Discours de M. Edouard FRITCH
                       Discours de Mme Najat VALLAUD-BELKACEM
                       
20 h 00           Point presse - Présidence de la Polynésie française
 
Dimanche 23 octobre 2016
                       
10 h 00            Visite du Musée de Tahiti et ses îles, exposition « Tiki »
 
18 h 20            La ministre invitée de TNTV
 
19 h 00            La ministre invitée de Polynésie 1ère
                       
 
 
 

Désinscription: le retro-pédalage de Fritch à l'ONU?

Que s'est-il passé entre les réunions préalables et l'intervention en séance du Président Fritch?
Mardi le président Edouard Fritch est intervenu à la tribune de la 4ème commission de l'ONU en charge de la décolonisation. C'était la première fois qu'un autonomiste assistait aux débats. Par la voix de la Papouasie Nouvelle Guinée, le Président de la Polynésie a laissé entendre qu'il était favorable à la désinscription de la Polynésie française de la liste des Pays à décoloniser. Mais quelques heures plus tard, il revendiquait une position bien différente et affirmait n'avoir rien demandé de tel de manière directe. S'il est vrai que la demande n'a pas été faite de façon officielle, on peut s'interroger de l'intervention de la PNG qui répondait probablement à une demande effectuée lors de réunions préalables... Un changement de position qui interroge et que le Président devra expliquer...Peut-être que la présence (inhabituelle) de journalistes locaux dans la salle des négociations et la diffusion en direct des interventions dans les médias polynésiens a changé la donne et modifié le plan d'action du leader autonomiste. Les médias ne se contenteraient pas cette fois d'un simple communiqué de presse rédigé par un chargé de communication. .. les temps changent...

Le CESC défavorable au projet de loi de Pays visant à modifier le statut des journalistes

Les membres du CESC étaient réunis mardi 27 septembre en séance plénière pour débattre sur le projet de loi du pays portant diverses modifications du code du travail. Un article concernait plus particulièrement le statut des journalistes et prévoyait d'intégrer une clause de conscience ainsi qu'une clause de cession et de cessation dans la partie VII du code du travail. Le conseil à voté un avis défavorable à ce projet qui sera examiné à l'assemblée prochainement. 

La Polynésie française devient membre du Forum des îles du Pacifique

Le Premier ministre des îles Cook Henry Puna, le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, le président des Etats fédérés de Micronésie, Peter Christian, et le président du gouvernement de Nouméa Philippe Germain.
Le Forum des Iles du Pacifique, jusqu’ici composé de seize pays indépendants, a accepté en son sein la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie, ont indiqué samedi soir à Palikir les chefs d’Etat océaniens réunis en sommet.

Les deux collectivités demandaient leur intégration depuis plusieurs années, mais les Etats insulaires craignaient que la France en profite pour intervenir dans la politique régionale.  

Le processus d’intégration est désormais lancé et la Polynésie française comme la Nouvelle-Calédonie devraient siéger au Forum en tant que membres à part entière l’an prochain aux Îles Samoa.

Pascal Doisne, nouveau magistrat de la chambre territoriale des comptes

Pascal Doisne, nouveau magistrat de la chambre territoriale des comptes
La chambre territoriale des comptes de la Polynésie française compte depuis le 1 er septembre dernier, un nouveau magistrat, Pascal Doisne. 

Son arrivée porte à quatre le nombre des conseillers du siège, deux femmes et deux hommes, stricte parité donc. Après de solides études de droit, de management et d’administration des entreprises et après un rapide passage à Singapour comme auditeur en qualité et organisation, Pascal Doisne occupe pendant trois ans entre 1992 et 1995, les fonctions de chargé de mission en développement local et fonds européens à la préfecture des Hautes-Pyrénées. 

Ce magistrat a quitté Toulouse pour Papeete, il y a seulement quelques jours afin d’y occuper le poste laissé vacant en début d’année 2016 par Nicolas Onimus désormais président de section à la chambre régionale des comptes de Bourgogne, Franche-Comté.

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Délinquance : peut-on se réjouir de chiffres qui sont “dans la moyenne nationale” ?

Délinquance : peut-on se réjouir de chiffres qui sont “dans la moyenne nationale” ?
À l’heure du bilan à mi-parcours du Plan de prévention de la délinquance 2018-2020, on ne vous cache pas notre étonnement en prenant connaissance des résultats donnés par l’État et le Pays, même si, en cette période préélectorale, plus grand-chose ne nous surprend. Et puis, on le sait, il est facile de “faire parler” les chiffres. Concrètement, la cinquième réunion plénière du Conseil territorial de la prévention de la délinquance annonce une diminution des faits constatés dans quasiment tous les secteurs. Ainsi, les atteintes volontaires à l’intégrité physique resteraient stables entre 2018 et 2019 ; idem pour les atteintes aux biens ; le nombre d’accidents et de blessés sur les routes aurait également baissé, etc. Mais si l’on analyse ces données de plus près, on s’aperçoit en réalité qu’elles sont floues, puisque l’on compare parfois les
douze mois de l’année 2018 avec la période de janvier à septembre (neuf mois) pour l’année 2019. Par exemple, il est indiqué que
3 femmes et 1 homme ont été tués à la suite de violences conjugales en 2018” contre “2 femmes depuis le début de l’année 2019”. Ou encore : “Au 31 octobre 2019, on recense 29 tués contre 30 tués à la même période en 2018, soit une baisse de -3,3 %”. Personne ne sait comment vont évoluer ces statistiques d’ici la fin de l’année…

D’une part, ces méthodes de calcul ne semblent pas permettre de tirer des conclusions précises et, d’autre part, on ne peut pas se réjouir de ces mauvais chiffres. Toutefois, le haut-commissaire a résumé (relativisé ?) la situation en ces termes : “Sur les atteintes aux biens, nous sommes plutôt en dessous de la moyenne nationale, sur les violences aux personnes, nous sommes dans la moyenne nationale et en-dessous de certains territoires ultramarins.” Cette démarche, consistant à se baser sur le ratio national, est-elle appropriée ? Nous en doutons fortement. Cela nous fait amèrement penser à l’anecdote cocasse que nous avons vécue en 2018 alors que nous menions des investigations sur l’augmentation des nuisances sonores et la montée de la violence chez les jeunes au fenua. Bien que le commissaire divisionnaire de la Direction de la sécurité publique était d’accord pour échanger sur ces thèmes épineux, l’ancien responsable de la communication du haussariat – qui a été débarqué entre-temps, car mis en examen pour complicité de trafic d’influence active, aux côtés de Bill Ravel – nous avait fait comprendre, en “off”, qu’il n’y avait “pas de sujet”… Nous lui avons prouvé le contraire en publiant deux dossiers de fond sur ces problématiques irréfutables (lire TPM n° 389 du 7 septembre 2018 et TPM n° 391 du 5 octobre 2018), qui nous ont valus de très bons retours.

Dominique Sorain a cependant jugé “préoccupante” l’augmentation des trafics de drogue et notamment d’ice. Et pour cause, il y a urgence lorsque l’on voit le nombre effarant de saisies effectuées par les douanes locales ! M. Édouard Fritch, lui, a proposé “la création très prochaine d’une Délégation à la promotion de la jeunesse et à la prévention de la délinquance”, qui sera dirigé par l’homme à la chemise mauve (Teiva Manutahi), mais aussi “une intensification des moyens de lutte contre le trafic de plus en plus inquiétant de l’ice”. Sauf qu’il n’y a toujours pas de centre de désintoxication à Tahiti, malgré la mise en place d’un Plan de santé mentale 2019-2021 qui s’avère de plus en plus nécessaire (lire notre dossier de Une en page 16)… En l’absence donc d’un pôle de santé mentale, un projet de postcure devrait être enfin examiné lors du prochain collectif budgétaire. Les quatre priorités identifiées dans le cadre du plan biennal (la lutte contre les addictions, la prévention de la délinquance des mineurs, la réduction des violences intrafamiliales et la lutte contre l’insécurité routière) doivent être poursuivies sans relâche. Il suffit de sortir de chez soi, d’observer et de constater que tous ces sujets sont malheureusement de plus en plus d’actualité dans une société marquée par des inégalités sociales croissantes. Quant aux addictions aux drogues dures, ne sont-elles pas le reflet d’une jeunesse en manque de repères et d’accompagnement, prête à exploser à la figure de ses aînés telle une cocotte-minute ? Il est grand temps d’agir avant que la gangrène ne poursuive son œuvre !

Ensemble, faisons bouger les lignes !
Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt