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Municipales : le vieux lion brigue Papeete

Municipales : le vieux lion brigue Papeete
Nous vous l’annoncions dans notre éditorial, le 23 août dernier (lire TPM n°414), Gaston Flosse souhaite se présenter comme candidat à la mairie de Papeete aux prochaines élections municipales (15 et 22 mars 2020). Incroyable mais vrai, par un jeu d’alliance avec le Tavini Huiratira’a, le Vieux Lion cherche encore à faire un baroud d’honneur, du haut de ses 88 ans ! Débarrassé de ses peines d’inéligibilité, il "veut faire tout ce qui n’a pas été fait"…
Cependant, sa conquête de la capitale pourrait être compromise faute de justificatif de domicile crédible. Mais on le sait, l’ancien président de la Polynésie n’est pas du genre à lâcher prise aussi facilement.
(D.S.)

Le British Museum en mission au fenua pour valoriser le costume du deuilleur

Crédit photos : British Museum et Centre des métiers d’art
Événement exceptionnel au fenua : la présence de trois spécialistes du British Museum venus présenter le processus de restauration du costume de deuilleur, bien connu pour avoir été récolté par James Cook lors de son deuxième voyage et dessiné par Tupaia. Fruit d’une collaboration scientifique avec le Musée de Tahiti et des îles, cette mission a donné lieu à une conférence intitulée "Reimagining the Heva tūpāpa'u at the British Museum", qui s’est déroulée au Conservatoire artistique de la Polynésie française, le 15 novembre dernier. Cette rencontre articulait trois approches complémentaires : celles de Julie Adams, conservatrice, Monique Pullan, restauratrice, et Chris Mussel, scientifique.
Une occasion unique de mieux comprendre la complexité de ce costume remarquable des collections muséales internationales et spécifique aux îles de la Société, d’appréhender les tenants et les aboutissants d’un processus de restauration entrepris pour sa parfaite conservation, et d’entrer dans les coulisses du British Museum par la petite porte. Il s’agissait également pour les spécialistes du Museum de prendre contact avec certains spécialistes de Polynésie dans l’espoir de répondre à certains mystères restés irrésolus jusque-là. Cette mission a également permis une rencontre avec le Centre des métiers d’art, avec l’objectif notamment de réaliser prochainement une copie du costume à partir des techniques de fabrication et savoir-faire traditionnels. Une cinquantaine de personnes étaient présentes ce soir-là, connaisseurs comme amateurs, c’est dire si le sujet passionne. La semaine suivante, une seconde conférence a été organisée, cette fois par la Maison James Norman Hall.
(V.D.)


Teva Victor expose deux œuvres monumentales

Crédit photo : DR
"Pour le plaisir du partage et afin de rendre accessible son travail au public", le sculpteur Teva Victor dévoilera, dès ce vendredi, deux sculptures de grande taille, pendant deux mois environ, dans les jardins du Musée de Tahiti et des îles. La première œuvre présentée est "Tu Mata Arii", "grand demi-visage à l’expression inspirant à la foi la force et la plénitude", explique l'artiste. "Celui qui porte les yeux du temps", lorsqu’il sera posé sur sa pierre de socle en forme d’île, mesurera environ 2,20 mètres. Quant à la seconde pièce, "Deux Tiki dos-à-dos", il s'agit d'un "grand monolithe dont la moitié supérieure est en partie sculptée". Une fois l’œuvre posée sur sa pierre de socle, elle devrait mesurer environ 2 mètres.
(D.S.)


La drôle de reconversion du fondateur du Cirque du Soleil…

Illustration : Hotu Painu
L'information a fait très vite le tour de la planète : Guy Laliberté, le fondateur du Cirque du Soleil et actuel propriétaire de Nukutepipi, a été mis en examen, avec un contrôle judiciaire, le 12 novembre dernier, après la découverte par la gendarmerie de Faa'a de photos de plants de cannabis cultivés sur son atoll privé aux Tuamotu, dans le téléphone portable de son directeur. Dans un communiqué de sa société, Lune Rouge, le milliardaire québecois, 60 ans, dit utiliser le pakalolo à des fins “médicales” et “strictement personnelles". Celui qui a déjà investi dans la marijuana médicinale au Canada abriterait une petite plantation indoor dans un conteneur sécurisé. D'après nos informations, il s'agirait de 26 jeunes pieds. Sans aboutir sur une perquisition, cette affaire a comme un goût de pétard mouillé...
(D.S.)

(Re)découvrez le documentaire polynésien Patutiki le 2 décembre

Crédit photo : DR
Polynésie la 1ère programme la diffusion de l'excellent documentaire Patutiki, l’art du tatouage des îles Marquises, lundi 2 décembre, à 19h30. Au Henua Enana, cette tradition découle d'une pratique millénaire unique par la densité et l'étendue de ses motifs, et dont la richesse graphique lui vaut aujourd'hui d'être prisée dans le monde entier, le plus souvent dans l'ignorance de son origine et de sa portée symbolique. Réalisé par Heretu Tetahiotupa et Christophe Cordier, ce métrage polynésien, qui a reçu le Prix du public dans la catégorie des films en compétition lors du dernier Festival international du film documentaire océanien (Fifo), invite le spectateur à un superbe voyage culturel sur la "Terre des Hommes". Par ailleurs, nos confrères de la station Pamatai nous apprennent que cet opus aura une seconde vie, puisque les studios Sony Pictures en Californie travaillent actuellement pour le sortir dans une version entièrement remastérisée et réétalonnée en résolution 4K.
(D.S.)

Inauguration d’un générateur électrique solaire unique à Raiatea

Inauguration d’un générateur électrique solaire unique à Raiatea
"Le soleil travaille pour nous", tel est le slogan des acteurs des énergies renouvelables qui se sont réunis le 29 octobre, à Raiatea, afin d’inaugurer un nouveau dispositif. En effet, la société Pacific Promotion Tahiti SA de Teva Sylvain a installé un générateur électrique solaire très particulier pour le magasin LS Proxi, qui a été raccordé au réseau public de distribution électrique selon les conditions dictées par la commune de Uturoa. "La centrale solaire fait une puissance crête de 86,4 kWc, mais la présence obligatoire d’un stockage d’énergie de 86 kWh permet à ce générateur solaire de ne pas déstabiliser le réseau électrique du réseau public de distribution électrique lorsque des nuages passent sur les panneaux solaires", explique Teva Sylvain. L’objectif est également de répondre à la problématique du réchauffement climatique et de protéger notre environnement, tout en faisant baisser de manière importante le prix du kWh. "Il faut savoir que l’installation solaire du haut-commissariat à Uturoa, bien qu’elle a été réalisée, n’a pas été autorisée au raccordement sur le réseau électrique public de Uturoa du fait qu’elle ne dispose pas de sto-ckage d’énergie pour stabiliser le réseau public de distribution électrique en cas de fluctuation de la météo. Ce n’est pas le cas de l’installation du générateur électrique du magasin LS Proxi de Uturoa et c’est une première en Polynésie française", développe Teva Sylvain.

(D.S.)

Tahiti Pacifique voyage jusqu’à Cuba pour rencontrer le "Che"

Crédit photo : Vaea Deplat
Nous avons parcouru près de 9 000 kilomètres jusqu’aux Caraïbes pour un séjour îlien sous d’autres latitudes tropicales, celles de la révolution cubaine. Au programme : plantations de tabac et cigares, lagons turquoises, architectures colorées et, clou du voyage, le mausolée d’Ernesto Guevara, surnommé "le Che" (photo ci-contre). Ce monument grandiose fut érigé en 1997 dans la ville de Santa Clara à la mémoire du révolutionnaire argentin, véritable bras droit de Fidel Castro, lui-même "Líder máximo" du pays entre 1976 et 2008 (31 ans au pouvoir !). Le mémorial est fièrement dominé par une immense statue de bronze de Guevara et sa célèbre devise "Hasta la victoria siempre". Fier émissaire du fenua parmi les 4,7 millions de visiteurs, originaires de plus de cent pays, Tahiti Pacifique a eu la chance de revivre le parcours de ce héros national.
C’est à Santa Clara que le "Che" et ses guérilleros portèrent un coup décisif à l’armée de Batista fin 1958. La ville résonne depuis comme l’une des grandes victoires de la guérilla cubaine sur la dictature. Elle compte également d’autres monuments mythiques de la révolution. Parmi eux, l’hôtel le Santa Clara Libre, ayant abrité en partie la fameuse bataille entre les guérilleros, barricadés, et les militaires. Les impacts de balles sur ses murs verts sont toujours visibles aujourd’hui. Si Santa Clara en elle-même n’est pas incontournable par sa beauté, elle l’est assurément par son histoire et les vestiges de l’époque glorieuse castriste. Une véritable immersion au cœur de la révolution cubaine à ne pas manquer si vous vous sentez l’âme voyageuse !


(V.D.)

Artisanat traditionnel : elles ont des doigts en or !

Crédit photo : Dominique Schmitt
Dans le cadre d’un partenariat avec le Service de l’artisanat du ministère de la Culture, l’organisme Activ’Result a été retenu cette année pour dispenser la troisième édition de la formation aux "Métiers de l’artisanat traditionnel". Neuf femmes ont ainsi participé à ce stage de sept semaines, qui vise à "professionnaliser et valoriser les secteurs de l’artisanat traditionnel, favoriser l’insertion professionnelle et encourager la jeunesse polynésienne à penser artisanat et se mettre à son compte", explique Élodie Bertrand, responsable du développement commercial.
Cette formation de 190 heures, composée de 100 heures de théorie (gestion et management d’entreprise, marketing, comptabilité, langues, histoire-géographie de la Polynésie, droits et obligations de la loi 1901, informatique) et 90 heures de découverte et pratique (sorties découvertes, tables rondes, projet professionnel et ateliers), s’est déroulée du 9 septembre au 25 octobre. Alliant compétences techniques, commerciales et de gestion, ce séminaire permet d’installer les stagiaires "dans la transmission du patrimoine et la création d’emplois durables et rémunérateurs". On leur souhaite à toutes de lancer et de développer durablement leurs projets culturels respectifs..
(D.S.)

Outumaoro : cachez ces indésirables voiliers…

Outumaoro : cachez ces indésirables voiliers…
Après la suppression de zones de mouillage sur l’île de Moorea, notamment au niveau de la plage Tahiamanu, c’est au tour de Tahiti de s’attaquer aux voiliers. Ainsi, la baie de Outumaoro (notre photo) cristallise toutes les tensions, puisqu’un arrêté y réglementant le mouillage devrait "reconsidérer l’occupation lagonaire”, a indiqué le ministre de l’Aménagement du Territoire, Jean-Christophe Bouissou, qui souhaite interdire les bateaux sur ancre et, surtout, dégager la zone en prévision du projet de Village tahitien… Bien qu’à notre connaissance celui-ci n’a toujours pas trouvé d’investisseurs, ce sont ainsi au moins une cinquantaine de voiliers qui doivent être relogés. Problème : "Nous sommes tous victimes de notre succès. (…) Il faut maintenant avancer et anticiper pour parvenir à une gestion raisonnée de l’occupation de nos lagons", a expliqué René Temeharo, ministre de l’Équipement et des Transports terrestres. En clair, le Pays travaille pour "offrir des alternatives adéquates, qui seront proposées par le Port autonome de Papeete pour ce qui le concerne", avec, par exemple, "la mise en place de dispositifs de mouillages dans la baie de Vaitupa", ou encore le long de la piste de l’aéroport à Faa’a.
Cependant, seuls 60 % des voiliers concernés trouveront une place, a annoncé
M. Bouissou, ce qui inquiète les plaisanciers. D’autres lieux possibles ont été avancés comme la baie de Phaëton, à Papeari, mais cette option n’est pas envisageable pour tous en raison de l’éloignement : aussi, elle s’est déjà attiré les foudres de Valentina Cross, qui craint que ces voiliers "viennent pulluler dans le lagon de Papeari, Mataiea ou Atimaono". L’élue souverainiste de la commune de Teva i Uta a même estimé que ce sont des "squatteurs de lagon" ou des "pollueurs". C’est pourtant bien mal connaître les gens de la mer, justement réputés pour être très respectueux de l’environnement ! Et puis, en passant, rappelons que le Pays fait venir des paquebots de croisière géants et ultra-polluants en plein centre-ville de Papeete…
Dans un communiqué, l’Association des voiliers en Polynésie (AVP) propose au gouvernement "une étude dans le but de mieux connaître les voiliers réellement présents sur les lieux, en faisant une liste des situations et des attentes actuelles de chacun des usagers" afin de "faciliter la relocalisation des voiliers au mieux des situations". L’AVP rappelle également que le tourisme nautique rapporte chaque année pas moins de 16,6 milliards de Fcfp à l’économie polynésienne.

(D.S.)

Une femme amputée après l’attaque d’un requin à Moorea : gare à la psychose…

Une femme amputée après l’attaque d’un requin à Moorea : gare à la psychose…
Après l’attaque d’une touriste métropolitaine de 35 ans par un requin longimane, le 21 octobre dernier, l’incompréhension demeure. Il faut dire que les attaques de squales sont rarissimes en Polynésie, le dernier drame remontant à 1972. Alors que la jeune femme s’était mise à l’eau au large de la baie de Opunohu, à Moorea, afin d’observer les baleines, un requin océanique à aileron blanc, appelé ici parata, a surgi des profondeurs et a mordu la victime aux deux avant-bras et au sein gauche. Elle nageait pourtant en groupe et était accompagnée d’une guide expérimentée. Pierrick Seybald, président de l’association de protection des requins Ma’o Mana Foundation, explique : "Les parata suivent les bancs de globicéphales parce qu’ils mangent leurs excréments, donc quand on voit des globicéphales, on sait qu’il y a sans doute des parata pas loin." Selon lui, il est possible de se mettre à l’eau avec des parata, mais en observant des règles de prudence : "Il faut toujours garder un contact visuel avec le requin, avoir un langage corporel approprié, avec des guides qui savent les rediriger". Face à la psychose qui grandit au fenua, l’humoriste Nilo Gima en a profité pour interpeller l'opinion sur les féminicides : "Une femme attaquée par un requin à Tahiti (2e fois en 40 ans), effroi, horreur, angoisse… 110 femmes (124 en Métropole au 22 octobre et trois vahine mortes en 2018, ndlr) tuées par leur conjoint en 2019, silence." Toutefois, ce drame aussi tragique qu’inattendu nous rappelle que la mer reste un environnement comportant toujours une part de risques et qu'une battue ou une chasse au requin, comme certains l’ont suggéré sur les réseaux sociaux, ne servirait à rien. En revanche, cessons les comportements stupides et inconscients, tels que l’on a pu le voir dans une vidéo où des locaux nagent avec des orques, et respectons ces animaux sauvages.

D.S.

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Essais nucléaires : le mépris détonant de l’état

Essais nucléaires : le mépris détonant de l’état
Ô surprise, un communiqué envoyé par le haut-commissariat confirme que l’État français cède officiellement au Pays, à titre gratuit, l’ancien bâtiment du commandement de la Marine pour installer en Polynésie le futur centre d’archives, d’information et de documentation sur les essais nucléaires. Sis boulevard de la Reine Pomare, sur le front de mer de Papeete, ce site est donc voué à accueillir le futur Centre de mémoire, mais, comme nous l’avons pointé du doigt à maintes reprises (lire notamment notre édito “Centre de mémoire : on se souviendra surtout de l’ingratitude de la France envers la Polynésie…”, TPM n° 420, du 15 novembre 2019), il s’agit en réalité d’un cadeau empoisonné, puisqu’il contient de l’amiante et du plomb ! Aussi, ce sera au Pays de financer sa construction, ce qui paraît aberrant eu égard “la dette” que la France métropolitaine se doit d’honorer. L’affront hexagonal est alors monté d’un cran, lorsque l’Assemblée nationale a adopté, le 14 mai dernier, un projet de loi visant “la clarification” et une meilleure “interprétation” des règles d’indemnisation des victimes des essais nucléaires en Polynésie française, et ce, au beau milieu de “diverses dispositions urgentes pour faire face aux conséquences de l’épidémie de Covid-19” (lire pages 12 à 15)…

Cette disposition, qui avait été actée en séance le 3 mars dernier, mais dont la transmission avait été retardée en raison de la crise sanitaire, est ainsi un “cavalier législatif” qui rend applicable le seuil d’1 millisievert à tous les dossiers de demandes d’indemnisation. Autrement dit, c’est un retour à l’amendement scélérat dit “Tetuanui” tant décrié ! Tel un poignard planté dans le dos, ce “coup de Trafalgar” a été, de surcroît, manigancé depuis les hautes sphères parisiennes en l’absence des parlementaires polynésiens ! Une manière
cavalière de mener le bras de fer qui a indigné, par exemple, Moetai Brotherson, député polynésien et vice-président du Tavini Huiraatira. Et d’interpeller l’État français : “Qu’est-ce que le peuple polynésien vous a fait pour que vous nous détestiez autant ?” Dans une longue interview accordée à Tahiti Pacifique, il fustige le gouvernement central et évoque “une frilosité maladive à vouloir indemniser de façon respectable les victimes de ces essais” (lire pages 18 à 21). Les associations locales de défense, 193 et Moruroa e Tatou, représentées par Père Auguste et Hiro Tefaarere, tirent également à boulet rouge sur l’État et rejettent désormais à l’unisson le projet de Centre de mémoire. Dans les réactions que nous avons recueillies (lire pages 22-23), la notion de “crime contre l’humanité” est omniprésente et l’on connaît tous le coupable, bien qu’il n’ait toujours pas présenté ses excuses au peuple polynésien...

Enfin, un ingénieur retraité de la Direction des essais du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Ghislain Houzel, qui a effectué de très nombreuses missions à Moruroa, de 1966 1997, et assisté à plus de 120 tirs, nous raconte l’horreur des essais nucléaires, sans langue de bois, au fil d’un entretien riche en anecdotes (lire pages 24 à 27). Vous l’aurez compris, c’est un numéro “collector” que nous vous proposons, avec une édition spéciale de
16 pages consacrées à ce douloureux sujet en Polynésie. La page du nucléaire, qui a profondément entaché les relations du fenua dans son histoire avec la Métropole, n’est toujours pas tournée. Le sera-t-elle un jour ? Aujourd’hui, nous avons un rêve : que cette question explosive soit gérée localement par “des hommes, de vrais hommes, avec des *** dans la culotte”, pour reprendre l’expression récente du président du Pays. Et puis, si d’aventure Emmanuel Macron se décidait à venir nous rendre visite un jour, nous aimerions lui dire : “Eh, Manu, tu redescends et tu dépollues ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt