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Taxe communale : chères ordures

Taxe communale : chères ordures
La commune de Arue n’y a pas été avec le dos de la cuillère lors de la présentation de la nouvelle facture sur l’enlèvement des ordures ménagères. Certes, cela faisait des années que cette taxe, prélevée trois fois l’an, n’avait pas bougé, mais les résidents ont pu constater une augmentation de près de 15 %, passant de 8 000 à 9 250 Fcfp. Espérons pour eux que leur commune, détentrice régulière de la “Tortue d’or”, en reste là pour de nombreuses années.

(L.O.)

Service de l’Urbanisme : les agents prennent la fuite

Service de l’Urbanisme : les agents prennent la fuite
Il y a du grabuge au Service de l’Urbanisme. Selon nos sources, il semblerait que les tensions se soient intensifiées depuis l’arrivée de la directrice adjointe, Myriam Namri, en 2016. En effet, sa prise de fonction et les modifications des méthodes mises en place pendant des années et en étroite collaboration avec l’ancien chef de section, parti à la retraite en 2017, lui ont valu de s’attirer les foudres des agents déjà fort éprouvés.
Surcharge de travail, pression notoire, manque de moyens humains et dérives professionnelles. Les causes du mal-être des employés sont rapidement définies par ces derniers. Si certains irréductibles restent dans le service malgré “i[l’ambiance tendue [qui] règne dans les bureaux]i” ; en revanche, d’autres n’hésitent pas à quitter le service. Ainsi, on observe des mouvements importants depuis l’Urbanisme vers d’autres services, et ce en l’espace de quelques mois : des démissions, des départs anticipés, des demandes de mutation... Un employé au 11, rue du commandant Destremau avoue à notre rédaction avoir dû endosser plusieurs rôles, faute d’embauche. Après plusieurs sollicitations auprès de sa direction, cette personne affirme “ne pas avoir été écoutée”. Elle confie : “Il y a eu des embauches hors poste, mais aucune campagne de recrutement stable. On s’est retrouvés avec deux juristes qu’on a formés, mais faute de reconduction de leurs contrats, ces deux personnes sont poussées vers la porte de sortie. On va donc devoir se raccommoder de nouvelles personnes à qui on va encore devoir tout expliquer, alors que les deux juristes en question étaient parfaitement aptes à exercer”. Elle accuserait même la directrice adjointe d’avoir "remis des permis de construire qui avaient été préalablement notifiés comme défavorables"…
À l’heure où nous mettions sous presse, et après de nombreuses tentatives pour la contacter, Mme Myriam Namri est restée injoignable.

(A.A.)

Emmanuel Macron ne viendra pas au fenua en 2019

Crédit photo : DR
Le président de la République française ne viendra pas au fenua cette année, comme cela était prévu. Pourtant, après une première annonce de sa visite en Polynésie dans le courant du premier semestre 2019, le gouvernement local nous assurait de sa présence à la fin du second semestre, sans pouvoir donner de date précise. C’est à l’occasion de la promulgation de la loi organique portant statut de la Polynésie française que le chef de l’État a finalement annoncé son arrivée en avril 2020 pour un “One planet Summit océanien” consacré aux problématiques des pays du Pacifique. Emmanuel Macron a par ailleurs affirmé que “la reconnaissance du fait nucléaire dans le statut de la Polynésie française nous oblige”. “Il faut donc faciliter les indemnisations des victimes, sanctuariser la Dotation globale d’autonomie et finaliser le plus rapidement possible le Centre de mémoire”, relate le service local de la communication de la Présidence.
M. Macron a également évoqué le projet de câble sous-marin Chili/Tahiti/Asie, comme un sujet géostratégique d’une grande importance. Le fait d’avoir retenu le mois d’avril n’est pas anodin : le Président a ainsi choisi d’attendre l’échéance des élections municipales, en mars 2020, pour rendre visite aux Polynésiens dans les meilleures conditions. Un peu plus de quatre ans après François Hollande, Emmanuel Macron sera le sixième Président de la République à venir en voyage officiel en Polynésie.

(D.S.)

Campagnes municipales : régler le passif, oublier le passé...

Crédit photo : SP
Damas Teuira a annoncé, le 20 juin dernier, lors d'une conférence de presse, se lancer dans la course à la réélection à la mairie de Mahina avec la constitution d'un nouveau groupe, I mua ia hotu - Avancer et bâtir -, regroupant déjà les deux tiers du conseil municipal actuel et la plupart de ses adjoints. Un projet politique nouveau que l'actuel maire a présenté comme la continuité de son action centrée sur la gouvernance de proximité et la bonne gestion des deniers publics, dans une commune qui, bien que disposant désormais d'un budget supérieur à 3 milliards de Fcfp pour la première fois en 2019, paye encore le prix des gestions passées et doit faire face à des investissements structurants encore importants en matière d'adduction d'eau, d'équipements sportifs et d'assainissement notamment.
Il s'agit donc de continuer à "régler le passif", tout en tournant la page du passé. Damas Teuira s'est en effet évertué à éviter de citer le nom de son prédécesseur et désormais adversaire Patrice Jamet, candidat depuis décembre 2018, tout en affichant disposer du soutien sans faille de Frédéric Fritch, frère d'Édouard et également ancien rival à la succession de Patrice Jamet en août 2015. S'appuyant longuement sur son bilan et les bonnes relations entretenues avec le Pays, c'est donc confiant qu'il a pu affirmer que "le soutien du Tapura se fera logiquement" dans la bataille à venir avec d'ores et déjà l'appui d'Antonio Perez.
Si le paysage politique s'éclaircit à la Pointe Vénus à l'approche des échéances électorales des municipales de 2020, il est encore assombri à la Pointe des Pêcheurs. Simplicio Lissant, qui a récupéré le fauteuil de maire de Punaauia suite au décès de Ronald Tumahai en août 2018, n'a pas encore annoncé être candidat à sa propre succession. Il doit en effet composer avec les velléités du vice-président, qui, lui, n'a pas fait le deuil de ses ambitions de devenir le premier magistrat de la ville, et l'éventuelle liste d'ouverture pouvant émerger des rencontres informelles et autres tractations entre Tavini et Tahoeraa Huiratiraa. À l'Ouest, rien de nouveau encore, la campagne est au point mort.
(S.P.)

Société : vols et vandalisme à tous les étages !

Crédit photo : DR
Méfiance pour tous ceux qui se garent au parking gratuit du front de mer, à Papeete, sur le site où se trouvait auparavant Tahiti Tourisme. En effet, plusieurs cas de véhicules vandalisés ont été rapportés. Des voitures ont été fouillées de fond en comble, des vitres ont été brisées et des pneus ont été crevés, sans que personne ne s'aperçoive de rien, et ce, en plein jour. Par ailleurs, la semaine dernière, pas moins de sept véhicules ont été aussi dégradés en même temps, cette fois à Pirae, pendant que le groupe O Tahiti E répétait dans la salle omnisports de la Direction générale de l'éducation et des enseignements (DGEE). Écœurée qu'une voiture se fasse casser chaque soir depuis trois mois alors que les artistes œuvrent pour la culture du fenua, la chef de troupe Marguerite Lai a porté plainte à la Direction de la sécurité publique (DSP). Toujours à Pirae, l'épicerie solidaire a été victime, elle, d'un troisième cambriolage en trois semaines ! Les voyous n'ont pas hésité à scier les barreaux installés pour sécuriser les fenêtres. Enfin, un skipper et
sa petite-fille ont eu la mauvaise surprise de voir leur bateau être pillé durant la nuit, après s'être échoué sur le récif de Mopelia… L'homme était pourtant connu et apprécié des habitants. Cette liste de vols et vandalisme n'est malheureusement pas exhaustive. Nous constatons ainsi amèrement que les mœurs évoluent au sein de la société polynésienne réputée pourtant pour son accueil et sa bienveillance envers les autres. Mais ça, c'était avant ?
(D.S.)

Fête de l'autonomie : 29 millions de Fcfp pour le 29 juin

Crédit photo : Tahiti Infos
Si la population avait été privée en 2018 du Hiva Vaevae par le gouvernement fraîchement élu, le traditionnel défilé aura bien lieu cette année sur l'avenue Pouvana'a a Oopa, samedi 29 juin, à partir de 14h30. L'arrêté n° 401 PR du 24 mai 2019, paru au Journal officiel, autorise la prise en charge par la Polynésie française des divers frais relatifs à l'organisation des festivités de la fête de l'Autonomie : organisation technique et logistique, publicité, animations, prestations, assurance, sécurité, nettoyage, tenues, collations et boissons, ainsi que les frais de transport des personnes y participant. Le budget prévisionnel s'élève à 29 millions de Fcfp, une somme supérieure à celle débloquée en 2018 (25 millions de Fcfp) et inférieure à 2014 sous Gaston Flosse (environ 40 millions de Fcfp). Pour cette 35e édition, des animations sont prévues dans les jardins de Paofai, ainsi que sur les places Vaiete et To'atā, puis un feu d'artifice (coût : 3,5 millions de Fcfp), à 20h15, viendra clore les festivités dans la rade de Papeete. Le poste le plus coûteux est celui des collations et rafraîchissements, avec 7,3 millions de Fcfp attribués pour les organisateurs, les 14 000 défilants et les secouristes.
(D.S.)

Restauration : ceci n'est pas du fromage local…

Crédit photo : DR
Juliet Lamy, alias La Fromagère de Tahiti, gagnante du 2d prix du "Concours de création et développement d'entreprises" de la Chambre de commerce, d'industrie, des services et des métiers en 2016, a posté un coup de gueule sur les réseaux sociaux, via sa page professionnelle. Alors que la jeune femme traverse de nombreuses difficultés pour faire du fromage 100 % made in fenua, malgré le soutien de son activité par le Pays grâce notamment à son intégration dans les ateliers relais de Taravao, elle dénonce "certains restaurants de Tahiti (qui) commandent qu'une ou deux fois du fromage et ensuite laissent le nom de mes fromages sur leur carte. Alors qu'ils ne me commandent plus rien…" De grands noms de la place n'hésitent pas en effet à troquer le bon fromage local contre du brie industriel. Et d'ajouter : "Je tiens à signaler cette mauvaise pub pour mes produits !"
(D.S.)

CVD : des demandeurs d'emploi "admis" par erreur !

Crédit photo : DR
Yo-yo émotionnel pour une vingtaine de personnes résidant au fenua. Alors qu'un courrier annonçait leur admission au stage "Corps des volontaires au développement de la Polynésie française" (CVD), certains demandeurs d'emploi ont eu la très mauvaise surprise d'apprendre, parfois en se présentant devant leur futur employeur, qu'en réalité ils n'avaient pas obtenu leur sésame. "Une erreur de publipostage" du Service de l'emploi de la formation et de l'insertion professionnelles est à l'origine de cette bévue, qui, de surcroît, a entraîné l'annulation prématurée de patentes, selon nos informations. Pour rappel, le dispositif CVD a pour objectif principal de favoriser l'adaptation à l'emploi et l'insertion professionnelle des futurs jeunes cadres polynésiens âgés de moins de 30 ans, sans emploi et détenteurs d'un diplôme de deux ou trois années d'études après le baccalauréat, dans des secteurs d'activités publics ou privés. Un faux espoir fort regrettable pour ces personnes en quête de travail…

(D.S.)

Exposition : immersion dans les richesses polynésiennes

Exposition : immersion dans les richesses polynésiennes
L'Aquarium de Paris met le fenua à l'honneur en lui consacrant une exposition jusqu'au 30 juin. Cet événement permet de valoriser les spécificités de la culture polynésienne, synthétisées en neuf grands panneaux. Par ailleurs, une autre exposition sera consacrée à l'expédition Under The Pole III, nommée "À la recherche des coraux de la Twilight Zone" (zone profonde située entre -30 mètres et -150 mètres). Les chercheurs et les équipes de cette fondation se joignent au Centre de recherches insulaires et observatoire de l'environnement (CRIOBE) pour étudier les coraux profonds et créer, à terme, un remède pour ceux situés en zone moins profonde. C'est ainsi l'occasion de sensibiliser les visiteurs de ces expositions sur l'urgence de préserver les fonds marins polynésiens. Parallèlement, des animations pédagogiques et participatives sur la richesse de notre patrimoine marin, des ateliers créatifs et ludiques, ainsi que des animations sur notre fenua seront organisés.

(A.A.)

Très très chère Autorité polynésienne de la concurrence  ?

Très très chère Autorité polynésienne de la concurrence  ?
L'Autorité polynésienne de la concurrence (APC) a communiqué son dernier rapport annuel le 3 juin dernier. Un document qui fait état d'une activité pour l'année 2018 globalement en baisse et d'une rémunération moyenne au sein de l'organisme supérieure à 1 million de Fcfp brut par mois.


Créée par la loi du pays du 23 février 2015, l'APC a pour mission de participer à la lutte contre la vie chère en sanctionnant notamment les pratiques anticoncurrentielles entre entreprises polynésiennes, pratiques qui sont sources de prix élevés défavorables au consommateur. Le dernier rapport ainsi publié indique qu'aucune décision contentieuse n'a été rendue en 2018 pour la troisième année consécutive. Plus de 85 % de l'activité concerne en effet la production d'avis purement consultatifs et d'autorisation d'ouverture ou d'agrandissement de supermarchés. Les recommandations formulées dans le cadre des avis à destination des pouvoirs publics sont suivis dans seulement un quart des cas (26,7 %) faisant ainsi de l'APC un organisme principalement consultatif, mais peu écouté.
Une situation qui pourrait s'expliquer par les modifications du Code de la concurrence intervenues en fin d'année 2018 et réduisant quelque peu les prérogatives de l'organisme. Cette productivité de l'APC sur l'année concernée est allée de pair avec le maintien d'une politique salariale au sein même de l'institution, perpétuant ainsi les constats réalisés par la rédaction de Tahiti Pacifique dès décembre 2016. En effet, dans l'article "Très chère Autorité polynésienne de la concurrence" (lire TPM n° 346 du 13 janvier 2017), il avait été déjà relevé que, compte tenu du budget voté pour l'exercice 2017, la rémunération moyenne se situait aux alentours de 850 000 Fcfp par mois en net. Or, du fait d'une modification du Code de la concurrence intervenue l'année dernière, il est désormais fait obligation à l'APC, dans un souci de transparence et de bonne gestion des deniers publics, de rendre publics les salaires et avantages de son président et des agents au travers du rapport annuel.

Une rémunération deux fois plus élevée que celle du président du Pays

L'annexe du document transmis à l'assemblée de la Polynésie française et au président montre que l'APC ne s'est que partiellement soumise à cette obligation. Le rapport et son annexe révèlent cependant que M. Jacques Mérot, président de l'APC, s'est ainsi octroyé une rémunération moyenne mensuelle de 2,3 millions de Fcfp brut (1,9 million de Fcfp net), soit, à titre indicatif, l'équivalent du double de l'indemnité prévue pour le président de la Polynésie française, niveau pouvant expliquer certaines des crispations entre l'Autorité administrative indépendante (AAI) et le gouvernement.
La rémunération moyenne d'un agent de l'APC s'établit quant à elle à 1,1 million de Fcfp brut, soit à un niveau sensiblement plus élevé que celui constaté par TPM dans son article début janvier 2017. Ce niveau de rémunérations pourrait expliquer le déficit de fonctionnement de près de 10 millions de Fcfp pour 2018 constaté d'après les comptes de l'organisme également publiés au Journal officiel le 17 mai dernier.
Rappelons que dernièrement, dans le cadre de l'avis n° 2019-A-01 du 2 avril 2019 relatif aux effets de la réglementation sur le fonctionnement concurrentiel des marchés de produits de première nécessité, l'APC a conclu à la nécessité de supprimer le dispositif des PPN, dispositif favorable aux plus démunis. Cette recommandation avait conduit le gouvernement à indiquer dans un communiqué le 3 avril dernier que ces conclusions émanaient d'"une élite déconnectée des réalités sociales", mettant ainsi en avant l'inadéquation entre les travaux de l'APC et la situation économique et sociale réelle de la population polynésienne, ainsi que ses contraintes géographiques. Une position que les derniers éléments publiés ne sont probablement pas de nature à infléchir.

(C.P.)

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Pendant ce temps-là, les SDF meurent dans nos rues…

Pendant ce temps-là, les SDF meurent dans nos rues…
Il aura donc fallu que deux bébés meurent à Ua Pou en l’espace de trois ans pour que le Pays promette enfin de réagir. Après que le Fenua Enata a crié sa colère suite au décès du nourrisson de trois mois et que le corps du petit Hoane Kohumoetini a été rapatrié pour reposer en paix sur sa terre natale, le président de la Polynésie a multiplié les annonces, le 17 octobre dernier. Afin d’assurer correctement les évacuations sanitaires, un hélicoptère devrait être de nouveau affecté aux Marquises “avant juin 2020” et l’hôpital de Taiohae, à Nuku Hiva, devrait disposer prochainement d’un appareil d'échographie, ainsi que d'un scanner pour permettre des diagnostics plus pointus. Édouard Fritch a déclaré en outre qu’un navire de secours en mer verrait le jour grâce à l’inscription au budget de l’État d’une enveloppe de 36 millions de Fcfp par la ministre des Outre-mer, Annick Girardin. C’est Noël avant l’heure, et on sent comme un parfum de municipales se dégager derrière chaque parole gouvernementale… D’ailleurs, le président et le haut-commissaire, en déplacement aux Marquises le week-end dernier, ont été accueillis par un collectif de 300 personnes qui ont manifesté en silence leur indignation, en attendant non pas des promesses mais des actions concrètes.

Alors, cher papa Fritch, permettez-nous de vous adresser également cette lettre un peu en avance. Yvonne, 60 ans, s’est éteinte à l’hôpital de Taaone, puis le corps d’un quadragénaire sans vie a été découvert derrière la mairie de Papara. Ces deux décès de sans domicile fixe (SDF) survenus à quelques jours d’intervalle portent à au moins 9 le nombre de personnes en grande précarité et à la rue disparues depuis le début de l’année. C’est trop, beaucoup trop à l’échelle de notre territoire avec ses 280 000 habitants ! En Métropole, ce sont 303 morts qui ont été répertoriés sur une population de 67 millions d’âmes, ce qui est déjà inacceptable. Comme nous l’écrivions dans un précédent éditorial (lire TPM n° 406 du 3 mai 2019), après la vague de solidarité qui a déferlé suite à l’incendie de Notre-Dame de Paris : faut-il que la planète s’enflamme pour que nous lui venions en aide, ainsi qu’aux dizaines de milliers d’enfants, de SDF et de vieillards qui meurent chaque jour dans la plus grande indifférence ?

D’autant que ces regrettables disparitions coïncident avec le contexte tendu qui s’est instauré entre le gouvernement local et Père Christophe, depuis le discours officiel de M. Fritch devant les élus du Pays pour lequel il n’avait même pas pris la peine de se concerter avec les principaux concernés ! Le prêtre résident et vicaire coopérateur de la cathédrale de Papeete avait alors dénoncé “un coup médiatique, un coup politique !” (lire TPM n° 417 du 4 octobre). Dans un nouveau brûlot publié sur la page du centre d’accueil Te Vai-ete, le bienfaiteur des SDF à Tahiti n’y va pas avec le dos de la cuillère : “À quel jeu le Pays joue-t-il ? Davantage préoccupé par les conflits d’intérêts personnels, les querelles de pouvoir entre cabinets ministériels et la lâcheté de ceux qui peuvent y remédier… ego surdimensionné… le bien commun disparaît au profit des intérêts personnels ! Pendant ce temps-là, on meurt dans nos rues… Combien de morts faudra-t-il pour que les petits potentats qui gravitent dans les sphères du pouvoir soient mis à bas pour qu’être frères ne soit plus le privilège de quelques-uns ?” Rappelons encore une fois que Père Christophe est à la recherche d’un terrain pour offrir des conditions louables aux quelque 300 SDF qui errent dans le Grand Papeete, à savoir un repas, une douche et la possibilité de laver leur linge. Il a besoin de 150 millions de Fcfp avant le 23 décembre 2019, sinon il jettera l’éponge après vingt-cinq années de générosité inconditionnelle. Je rêve qu’en ces fêtes de la Toussaint et du Tūramara’a, nous puissions rendre à nos défunts, mais aussi à nos SDF, toute leur dignité !

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt