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CULTURE - Boutique polynésienne api en Bretagne

CULTURE - Boutique polynésienne api en Bretagne
D’origine polynésienne, Hoato Guttadauro vient d'ouvrir une boutique de 70 m2 à Lorient, au 72 rue du Maréchal-Foch, en lieu et place du magasin de tatouage (tenu par son frère), qui se trouve désormais juste en face. Consacrée aux îles du Pacifique, "Hoata Tiki Boutik" vend notamment des pareu et des vêtements estampillés Tahiti, Marquises ou Bora Bora, ainsi que des bijoux fantaisie et des créations.
DS

MUSIQUE - Une vingtaine d'artistes polynésiens vont faire la "Bringue à l’Olympia"

MUSIQUE - Une vingtaine d'artistes polynésiens vont faire la "Bringue à l’Olympia"
ace au succès de l'événement "Gabilou chante Tahiti à l’Olympia", organisé en avril dernier par Moeata - Tamarii Poerava, l'association culturelle a reçu une subvention de 3 millions de Fcfp afin de renouveler le projet et promouvoir davantage la Polynésie en présentant au public parisien certains des plus grands artistes du fenua. Intitulé "Bringue à l’Olympia", ce concert unique se déroulera le 19 janvier 2019. Autour de Gabilou, on retrouvera notamment Tapuarii, Sabrina et Grace Laughlin, Teiva LC, Patrick Noble, Raumata Tetuanui, Gaby Katea, Edou, ou encore Vaiteani.
DS

PHILATÉLIE - Un timbre à l'effigie d'Alain Colas, disparu il y a 40 ans

Crédit photo : DR
Il y a quarante ans, jour pour jour, le 16 novembre 1978, Alain Colas, 35 ans, disparaissait alors qu'il était en tête de la première Route du Rhum, à bord de son fameux trimaran Manureva ("l’oiseau de voyage" en tahitien). L'homme avait rencontré Teura à Papeete, qui est devenue la mère de ses trois enfants, Vaimiti, et les jumeaux Tereva et Torea. Ce navigateur d'exception, dans le sillage d'Éric Tabarly et d’Olivier de Kersauson, a été notamment le premier marin à réaliser un tour du monde en solitaire en multicoques. Pour rendre hommage à ce héros audacieux, surnommé "Aito" au fenua, un nouveau timbre a été édité à son effigie. La Poste lui avait déjà fait cet honneur en 1994.
DS

TRIBUNAL - Bataille perdue pour Dominique Auroy

TRIBUNAL - Bataille perdue pour Dominique Auroy
Mauvaise nouvelle pour le président du Syndicat de l’imprimerie, de la presse et de la communication (SIPCOM), Dominique Auroy, qui vient de perdre une bataille juridique en appel. Il y a deux ans environ, ce dernier avait, de son propre chef et faisant fi des autres signataires, dénoncé la convention collective. Les syndicats, ainsi que la CGPME, avaient refusé cette dénonciation, ce qui avait conduit Dominique Auroy à les attaquer au tribunal civil, où il avait obtenu gain de cause. Les syndicats ont ensuite fait appel, et ils ont gagné. Les salariés de l’imprimerie, de la presse et de la communication n’auront, pour le moment, pas à craindre de licenciements sans indemnités, ce qui était le but clairement recherché par l’homme d’affaires, en grande difficulté dans son entreprise de presse. C’est aussi une bonne nouvelle pour tous les salariés, qui ne craindront plus de voir leur convention collective dénoncée par le fait d’un seul acteur.
LO

AUDIOVISUEL - "700 requins dans la nuit" : le film de Laurent Ballesta récompensé

Crédit photo : DR
Le Festival international du film scientifique Pariscience a remis le Prix étudiant et le Prix du public à 700 requins dans la nuit, un documentaire exceptionnel dans lequel on découvre Laurent Ballesta mener une expédition scientifique inédite au cœur d'une horde de
700 requins, rassemblés pour une grande chasse annuelle sur l'atoll de Fakarava. "Jusqu'à preuve du contraire, une telle concentration de requins est unique au monde", affirme le biologiste marin. Ils affluent en même temps que 18 000 mérous, poissons solitaires d'ordinaire et qui se regroupent pour la ponte annuelle à la pleine lune de juin. Diffusé en juin dernier sur Arte, ce film avait suscité par ailleurs une vive polémique sur les réseaux sociaux, un internaute reprochant notamment aux équipes d’avoir creusé une tranchée dans le corail pour les besoins du tournage et bouleversé un cadre préservé classé réserve de biosphère par l'Unesco. "Cette installation rentre dans le cadre d’un suivi à long terme des requins et de l’ensemble de la biodiversité de la passe", s'était alors défendue l'une des maisons de production. À l’origine notamment des documentaires Le 7e ciel des requins gris (Prix du public au Fifo 2006) et Le Mystère mérou de Fakarava (film hors compétition au Fifo 2016), Laurent Ballesta avait été également l'invité de marque du Festival Hoho’a Nui 2017.
DS

Médias - TNTV écorchée par le directeur de Polynésie la 1ère

Médias - TNTV écorchée par le directeur de Polynésie la 1ère
Gérald Prufer, directeur de Polynésie la 1ère, ne s’est pas montré tendre auprès du JT de la chaîne concurrente TNTV, lors de son intervention la semaine dernière pour commenter les résultats du sondage Médiamétrie. Ils placent, pour la première fois, la chaîne locale en tête, avec 50,6 % d'audience cumulée. Gérald Prufer a tenu à remercier son personnel pour la qualité des informations libres et indépendantes ; une manière de dire que ce n’est pas le cas chez le concurrent ? LO

ÉDITION : Dominique Jézégou, finaliste du prix du livre romantique

Crédit photo : DR
Ancienne journaliste de presse écrite pendant dix ans en Polynésie, Dominique Jézégou est la première des finalistes sélectionnés pour le Prix du Livre Romantique, avec son manuscrit Le Secret derrière le mur. Celle qui aime la littérature évoquant "des thèmes humains, des destins uniques et universels" confie ressentir "une très grande joie, de la fierté, une certaine émotion aussi". Parmi les cinq lauréats, un seul sera publié en format papier chez les éditions Charleston en avril 2019. Dominique Jézégou a déjà un ouvrage à son actif : Vin de Tahiti, jusqu’au bout du rêve, publié aux éditions Féret, dans lequel elle raconte le pari fou de faire pousser de la vigne sur l'atoll de Rangiroa. Après un passage par l'Afrique, elle s'est installée en 2013, sur le littoral Atlantique, en Charente-Maritime, où elle est désormais consultante en communication éditoriale. Le gagnant sera annoncé le 12 novembre prochain.
DS

MUSIQUE : Mareva Galanter dans la peau d'une "parisienne"

MUSIQUE : Mareva Galanter dans la peau d'une "parisienne"
Nous vous l'avions annoncé en fin d'année dernière, elles l'ont fait. Mareva Galanter, Miss Tahiti 1998 puis Miss France 1999, ainsi que Arielle Dombasle, Inna Modja et Helena Noguerra ont reformé le quatuor chic et choc Les Parisiennes, dont la musique yéyé a marqué les esprits dans les années 1960. Après avoir sorti leur album, elles ont dévoilé, en mai dernier, leur spectacle mis en scène par Stéphane Jarny, aux Folies Bergère, à Paris. La presse évoque un "show virevoltant et élégant", "sans temps mort", dans lequel ces drôles de dames "se changent une bonne douzaine de fois" et chantent "à l'unisson". Les quatre acolytes sont en tournée cet automne à travers toute la France, avant de revenir à la capitale, à L'Olympia, les 18 et 19 décembre prochains.
DS

ENVIRONNEMENT : des fusées de détresse stressantes…

ENVIRONNEMENT : des fusées de détresse stressantes…
Quotidiennement, les équipes de Fenua Ma retrouvent des fusées de détresse maritimes mélangées aux déchets des bacs gris et des bacs verts. Ce sont ainsi 40 fusées qui ont été récupérées en seulement quatre jours, le mois dernier, au Centre de recyclage et de transfert de Motu Uta. Le syndicat spécialiste du tri en Polynésie avertit la population du danger et annonce la mise en place de bornes de collecte : "Ces produits sont instables et peuvent s’embraser à tout moment. Merci de les garder chez vous, à l’abri, au sec et éloignées des enfants. Nous sommes en train de développer des solutions de proximité pour que vous puissiez vous en débarrasser proprement et en toute sécurité, d’ici la fin de cette année."
DS

POLITIQUE : Oscar Temaru, "nouvelle victime de la raison d'État"

Crédit photo : Tahiti Infos
Alors que Pouvana'a a Oopa, figure emblématique du mouvement anticolonialiste, vient de remporter son ultime combat en étant réhabilité plus de 41 ans après sa mort, le leader indépendantiste actuel vient d'écoper, lui, d'un bel uppercut. Oscar Temaru est finalement contraint d'abandonner son siège à l'assemblée de la Polynésie française après avoir été déclaré inéligible pendant un an par le Conseil d’État, la semaine dernière, à la suite du rejet de ses comptes de campagne. En effet, la commission avait invalidé le 27 août les comptes du Tavini pour une recette de 3 745 800 Fcfp "insuffisamment justifiée". Si le rapporteur public avait conclu qu'il n'y avait "pas lieu de prononcer l'inéligibilité", les juges du Conseil d’État en ont donc décidé autrement. Le souverainiste perd ainsi son mandat de représentant à l’assemblée (il est remplacé par Cécile Mercier), mais conserve celui de maire de Faa’a ; il pourra en outre se présenter aux élections municipales de 2020. Une décision qu'il estime être un "déni de justice", avant de considérer que "La France devient une République bananière". D'ailleurs, le parti indépendantiste organise ce samedi un tour de l'île en hommage au Metua mais également en soutien à son chef de file, "nouvelle victime de la raison d'État pour avoir déposé le 2 octobre 2018 une plainte pour crime contre l’humanité à la Cour pénale internationale de La Haye." Ses militants considèrent que "M. Temaru a subi un assassinat politique qui le bannit de l'assemblée de la Polynésie pendant cinq ans". Pour sa part, le député indépendantiste Moetai Brotherson a dit éprouver un "sentiment de justice coloniale".
DS

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"Tahiti paradis"

Des premiers explorateurs à aujourd’hui, le mythe du "Tahiti paradis" n’a pas beaucoup vieilli, il a plutôt changé de sens. De la beauté des îles, des lagons, des populations qui ont fait la réputation mondiale de la destination depuis plus de deux siècles – et qui en sont encore le principal moteur économique interne –, on est passé à un Eldorado d’une toute autre nature : celui des margoulins de tout poil et de tout horizon. Petit "pays", qui fait figure de riche dans un bassin géographique qui n’a pas encore livré toutes ses richesses, la Polynésie française a souvent été la cible d’hommes et de projets plus que douteux. À croire qu’elle n’a déjà pas assez affaire avec ceux qui y vivent…

Les vendeurs de couvertures chauffantes ont fait place à d’autres vendeurs, bien plus avisés et plus ambitieux. Je me souviens de ce projet d’une course internationale de voiliers – qui n’attirerait que des grands noms (!) – qui a fait flop, à la fin des années 1980. Mais ceci n’est rien en comparaison de ceux qui sont à deux doigts de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. À l’instar des promoteurs des "Îles flottantes", qui ont bien failli réussir leur coup (coût ?). Le gouvernement avait mordu à l’hameçon, avant de le recracher sous la pression populaire. À notre connaissance, et depuis ce désistement, les "Îles flottantes" n’ont toujours pas trouvé un lieu d’amarrage… Surprenant, pour un projet si novateur, non… ? Il faut croire qu’ailleurs dans le monde, on est un peu plus regardant.

Entre ce projet de milliardaires américains, et celui du financement du "Village tahitien" (version Flosse) par un milliardaire arabe, repoussé par le vote de la population, il faut déduire que c’est elle qui détient le bon sens. C’est peut-être pour cette raison qu’elle se montre sceptique quant aux projets plus ou moins avancés que sont le projet aquacole de Hao, dont les rendez-vous avec les investisseurs chinois ne cessent d’être repoussés, ou celui du "Village tahitien" version Fritch, dont la date des 200 jours pour la signature du protocole vient d’être dépassée. Les investisseurs néo-zélandais et samoans ne seraient-ils plus les hommes de la situation ? On n’ose croire que le maintien de Samoa sur la liste noire de l’Union européenne des paradis fiscaux y soit pour quelque chose... Il semble que les garanties financières ne soient pas au rendez-vous. On aurait certainement dû et pu se montrer plus regardant sur cet aspect lors de la candidature.

Mais à Tahiti, au paradis, on a tendance à faire un peu trop confiance et, parfois même, à n’importe qui. Vous ne me croyez pas ? Je vous invite à lire le sujet édifiant (voir page 6) sur une société condamnée en 2017 et pour laquelle le Pays offre son soutien !

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier

Luc Ollivier