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Bilan du 11e Salon International du Livre Océanien

Bilan du 11e Salon International du Livre Océanien
Cet événement haut en couleur a placé le livre et tous les acteurs du secteur au cœur de la 11e édition du salon du livre à Nouméa. Plus de 3 000 visiteurs y ont découvert près de 60 nouveaux ouvrages calédoniens et océaniens, ainsi qu’une vaste sélection de romans, BD, carnets de voyage et albums jeunesse présentés pendant ces trois jours de manifestation littéraire dans l’enceinte hautement symbolique du Centre culturel Tjibaou.
Entre performances artistiques sur fond littéraire, mise en musique de textes, présentation d’ouvrages, conférences et débats, ainsi qu’une multitude d’ateliers d’écriture, d’illustration et de travaux manuels, les visiteurs ont eu maintes occasions d’aller au contact des écrivains, des illustrateurs, des traducteurs et des éditeurs réunis. Une occasion pour renforcer les liens entre les littératures régionales, notamment grâce à la représentation de l’Association des éditeurs de Tahiti et des îles et d’une délégation polynésienne composée d’écrivains (dont Chantal Spitz) et d’éditeurs (dont Christian Robert des éditions Au Vent des îles).
À l’issue de cette manifestation, le Prix Popaï 2018, qui met en lumière un ouvrage "remarquable" au sein de la production calédonienne, a été attribué à Catherine C. Laurent pour Calédoniens – Lignes de vies d’un peuple (éd. Henry Dougier) et à Jenny Briffa, primée pour sa comédie théâtrale Fin mal barrés (éd. Madrépores). Le Prix Michel Lagneau, qui récompense un jeune écrivain et lui offre un accompagnement jusqu’à la publication de son ouvrage, a été remis à Sylvain Derne.

(Bambü)

Économie : la Dépêche sauvée par le gouvernement ?

Économie : la Dépêche sauvée par le gouvernement ?
C’est une rumeur qui court depuis un certain temps déjà, La Dépêche de Tahiti, que l’on sait en grande difficulté financière, pourrait recevoir une aide financière du gouvernement, on parle de 250 millions de Fcfp. Le quotidien de la Fautaua deviendra-t-il le second média gouvernemental après la SEML TNTV, dont il est actionnaire à 85 % ? Un telle aide serait en tout cas un message envoyé à toute entreprise privée du territoire qui serait en difficulté…
(LO)

Économie : le terrain de l’Hawaiki Nui intéresse Frederick Grey

Crédit photo : Tahiti Infos - Facebook Hawaiki Nui
Ce n’est désormais plus un secret, l’homme d’affaires samoan Frederick Grey est très intéressé par l’acquisition du terrain à Raiatea sur lequel est implanté le regretté hôtel Hawaiki Nui, qui tombe en ruine depuis sa fermeture il y a trois ans. M. Grey s’est porté acquéreur pour un peu plus de 150 millions de Fcfp des dettes de la société South Pacific Investment Real Estate (SPIRE) de M. Franck Faletta, propriétaire du terrain. La transaction devrait porter sur un échange dette-terrain qui paraît plutôt favorable à la société SPIRE, puisque le terrain est estimé à une centaine de millions de Fcfp. Nul doute qu’un projet immobilier ne tardera pas à sortir de terre.
Le petit empire de Frederick Grey s’agrandit encore un peu plus et prend dorénavant une place très importante dans le tourisme local où il gère désormais six hôtels en Polynésie française, sans compter trois autres aux Samoa, deux casinos, une usine de gaz, une d’eau, de jus et d’autres produits alimentaires, le catering d’Air New Zealand, Samoa Airways et Virgin Samoa Airways. Pour l’heure, Frederick Grey n’a pas été en mesure d’annoncer une date d’ouverture de ce haut lieu touristique de l’Île Sacrée (il fut le premier hôtel au monde à proposer des bungalows sur pilotis) qui connaît une montée en puissance de la fréquentation touristique, depuis la reconnaissance du marae de Taputapuatea par l’Unesco en juillet 2017.
(LO)

On concasse du phosphate à Tipaerui

On concasse du phosphate à Tipaerui
Étienne Faaeva, anciennement chargé de communication de la SAS Avenir Makatea, est devenu le P-dg en lieu et place de l’Australien Collin Randall, qui devient directeur délégué. Ce changement nous est expliqué s'effectuer pour des raisons pratiques, concernant la représentation, la communication locale et internationale et la relation publique en générale. Depuis le 9 août dernier, une vidéo au titre explicite tourne sur YouTube : phosphatefrommakateabeingcrushed. On y voit des ouvriers réceptionnant le fruit du concassage de phosphate. Cette vidéo, filmée à Tipaerui, montre le concassage des échantillons de phosphate prélevé en mai dernier. "C’est après plusieurs demandes infructueuses auprès de plusieurs sociétés et organismes du Territoire pour concasser nos échantillons de dolomie, calcaire et couche de phosphate (petite quantité), qu’un ami m’a proposé de le faire à Tipaerui. Tout le reste du projet et des discussions pratiques sont suspendus au code des mines et résultats de l’enquête publique", nous a précisé Étienne Faaeva.
(LO)

La littérature océanienne à l’honneur à Nouméa

La littérature océanienne à l’honneur à Nouméa
Rendez-vous annuel des mordus de lecture sur le Caillou, le SILO se prépare à accueillir une vaste délégation d’écrivains océaniens, dont une partie est originaire de Polynésie, dans l’enceinte hautement symbolique du Centre culturel Tjibaou les vendredi 7, samedi 8 et dimanche 9 septembre prochains.
L’occasion de rencontrer, d’échanger et de débattre avec Chantal T. Spitz, pionnière de la littérature polynésienne avec L’île des rêves écrasés (1991, éd. Au Vent des îles). Habituée de cette manifestation littéraire, elle fut notamment lauréate du Prix Popaï – Littérature du Pacifique en 2016, qui récompense l’ensemble de son œuvre. Cette année, en préfiguration, elle interviendra également auprès de publics scolaires et universitaires pendant la Semaine littéraire du Pacifique.
L’auteur maori Witi Ihimaera y présentera également sa riche bibliographie, dont la traduction en français a été réalisée par Mireille Vignol (également invitée et animatrice des fameuses "Joutes de traduction", proposées au public tahitien lors du dernier salon "Lire en Polynésie") et publiée par Au Vent des îles (La femme de Parihaka, Bulibasha, Kahu).
Un éditeur audacieux, qui n’hésite pas à ouvrir ses collections à des écrivains de l’ailleurs : c’est le cas de Pierre Furlan, qui présentera son dernier roman Le Livre des îles noires, où il revient sur les traces de l’énigmatique écrivain R. J. Fletcher, échoué à Nouméa puis au Vanuatu sur l’île d’Épi il y a près d’un siècle de cela. Une édition riche en animations et qui atteste des liens forts existant entre nos littératures régionales !

Pratique
Dates : 7, 8 & 9 septembre
Lieu : Centre culturel Tjibaou
Animations : rencontres, conférences, siestes littéraires "Rêveries sur la natte", Joutes de traduction en kanak et en anglais, Regard sur la diversité océanienne, Haut-Parleur Pacifique, spectacles, projections et performances artistiques, ateliers d’écriture et d’illustration, chasse aux trésors.

TATOUAGE : Estelle Anania représentera la France et la Polynésie à Miss World Inked 2018

TATOUAGE : Estelle Anania représentera la France et la Polynésie à Miss World Inked 2018
Estelle Anania, élue "plus belle femme tatouée de France" lors du concours Ink Girl France 2017, a été sélectionnée pour participer à Miss World Inked 2018. L'événement aura lieu le 15 septembre, à Dallas, dans la région du Texas, aux États-Unis. Notre ambassadrice porte les tatouages de Teiki Huukena, Philippe Aukara, Vetea Rata, Steeve Faara et de ses cousins Aroma et Manoa Salmon.
Cette année, la Polynésienne a également fait partie du jury Ink Girl France, aux côtés de Makalio Folituu et Philippe Aukara, de Tagaloa Tattoo. La candidate locale en lice se nommait Herenui Li, mais c'est Audrey Debeaulieu, originaire de la Somme, qui a été retenue.
(DS)

"Adopte un tane", un site polynésien de rencontres en ligne

"Adopte un tane", un site polynésien de rencontres en ligne
Alors que la plupart des personnes désireuses de faire des rencontres en ligne utilisent Badoo, un site spécial Polynésie vient de voir le jour : "Adopte un tane (pour une nuit ou une vie)", qui est affilié à Dating Factory, l'un des plus grands réseaux au monde. La page d'accueil annonce : "Enfin un site où ce sont les vahine qui décident. Prenez le pouvoir et rejoignez notre communauté et rencontrez des tatoués, des surfeurs, des danseurs, des buveurs de Hinano à Tahiti ou dans les îles de Polynésie... Inscription gratuite, en moins d'une minute, faites des rencontres originales à Tahiti."
(DS)

CONCERT : Vaiteani à L'Olympia

CONCERT : Vaiteani à L'Olympia
Réunis autour de Jacob Desvarieux (leader du groupe Kassav'), les talents des Outre-mer seront sur la scène de L’Olympia, le 21 septembre prochain, pour un concert exceptionnel. Pour porter les couleurs polynésiennes, c'est le duo Vaiteani qui aura l'honneur de jouer dans la salle mythique. Les autres artistes invités sont Admiral T (special guest, Guadeloupe), Gulaan (Nouvelle-Calédonie), Tyssia (Wallis-et-Futuna), Adèle Lebon (Saint-Pierre-et-Miquelon), Mikl (La Réunion), Nixo (Mayotte), Lycinaïs Jean (Martinique), Saïfa (Guyane) et Antonny Drew (Guadeloupe). Radio Polynésie la 1ère diffusera l'événement en intégralité samedi 22 septembre, à partir de 8h30.
(DS)

Communication : câble Asie-Chili, Tahiti aussi

Communication : câble Asie-Chili, Tahiti aussi
Le président Édouard Fritch a bien eu il y a 15 jours une conférence téléphonique avec l’ambassadeur de France au Chili, soucieux de voir transiter le câble Asie-Chili par la Polynésie française. Un courrier a d’ailleurs été transmis par la présidence au président chilien pour confirmer l’intérêt de Tahiti dans ce projet. Des études sont à actualiser et une rencontre est prévue en novembre au Chili. Les retombées pour la Polynésie française seraient fort intéressantes (voir Tahiti Pacifique n° 388).
(LO)

DIPLOMATIE : le consulat de Chine délocalise son siège et son antenne satellite

DIPLOMATIE : le consulat de Chine délocalise son siège et son antenne satellite
Depuis le 6 août, le siège du consulat de la République populaire de Chine à Tahiti s'est légèrement délocalisé. Pour obtenir leurs papiers, les ressortissants chinois doivent toujours se rendre à Punaauia, dans la résidence Taina, mais les locaux se trouvent désormais au rez-de-chaussée de l'immeuble Bellevue (appartement B1), sis à quelques battements d'ailes seulement de l'ancienne propriété. Le site officiel précise que ce bureau de visas est provisoire. La fille de la bailleresse de la première maison, qui attend le départ définitif des diplomates le 31 août 2018, a accueilli cette nouvelle avec une grande once d'espoir : "Il semble y avoir une évolution. Visiblement, le consulat de Chine a effectué quelques travaux de peinture et, surtout, l’antenne satellite d’espionnage (une énorme parabole sur le toit terrasse qui leur servirait pour "la communication", ndlr) a été retirée à l'aide d'une grue. Il semblerait qu'elle ait été déplacée chez le consul, juste en face. J'ai pu observer également des bagages posés à l'entrée de notre demeure." Et d'ajouter : "Reste maintenant à fixer le rendez-vous d'expertise pour l’évaluation des dégâts de l’occupation."
(DS)

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Des vœux mais pas de mea-culpa…

La fin de l’année 2018 a été marquée par la traditionnelle – et soporifique – cérémonie des vœux du président de la République française. Sans surprise, Emmanuel Macron reste davantage le chef de l’État du “qu’ils viennent me chercher” que celui du mea-culpa. Dans un discours long d’une quinzaine de minutes, presque auto-thérapeutique, Macron, debout et droit comme un “i” face à la caméra, ne se remet pas une seule fois en question. Si le jeune loup admet que “l’année 2018 ne nous a pas épargnés en émotions intenses de toute nature”, il considère que la colère des Français exprimée avec le mouvement des Gilets jaunes “venait de loin” et a éclaté en raison notamment d’un “système administratif devenu trop complexe et manquant de bienveillance”. Il évoque des “changements profonds qui interrogent notre société sur son identité et son sens”, sans porter à aucun moment la responsabilité des événements. Il n’hésite pas cependant à affirmer que “l’ordre républicain sera assuré sans complaisance”. Une attitude plutôt hautaine pour le leader de la cinquième puissance économique mondiale qui n’a pas su toucher le cœur du peuple. Alors que sa venue au fenua était programmée en février puis en mars prochain, avec pour objet principal un sommet France-Océanie, aucune date n’est arrêtée pour l’heure.
Aussi, sur le plan local, les vœux d’Édouard Fritch n’ont pas réussi à convaincre non plus. Succinct, son laïus a été axé sur la prévention sociale : “Nous sommes trop souvent les témoins de drames familiaux, de morts sur la route, en raison de la consommation d’alcool ou de drogue. Ce sont de véritables fléaux. Le surpoids, le diabète et ses graves conséquences sanitaires sont un autre fléau. Nous renforcerons nos campagnes de prévention.” Il était temps. A contrario, pas un mot sur les grands chantiers en cours, comme ceux du Village tahitien ou de la ferme aquacole de Hao, deux projets qui semblent aujourd’hui au point mort… Et puis, si M. Fritch a reconnu, le 15 novembre dernier, que les hommes politiques ont menti pendant trente ans à propos des essais nucléaires, rappelons tout de même que non seulement Gaston Flosse a poussé son ancien gendre à l’annoncer publiquement en le titillant ouvertement mais, surtout, le président de la Polynésie française avait déjà déclaré en mars 2017, lors des obsèques de Bruno Barrillot (cofondateur de l’Observatoire des armements), que sa prise de conscience sur les conséquences des essais nucléaires français avait été tardive et qu’il avait cru au discours sur la “bombe propre” jusqu’en 2009 et au début des travaux parlementaires sur la loi Morin… On ne peut pas franchement parler de mea-culpa au sens propre du terme, quand cela est servi à la population presque une décennie plus tard.
On retiendra tout de même l’un des trois vœux de Macron ; outre ceux de la dignité et de l’espoir, il souhaite que la vérité soit faite : “On ne bâtit rien sur des mensonges ou des ambiguïtés. (…) Il faut rétablir la confiance démocratique dans la vérité de l’information, reposant sur des règles de transparence et d’éthique. C’est au fond un vœu pour tous d’écoute, de dialogue et d’humilité.” Étonnant pour celui qui aime museler la presse, mais c’est le vœu également de la rédaction de Tahiti Pacifique, qui aspire pour 2019 à des échanges diaphanes avec les différentes institutions gouvernementales du Pays. L’année dernière, notre magazine avait été boycotté des vœux à la presse par l’entourage de M. Fritch. Ironie de l’histoire, le président avait insisté sur sa volonté de mettre fin aux fake news et de rendre aux journalistes leur liberté d’expression. Même si on ne croit plus au Père Noël, on attend cette fois notre carton d’invitation ! Très belle année à tous en compagnie de votre magazine qui fait peau neuve et, bien sûr, meilleurs vœux.

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique Schmitt