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Du Palmex au Brando ?

Le bruit court que pour la construction des nouvelles villas sur l’atoll de Tetiaroa, du Palmex serait utilisé pour les toitures ! Alors que le groupe représenté par Dick Bailey se fait le chantre de la préservation de l’environnement (climatisation à l'eau de mer, centrale électrique du motu qui fonctionne à partir de biocarburant extrait des noix de coco…), on ne peut que s’étonner d’un tel choix.
Du plastique sur le toit de 23 villas de luxe dont 17 sont destinées à être "cédées à des tiers au travers d'un bail emphytéotique" cela fait un peu désordre. Non ? La clientèle de millionnaires, pour ne pas dire de milliardaires, va donc payer au prix fort un produit devenu malheureusement trop banal dans nos îles et qui a mis à mal toute une filière agricole, celle du pandanus.
LO

Subvention pour Tahiti Va’a 2018 : on manque déjà d’argent

Après une première subvention de 10 millions Fcfp octroyée par l’arrêté N° 730 CM du 10 juin 2016, une (première ?) rallonge de 5 millions Fcfp vient d’être approuvée en faveur de l’association Tahiti Va’a 2018 pour l’organisation des Championnats du monde de vitesse à Tahiti, alors que nous sommes à plus de six mois de la première course. À ce rythme, il faudra encore mettre la main à la poche dans quelques mois et à cela s’ajoute la rénovation du site Aorai Tini Hau à Pirae. Ce sont donc des dizaines de millions que vont coûter les deux événements (Marathon en 2017 et Vitesse en 2018) nautiques censés attirer plus de 5 000 athlètes et officiels.
LO

Répression en matière maritime

Le secrétaire d’État chargé des transports, de la mer et de la pêche a présenté un projet de loi ratifiant l’ordonnance n° 2016-1315 du 6 octobre 2016 modifiant la loi du 17 décembre 1926 relative à la répression en matière maritime.
Prise sur le fondement de la loi sur l'actualisation du droit des outre-mer, l’ordonnance qu’il s’agit de ratifier permet la pleine application dans les Outre-mer de la réforme pénale maritime qui s'est traduite en 2016 par l'installation de six tribunaux maritimes. Ces nouvelles juridictions comprennent, outre les magistrats professionnels, des assesseurs issus du milieu maritime. Elles ont compétence pour le jugement des délits maritimes relevant essentiellement de la sécurité maritime qu'elles contribueront à renforcer.
La protection des assesseurs maritimes est assurée afin de garantir leur indépendance dans l'exercice de la justice en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie Française et dans les Terres australes et antarctiques françaises.
Communiqué gouvernemental

Festival des Marquises 2017 : les artistes au sol ou sur une scène ?

Alors que le prochain Matavaa o te Fenua Enata, le Festival des arts des îles Marquises, se tiendra à Tahuata du 18 au 21 décembre, l'événement culturel fait déjà couler beaucoup de salive dans l'archipel, et "d'encre" sur les réseaux sociaux. Outre la construction d'un débarcadère coûtant 190 millions Fcfp (financés à 80 % par l'État) pour accueillir les 600 membres des délégations et le public par bateau, une autre innovation est vivement commentée... En effet, sur Facebook, le groupe Te Èo, créé pour promouvoir le èo ènana (la langue marquisienne), s'indigne suite à une décision du maire de l'île, qui est aussi président de la communauté des communes des Marquises : "Danser le haka marquisien sur une scène en bois ? Une méchante blague ? Non, sous prétexte de modernisation, c’est ce que Félix Barsinas veut pour les danseurs du prochain festival de décembre 2017 (…) En plus de coûter des millions inutiles, la scène priverait les danseurs de ce contact essentiel et vital avec la terre-mère, te èpo henua."
Interrogé par Polynésie 1ère, le tāvana Félix Barsinas assume cette nouveauté. Il s'est simplement fendu d'une réponse pour le moins laconique : "La culture est vivante, elle se partage avec tout le monde. Aujourd'hui, il ne faut pas fermer la porte à la modernité." Peut-être, mais on le sait, les peuples traditionnels ont toujours foulé le sol nourricier pour le remercier, et notamment les danseurs de la Terre des Hommes. Alors, à force de troquer l'authenticité pour la contemporanéité, que restera-t-il de l'essence même de la culture mā'ohi ? Du folklore ? Placée cette année sous le thème "Te Haatupu aè/Te haatupuìa aè" (la croissance), la manifestation fera-t-elle s'exprimer les artistes sur une scène ? Dans le cas échéant, ce serait une première fois.
DS

Le Pays paye les impôts de l’Égat

Dans la série bonne gestion des établissements publics, le gouvernement a dû intervenir pour épurer une partie des dettes de l’Établissement de gestion et d’aménagement de Teva (Égat). Dans un premier temps il s’agissait de régler les patentes de 2013 à 2015 et l’impôt foncier 2013 pour un montant global de 24,9 millions de Fcfp. Restera prochainement à régler les patentes 2016 et les impôts fonciers de 2014 à 2016, soit encore un chèque aux alentours de 20 millions de Fcfp. Cela commence à faire beaucoup pour un Établissement qui ne doit s’occuper quasi exclusivement que du golf de Papara et du musée Gauguin. Le golf pour lequel l’Égat n’a pas été en mesure de prendre en charge les dégâts causés par le vent en février 2016 pour un montant de 7,2 millions de Fcfp et le musée qui a reçu une subvention de 18,7 millions en décembre pour sa réhabilitation ainsi que celle du jardin botanique. À quoi servent les subventions annuelles versées à l’Égat ? La question se pose véritablement quand on fait le bilan de ce qu’il en ressort, puisque pour le musée et le développement du domaine Harrison Smith rien à n’a véritablement été tranché sur leur avenir, même si des consultations ont été entreprises mercredi. La chambre territoriale des comptes dans son rapport sur la politique culturelle de la Polynésie française et sur la gestion de ces établissements regrettait "une absence de bilan et de contrôle sur les aides publiques apportées", comme le soulignait Tahiti Infos le 7 décembre.
LO

Très chère Autorité polynésienne de la concurrence

Très chère Autorité polynésienne de la concurrence
Pas rancunier le gouvernement Fritch ! Alors que quelques-uns de ses ministres, comme Teva Rohfritch pour la perliculture, ont eu maille à partir avec l’Autorité polynésienne de la concurrence, le budget de fonctionnement de cette dernière vient d’être revu à la hausse. De 100 millions de Fcfp en 2015, année de sa création, à 150 millions en 2016, il vient d’être augmenté à 185 millions pour 2017. Si l’utilité de cette autorité administrative indépendante n’est pas remise en question, malgré quelques détracteurs, la question du budget se pose, et mérite d’être mis en parallèle avec celui du CESC et de ses 45 membres, d’un montant de 91 millions de Fcfp. En effet la seule ligne de rémunération du personnel pour 2017, hors charges, est de plus de 132 millions de Fcfp, contre 100 millions en 2016, pour seulement 13 salariés, et 34 millions en 2015. Le calcul est simple, la moyenne est de 850 000 Fcfp/mois en net. À cela il faut rajouter les indemnités des membres que sont Maïana Bambridge, Jean-Christophe Lau, Florent Venayre et Julien Vucher-Visin. Pour ces derniers, le budget annuel est passé de 2,1 millions à 4 millions de Fcfp, soit presque le double. À l’heure où il faut faire des économies, ça laisse rêveur…
LO

Un leader Musulman aux Samoa avertit le gouvernement qu'il y aura des conséquences négatives si les Samoa deviennent un état Chrétien

L'Observateur des Samoa rapporte que le Premier ministre Tuilaepa Sa'ilele Malielegaoi a présenté un projet d'amendement de Constitution pendant la dernière séance du Parlement pour 2016 qui ferait ses Samoa une nation chrétienne.
Cependant le responsable de la Ligue Musulmane aux Samoa, Laulu Mohammed Daniel Stanley a déclaré au journal local The Observer qu'il croit que le gouvernement n'y a pas bien réfléchi et croit que ceci sera une source de tension sociale parmi les diverses communautés aux Samoa.
Il pense que ceci pourrait aussi aboutir à de la discrimination dans l'emploi pour les non-chrétiens dans le secteur public autant que privé et qu’avoir un système gouvernemental basé sur des principes Chrétiens soulève des questions à propos des relations bilatérales des Samoa avec des nations non-chrétiennes comme la Chine à laquelle les Samoa empruntent régulièrement.
Mais les Musulmans ne seraient pas affectés d’après lui tant que l'article 11 de la Constitution, qui tient compte de la liberté de religion, reste inchangé.
Source : radionz.co.nz

Finances : l’Assemblée dégraisse

Le Journal officiel du 19 décembre fait état d’une loi de Pays adoptée par l’assemblée territoriale concernant une incitation au départ volontaire d’agents administratifs. Ce dispositif s’adresse à celles et ceux qui souhaitent rompre leur engagement de manière définitive. Sont éligibles les agents en CDI d’au moins 50 ans et en exercice depuis au moins 5 ans. L’indemnité de départ pourra atteindre un maximum de 24 mois de salaire calculé sur le dernier versé. Le mammouth administratif polynésien va donc perdre quelques kilos ; il a encore de la marge…
LO

Politique : le budget des familles attendra

Le rapport sur l’enquête logiquement quinquennale du budget des familles menée en 2015 est prêt depuis le début du mois. Le rapport dont les conclusions laissent peu de doutes sur la paupérisation de la population ne sera pourtant publié que courant janvier. Si le gouvernement n’a pas voulu le publier au moment de la présentation de son budget 2017 c’était bien dans le but d’éviter de donner du grain à moudre à l’opposition orange qui a axé sa stratégie politique sur le terreau social. Une opposition en générale qui s’est bien gardée de mener ce genre d’enquête, la dernière remontant à l’an 2000.
LO

Numérique : un câble nommé Désir

Le câble domestique sous-marin qui va permettre de désenclaver numériquement quelques îles des Tuamotu et des Gambier a été configuré pour s’adapter à l’international si d’aventure depuis Hao, la Polynésie française avait cherché à diversifier ses sources d’approvisionnement. Un déploiement vers le Chili a été étudié mais le coût a refroidi tout développement vers l’Est. La volonté affichée par le Chili (Edition du El Mercurio du 17 décembre) de se câbler avec la Chine pourrait permettre de relancer le projet polynésien à moindre coût.
LO

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Doudou et la “positive attitude”

Doudou et la “positive attitude”
On connaissait déjà le “dîner de cons”, place désormais au “bal des positivons”. Le concept est simple : il s’agit de positiver le plus possible face au Covid-19 et d’adopter l’attitude du “faites ce que je dis, pas ce que je fais”. Et… on a trouvé notre champion : Doudou, bien sûr ! Imbattable à ce petit jeu, il n’a d’abord pas supporté que Taote Raynal lui tienne tête lors des points presse et lui a mis un revers de la main droite pour reprendre la partie de la main gauche. Puis, c’est avec Dodo que cela s’est corsé… Finalement, les cas actifs ont explosé, les morts ont commencé à tomber, alors aux oubliettes la transparence ! Le peuple d’en bas n’a qu’à se contenter de voir défiler des chiffres balancés par le service com’ de la Présidence, avec des carrés épidémiologiques qui changent, sans aucune explication ni commentaire sur tel ou tel décès. Mais c’est lors de son voyage à Paname que Doudou a réussi à décrocher le pompon. Tellement heureux de retrouver Macron et ses copains du gouvernement central, mais aussi de leur présenter ses nouvelles ouailles locales, qu’il en a oublié la distanciation physique et le port correct du masque, avant d’être déclaré positif au Covid-19 à son retour au fenua ! Chapeau l’artiste, la “positive attitude” a payé et même le président français a failli en faire les frais. On n’est pas passé loin du combo parfait, peut-être la prochaine fois.
Il convient de saluer notre héros local, qui, comme le rapporte un communiqué officiel, “conscient de la vivacité de la propagation du virus à Paris (…), a néanmoins pris le risque d’aller à la rencontre des autorités nationales, pour défendre des dossiers vitaux pour la Polynésie”. Cette “mission nécessaire” de Doudou a suscité la risée de nos confrères de la presse écrite. Le Monde, par exemple, va droit au but : “Les élections sénatoriales, qui ont regroupé le 27 septembre à Papeete des grands électeurs venus de toutes les îles, ont pu participer à la diffusion du virus dans les archipels. Malgré les appels à respecter les gestes barrières, beaucoup d’élus se sont embrassés, comme le veulent les coutumes polynésiennes.” D’ailleurs, les ministères et les mairies sont, eux aussi, de plus en plus “positifs” avec une flambée de “covidés” ces dernières semaines. Quant au lycée du Diadème, la plus grosse structure scolaire du fenua (2 300 élèves, 250 profs), il s’est montré si bon élève en la matière que l’établissement a dû fermer ses portes. Et quand on sait que Doudou, censé montrer l’exemple, a assisté, une petite semaine seulement après sa contamination, à la grande fête solennelle pour les 90 ans de Monseigneur Coppenrath, on reste sans voix. De quoi créer de bons gros clusters !
Il nous reste donc plus qu’à “positiver” aussi et guetter le pic épidémique, en espérant que les 60 lits en réanimation du Centre hospitalier suffiront à surmonter cette crise sanitaire interminable. Dans ce “bal des positivons”, Macron reste évidemment le chef d’orchestre suprême. Et il a encore changé le tempo : depuis le 17 octobre, les grandes métropoles françaises sont soumises à un couvre-feu – qui est en réalité un confinement partiel sur le temps libre –, et “la règle des 6” doit être appliquée pendant que les transports en commun sont bondés et que lycéens et étudiants s’entassent dans des classes. “Continuez à travailler comme d’habitude”, nous dit notre cher président, mais sachez-le : “Les plus précaires sont les premières victimes.” Nous voilà prévenus ! On a de plus en plus hâte de le recevoir à domicile à la fin du premier trimestre 2021…

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT