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Désinscription: le retro-pédalage de Fritch à l'ONU?

Que s'est-il passé entre les réunions préalables et l'intervention en séance du Président Fritch?
Mardi le président Edouard Fritch est intervenu à la tribune de la 4ème commission de l'ONU en charge de la décolonisation. C'était la première fois qu'un autonomiste assistait aux débats. Par la voix de la Papouasie Nouvelle Guinée, le Président de la Polynésie a laissé entendre qu'il était favorable à la désinscription de la Polynésie française de la liste des Pays à décoloniser. Mais quelques heures plus tard, il revendiquait une position bien différente et affirmait n'avoir rien demandé de tel de manière directe. S'il est vrai que la demande n'a pas été faite de façon officielle, on peut s'interroger de l'intervention de la PNG qui répondait probablement à une demande effectuée lors de réunions préalables... Un changement de position qui interroge et que le Président devra expliquer...Peut-être que la présence (inhabituelle) de journalistes locaux dans la salle des négociations et la diffusion en direct des interventions dans les médias polynésiens a changé la donne et modifié le plan d'action du leader autonomiste. Les médias ne se contenteraient pas cette fois d'un simple communiqué de presse rédigé par un chargé de communication. .. les temps changent...

Le CESC défavorable au projet de loi de Pays visant à modifier le statut des journalistes

Les membres du CESC étaient réunis mardi 27 septembre en séance plénière pour débattre sur le projet de loi du pays portant diverses modifications du code du travail. Un article concernait plus particulièrement le statut des journalistes et prévoyait d'intégrer une clause de conscience ainsi qu'une clause de cession et de cessation dans la partie VII du code du travail. Le conseil à voté un avis défavorable à ce projet qui sera examiné à l'assemblée prochainement. 

La Polynésie française devient membre du Forum des îles du Pacifique

Le Premier ministre des îles Cook Henry Puna, le président de la Polynésie française, Edouard Fritch, le président des Etats fédérés de Micronésie, Peter Christian, et le président du gouvernement de Nouméa Philippe Germain.
Le Forum des Iles du Pacifique, jusqu’ici composé de seize pays indépendants, a accepté en son sein la Polynésie française et la Nouvelle-Calédonie, ont indiqué samedi soir à Palikir les chefs d’Etat océaniens réunis en sommet.

Les deux collectivités demandaient leur intégration depuis plusieurs années, mais les Etats insulaires craignaient que la France en profite pour intervenir dans la politique régionale.  

Le processus d’intégration est désormais lancé et la Polynésie française comme la Nouvelle-Calédonie devraient siéger au Forum en tant que membres à part entière l’an prochain aux Îles Samoa.

Pascal Doisne, nouveau magistrat de la chambre territoriale des comptes

Pascal Doisne, nouveau magistrat de la chambre territoriale des comptes
La chambre territoriale des comptes de la Polynésie française compte depuis le 1 er septembre dernier, un nouveau magistrat, Pascal Doisne. 

Son arrivée porte à quatre le nombre des conseillers du siège, deux femmes et deux hommes, stricte parité donc. Après de solides études de droit, de management et d’administration des entreprises et après un rapide passage à Singapour comme auditeur en qualité et organisation, Pascal Doisne occupe pendant trois ans entre 1992 et 1995, les fonctions de chargé de mission en développement local et fonds européens à la préfecture des Hautes-Pyrénées. 

Ce magistrat a quitté Toulouse pour Papeete, il y a seulement quelques jours afin d’y occuper le poste laissé vacant en début d’année 2016 par Nicolas Onimus désormais président de section à la chambre régionale des comptes de Bourgogne, Franche-Comté.

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“Champions du monde” de Covid : on dit merci qui ?

Après notre titre de "champions d’Outre-mer" lorsque le fenua a réussi l’exploit, le mois dernier, d’être la seule collectivité ultramarine à se voir imposer un couvre-feu, voilà que nous prenons du galon en montant sur la première marche du podium des pays qui enregistrent le taux d’incidence le plus élevé de la planète. Si, si, avec 1 603 cas pour 100 000 habitants (du 29 octobre au 11 novembre 2020), nous sommes devenus "champions du monde" de coronavirus devant Andorre (1 378) et la République tchèque (1 330), selon le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ! Le summum de l’aberration a été atteint la semaine dernière quand on a appris que les touristes hexagonaux étaient interdits de… Polynésie. Depuis le reconfinement de la Métropole, le motif dérogatoire touristique qui figure dans l’arrêté du haut-commissaire (en vigueur jusqu’au 16 décembre) n’est en effet plus considéré comme une raison valable. On pourrait croire à une mauvaise blague, mais non, c’est bien la triste réalité.
Nous qui étions “Covid-Free” et misions tout sur le tourisme extérieur pour sauver l’économie locale, on peut dire que c’est ballot ! À vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, changer de stratégie et ne pas mettre des contrôles sanitaires stricts lors de la réouverture de nos frontières, les autorités ont perdu sur tous les tableaux et font sombrer notre économie… Les petits commerces mettent la clé sous la porte les uns après les autres, de même que certaines pensions. Par ailleurs, la décision de fermer les salles de sport a suscité l’incompréhension de nombre d’entre nous qui crient à l’incohérence, alors que les lycéens s’entassent dans les classes. Pourquoi ne pas avoir pris des mesures adaptées, comme c’est le cas dans d’autres secteurs ? Surtout que le profil des personnes hospitalisées est une majorité de patients obèses, diabétiques et hypertendus. Le Covid tue les personnes en mauvaise santé, et on empêche les gens de faire du sport et de renforcer leur immunité… C’est d’autant plus aberrant chez nous, avec une partie de la population dite “à risques”. C’est le serpent qui se mord la queue !
Pendant ce temps, le Bureau de veille sanitaire (BVS), en sous-effectif, est quasiment injoignable, tellement il est débordé. Il n’y a aucun contrôle des cas positifs et encore moins de suivi des cas contacts. En changeant de protocole sans réaliser de vraie communication, les autorités ont réussi à embrouiller l’esprit des citoyens, qui ne savent même plus s’ils doivent aller travailler ou rester chez eux lorsqu’ils sont cas contacts. Et on se demande encore comment on a du mal à limiter la propagation du virus ? Nos dirigeants, ici et en Métropole, répètent assumer entièrement leurs responsabilités, mais tous ces morts doivent commencer à devenir pesants !
Si on ne peut plus voir ses amis, ni assister à un événement culturel, ou même faire du sport, il nous reste une seule solution pour éviter la sinistrose : en profiter pour retrouver les plaisirs des sens, les plaisirs de la Vie… Alors, on dit merci qui ?

Ensemble, faisons bouger les lignes !

Bonne lecture, te aroha ia rahi.

Dominique SCHMITT