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Culture : création d'un Heiva des collèges

Puisque la culture, comme l'éducation, se transmet de génération en génération, autant mettre nos enfants dans le bain dès le plus jeune âge. C'est dans cet objectif que le ministre de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu, et ses services ont reçu, la semaine dernière, Thierry Delmas, directeur général de l’Éducation et des enseignements, accompagné des représentants des équipes éducatives des collèges de Taravao, Tipaerui et Maco Tevane, ainsi que le directeur du Conservatoire, Fabien Dinard, pour la création d’un Heiva des collèges, Heiva taure’a.
"Il s’agit d’un projet pédagogique, interdisciplinaire, permettant de faire acquérir compétences et connaissances du socle commun attendues au collège, qui s’appuie sur la culture et l’identité polynésienne. Ce projet s’adresse aux collégiens, des établissements publics et privés, qui souhaitent faire participer leurs élèves à ce concours", explique la Présidence. La manifestation est prévue le 10 mars prochain, place To’ata.
DS

Océan : le Pays présent au Chili pour son AMP

Du 4 au 8 septembre, se tiendra dans les villes de La Serena et Coquimbo au Chili, pays qui se veut leader en la matière, le 4e congrès international des Aires marines protégées (AMP) auquel une délégation polynésienne devrait participer, tout comme 80 autres délégations ainsi que 2 000 scientifiques.

LO

Sport : Tauhiti Nena ne lâche pas les jeux du Pacifique… mais les jeux du Pacifique lâchent Tauhiti Nena

Depuis le retrait des Tonga pour les Jeux du Pacifique 2019, Tauhiti Nena ne lâchait pas l’affaire et garantissait fermement au comité organisateur, en dépit de l’avis du gouvernement de la Polynésie française, que Tahiti était candidate.
Le comité ne semble pas considérer plus sérieusement que cela la position du président du COPF car une délégation était en visite à Guam la semaine dernière et elle se rendra à Samoa prochainement. Aucun déplacement n’est prévu à Tahiti…Compte tenu des récentes menaces proférées par le sulfureux Kim Jong-un à l’encontre de Guam, gageons que ce sera Samoa qui remportera le marché. 

NM

Quotient Intellectuel : les grosses têtes

L’association Mensa Polynésie, qui regroupe des personnes à haut potentiel intellectuel, organise le samedi 9 septembre, à la mairie de Arue, un test d’admission pour tous ceux qui pensent avoir un QI d’environ 130, sous forme d’un questionnaire à choix multiples portant sur différents thèmes. Certaines grosses têtes risquent vite de se dégonfler quand les résultats tomberont. 

LO

Tarifs aériens : Paris/Lax/Paris à 41 527 Fcfp

Voilà un tarif aérien qui va détoner dans le transport aéronautique. La nouvelle compagnie islandaise low cost WOW Air propose un aller-retour pour Los Angeles à 348 euros en novembre. À ce prix-là, il ne faut pas espérer beaucoup de confort, ni même un écran. C’est le prix à payer pour faire des économies. Les compagnies classiques, dont fait partie Air Tahiti Nui, vont donc faire face à une concurrence qui tend à s’étendre et qui arrivera à proposer des tarifs très compétitifs, plus souvent dans l’année. On sait déjà que Air France a bradé ses prix pour New York : 396 euros l'aller-retour pour des vols cet automne. À ATN, des Paris/LAX/Paris sont commercialisés à certaines périodes à 525 euros (62 649 Fcfp).

LO

Contrôles : la CPS mieux armée contre la fraude

Dans sa lutte contre la fraude, et notamment le travail illégal, le gouvernement entend se doter de nouveaux outils qui serviront aux contrôleurs de la CPS. S’il n’est pas question pour eux, pour le moment, d’augmenter le nombre de ces contrôles, il leur sera plus aisé de monter des dossiers pour trouver d’éventuelles irrégularités. Si des sociétés venaient à être prises à défaut, il leur restera toujours la possibilité d’échelonner les pénalités sur un maximum de 18 mois après entente avec le service recouvrement. Retrouver de la trésorerie en augmentant le nombre de cotisants est une chose, étrangler les sociétés en est une autre. 

LO

"TIKI OASIS" : Cronos, HTJ et KNKY exportent leur talent à San Diego

crédit photo : DR
Les trois artistes du fenua participent actuellement au festival "Tiki Oasis", qui se déroule jusqu'au 13 août, à San Diego. Cet événement culte et fun est consacré à la culture pop autour du tiki sous toutes ses formes et à toutes les sauces. Grâce au soutien du ministère de la Culture et d'Air Tahiti Nui, Hell Ton John, dit HTJ, présentera ainsi aux États-Unis "six planches de surf sculptées et peintes, trois grandes et trois plus petites, que j'appelle des masques". Quelques jours après son retour, il dévoilera sa nouvelle exposition personnelle à la galerie Winkler, du 31 août au 12 septembre. Pour sa part, Cronos emporte dans ses valises "quatre pièces, des skateboards peints dont certains sont entiers ; ils seront encadrés dans des shadow boxes sans vitre pour les mettre en valeur". On le retrouvera lors du salon de Noël pour sa marque de textile Tropical Vision. KNKY, lui, a déjà été à San Diego en 2010 ; cette fois, il emmène "une peau estampillée "croco" réalisée à Los Angeles pour une exposition précédente intitulée Skins, ainsi que des travaux papiers pour d'éventuelles chemises hawaiiennes ou d'autres supports". Une exposition collective l'attend ensuite en septembre, à Lax, puis il sera en solo à la galerie Winkler en octobre prochain. Outre leurs œuvres respectives, ils proposeront aussi des sérigraphies, des posters, des affiches, des casquettes, des stickers, et autres goodies. But de l'opération : se faire davantage connaître et gagner un peu d'argent.
DS

Tribunal foncier : les travaux peinent à se terminer

Le 17 mars dernier, Jean-Jacques Urvoas, alors garde des Sceaux et ministre de la Justice du gouvernement Hollande, se rendait à l’ex-hôpital de Vaiami pour dévoiler une plaque commémorative à l'endroit où sera édifié le futur tribunal foncier de Polynésie française.
Plusieurs mois après cette visite, les travaux, qui auraient dû être terminés, sont toujours en cours et l'on ignore quand ce projet, estimé à 167 millions de Fcfp, pourra aboutir. Selon nos sources, le tribunal foncier n'ouvrira pas ses portes avant 2018.
LO

Politique : Bidal/Tuihani, faut-il s’inquiéter ?

Quand le haut-commissaire René Bidal prend la plume pour répondre à ses détracteurs, il la trempe dans un mélange acide teinté d’une pointe d’humour. Après la journaliste blogueuse Christine Bourne, l’année dernière, c’est Marcel Tuihani qui a eu droit à son petit courrier, remis comme il se doit aux médias. En réponse à ses propos tenus le 4 août sur les ondes de Radio1. Le président de l’assemblée territoriale y faisait part de son inquiétude quant aux propos tenus par le représentant de l’État lors du congrès des maires, ainsi que sur son rôle. Sur ce dernier, René Bidal nous a gratifiés d’une anaphore qui n’est pas sans rappeler un certain candidat à une élection présidentielle. Mais au-delà de cette mise au point, ce différend doit-il être mis sur un compte personnel ou institutionnel, ce qui serait plus inquiétant.
LO

Agriculture : nouveau partenariat avec l'état

Une nouvelle fois, un projet gouvernemental visant à accroître l’autonomie alimentaire du Pays vient d’être annoncé. Si l’on avait planté un légume à chaque annonce de ce genre, nous serions en surabondance alimentaire…
Cette fois, notre ministre Tearii Alpha a décidé de faire appel aux services de l’État, via un projet de convention-cadre, pour un partenariat renforcé "notamment en matière d’expertise scientifique, de formation professionnelle, d’enseignement agricole et de soutien aux entreprises d’agro-transformation afin de mieux valoriser les productions locales". Faut-il en déduire que nous manquons d’experts, que nos deux lycées agricoles ne remplissent pas leurs missions et que nos entreprises manquent de savoir-faire ? Un bien triste constat pour un secteur qui a, depuis des décennies, été annoncé comme une priorité gouvernementale.
LO

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier