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Pêche : ils sont où les Chinois ?

Une délégation de Tahiti Nui Ocean Foods à Hao en novembre 2016. Crédit photo : Tahiti Infos/D'après communiqué
Les investisseurs chinois du projet aquacole de Hao ont fait faux bond à leur visite annoncée sur site à la fin juin. Pas de raison pour autant de s’inquiéter puisqu’à la vice-présidence, on nous assure que ce report avait été annoncé ; les investisseurs étant focalisés sur d’autres projets, un africain notamment. Le fantôme du Mahana Beach n’a donc pas ressurgi.
Ce n’est pourtant pas la pollution résiduelle de l’atoll qui aurait pu les effrayer puisque selon une étude comparant l’imprégnation aux polluants industriels de la population de Hao à celle de Makemo, il ressort "que le seul polluant présent de façon significativement plus importante dans la population de Hao concerne les PCB. Mais les niveaux observés sont 20 fois inférieurs au seuil d’alerte. (…)" L’étude a mis également en exergue une imprégnation au plomb et au mercure au niveau des deux populations de Hao et de Makemo, légèrement plus importante pour le plomb dans la population de Hao et de façon identique pour le mercure dans les deux atolls.
On peut espérer que la prochaine visite, prévue courant août, sans autre précision, leur permettra de décider du calendrier des travaux à venir puisqu’ils ont en main toutes les autorisations nécessaires.
LO

Taxes : les groupes de danse épargnés

Suite à un reportage de Polynésie 1ère, la semaine dernière, faisant écho à de nouvelles taxations qui viseraient particulièrement les groupes de danse, le gouvernement a tenu à apporter un démenti formel à cette actualité qu’il a qualifiée de mensongère. Et de préciser : "En tout état de cause, le gouvernement va prochainement proposer un dispositif réglementaire permettant de valoriser et préserver les acteurs et les créations culturelles. Il définira les conditions d’octroi par le Pays d’un agrément ouvrant droit notamment à l’allègement de la pression fiscale."
Alors on danse…
LO

Tourisme : guerre de chiffres

La sortie des données relatives à la fréquentation hôtelière du mois de mai par l’Institut de la statistique de Polynésie française n’a pas manqué de faire réagir les professionnels du secteur, gérants de structure hôtelière. En effet, ces derniers mettent en doute la hausse de 10,9% annoncée par rapport à mai 2016, rappelant que ce mois de mai 2017 avait été marqué par une double grève qui avait bloqué bon nombre de voyageurs à l’international et localement. Il semblerait que ce soit la petite hôtellerie, pensions de famille, qui ait tiré les chiffres vers le haut. Beaucoup restent sceptiques.
LO

Ouverture éphémère de la maison de la Polynésie en Russie

Nos confrères de Radio1 ont annoncé lundi dernier que le GIE Tahiti Tourisme s’apprêtait à fermer la maison de la Polynésie à Saint-Pétersbourg. Il faut croire que ce projet, qui avait bénéficié du soutien du précédent ministre du Tourisme Jean-Christophe Bouissou, n’a pas été perçu de la même manière par celle qui lui a succédé, Nicole Bouteau. Ce projet, auquel nous nous étions intéressés en février dernier (Tahiti Pacifique n° 349) avait de quoi intriguer de par les interlocuteurs russes "dégotés" par l’homme d’affaires Dominique Auroy. Ouf, on a certainement échappé à une nouvelle usine à gaz…
LO

Tourisme : des milliards de subvention et un site hors du temps

crédit photo : DR
"L’argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue", a-t-on l’habitude d’entendre. Ce n’est pourtant pas tout à fait vrai du côté du Gie Tahiti Tourisme qui, malgré les 2,5 milliards de Fcfp (environ) de subvention touchés en l’espace d’une année, n’est pas en mesure de tenir son site à jour. Le premier portail, depuis l’étranger, de notre tourisme s’est figé dans le temps. À titre d’exemple, on y trouve le programme du Heiva va’a 2014, des voyages à bord de l’Aranui 3 (remplacé l’année dernière par le 5) des croisières proposées par Le Ponant (qui n’existe plus) ou des excursions sur Tetiaroa avec Jet France (parti depuis longtemps). Seul l’hôtel Brando a échappé à cette glaciation de remise à jour. Il y a donc quelqu’un qui doit y jeter un œil de temps en temps.
Si le GIE n’a pas les moyens de tenir son site à jour, mieux vaut le fermer plutôt que de donner des fausses informations à ses visiteurs. Les acteurs du tourisme local, en particulier ceux du monde de la croisière, peuvent légitimement se sentir lésés.
LO

Pôle santé unique : Paofai se projette à Matavai, mais pense aussi à s’agrandir

Pour répondre à l’appel d’offres concernant le pôle de santé unique, les deux cliniques qui se sont déclarées à la fin juin n’ont pas dû ménager leurs efforts pour présenter des dossiers les plus complets possibles. Si, jusqu’à la date butoir de dépôt des dossiers, le 30 juin dernier, rien n’a filtré, on en sait un peu plus sur celui de la polyclinique Paofai dont le dossier a été monté en quatre semaines quand, nous dit-on, il faut logiquement six mois. Il a bien sûr été fait appel à des spécialistes hors du territoire, aux références indiscutables avec de nombreuses réalisations sur le sol métropolitain et même ultramarin.
Du dossier présenté par Paofai, il faut surtout retenir l’implantation qui a longtemps était considérée comme le point faible de la polyclinique, qui n’avait pas a priori une emprise foncière déterminée, au contraire de son concurrent de Cardella positionné sur Punaauia. C’est à Matavai, à l’entrée de Tipaerui, que le projet de création d’un pôle unique de santé, s’il était retenu, se ferait sur onze des quinze hectares existants, un compromis ayant été signé. Une acquisition foncière auprès de plusieurs propriétaires de plus d’1 milliard de Fcfp qui s’ajouterait à la construction proprement dite estimée à plus de 6 milliards de Fcfp.
Les deux cliniques, dans leur projet de cette création de pôle de santé unique, auront sensiblement les mêmes investissements à réaliser alors que la rentabilité – on parle bien de projet privé – est loin d’être au rendez-vous en raison notamment du cahier des charges qui prévoit un nombre de lits qualifié d’insuffisant. L’exemple du projet similaire en Nouvelle-Calédonie, dont la viabilité est remise en cause, devrait interpeller notre direction de la Santé.
Entre probables recours de la partie exclue du projet et les délais de constructions, rien ne sera fonctionnel avant cinq ans. Une période durant laquelle, du côté de Paofai, l’on ne veut pas rester inactif. Il est donc prévu un agrandissement de la polyclinique pour répondre aux besoins sans cesse grandissants. Un investissement lourd qui ne sera pas abandonné même si l’appel à projets était remporté par l’autre postulant. Ce pôle n’a pas fini de faire parler de lui.
LO

Communication : opération séduction de la Communauté du Pacifique

Cameron Diver, directeur adjoint de la CPS. crédit photo : Amélie David
Du 4 au 6 juillet dernier, la Communauté du Pacifique (CPS) a organisé une série d'ateliers pour les médias francophones de la région. "Nous utilisons encore l’acronyme CPS, mais maintenant c’est la Communauté du Pacifique", détaille Cameron Diver, directeur adjoint de la CPS.
Ces ateliers se sont déroulés au siège de la CPS, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Cet événement a été l'occasion pour l'organisation de présenter ses différentes actions et les thèmes sur lesquels les scientifiques travaillent en ce moment. Maladies transmissibles, maladies
non-transmissibles, changement climatique, sécurité alimentaire ou encore pêche hauturière : divers sujets ont été présentés aux journalistes. Outre une présentation de ses actions, la CPS souhaitait aussi resserrer ses liens avec les médias du Pacifique.L'organisation fête ses 70 ans cette année. Tous les deux ans, elle réunit à son siège les pays membres pour une conférence. Celle-ci aura lieu les 27 et 28 juillet prochains. 
AD

Santé : deux acteurs positionnés pour le pôle de santé unique

Le 30 juin dernier, dernier jour pour répondre à l’avis d’appel à projets relatif à la création d’un pôle privé unique de santé, la direction de la Santé a reçu une cinquantaine de dossiers répondant aux besoins de différents secteurs comme l’hospitalisation ou les équipements lourds. C’est dire si les acteurs se sont mobilisés. Par contre, à notre connaissance, seuls deux acteurs, qui seraient comme attendu les cliniques Paofai et Cardella, ont répondu à l’appel d’offres d’un pôle de santé unique. La décision définitive entre les candidats sera rendue au cours du dernier trimestre de cette année.
LO

Tourisme : un nouveau souffle pour le trou

Si nous avons regretté la disparition du musée Gauguin en tant que tel il y a un mois (Tahiti Pacifique n° 357), il faut souligner le travail de réhabilitation de certains sites touristiques, comme celui de la Pointe Vénus à Mahina et celui du trou du souffleur à Hitia’a O Te Ra, dont les travaux en cours ont été visités par la ministre du Tourisme, Nicole Bouteau, la semaine dernière. Le tour de l’île des réaménagements des sites touristiques avance doucement, mais sûrement.
LO

Art : une collection privée au Service de la culture et du patrimoine

La musique adoucit les mœurs dit-on, il faut croire que l’art aussi. Yves Haupert, malgré ses divergences politiques avec le gouvernement en place, a transféré la gestion de ses œuvres d’art au profit du Service de la culture et du patrimoine. C’est pourquoi nous avons pu lire dans le Journal Officiel de la semaine dernière :
ARRÊTÉ n° 5901 MPF/DA F du 27 juin 2017 portant transfert de gestion d'une collection d'œuvres d'art au profit du service de la culture et du patrimoine.
Article 1er. – La gestion de la collection d'œuvres d'art composée de onze (11) gravures anciennes et de deux (2) photochromies anciennes de la collection Yves-Haupert est transférée au profit du service de la culture et du patrimoine. Art. 2. – La valeur du bien transféré est la suivante : Bien : Collection d'œuvres d'art ; N° de bien (Polygf) : 47910 5 ; N° accessoire : 68 ; Valeur d'acquisition : 500 000 Fcfp.
LO

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2018 : sous le signe des Territoriales

Amateurs d’astrologie, plutôt que de vous plonger dans la lecture de votre signe zodiacal pour tenter d'y trouver des signes rassurants pour votre avenir, soyez plutôt à l’écoute de votre environnement social et professionnel, pour tenter d’influencer votre avenir et celui de vos proches quand, après analyse, vous serez appelés à voter le 22 avril prochain lors du premier tour des élections territoriales. Plutôt que d’essayer de vous rassurer par des écrits de liseurs d'étoiles, essayez plutôt de suivre la bonne. Certes, l’échéance est encore loin, mais mieux vaut prendre son temps en politique pour comprendre les tenants et les aboutissants de chaque élection. Il s’agira de donner la gestion du pays au groupe majoritaire à l’assemblée de Polynésie qui élira notre président.
Cette échéance est en tout cas dans les esprits de tous les hommes politiques du territoire qui ont élaboré leur stratégie depuis déjà quelques mois. Chacun est dans son rôle, la majorité souligne le redressement de l’économie, ses bonnes relations avec l’État, ne manque pas d’ouvrir les robinets d’aides et subventions, comme en atteste la lecture des derniers journaux officiels, et annonce vouloir revoir sa stratégie sociale, dont les effets tardent à être ressentis par les plus démunis ; pire, la fracture sociale ne fait que s’agrandir. L’augmentation des cotisations salariales, l’augmentation de l’abonnement téléphonique et des boîtes postales annoncée pour ce début d’année aura un impact négatif sur ceux qui connaissent des fins de mois difficiles.
Un gros trimestre pour créer de l’emploi, pour sortir quelques centaines de Polynésiens de la précarité, paraît bien court pour tenter de redorer cette mauvaise partie du bilan. L’opposition est bien sûr dans son rôle en dénonçant cette précarité, cette misère. Le Tahoeraa mise sur les vieilles recettes et les annonces pleines d’espoir que sont d’offrir un emploi, une maison et de ramener le bonheur dans les familles. Le Tavini n’innove guère plus en proposant de s’appuyer sur les forces économiques de ce pays pour s’en sortir, tout en faisant table rase de certaines pratiques politiciennes.
D’autres partis et candidats auront le temps de se faire connaître, comme vient de le faire Marcel Tuihani, actuel président de l’assemblée territoriale. Il va tenter de convaincre qu’une énième nouvelle voie est possible, surfant sur le ras-le-bol politique national.
Dans exactement 100 jours, les Polynésiens seront amenés à s’exprimer bulletin à la main pour se prononcer sur leur avenir ; notre vœu pour 2018 est qu’ils soient le plus nombreux possible à le faire.
Bonne lecture et merci de votre fidélité.

Luc Ollivier