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Danse : les ballets de Tahiti Ora partent en tournée internationale

Crédit photo : DR
La troupe de Tumata Robinson se prépare pour une nouvelle tournée internationale avec le spectacle "Tahiti Nui", qui raconte, selon le manager Roland Garrigou, "l'histoire du peuplement de la Polynésie et de son avancée permanente". Une trentaine d'artistes (onze danseuses, dix danseurs, huit musiciens et deux habilleuses) présenteront les nouvelles chorégraphies et les nouveaux costumes sur une musique originale portée par les percussions, comme ce fut le cas lors du premier Heiva de Tahiti Ora en 1984. Le groupe de danse se rendra, du 18 au 26 mars, au Japon, où les adeptes du 'ori tahiti sont nombreux, afin d'assurer quatre représentations à Osaka, Nagoya et Tokyo (deux dates), ainsi que plusieurs workshops. Tahiti Ora ne pouvait pas oublier les Polynésiens : elle offrira ensuite le spectacle à la salle Manu Iti de Paea, le 7 avril, avant de le partager avec nos voisins calédoniens le 25 mai, à la salle de Paita. C'est d'ailleurs la première fois que les ballets de Tumata se produiront sur le Caillou. Enfin, une tournée en Métropole, au célèbre Théâtre de Bobino et en provinces, mais aussi en Europe (Londres, Genève et Bruxelles), est envisagée à compter du mois de septembre mais, à l'heure où nous mettions sous presse, le manager confiait n'avoir "pas encore signé avec Kearena Production (la boîte de Ken et Serena Carlter, ndlr) comme c'est prévu".
(DS)




Opposition constructive

Le dictionnaire des synonymes vient de s’enrichir d’une nouvelle formule ! Le retournement de veste politique peut désormais être remplacé par de l’opposition constructive.
L’on doit cette nouveauté linguistique à Angelo Frebault, élu en mai dernier lors des élections territoriales sur la liste Tahoera’a, dont il fut exclu en septembre pour ne pas avoir suivi les consignes du parti lors du vote de la réforme des retraites, et qui vient de rejoindre les rangs du Tapura.
L’ancien secrétaire général de la CSTP-FO ne sera donc pas resté bien longtemps seul sur les bancs de l’assemblée puisqu’il a rejoint le parti au pouvoir. La question finalement n’est pas de savoir qui a approché l’autre, mais pourquoi le Tapura, avec sa très forte majorité, a recueilli celui que Gaston Flosse n’avait pas hésité à qualifier de "pomme pourrie" au moment de son éviction du Tahoera’a.
Le gouvernement a les mains libres pour faire passer tous ses textes à l’assemblée avec ses 39 voix, une 40e ne lui est donc pas d’une grande utilité. En seconde lecture, on peut croire qu’Édouard Fritch a fait sienne la devise du célèbre réalisateur Francis Ford Coppola : "Sois proche de tes amis et encore plus proche de tes ennemis."
En effet, les difficultés rencontrées par le gouvernement actuel en début d’année lors des annonces concernant la réforme du régime des retraites peuvent lui faire craindre d’autres mouvements d’ampleur de la rue à l’occasion des réformes à venir sur la Protection Sociale Généralisée, ou encore de la réforme du code du travail. Avoir en son sein l’un de ses anciens plus farouches opposants comme il l’a déjà fait avec un certain Pierre Frebault, ancien ministre de l’Économie d’Oscar Temaru, aujourd’hui directeur de la toute nouvelle Agence de régulation sanitaire et sociale (Arass) – chargée de piloter la politique de la santé et de la protection sociale en Polynésie – est un atout, doit-on penser. Reste à mesurer le réseau d’influence d’Angelo Frebault, renié par une grande partie du monde syndical lors de sa présence sur les listes électorales orange.
Le revers de la médaille est le risque d’apporter un peu plus de discrédit à notre classe politique, dont la cote de popularité est déjà très basse. Et les récentes gardes à vue qu’ont connues Oscar Temaru et Gaston Flosse, pour des raisons très différentes certes, ne viennent pas en redorer l’image.
Le Tapura a pris un risque, persuadé que le résultat des dernières élections le légitime en tout. En métropole, on voit comment le pouvoir s’use vite, des instituts de sondage prenne régulièrement la température ; on peut regretter qu’ici il n’y a pas de sonnette d’alarme.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier