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Édition : le journal marquisien d’Edward Robarts enfin traduit !

Édition : le journal marquisien d’Edward Robarts enfin traduit !
Professeur à la retraite et passionné par l’histoire des Marquises, Jacques Iakopo Pelleau est heureux d’annoncer la publication aux éditions Haere Pō de Tahiti de sa traduction du Journal marquisien 1798-1806 d’Edward Robarts, édité dans la langue de Shakespeare par Greg Dening en 1974. L’ouvrage a été présenté en avant-première à Nuku Hiva et Ùa Pou à l’occasion du 3e Salon du livre marquisien organisé par l’association culturelle Paèvii et les éditeurs tahitiens en début de mois à Taiohae, puis sera également mis en avant jusqu’au 6 octobre à Hakahau. Ce journal sera présenté au reste de la Polynésie lors du Salon du livre de Tahiti, du 15 au 18 novembre prochains.
Vous pourrez y découvrir les aventures d’un beachcomber/écumeur-de-grèves anglais qui vécut sept années aux îles Marquises à une époque où il y était presque le seul. Il passa un an à Tahuata, un an à Hiva Òa et cinq années à Nuku Hiva où il avait épousé une sœur du grand-chef/hakaìki Kiatonui. Finalement, en 1806, ce sont les guerres tribales incessantes qui l’ont contraint, avec sa famille, à quitter pour toujours la Terre des Hommes où il avait vécu des jours si heureux…
DS




Du lard ou du cochon ?

Du lard ou du cochon ? Que nous réserve l’année 2019 dont le Nouvel An vient d’être fêté par la communauté chinoise ? Le Cochon de Terre ne promet pas de grands bouleversements, les rendez-vous politiques devant les urnes n’étant pas au calendrier. Pour autant, de politique – ou plutôt de relation avec l’État – il en sera quand même question : dès la semaine prochaine, avec l’étude par le Sénat du projet de loi organique modifiant le statut du Pays et de la prise en compte des amendements et articles proposés par l’assemblée de la Polynésie française, on verra si le baromètre qu’on nous annonce au beau fixe le restera… La confiance est de mise pour le président Fritch, parti défendre ses amendements auprès des différents groupes parlementaires.
D'ailleurs, la commission des lois vient de donner son feu vert à l'actualisation de notre statut.
La même confiance qui animait les porteurs du dossier d’inscription du ‘ori tahiti au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, qui n’a pourtant pas été retenu par le président Macron, au profit de la yole martiniquaise. Sa visite en fin d’année sera l’occasion de lui montrer que cette candidature doit être à nouveau soutenue.

Les rendez-vous seront donc essentiellement économiques et le premier – très attendu – avec le Conseil d’État sur la réforme des retraites, s’est déroulé en début de semaine. Il a validé sa quasi-intégralité. C’est une victoire pour le gouvernement Fritch, mais aussi pour les Polynésiens, dont le système des retraites est sauvé pour encore quelques années. Le tour de force sera maintenant de modifier le code du travail est d’apporter la souplesse réclamée, comme en métropole, par les chefs d’entreprise. Malgré les réunions de travail avec les syndicats, le dossier s’annonce difficile. Souhaitons qu’il ne connaisse pas les mêmes dérives extrémistes de mars 2018, quand il fallait réformer les retraites.

Mais 2019 doit être aussi l’année du début des deux grands chantiers. Avant la mi-mars, le protocole signé avec le groupement Kaitiaki Tagaloa, pour la réalisation du Village tahitien, sera obsolète. Les doutes quant à la mise en œuvre en l’état de ce projet ne font que s’amplifier. Ce serait un coup dur pour ce gouvernement et l’économie locale si tout devait tomber à l’eau. Le Tahoera’a, qui n’est pas avide de critiques, en ferait ses choux gras… Et que dire du projet d’aquaculture à Hao où, pour le moment et depuis de longs mois déjà, les investisseurs sont plus dans le déclaratif que dans l’action ?
Le grand virage économique de 2019 sera-t-il donc du lard ou du cochon ?

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier