Menu

ÉDITION : Dominique Jézégou, finaliste du prix du livre romantique

Crédit photo : DR
Ancienne journaliste de presse écrite pendant dix ans en Polynésie, Dominique Jézégou est la première des finalistes sélectionnés pour le Prix du Livre Romantique, avec son manuscrit Le Secret derrière le mur. Celle qui aime la littérature évoquant "des thèmes humains, des destins uniques et universels" confie ressentir "une très grande joie, de la fierté, une certaine émotion aussi". Parmi les cinq lauréats, un seul sera publié en format papier chez les éditions Charleston en avril 2019. Dominique Jézégou a déjà un ouvrage à son actif : Vin de Tahiti, jusqu’au bout du rêve, publié aux éditions Féret, dans lequel elle raconte le pari fou de faire pousser de la vigne sur l'atoll de Rangiroa. Après un passage par l'Afrique, elle s'est installée en 2013, sur le littoral Atlantique, en Charente-Maritime, où elle est désormais consultante en communication éditoriale. Le gagnant sera annoncé le 12 novembre prochain.
DS




La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier