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ÉNERGIE : les nouveaux membres de la SEML TEP

ÉNERGIE : les nouveaux membres de la SEML TEP
Le conseil des ministres, dans sa séance du 11 juillet, a désigné Tea Frogier comme représentante de la Polynésie française au sein de la Société d'économie mixte locale Transport d'énergie électrique en Polynésie (SEML TEP) pour siéger dans les assemblées générales. Les représentants de la Polynésie française pour siéger au conseil d'administration sont :
- M. Teva Rohfritsch
- Mme Priscille Tea Frogier
- M. Heremoana Maamaatuaiahutapu
- M. René Temeharo
- M. Antonio Perez
- M. Henri Flohr
- M. Dauphin Domingo
- M. Yvonnick Raffin
La présence de ce dernier, actuel directeur de la CPS, qui a déjà siégé au CA mais aux côtés d’EDT en tant que directeur de la stratégie, devrait amener du poids dans les discussions, alors même que les relations entre certains représentants et la société EDT-Engie ne sont pas au beau fixe.
(LO)




Le Tavini, roi de la com’ ?

L’annonce, le lundi 8 octobre devant la 4e commission de l’Organisation des Nations unies à New York par le leader indépendantiste Oscar Temaru, a fait l’effet d’une bombe. Dans sa tribune, il a dénoncé le colonialisme nucléaire et a annoncé avoir déposé une plainte (réceptionnée le 2 octobre) auprès du Tribunal pénal international de La Haye contre la France et ses présidents pour crime contre l’humanité.
La presse nationale, mais aussi mondiale, en a fait ses choux gras, tant cette action a surpris par son énormité. Si, au final, cette plainte n’a que très peu de chances d’aboutir, en raison de procédures juridiques, il n’en demeure pas moins que le Tavini a fixé sur lui les projecteurs, alors même que sa démarche de décolonisation onusienne s’enlise depuis 2013. De quoi forcer la France à s’asseoir à la table des négociations ? Rien n’est moins sûr, cette dernière considérant toujours que la Polynésie française n’est pas un pays non autonome. Après l’entrée l’année dernière du numéro 2 du parti à l’Assemblée nationale dans une tenue traditionnelle qui lui avait valu l’attention des médias nationaux, autres que celui de France Ô, le Tavini prouve une fois encore qu’il sait jouer avec la presse pour se faire entendre.
Les réactions locales et nationales n’ont pas tardé à se faire entendre, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, déplorant la méthode, et le président Édouard Fritch de rappeler, sur une télévision locale : "On utilise des actions de ce type-là pour rappeler que l’on existe. Ce sont des coups médiatiques, car je crois que le président du Tavini lui-même sait très bien que la plainte qu’il a annoncée contre les chefs d’État n’aboutira jamais. J’ai vu que l’Église protestante maohi aussi redépose une autre plainte… Mais pour aboutir à quoi ? Surtout que les effets annoncés ne verront pas leur aboutissement."
Pour aboutir à quoi ? Tout simplement, rappeler aux yeux du monde qu’une minorité de Polynésiens ne souhaite plus faire partie du giron républicain. Le Tavini se débat avec ses moyens et pivilégie le poids des Unes à celui des urnes.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier