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Élections territoriales : Nuisances sonores, les candidats appelés à s’engager officiellement

Élections territoriales : Nuisances sonores, les candidats appelés à s’engager officiellement
Les membres de Te Ora Hau (www.teorahau.net), l'association de lutte contre les nuisances sonores, affiliée à la Fédération des associations de protection de l’environnement de Polynésie française (FAPE), ont rédigé un manifeste dans lequel ils demandent aux candidats aux élections territoriales de 2018 de s’engager officiellement dans la lutte contre les nuisances sonores. Parmi les sept points proposés par le collectif, le document appelle les têtes de liste à : "en faire une grande cause prioritaire du fenua", "faire respecter et appliquer les textes de loi et règlements déjà existants", "présenter une loi du Pays visant à interdire l'utilisation du matériel boum-boum dans tous les véhicules"… Pour Roland Garrigou, président de Te Ora Hau, "la situation est trop grave pour que l’on garde les bras croisés, le nombre de victimes s’allonge. Ce sont toutes les couches sociales qui sont touchées. Cela commence à engendrer qui plus est des problèmes de santé, notamment chez les enfants." Et de conclure : "Puis viendra le moment où la CPS sera appelée à prendre tout cela en charge et à nos poches de payer !"
(DS)




Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier