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Élections territoriales : Nuisances sonores, les candidats appelés à s’engager officiellement

Élections territoriales : Nuisances sonores, les candidats appelés à s’engager officiellement
Les membres de Te Ora Hau (www.teorahau.net), l'association de lutte contre les nuisances sonores, affiliée à la Fédération des associations de protection de l’environnement de Polynésie française (FAPE), ont rédigé un manifeste dans lequel ils demandent aux candidats aux élections territoriales de 2018 de s’engager officiellement dans la lutte contre les nuisances sonores. Parmi les sept points proposés par le collectif, le document appelle les têtes de liste à : "en faire une grande cause prioritaire du fenua", "faire respecter et appliquer les textes de loi et règlements déjà existants", "présenter une loi du Pays visant à interdire l'utilisation du matériel boum-boum dans tous les véhicules"… Pour Roland Garrigou, président de Te Ora Hau, "la situation est trop grave pour que l’on garde les bras croisés, le nombre de victimes s’allonge. Ce sont toutes les couches sociales qui sont touchées. Cela commence à engendrer qui plus est des problèmes de santé, notamment chez les enfants." Et de conclure : "Puis viendra le moment où la CPS sera appelée à prendre tout cela en charge et à nos poches de payer !"
(DS)




Un peu de mansuétude

Alors que le mercato bat son plein dans les listes électorales au moment du sprint final, prouvant s’il en était encore besoin toute la versatilité de nos hommes politiques, les plus beaux parleurs de chacune des six listes se démultiplient entre interviews pour la presse écrite et audiovisuelle, sans oublier les radios. Depuis la dernière quinzaine, le rythme s’est emballé car les meetings dans chaque archipel, île, ville et quartier se succèdent avec une certaine frénésie.
Toutes les annonces de ralliement sont bonnes à médiatiser, car elles tendent à prouver l’esprit d’ouverture de chaque liste ; c’est oublier un peu vite les rai- sons premières de ces désistements : la colère ou au mieux la déception. On ne recrute pas dans le camp d’en face par une subite « illumination » de l’intéres- sé(e) mais bien parce qu’il ou elle n’a
pas eu la reconnaissance espérée. Le transfert d’un historique de l’UPLD au Tahoera’a, Myron Mataoa, bien qu’il se défende d’avoir quitté ce parti d’union depuis longtemps, en est l’une des der- nières et plus parfaites illustrations. Le parti orange ne s’est pas privé d’en faire ses choux gras, comme d’autres partis ont pu le faire dans des circonstances similaires. Tous est bon donc pour montrer que l’on est ouvert et surtout à l’écoute de chacun.
Des associations l’ont bien compris, n’hésitant à interpeller publiquement les listes leur demandant de se positionner sur les causes qu’elles défendent. Ainsi, ces derniers jours, Te Ora Hau pour le bruit, Te Ora Naho pour l’environne- ment, l’ARPAP pour la protection ani- male, Te Vai Ara pour le classement des terrains en zone rouge ou bien encore, à titre plus personnel, Marama Vahirua, sur sa page Facebook, pour le sport, ont
tenté d’apporter un éclairage sur des questions de société. Il faut croire que les passages télé, les reportages, les pro- fessions de foi, les spots de campagne, la communication sur les réseaux sociaux ne suffisent plus.
Mais à ce train-là, on va les user nos futurs représentants, d’autant que d’ici peu, au soir du premier tour, ceux qui seront toujours en course devront redou- bler d’efforts jusqu’au 6 mai.
Alors, s’il vous plaît, un peu de mansuétude, laissez-les souffler un peu, à moins que vous ne vouliez les trouver complètement asphyxiés sur les bancs de l’assemblée. Ils n’auront que cinq ans, si tout va bien, pour se remettre de leurs émotions ; les nôtres viendront plus tard. Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier