Menu

LOISIRS : le sentier aquatique de la Pointe Vénus enfin opérationnel

LOISIRS : le sentier aquatique de la Pointe Vénus enfin opérationnel
Nous vous l'annoncions dans notre édition du 15 décembre dernier (lire TPM n° 370), dans le cadre d'un dossier intitulé "Enfin les grands chantiers !" : l'aménagement des sites culturels et touristiques répond à une stratégie de développement du Pays pour la période 2015-2020. Ainsi, deux premiers sentiers aquatiques, à emprunter avec palmes, masque et tuba, ont été mis en place à Tahiti. C'est en premier lieu la Pointe Vénus, à Mahina, qui vient tout juste d'être dotée d'un parcours de découverte du lagon et de sa biodiversité ; les plongeurs doivent prendre le départ de la promenade en bateau, devant le motu Ana Ana. Côte Ouest, un dispositif similaire sera installé à Punaauia dès la fin du mois de juin, au fameux spot du PK 18 ; il sera accessible, lui, à la nage depuis la plage publique Vaiava. Pendant une trentaine de minutes et au cours de sept à huit étapes, les baigneurs pourront découvrir de manière ludique la flore et le faune de nos lagons grâce à des panneaux pédagogiques en français et en anglais. Une version en tahitien pourra en outre être fournie au format numérique, à l'attention des communes et des écoles. Les budgets respectifs de ces opérations sont respectivement de 4,2 et 3,5 millions de Fcfp précise le Service du Tourisme. Les îles de Bora Bora (zone Turiroa) et Rangiroa (site de l'Aquarium) seront également aménagées en mars. Par ailleurs, des discussions sont prévues dans trois autres spots : les sites de l'Aquarium à Faa'a, Temae à Moorea et enfin Makarea à Fakarava.
(DS)




Opposition constructive

Le dictionnaire des synonymes vient de s’enrichir d’une nouvelle formule ! Le retournement de veste politique peut désormais être remplacé par de l’opposition constructive.
L’on doit cette nouveauté linguistique à Angelo Frebault, élu en mai dernier lors des élections territoriales sur la liste Tahoera’a, dont il fut exclu en septembre pour ne pas avoir suivi les consignes du parti lors du vote de la réforme des retraites, et qui vient de rejoindre les rangs du Tapura.
L’ancien secrétaire général de la CSTP-FO ne sera donc pas resté bien longtemps seul sur les bancs de l’assemblée puisqu’il a rejoint le parti au pouvoir. La question finalement n’est pas de savoir qui a approché l’autre, mais pourquoi le Tapura, avec sa très forte majorité, a recueilli celui que Gaston Flosse n’avait pas hésité à qualifier de "pomme pourrie" au moment de son éviction du Tahoera’a.
Le gouvernement a les mains libres pour faire passer tous ses textes à l’assemblée avec ses 39 voix, une 40e ne lui est donc pas d’une grande utilité. En seconde lecture, on peut croire qu’Édouard Fritch a fait sienne la devise du célèbre réalisateur Francis Ford Coppola : "Sois proche de tes amis et encore plus proche de tes ennemis."
En effet, les difficultés rencontrées par le gouvernement actuel en début d’année lors des annonces concernant la réforme du régime des retraites peuvent lui faire craindre d’autres mouvements d’ampleur de la rue à l’occasion des réformes à venir sur la Protection Sociale Généralisée, ou encore de la réforme du code du travail. Avoir en son sein l’un de ses anciens plus farouches opposants comme il l’a déjà fait avec un certain Pierre Frebault, ancien ministre de l’Économie d’Oscar Temaru, aujourd’hui directeur de la toute nouvelle Agence de régulation sanitaire et sociale (Arass) – chargée de piloter la politique de la santé et de la protection sociale en Polynésie – est un atout, doit-on penser. Reste à mesurer le réseau d’influence d’Angelo Frebault, renié par une grande partie du monde syndical lors de sa présence sur les listes électorales orange.
Le revers de la médaille est le risque d’apporter un peu plus de discrédit à notre classe politique, dont la cote de popularité est déjà très basse. Et les récentes gardes à vue qu’ont connues Oscar Temaru et Gaston Flosse, pour des raisons très différentes certes, ne viennent pas en redorer l’image.
Le Tapura a pris un risque, persuadé que le résultat des dernières élections le légitime en tout. En métropole, on voit comment le pouvoir s’use vite, des instituts de sondage prenne régulièrement la température ; on peut regretter qu’ici il n’y a pas de sonnette d’alarme.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier