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Maison d'édition : refonte du site Au Vent des îles

Crédit photo : Dominique Schmitt
Les internautes n'auront pas manqué de remarquer la mise en ligne du nouveau site d’Au Vent des îles, toujours à la même adresse, mais plus intuitif et disposant d’une nouvelle structure : www. auventdesiles.pf. Sur son portail d'accueil, la maison d'édition "invite à sillonner l’Océanie : découvrez sa culture singulière sous l’angle d’une littérature engagée, aux plumes rythmées, pétries d’oralité et pleines d’humanisme". Plusieurs rubriques sont consultables : "Les collections" (littérature, noir Pacifique, jeunesse…), "Les auteurs" (par ordre alphabétique), "À paraître" (les prochains ouvrages), "Le blog" (pour vivre l'actualité littéraire) et enfin "La maison" (origine et contacts). Fondée en 1991 par Christian Robert, Au Vent des îles a pour ligne éditoriale la parution d’auteurs polynésiens et d’ouvrages ayant pour sujet le Pacifique et l’Océanie.
DS




La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier