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Moorea : la chasse aux cochons sauvages ouverte pour réguler leur nombre

Crédit photo : DR
Si 2019 est l’année du Cochon selon l’horoscope chinois (du 5 février 2019 au 24 janvier 2020), Moorea ne sera pas leur meilleur refuge… En effet, la Direction de l’agriculture (DAG) de l’île Sœur y a autorisé la chasse aux cochons sauvages à trois associations, celle des chasseurs de Paopao no Moorea présidée par Jean-Pierre Tetuanui, A fa’a Nui no Moorea dirigée par Aldo Huaa et Te mau peho no Eimeho de William Faruia-Perry, mais uniquement dans la vallée d’Opunohu, sur certaines zones. L’objectif est en réalité de réguler la population de sangliers dans ce domaine de l’île. Lancée le 4 janvier dernier, l’ouverture de la chasse devrait durer jusqu’au 31 mars 2019. Les règles suivantes devront obligatoirement être respectées :
- Le chasseur devra porter le gilet de sécurité fluorescent ;
- Le chasseur devra avoir sur lui son permis de port d’arme ;
- Les fusils autorisés sont de calibre 30 (30/30) et de calibre 12 à balle ou à chevrotine. Ils doivent impérativement être cadenassés dans les voitures et déchargés sur le terrain ;
- Le chasseur devra avoir sur lui sa carte de membre de l’association de chasseurs ;
- Le chasseur devra respecter les dates d’ouverture de chasse, à savoir du 04/01 au 31/03, du vendredi 18 heures au lundi matin 6 heures ;
- L’association devra déclarer le nombre, le sexe et le poids des prises abattues par ses membres auprès de la DAG à chaque fin de mois et en tout état de cause avant le 15 avril 2019.
Le non-respect de toutes ces consignes obligera à rompre cette autorisation de chasse exceptionnelle qui est accordée par la DAG. Attention : la chasse à l’aide de chien par battue et à l’aide de piège est interdite.
(DS)




Du lard ou du cochon ?

Du lard ou du cochon ? Que nous réserve l’année 2019 dont le Nouvel An vient d’être fêté par la communauté chinoise ? Le Cochon de Terre ne promet pas de grands bouleversements, les rendez-vous politiques devant les urnes n’étant pas au calendrier. Pour autant, de politique – ou plutôt de relation avec l’État – il en sera quand même question : dès la semaine prochaine, avec l’étude par le Sénat du projet de loi organique modifiant le statut du Pays et de la prise en compte des amendements et articles proposés par l’assemblée de la Polynésie française, on verra si le baromètre qu’on nous annonce au beau fixe le restera… La confiance est de mise pour le président Fritch, parti défendre ses amendements auprès des différents groupes parlementaires.
D'ailleurs, la commission des lois vient de donner son feu vert à l'actualisation de notre statut.
La même confiance qui animait les porteurs du dossier d’inscription du ‘ori tahiti au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco, qui n’a pourtant pas été retenu par le président Macron, au profit de la yole martiniquaise. Sa visite en fin d’année sera l’occasion de lui montrer que cette candidature doit être à nouveau soutenue.

Les rendez-vous seront donc essentiellement économiques et le premier – très attendu – avec le Conseil d’État sur la réforme des retraites, s’est déroulé en début de semaine. Il a validé sa quasi-intégralité. C’est une victoire pour le gouvernement Fritch, mais aussi pour les Polynésiens, dont le système des retraites est sauvé pour encore quelques années. Le tour de force sera maintenant de modifier le code du travail est d’apporter la souplesse réclamée, comme en métropole, par les chefs d’entreprise. Malgré les réunions de travail avec les syndicats, le dossier s’annonce difficile. Souhaitons qu’il ne connaisse pas les mêmes dérives extrémistes de mars 2018, quand il fallait réformer les retraites.

Mais 2019 doit être aussi l’année du début des deux grands chantiers. Avant la mi-mars, le protocole signé avec le groupement Kaitiaki Tagaloa, pour la réalisation du Village tahitien, sera obsolète. Les doutes quant à la mise en œuvre en l’état de ce projet ne font que s’amplifier. Ce serait un coup dur pour ce gouvernement et l’économie locale si tout devait tomber à l’eau. Le Tahoera’a, qui n’est pas avide de critiques, en ferait ses choux gras… Et que dire du projet d’aquaculture à Hao où, pour le moment et depuis de longs mois déjà, les investisseurs sont plus dans le déclaratif que dans l’action ?
Le grand virage économique de 2019 sera-t-il donc du lard ou du cochon ?

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier