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On concasse du phosphate à Tipaerui

On concasse du phosphate à Tipaerui
Étienne Faaeva, anciennement chargé de communication de la SAS Avenir Makatea, est devenu le P-dg en lieu et place de l’Australien Collin Randall, qui devient directeur délégué. Ce changement nous est expliqué s'effectuer pour des raisons pratiques, concernant la représentation, la communication locale et internationale et la relation publique en générale. Depuis le 9 août dernier, une vidéo au titre explicite tourne sur YouTube : phosphatefrommakateabeingcrushed. On y voit des ouvriers réceptionnant le fruit du concassage de phosphate. Cette vidéo, filmée à Tipaerui, montre le concassage des échantillons de phosphate prélevé en mai dernier. "C’est après plusieurs demandes infructueuses auprès de plusieurs sociétés et organismes du Territoire pour concasser nos échantillons de dolomie, calcaire et couche de phosphate (petite quantité), qu’un ami m’a proposé de le faire à Tipaerui. Tout le reste du projet et des discussions pratiques sont suspendus au code des mines et résultats de l’enquête publique", nous a précisé Étienne Faaeva.
(LO)




La Calédonie à qui perd gagne ?

Des vainqueurs qui restent sur leur faim, des vaincus plein d’espoir, le résultat du référendum d’autodétermination calédonien du dimanche 4 novembre n’a pas manqué d’afficher des sentiments opposés et même paradoxaux.
La victoire annoncée avant l’heure du "non" à la pleine souveraineté s’est avérée exacte, mais dans des proportions bien moindres que celles que laissaient escompter les sondages ou les dernières élections provinciales. Le deux-tiers/un-tiers s’est transformé en un 56,4/43,6 qui a surpris les observateurs, les électeurs et les responsables des partis politiques locaux.
La Nouvelle-Calédonie a donc affirmé son attachement à la France, mais pas d’une façon massive ; et la carte des régions pro et anti-métropole n’a que très peu bougé depuis la date des premiers accords en 1988. Un autre scrutin devenu incontestable en 2020 en raison du "faible" écart entre les opposants, puis peut-être encore un autre en 2022, vont plonger ce territoire dans un attentisme économique dont il aurait bien aimé se passer. Deux ou quatre ans, c’est peu pour faire basculer une majorité, mais suffisant pour faire tourner une économie au ralenti.
Ces résultats n’ont pas manqué de faire réagir le Tavini Huiraatira qui n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la Polynésie française. Après des démêlés avec la justice "coloniale" et un tour de l’île en mémoire du leader autonomiste Pouvana'a a Oopa enfin réhabilité par cette même justice, Oscar Temaru demande à ce qu’un tel référendum soit organisé. Le leader bleu l’a souvent martelé, tout comme Moetai Brotherson : un vote pour l’indépendance n’a rien de comparable avec un vote pour les territoriales ; il ne faut pas se fier aux résultats de l’un pour estimer l’autre. Le résultat calédonien lui a donné raison. Voilà qui ne manquera pas de lui donner encore plus d’ardeur sur les bancs de la 4e commission de l’ONU.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier