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Recensement : emploi dans les Dom-Tom : la Martinique en tête, Tahiti en 17e position

Recensement : emploi dans les Dom-Tom : la Martinique en tête, Tahiti en 17e position
Le baromètre 2017 de l’emploi dans les départements et territoires d’Outre-mer a été publié par Jobijoba.com, le leader de la recherche d’emploi sur Internet. L’analyse des offres d’emploi révèle que les Dom-Tom se classent en 13e position (1,8 %) au palmarès des régions françaises avec 117 990 offres au cours de l'année 2017. Alors, où avez-vous le plus de chance de trouver un emploi dans les Dom-Tom ? Fort-de-France en Martinique (9 385 offres) figure en tête des villes qui recrutent le plus, devant Cayenne en Guyane (6 580), Saint-Denis à La Réunion (5 640), Saint-Pierre à La Réunion (5 155), Baie-Mahault en Guadeloupe (2 750), Le Lamentin en Martinique (2 655), Nouméa en Nouvelle-Calédonie (2 520), ou encore Basse-Terre en Guadeloupe (2 430). À Papeete, Jobijoba a recensé 1 305 offres en 2017, ce qui place la ville tahitienne au 17e rang.
Les cinq secteurs qui offrent le plus d’emploi sont, dans l'ordre, la santé (13 % des offres, + 2,1 points), le commerce-vente (12,6 %), le tourisme-hôtellerie-restauration (10,2 %), le BTP (7,4 %, + 2,8 points) et l'industrie (7,2 %, - 0,4 point). Quant aux métiers les plus prisés, la santé recherche en priorité des médecins (salaire médian : 72 500 € bruts), le commerce-vente des commerciaux (30 000 € bruts), le tourisme-hôtellerie-restauration des serveurs (18 200 € bruts), le BTP des conducteurs de travaux (45 000 € bruts).
DS




Un peu de mansuétude

Alors que le mercato bat son plein dans les listes électorales au moment du sprint final, prouvant s’il en était encore besoin toute la versatilité de nos hommes politiques, les plus beaux parleurs de chacune des six listes se démultiplient entre interviews pour la presse écrite et audiovisuelle, sans oublier les radios. Depuis la dernière quinzaine, le rythme s’est emballé car les meetings dans chaque archipel, île, ville et quartier se succèdent avec une certaine frénésie.
Toutes les annonces de ralliement sont bonnes à médiatiser, car elles tendent à prouver l’esprit d’ouverture de chaque liste ; c’est oublier un peu vite les rai- sons premières de ces désistements : la colère ou au mieux la déception. On ne recrute pas dans le camp d’en face par une subite « illumination » de l’intéres- sé(e) mais bien parce qu’il ou elle n’a
pas eu la reconnaissance espérée. Le transfert d’un historique de l’UPLD au Tahoera’a, Myron Mataoa, bien qu’il se défende d’avoir quitté ce parti d’union depuis longtemps, en est l’une des der- nières et plus parfaites illustrations. Le parti orange ne s’est pas privé d’en faire ses choux gras, comme d’autres partis ont pu le faire dans des circonstances similaires. Tous est bon donc pour montrer que l’on est ouvert et surtout à l’écoute de chacun.
Des associations l’ont bien compris, n’hésitant à interpeller publiquement les listes leur demandant de se positionner sur les causes qu’elles défendent. Ainsi, ces derniers jours, Te Ora Hau pour le bruit, Te Ora Naho pour l’environne- ment, l’ARPAP pour la protection ani- male, Te Vai Ara pour le classement des terrains en zone rouge ou bien encore, à titre plus personnel, Marama Vahirua, sur sa page Facebook, pour le sport, ont
tenté d’apporter un éclairage sur des questions de société. Il faut croire que les passages télé, les reportages, les pro- fessions de foi, les spots de campagne, la communication sur les réseaux sociaux ne suffisent plus.
Mais à ce train-là, on va les user nos futurs représentants, d’autant que d’ici peu, au soir du premier tour, ceux qui seront toujours en course devront redou- bler d’efforts jusqu’au 6 mai.
Alors, s’il vous plaît, un peu de mansuétude, laissez-les souffler un peu, à moins que vous ne vouliez les trouver complètement asphyxiés sur les bancs de l’assemblée. Ils n’auront que cinq ans, si tout va bien, pour se remettre de leurs émotions ; les nôtres viendront plus tard. Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier