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SOCIÉTÉ : parking payant de Tarahoi : une caisse automatique mais un ticket plus cher

SOCIÉTÉ : parking payant de Tarahoi : une caisse automatique mais un ticket plus cher
Depuis quelques semaines, les usagers du parking payant de Tarahoi, situé devant l'assemblée de la Polynésie française, ont découvert qu'une caisse automatique avait été mise en place par la mairie de Papeete. Si le centre-ville se modernise, la population en paye les frais. En effet, le prix du ticket a augmenté avec ce nouveau service : la place coûte désormais 120 Fcfp l'heure au lieu de 100 Fcfp. Le pompon est de constater que le désordre règne en raison de ce changement brutal et que le responsable de l'encaissement reste pour l'heure dans sa loge pour informer les personnes qui sont dans la confusion. Un autre employé se tient même à proximité de la machine flambant neuve pour expliquer le mode d'emploi aux clients... Pour information, la municipalité réserve prochainement le même sort au parking à côté du fast-food.
(DS)




Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier