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TOURISME : le quai de Vairao, nouvelle escale du Paul Gauguin

TOURISME : le quai de Vairao, nouvelle escale du Paul Gauguin
La population de Vairao s'apprête à accueillir, le 6 juillet 2018, l'escale inaugurale du M/S Paul Gauguin sur le nouveau quai situé au PK 10 de la côte ouest de la Presqu’île. Outre ses passages prévus aux Cook, Tuamotu, Marquises et Îles Sous-le-Vent, le luxueux navire
5 étoiles, qui navigue depuis 1998 dans les eaux du Pacifique Sud, assurera
cinq escales à Vairao, de juillet à novembre prochains. Ce n'est pas un hasard si la baie de Tapuaereha a été choisie : avec plus de trente mètres de fond, elle est la seule à Tahiti où des navires à aussi fort tonnage peuvent mouiller. Les plus anciens se souviennent d'ailleurs que, dans le cadre de la Force Alfa, cette magnifique baie avait également abrité les deux porte-avions français Foch et Clemenceau, qui effectuaient des missions en 1966 et 1968 de surveillance aérienne des lieux d’expérimentations. Quant au France, célèbre paquebot français, il y a jeté son ancre en 1962 et 1972.
Avec des lieux emblématiques à proximité, comme la vague légendaire de Teahupo'o, le superbe belvédère de Taravao, le Fenua 'Aihere, sauvage et authentique, le marae Nuutere bien préservé et le futur espace scénographique Gauguin, les croisiéristes auront de quoi se divertir. "Clairement, il s'agit d'augmenter l'attractivité touristique au Sud de l'île", explique le Service du Tourisme. Le budget de l'opération est de 31 millions de Fcfp (21 millions pour le ponton flottant et 6 millions pour la rénovation des sanitaires).
(DS)




Réforme des retraites, on passe la première

Après la marche arrière de mars dernier sous la pression de la rue, le train de réformes nécessaires à la survie de la branche retraites de la Caisse de prévoyance sociale devrait enfin se mettre en marche. L’assemblée de la Polynésie va devoir se prononcer sur la réforme qui lui sera présentée aujourd’hui, aboutissement de quelques semaines de travail de la commission législative de la santé. Alors qu’un consensus avait été trouvé, traduit par des points de convergence, malgré la présence d’anciens leaders syndicalistes (touchés par la grâce ?) au sein même de cette commission, plusieurs syndicats jugent encore opportun de lancer une grève générale pour marquer leur désaccord avec la loi du Pays – bien qu’amendée – qui devrait être adoptée.
L'allongement de 60 à 62 ans, bien que dorénavant étalé dans le temps, ne passe pas. C’est pourtant la base de la réforme du point de vue gouvernemental. Paradoxalement, les autres modifications temporelles envisagées (durée de cotisation ou âge minimal de départ), qui impacteront tout aussi grandement le moment du départ à la retraite, sont passées sous silence. Il est vrai qu’elles devraient être soumises à discussion et proposition du Comité d’orientation du suivi des retraites (COSR), que certains considèrent déjà comme un artifice puisque, au final, c’est bien le conseil des ministres qui actera toute réforme. Il y en aura bien sûr d’autres, comme l’a rappelé Virginie Bruant, présidente de la commission, qui met l’accent sur la nécessité d’enclencher la marche avant. Le temps des tergiversations est révolu.
Les syndicats grondent ? Quoi de plus normal ? Ils jouent leur partition. On regrettera (pour la grande majorité) leur manque de dialogue, pour n’avoir pas accepté que l’on aborde les retraites avant la maladie, mais aussi et surtout leur manque de propositions, si ce n’est de jouer au "vase communiquant" entre ces deux branches. Cette même politique adoptée par le CA de la CPS et qui a conduit à plomber les comptes de la retraite à hauteur de 10 milliards de Fcfp. Il serait temps d’apprendre de ses erreurs.

Bonne lecture et merci pour votre fidélité.

Luc Ollivier